Amour… un lâcher, un envol

Un jour on comprend que « pour toujours » n’existe pas, puisque toujours n’est vrai que pour le passé. Si on regarde vers l’avenir, il est assorti de la notion de « pourvu que ». On souhaite partager sa vie pour toujours avec quelqu’un. On se promet que l’on fera tout pour ça. Et une des premières choses à faire alors est… de prendre pleine conscience qu’on peut perdre ce quelqu’un, son amour, son attention. Et qu’il n’y aurait rien à faire.

Lettre d'amour - Jean Honoré Fragonard

Lettre d’amour – Jean Honoré Fragonard

Rien.

Alors il faut respirer un bon coup, pâlir d’effroi jusqu’au cœur et couronner l’autre de sa confiance, de son amour sans conditions et accepter l’incertitude du futur.

Le moindre mensonge destiné à capturer ou retenir trouvera le chemin du noyau de l’amour et le rongera lentement. Lentement. Des années entières de corrosion, de non joie et non bonheur, d’étiolement sournois, de manipulations réciproques pour maintenir l’illusion. Une illusion jetée aux yeux des autres. Pire : aux siens propres !

C’est en acceptant la totale liberté d’être et de penser de l’autre qu’on l’aime d’amour. Ce n’est que libre que l’amour grandit et ne se transforme pas en désamour.

 

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4 réflexions sur “Amour… un lâcher, un envol

  1. Jean Paul Leclercq dit :

    (Y) (y) (y)
    Bien et lucidement dit. Dommage que si peu de personnes mettent ça en pratique

  2. Armelle B. dit :

    Bien difficile la vie conjugale… Si on n’accepte pas la liberté de l’autre, alors cela devient vite un enfermement étouffant. Ce que des millions de couples ont connu. Et cependant, quoi de plus fort que la famille, que les liens essentiels tissés dans la complicité affectueuse ! Tellement de femmes et d’hommes séparés de leurs conjoints se plaignent de leur solitude. Que penser, que dire ? Qu’il n’y a de possible que des accommodements dans le domaine du coeur.

    • Edmée dit :

      C’est bien parce que séparer des familles, souffrir de leur absence, c’est bien cher payé son identité qu’il vaut mieux savoir faire les fameuse concessions. La vie conjugale n’est pas facile, et s’en tenir à des « y a qu’à » ne fonctionne pas. Il faut savoir faire les accommodements raisonnables et ne pas les vivre comme une humiliation intolérable mais comme une prise de conscience.

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