Cabaret et joli mai 2008

Le 1er juin 2008  fut pour moi – et pour d’autres – un bain littéraire et de « Vous! Enfin! » C’est en effet avec une grande impatience que je m’y préparais par des messages internet rapprochés avec Bob (Boutique) et Cathy (Bonte), tous deux déjà auteurs chez Chloé des Lys. J’avais contacté Cathy il y a un an, et ce fut un coup de… plume. Une fois inscrite sur le forum de notre éditeur commun, Bob et sa bonne humeur indéfectible m’ont également conquise et depuis, notre trio s’échange nouvelles, conseils, mots d’humour, photos, surnoms et encouragements. Ces derniers, ainsi que les conseils, m’étant plus particulièrement destinés puisque pour l’instant je suis surtout une auteure sans oeuvre publiée, si on exclu ma participation au collectif Rendez-vous.

Et Bob, d’une rencontre qu’il organisait et qui devait au départ nous réunir lui, Cathy et moi avec les conjoints, a petit à petit ajouté sa soeur Rita, une amie, deux autres auteures, les conjoints, et « un ami qui allait chanter du Brassens en s’accompagnant à la guitare » ainsi que son épouse. La compagnie s’élargissant de plus en plus, il a suggéré qu’on en profite pour faire une soirée cabaret.

Cathy et moi nous sommes rencontrées en une avant-première pleine d’émotion chez Bob – absent , on verra pourquoi dans un instant – où son épouse nous a accueillies avec la vivacité d’un écureuil et des sourires charmants qui lui dansaient jusqu’aux yeux. De vrais sourires pleins de joie et d’empressement!  Ah, Cathy était telle qu’elle se « montrait » sur son blog ou ses courriels: simple, un visage aqua e sapone comme disent les Italiens avec vénération, eau et savon, qu’on imaginerait bien dans un roman de Jane Austen: yeux bleus, jolie peau fraiche, expression décidée. Pas bien grande, mais bien là! Elle était avec son compagnon Diégo et moi avec Francine, une amie – pas bien grande non plus – qui me supporte loyalement depuis 28 ans déjà!

Nous nous sommes alors rendus aux Halles de Schaerbeek qui abritaient « Joli Mai », dédié au salon du livre indépendant, et où se trouvait, entre autres, Bob. Nous y avons vite trouvé la table des souriants auteurs de Chloé des Lys, entourée d’un halo de rires et de pur plaisir sur lequel se déposait un rayon de soleil amusé qui venait de la verrière.

Cathy Bonte et moi

Pour tout dire, j’étais encore assez fatiguée m’étant couchée la veille après une journée longuissime de travail, voyage et retrouvailles de 34 heures. Mais en même temps, c’était vivifiant d’enfin voir ces visages quitter l’immobilité des photos dans des expressions de vie, d’entendre leurs voix. Curieux comme voir « en vrai » des gens qu’on aime déjà à distance – le cas de Bob et Cathy – est intense. Il y a un temps d’arrêt, une petite stupeur heureuse, l’inconnu devient soudain familier, et l’embrassade permet, enfin, de rendre le tout bien réel.

Bob, moi, Ayayi Gblonvadji en haut; Cathy Bonte et Dominique Leruth en bas

Une fois Joli Mai terminé, c’est la maison de Bob qui nous attendait à nouveau, une gracieuse maison de maître aux accents art déco. Une élégante façade aux larges fenêtres, celle du premier étage un peu bow-window, celle du troisième cintrée, avec une ferronnerie délicate, des briques blanches et de la pierre bleue.  A l’intérieur, les marches et la rampe d’escalier semblaient vivants sous une patine soyeuse d’un beau blond foncé.

Au gré des invités qui continuaient d’arriver, nous avons compris que nous serions quinze, et que l’ami qui allait nous chanter du Brassens n’était autre que Michel Lemaire! Après un apéro qui avait des teintes de vacances et un gentil brouhaha de fond, nous avons, assis à une longue table où une guirlande de chèvrefeuille exhalait son parfum sucré sur un jeté blanc, partagé les mets et vins que chacun avait apporté, dans la gaieté.

Et maître Bob a alors officiellement ouvert la soirée cabaret, au cours de laquelle Dominique Brynaert, de Télé Bruxelles – mais il est aussi un excellent photographe! -, allait nous soumettre à une interview, nous incitant à présenter un des aspects de notre talent à un public bien nourri et surtout bien disposé.

Michel Lemaire nous a gâtés avec un très beau poème de Jean Nohain et ensuite « Les copains d’abord » qui fut repris par un choeur de volontaires enthousiastes.

Puis un Joyeux anniversaire a fusé, un gâteau a fait son apparition alors que Dominique Leruth terminait son interview (très relax, puisque Dominique Brynaert est son mari): c’était son anniversaire, ce qui fut l’occasion pour une pause café/gâteau. Hélàs, il était 23 heures, et Cathy et son compagnon, craignant que leur voiture ne se transforme en citrouille avant qu’ils ne soient arrivés chez eux au pays des collines ont repris la route. Quel dommage, car nous avons ainsi été privés de la lecture de la nouvelle de Cathy, La Bête des Ardennes, vraiment excellente. Mais visitez donc son blog et découvrez la!

Nous nous sommes donc retrouvés à … 13 pour déguster le gâteau de Dominique, qui ensuite nous a lu un conte comme il n’y a qu’elle pour en écrire, Paraskevidekatriaphobia, soit la phobie du vendredi treize!

L’heure devenant de plus en plus impitoyablement tardive, c’est Michel Lemaire et son épouse qui ont dû s’en aller, et Francine et moi avons suivi, regrettant bien de ne pouvoir écouter Micheline Boland nous lire sa nouvelle, une sombre histoire de couvent et de mères supérieures ! Car avec Micheline … les âmes les plus insoupçonnables abritent parfois des talents d’empoisonneuses!

 

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