C’est sans doute vrai quand même…

Ce petit message est un jour apparu sur internet. Il rebondissait partout et nous revient de temps à autre… « Une conférence du patron du département Psychiatrie à Stanford traitait du rapport entre le corps et l’esprit, du lien entre le stress et la maladie.

 

L’orateur a, entre autre, affirmé que l’une des meilleures choses que l’homme puisse faire pour sa santé est d’avoir une épouse alors que pour la femme, la meilleure des choses à faire pour être en bonne santé est d’entretenir ses relations avec ses amies. »

 

Comme toutes les affirmations de ce type, où on ne mentionne ni le nom de « l’orateur », ni la date de la conférence, ni rien de vraiment sérieux, il faut… se méfier. Les apprentis psys et gourous s’en donnent à cœur joie grâce à l’anonymat du net. Une importance et des suiveurs aisément gagnés.
Ceci dit… c’est si vrai malgré tout !

 

En relisant de vieilles lettres de tantes ou grands-mères par exemple, je remarque qu’on soulignait, parmi les charmes d’une jeune fille, le fait qu’elle avait beaucoup d’amies. Ne pas en avoir était mauvais signe : esprit renfermé, mentalité immuable, personnalité qui ne se développerait pas au fil des années. Ne resteraient que le vieillissement et les enfants mis au monde, élevés avec savoir-faire mais sans élan, et un mari dont on prendrait soin selon le manuel mais qui se sentirait inexplicablement seul – et irait « se consoler ailleurs » ce qui ajouterait une couronne d’épines lumineuse dans la chevelure de la Mademoiselle Maussade qui n’avait pas d’amies.

 

C’est vrai qu’un homme qui perd l’écoute et le regard complices d’une épouse est, tout simplement, « quitté » en secret. Ce sont les rires et la possibilité de parler de ce qui l’encombre qui le feront se sentir part d’un nous où il a sa place. Il doit être important pour sa femme comme il le fut pour ses parents. Il peut alors grandir et donner, se sentir entier. On ne transmet pas que des enfants de chair au monde, on transmet aussi ce qu’on leur a donné d’intime, et c’est à deux que ça se diffuse.

 

Tandis que la femme, elle, elle a ses amies. Oh, les amies ne sont pas immunes de défauts, et bien souvent il en faut plusieurs – justement – pour nous accompagner sous toutes nos facettes. Chacun de leurs points forts et faibles trouve écho dans nos points faibles et forts. Les amies consolent, soutiennent, encouragent, remettent en selle, font rire, aident à pleurer, soulignent le ridicule des situations, distraient, comprennent, partagent leurs expériences, relativisent. Nous mettent parfois en colère pour savoir nous faire une critique un peu trop percutante. Déminent les relations piégées. Imposent la dignité.

 

Je passe parfois quelques jours « entre amies ». Eh bien on a beau dire que « ce soir il faut être raisonnables, on ira au lit tôt » on n’y arrive pas vraiment : on rit trop. On rit à se muscler l’abdomen d’une façon qu’une salle de fitness nous envierait. Bécassine serait jalouse de nos joues rouges. Freud serait  frustré tant nous abandonnons de soucis sur la table de cuisine ou du jardin, en mangeant des cuberdons et savourant une vodka…

 

4 réflexions sur “C’est sans doute vrai quand même…

  1. Armelle B. dit :

    Oui, Edmée, les joies de l’amitié sont précieuses. Que de couples doivent leur survie à la bonne humeur de l’épouse comblée par ses amitiés féminines. Je sais, Edmée, que vous savez fleurir ce jardin d’affection de votre gaieté et de votre sens de la communication.

  2. Pâques dit :

    J’approuve entièrement !!!
    Surtout après la belle journée d’hier 😉

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