Je suis en retard, je suis en retard…

Me voici, haletante, comme le lapin blanc d’Alice. Sans l’élégant gilet ni la grosse montre – la mienne, petite, est toujours près de la baignoire depuis hier soir…

Mais c’est que vendredi, enfin, enfin, vendredi j’ai reçu mes meubles !!! Certains se trouvaient dans une ville, certains dans une autre chez un ami, et des cartons chez une amie…  Car que fait-on quand on est à l’étranger et que tout ce qu’on a laissé « en attendant » dans la maison maternelle doit s’en aller parce que la chère maman a poussé un gros soupir et est partie retrouver, je l’espère, tous les autres reposants qu’elle a aimés ? Des amis m’ont alors prêté un peu de leur espace et donné de leur patience, et procuré un toit à mes petites possessions. Complétées de ce que ma mammy me laissait ou qu’on n’avait pas voulu jeter sans me demander ce que j’en pensais.

Et donc depuis vendredi, je joue dans la caverne d’Ali Baba. J’ouvre des cartons, retrouve des choses emballées par moi – dont je me demande parfois pourquoi j’ai tenu à garder « ça »… – et toutes celles qui me sont venues de ma mère et de la vente de la maison. L’appartement est en désarroi. Moi aussi, parfois… Mais j’avoue que bien que je n’ai jamais fait autant de vaisselles et lessives que depuis vendredi, et si franchement je me retrouve avec trop d’assiettes de porcelaine, chinoises ou chinoisées, fleuries, cassées, fendues… il y a de ces petits plaisirs qui me comblent plus que ma première poupée (pardon, mon bébé Jean-Pierre, mais souviens-toi… je t’ai mis des punaises sur la tête !), comme ce service auvergnat acheté au Mont Dore par ma grand-mère dans les années ’30. Peint à la main, joli comme tout,  avec bien entendu la pauvre tasse à l’oreille cassée, et une théière dont on a recollé un bec étrangement long, mais il est si mignon que j’ai décidé de ne pas le garder pour « les grandes occasions » où de toute façon les malheurs risquent tout autant d’arriver – voir l’oreille cassée… quel invité a donc du rougir et jurer qu’il était confus, désolé, irait au Mont Dore en racheter une dès que possible ? – et d’en faire mon ordinaire.

Et ce matin, voilà… mon café italien (à la vénitienne, un peu salé) a rencontré la petite tasse auvergnate. Et je l’ai trouvé exquis !

 

 

Je retourne à mes cartons… mais sentez-vous l’arôme du Lavazza Crema e Gusto ? Mmmmh. Oui, je sais qu’Illy est meilleur, mais il est plus cher. Et je dois une sorte de reconnaissance à la famille Lavazza dont le secrétaire avait une sœur dont le frère m’a trouvé mon premier boulot à Turin (c’est pas clair ? Bon, je recommence : Mr Lavazza avait un secrétaire qui….).

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