L’année de ma mort

Paru en 2011…

Il y a de cela bien longtemps, il y avait dans un lointain royaume … non ! Il y avait dans le petit royaume de Belgique une petite fille qui plus tard deviendrait Edmée De Xhavée et qui se posait les habituelles questions sur la mort.

Et comme j’avais une imagination plus que féconde et colorée, il me fallait recourir à bien des stratagèmes pour ne plus avoir peur. Par exemple je conjurais l’idée qu’il y avait peut-être des fantômes dans la maison en décidant que dans ce cas, papa et mammy ne l’auraient pas achetée. Qui donc achèterait une maison hantée ? Et la mort, comme un peu d’astuce ne suffirait pas à l’écarter tout à fait, eh bien j’avais décidé que je mourrais à 63 ans ! Ca me semblait suffisamment loin pour me détendre, et c’était le numéro de rue de la maison. J’avais, sans sourciller, affirmé à ma mère que c’était Saint Patrick en personne qui me l’avait dit en rêve.

Bref, le truc a bien marché… jusqu’à hier puisque depuis hier… j’ai 63 ans !!! Et Saint Patrick n’est pas venu me donner une prolongation.

Mais la mort ne signifie-t-elle pas justement le renouveau qui naît des choses mortes ? Un nouveau souffle, une renaissance, un parcours tout neuf, le phénix renaissant de ses cendres. Des cendres, j’en ai … et oui, cette année est bien celle du phénix pour moi. Certes, une renaissance n’est pas plus aisée qu’une naissance, il faut couper des fils à la patte, tailler son chemin à la machette, et ne pas perdre sa boussole interne dans la jungle du doute. Mais j’avance, j’avance, et parfois la jungle s’éclaircit déjà. Les contours de ma nouvelle vie se dessinent.

Je commence à sentir à nouveau la titillation de l’écriture, la stimulation de faire des choses qui me font plaisir (entre toutes celles qui ne me font pas plaisir mais que je suis obligée de faire…), le bouillonnement de la joie qui de contenu déborde déjà de temps à autre. La ville de Liège, que je connaissais finalement peu malgré sa proximité, me séduit. Elle a pris un goût de vacances, avec la Meuse qui offre son miroitement, les vieilles ruelles polies par le temps où des potales jaillissent comme des fleurs. Projets d’évènements littéraires, contacts… une vie personnelle qui s’étire comme au sortir du sommeil… Oui, vive la treizième carte du tarot !

 

 

 

 

 

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