Je l’ai lu, je l’ai lu, je l’ai lu!

Il y a longtemps que je ne fais plus de notes de lecture sur mon blog. La raison en est que comme il s’agit presque toujours de notes de lecture de livres d’auteurs Chloé des lys, elles sont envoyées au son des trompettes et des tambours sur Actu TV  – la Web TV des vrais branchés –  et que les autres auteurs se les renvoient sur Facebook et leurs propres blogs, multipliant les chances de cet avis d’être vu et d’inciter à … faire comme moi.

Mais ici il s’agit d’un livre d’une auteure qui a pris son essor chez Chloé des lys et puis s’est envolée comme dans un tableau de Chagall vers un nouvel éditeur  pour ce second succès.

Je parle de Kate Milie qui m’avait tout à fait accrochée avec  son très surprenant « Une belle époque ». J’avais d’ailleurs, dans mon élan mélangé le style Art Nouveau et Art Déco en rédigeant mon avis de lecture. Et bon, il était évident que j’avais bien besoin d’une leçon, ferme et enthousiaste, que j’ai reçue et appréciée dans cet autre roman.

Kate n’a pas seulement ficelé et mis en forme et mots une parfaite intrigue policière. Elle dépasse largement ce résultat. Et Kate Milie est Kate Milie. Oh, on peut avoir par moments l’impression de marcher dans les petits pas astucieux de la grande Agatha Christie : il y  a les indices étranges que l’assassin met en scène. Il y a aussi la force du souvenir, la durée de la blessure dans le temps. Le temps contient tant de choses, n’est-ce pas… Agatha était une fine observatrice des caractères et Kate Milie, apparemment, « sent » pas mal de secrets brûlant encore avec rage dans les cœurs.  Les apparences sont tout autre chose que ce que l’on croit savoir, elle nous le démontrait déjà dans Une belle époque, avec sa plume moderne, souple et raffinée à la fois.

Mais la vedette principale de ce roman dans lequel se rencontrent victimes, assassin, enquêteur, journaliste, guide touristique et un personnage clin d’œil que je laisse dans les coulisses ici, c’est l’Art Déco dans la ville de Bruxelles. Un art que l’auteure connaît et aime, et ne veut plus qu’on confonde, palsambleu ! Et non, on ne confondra plus, parce que de scène de crime en scène de rencontres entre les vivants, tout nous est exposé sans pédanterie, presque comme si on nous prenait la menotte, et la plaçait gentiment « bon, tu vois ces lignes en zig zag ? Oui, là, c’est ça ! Eh bien c’est typique, et ça vient de… ».

En refermant le livre on sait qu’on a vu défiler dans notre esprit une histoire « policière » très originale avec une conclusion en pirouette guidée par une écriture de classe et, disons-le, de culture aussi. On ne verra plus une façade ou un salon des années trente avec le regard qui glisse et ne retient rien. Et on se souviendra désormais, qu’après deux romans qui ne ressemblent à aucun autre, Kate Milie est un nom qu’on retrouvera souvent.

Kate Milie dédicace son livre

 

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