L’heure exquise

Mes grands-parents le jour de leur mariage

Autrefois, il y avait l’amour. Maintenant le sexe vient en avant-garde. On finit par penser que l’on se doit d’aimer qui on désire. Autrefois on laissait grandir le désir dans la douceur et le confort de l’amour. On appelait l’âme, on lui parlait, et plus l’écho était profond et plus le désir contenu s’intensifiait, se nourrissant de promesses pour l’avenir.

Mes grands-parents ont été fiancés pendant plus de quatre ans, je crois. Il y a eu la première guerre mondiale, et aussi un délai imposé par les parents de ma grand-mère.

A la veille de leur mariage, mon grand-père écrira dans son journal qu’ils se sont étreints dans le vestibule alors qu’elle le raccompagnait à la porte, et qu’il l’a sentie trembler dans ses bras. Il confie au papier toute sa joie à l’idée que le lendemain, ils seront enfin l’un à l’autre. On sent toute la plénitude de son bonheur dans cette simple phrase.

Quatre années de promenades, de querelles sans doute (il y en a eu une à cause d’un duel qui fit qu’il a cherché à s’engager à la légion étrangère … où heureusement on ne l’a pas pris !), de soirées en famille, jeux de croquet, pique-niques, cueillette au potager, lettres enflammées et … un désir en attente qui bondissait à chaque frôlement de main, à un baiser sur la joue un peu trop centré sur l’impatience des lèvres.

On faisait alors de sa femme LA femme. On faisait de son  mariage – quand on avait le grand bonheur de le choisir, ou d’y trouver l’amour au fil des ans – une vraie célébration de l’union. Une tendre idéalisation loyale et fidèle.

L’inconscient des amoureux absorbait le décor entier de leurs émois. Jamais ils n’oublieraient la splendeur de certains instants : comment le reflet de l’eau au soleil faisait voler des papillons de lumière sur une joue ronde, la complicité furtive qui leur a fait serrer les lèvres sur un sourire après s’être frôlés, le regard alarmé d’une vieille tante Emma devant un geste esquissé et vite réprimé. Cette longue attente, cette longue aimance, ces promesses d’un « à jamais » enchanteur les conduisait sensuellement vers cette nuit tant attendue où, enfin, ils ne feraient qu’un.

Tout au long de leur mariage, le respect viendrait à la rescousse lors des moments difficiles. Les souvenirs lisseraient les rides. Ils arriveraient toujours à se voir tel qu’ils étaient lors de ces moments de lumière qui avaient jalonné leurs fiançailles. Ces heures exquises.

L’heure – Paul Verlaine (musique de Reynaldo Hahn)

La lune blanche

Luit dans les bois ;

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée…

O bien aimée.

L’étang reflète,

Profond miroir,

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure…

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre

Apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l’astre irise…

C’est l’heure exquise.

 

L’heure exquise qui nous grise lentement…..Belle journée !!

Commentaire n°1 posté par patriarchBonne journée chez toi, pour la musiq le 22/05/2010 à 06h54

Merci Patriarch, l’heure exquise que l’on remarquait, et dont on chérissait le souvenir!!!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 13h30
L’amour avec un grand A est mort avec la libéralisation de la sexualité.
Aimer est devenu as been, satisfaire son désir et puis passer à autre chose, est presque la règle générale.
Dommage, dommage!
Commentaire n°2 posté par Matheo le 22/05/2010 à 10h14

Je suis plutôt de ton avis aussi pour la plupart des « amours ». La libération sexuelle a fait beaucoup de tort et s’est vite orientée sur la vulgarité.

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 13h32
Sans parler de sexe, j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment mes parents se sont mariés en 1974 sans avoir passé au moins quelques jours de vacances ensemble. Et quand ils se voyaient, leurs parents étaient souvent non loin de là. Pour moi, c’est inconcevable. Mes parents me répondent que c’était une autre époque, qu’ils étaient plus jeunes et ne se posaient pas toutes les questions qu’on peut se poser actuellement.
Bon week-end de la Pentecôte!
Commentaire n°3 posté par Un petit Belge le 22/05/2010 à 10h27

C’est qu’ils étaient bien sages, tes parents, dis-donc! Je me suis mariée en 1972 et malgré tout, j’étais partie en vacances avec mon fiancé en Italie, tous seuls!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 13h34
bisous
Commentaire n°4 posté par zabou le 22/05/2010 à 15h16

Bisous-ouh!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 20h47
Bienvenue sans la communauté « intime et décalé » où ce blog a toute sa place!
A très vite pour de nouveaux articles…
Commentaire n°5 posté par Kiara le 22/05/2010 à 19h07

Merci mille fois! Très contente!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 20h53
C’était une autre époque (fiançailles en 1970 etmariage en 73). Non, je he suis pas partie avec mon fiancé pendant nos trois années de fiançailles. Pour autant, l’amour n’était sans doute pas aussi sincère et vrai que nos familles le pensaient, il s’agissait plutôt de remplir le rôle que les familles nous avaient assignés.
Trente cinq années plus tard, Monsieur m’a répudiée en huit jours et installé sa nouvelle compagne e les filles de celle-ci à ma place ( et celle de nos filles) dans la maison familiale.
Commentaire n°6 posté par nicole 86 le 22/05/2010 à 20h39

C’est immonde, je compatis! Moi, je suis partie de moi-même au bout de deux ans de mariage et cinq de fiançailles. Pas chastes à 100% mais que savait-on alors, de toute façon? On trouillait à l’idée que « ça se saurait » et au fond, on n’y trouvait pas ce qu’on perdait .

Les parents, parfois, ne voulaient pas entendre que ce n’était pas le bonheur parfait. Ils voulaient faire leur devoir, bien marier leur fille (et que donc pouvait vouloir dire « bien »? Pas enceinte, sans doute … ) et attendre les petits-enfants…

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 20h47
Sept années de fiançailles et pas de vie commune avant le mariage. Pas de vacances ensemble non plus. Mais tant d’heures exquises, en trichant malgré tout un peu beaucoup sur la chasteté. Mais curieusement, je trouve toujours les heures en sa compagnie exquisissimes 🙂
Commentaire n°7 posté par Myosotis le 22/05/2010 à 20h48

Je pense que tout dépendait un peu de la vie en famille. L’exemple, ce à quoi on pouvait aspirer, ou surtout ne pas vouloir ressembler. S’il s’agissait d’amour, eh bien il y a de bonnes chances pour que ça ait survécu. Moi, bof, il s’agissait de faire ce que la société attendait de moi, et lui aussi. Le résultat fut désastreux. Mais j’ai eu mon regain, t’en fais pas!

Bravo pour ces heures exquisissimes, qu’il y en ait beaucoup d’autres!!!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 20h56
C’est un tableau idyllique que tu nous dépeins là, on a envie de plonger dedans et de se parer qui de la robe de mariée qui de l’uniforme… Sauf que, sauf que dans la réalité, l’image demeure, mais les sentiments ne sont pas toujours tels qu’espérés, la fidélité et le respect tels que projetés… Mais je préfère cette tension au laxisme que d’aucuns connaissent aujourd’hui. Bonne semaine Edmée!
Commentaire n°8 posté par delphine le 22/05/2010 à 21h36

C’est vrai, il y a aussi eu bien des malheurs malgré ces longues attentes qui auraient du permettre de bien se connaître. La soeur de ma grand-mère a épousé un type qui l’a complètement écrasée, passée à la moulinette, rendue invisible.

La révolutions sexuelle est venue sans mode d’emploi . S’il est juste qu’une femme ne subisse pas la montrée du doigt en faisant ce que font les hommes, s’il est juste qu’elle puisse décider de quand elle veut des enfants, les relations qui commencent au lit et finissent en abandons sans même être passées par une tentative sincère d’aimer sont un gâchis!

L’éducation est infiniment importante pour avoir le bon sens nécessaire à la bonne entente et aux efforts qu’un mariage demande… Et l’éducation que les enfants de la révolution seuxelle donnent est un désastre!

Réponse de Edmée De Xhavée le 22/05/2010 à 23h40
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »
Alfred De Musset
On ne badine pas avec l’Amour.
What else?
Commentaire n°9 posté par celestine le 23/05/2010 à 00h13

Plus je vois les hommes et plus j’aime mon chien. Le même Alfred de Musset!

Les jours d’humeur noire, je lui donnerais bien raison. Mais bon, c’est un peu moins effroyable qu’il ne le dit, et c’est vrai que l’amour reste une « many splendoring thing »… quand il s’agit d’amour!

Réponse de Edmée De Xhavée le 23/05/2010 à 13h43
Cet émoi-là n’est pas si éloigné pour moi… Un instant magique comme celui qui lie les deux amoureux de la photo… superbe photo, d’ailleurs… qui me renvoie à mes premières amours littéraires. Superbe article, comme toujours…
Commentaire n°10 posté par Christine Brunet le 23/05/2010 à 14h33

Je suis bien contente que tu aies connu ces émois, ha-ha, mais comme toujours, il y a aussi un facteur « chance » dans les mariages, et un facteur « patience ». Il n’y a jamais eu une recette pour le bonheur ou le malheur du reste. Parfois les cocktails les plus imprévus sont absolument délicieux, et ce qui a marché pour maman et grand maman est un désastre pour la fille…

Mais mes grands-parents ont eu le grand bonheur que pour eux, ça soit un long roman d’amour. Je suppose qu’ils ont eu leurs disputes et chagrins secrets, mais ils se sont aimés jusqu’au bout!

Réponse de Edmée De Xhavée le 23/05/2010 à 16h47
Tu racontes cela si bien.. mais je ne suis pas sûre que c’était toujours ainsi. Les choses étaient plus cachées qu’aujourd’hui, mais combien de jeunes filles naïves enceintes puis abandonées ? ! Ce n’était pas toujours idyllique non plus !!
Bon dimanche.
Commentaire n°11 posté par mamie Sido le 23/05/2010 à 16h43

Tu as raison, mais cela arrive encore! Je sais que l’on cachait plus de choses, mais d’autre part, je me souviens d’un film allemand des années 70, l’honneur perdu de Katarina Blum (ou quelque chose de semblable) où un homme était poussé par sa famille à quitter une femme qu’il aimait, la sienne (Katarina) parce qu’elle l’avait trompé. Et elle l’aimait aussi. A parler de ses ennuis, on se trouve avec le tribunal des autres: tu ne vas quand même pas supporter ça? Tu ne vas pas la/le reprendre après tout ça? Tes enfants seront bien mieux sans elle/lui.

Les filles sont tout aussi naïves maintenant, et plus fragiles parce que la « liberté » est venue avec un prix, mais on ne savait pas lequel. Entre le pas du tout sous aucun prétexte et le vas-y y a pas d’danger… ce n’est pas facile. Et les hommes n’ont rien perdu de leurs mille et un tours de charme

Réponse de Edmée De Xhavée le 23/05/2010 à 16h53
Je ne suis pas sûre que les mariages étaient plus heureux, les femmes étaient dépendantes financièrement, et même si elles en avaient très envie, divorcer n’était pas possible…
Commentaire n°12 posté par heure-bleue le 24/05/2010 à 11h33

Je parle des gens qui s’aimaient, qui s’entendaient. Bien sûr, beaucoup n’avaient pas cette chance, les jeunes filles ne pouvaient pas refuser tous les candidats, et les jeunes gens devaient aussi s’accomoder de ce qui était en circulation lorsqu’on trouvait qu’ils devaient se ranger. Les mariages étaient souvent arrangés pour des raisons toutes autres que l’amour. Et donc oui, pauvres femmes, mères porteuses ou permis de fréquenter certaines sphères, on comprend qu’elles auraient aimé une autre vie!

Mais je parle de ceux qui ont eu la chance de pouvoir suivre leurs inclinations…

Réponse de Edmée De Xhavée le 24/05/2010 à 12h45
ton très beau texte me fait pleurer, d’autant plus que j’ai fait le chemin à l’envers il y a juste un mois
Commentaire n°13 posté par marie-madeleine le 25/05/2010 à 10h20

Je te comprends … ce genre d’histoire te fera encore mal pendant un temps. Le temps de consater qu’aussi douloureuse la fin en aura-t-elle été, elle aura aussi fini par être source d’apaisement. Mais tu n’es pas encore là.

Parfois je pense à toi et j’ai mal pour toi. J’ai connu ce genre d’état aussi, et ne m’en souviens que trop bien.

Courage!

Réponse de Edmée De Xhavée le 25/05/2010 à 12h43
AAAAAAAAAAAAAAAh Verlaine, un maître à penser!;-) bisous Edmée Patricia;-)))
Commentaire n°14 posté par michaeline le 25/05/2010 à 12h30

En tout cas ce poème est d’une légèreté … amoureuse!

Réponse de Edmée De Xhavée le 25/05/2010 à 12h43
Et maintenant, n’a-t-on pas l’habitude de mettre la charrue avant les boeufs?
Commentaire n°15 posté par Philippe D le 25/05/2010 à 21h50

Exactement! Et les boeufs n’arrivent pas à suivre!

Réponse de Edmée De Xhavée le 25/05/2010 à 23h30
cool et kissous!
Commentaire n°16 posté par michaeline le 26/05/2010 à 13h19

Kissous bizooos

Réponse de Edmée De Xhavée le 26/05/2010 à 23h03
Kikou Edmée,2 ans de fianciailles pour moi,et c’est toujours
le grand amour avec un grand A ,on s’est marié
d’amour,dans la joie,la tristesse et tout le reste… et on est toujours heureux depuis que
l’on se connait en 1979.:-)
Je te souhaite une bonne journée ma belle,
gros bisous à toi,Mimi.

Commentaire n°17 posté par Mimi du Sud le 26/05/2010 à 17h40

Eh, il y a des gagnants à la loterie du mariage, et on dirait que vous avez eu le gros lot, chanceux!

Bonne journée!

Réponse de Edmée De Xhavée le 26/05/2010 à 23h02
Coucou Edmée
Une heure exquise en effet
Quelle triste histoire, celle du petit cheval tombé dans le Po
Chamitié
Béa kimcat
Commentaire n°18 posté par kimcat le 26/05/2010 à 17h48

Ce pauvre cheval, je n’arrive pas à l’oublier! Merci de ta visite chat-rmante!

Réponse de Edmée De Xhavée le 26/05/2010 à 23h03
Sais pas trop quoi dire car je n’ai pas connu ses longues attentes avant une éventuelle étreinte …J’aurais jamais survécu à ça hein moi ! Mais c’est zoli, je l’avoue …Carine-LAure Desguin
Commentaire n°19 posté par carine-Laure Desguin le 26/05/2010 à 21h57

Ben, c’était fini déjà de mon temps, ces attentes-là… mais je pense qu’elles avaient du bon, car parfois si j’avais attendu, je n’aurais pas perdu mon temps avec un bon à rien: j’aurais compris avant !

Réponse de Edmée De Xhavée le 26/05/2010 à 23h05
Les robes des mariées et les grands dîners dégoulinant de convenances : très peu pour moi ! Mais ayant bossé 9 mois (pas fait exprès) sur l’entre-deux-guerres, je ne peux m’empêcher d’admirer cette jolie, oui, jolie photo…(Bon, ceci dit, moi en ce temps-là, j’aurais été une suffragette de l’égalité et de l’émancipation féminine).
Commentaire n°20 posté par Kate le 26/05/2010 à 22h23

Ma grand-mère a été vraiment heureuse – pour autant que je puisse en juger d’après les échos. Mais elle était soumise. Eduquée comme ça. Je le sais parce que sa soeur a un jour dit que mon attitude avec mon fiancé d’alors – un tyran!   – lui rappelait celle de ma grand-mère avec mon grand-père. Mon père ayant souffert d’autoritarisme aigu pendant longtemps, je pense que ça lui vient de là. Et ma mère n’était pas une rebelle, mais une facétieuse, du genre à rire et dire fais-le toi-même

Mais en même temps, je sais que mon grand-père aimait sa femme, la vénérait, et qu’ils ont eu un mariage heureux. Et à l’époque, on n’aurait pas songé se marier en jeans et baskets, voyons Kaaaaate!

Réponse de Edmée De Xhavée le 26/05/2010 à 23h09
Eh! bien, Edmée, le moins que l’on puisse dire est que ton article déclenche la discussion. Les avis se partagent entre tenants d’un amour parfait et idyllique et ceux qui n’y croient pas ou n’y croient PLUS.
Je crois que l’Amour avec un grand A a toujours existé et existera toujours mais pour un couple qui le rencontrera combien d’autres verront leurs sentiments froissés par l’égoïsme et l’indifférence d’un(e) conjoint(e) ou l’étroitesse d’esprit d’une communauté?
Commentaire n°21 posté par fabeli le 27/05/2010 à 08h23

Tu as raison… Mais je pense que ça vient en grande partier de l’éducation et de la mentalité. Avec ces nouveaux concepts de « droit à » un tas de choses (le plaisir, la considération, l’aide, le bien-être, le dialogue) qui souvent d’ailleurs demandent un effort de l’autre, et le peu de sagesse pour sortir des moments difficiles, il est pratiquement impossible de rester marier. Ajoute à ça la mixité partout, les hommes ne sont plus limités à leur secrétaire comme alternative sexuelle ou sentimentale, ils ont des collègues à foison, et le facteur n’a plus la réputation qu’il avait autrefois, grand consolateur des madames qui attendaient leur courrier en peignoir … il y a les collègues et on n’a d’ailleurs plus le temps de trainer en peignoir!

Réponse de Edmée De Xhavée le 28/05/2010 à 13h36
Dans ma famille, je ne pense pas avoir connu des couples qui ne se soient aimés en faisant passer le sexe avant les sentiments, enfin du moins, c’est ce qu’il semble parce que c’était comme cela que cela se passait. Evidemment, on ne sait pas toujours ce qu’il se passe dans les maisons quand la porte est fermée.
Mes parents se sont aimés et s’aiment encore á 90 et 92 ans. Mon mari et moi, aprés 36 ans de mariage aussi.
C’est une bien bel article que tu nous as offerts.
Je serai dans ta ville natale du 4 au 14 juin.
Bisous
vERDINHA
Commentaire n°22 posté par Verdinha le 28/05/2010 à 01h23

Oh, j’espère que tu auras du beau temps, et que tu t’amuseras. Je m’y plais toujours quand j’y retourne pour quelques jours, mais le centre est devenu bien moche, avec des magasins minables, c’est dommage! On a fait des efforts pour rénover la place – c’est discutable mais je trouve que même si je regrette le kiosque à musique, ce qu’on a fait est bien – mais pas pour y attirer une meilleure foule!

Réponse de Edmée De Xhavée le 28/05/2010 à 13h32
Kikou ma belle,
un petit coucou,un petit bisou et te
souhaiter une bonne journée,ici c’est
toujours la grisaille,j’espère que le
soleil sera là pour ce week-end de fête
des mères 🙂 Mes amitiés ..
Mimi.
Commentaire n°23 posté par Mimi du Sud le 28/05/2010 à 16h58

Grisaille ici aussi, mais chaud! On a fait une promenade dans les bois, et j’avais une tique! Elle est passé de vie à trépas, ça lui apprendra!

Réponse de Edmée De Xhavée le 28/05/2010 à 23h34
Très beau et émouvant ton article!
Actuellement, j’aurais tendance à dire aux jeunes,vivez emsemble avant de franchir le grand pas!!
Quand je vois le nombre de divorces autour de moi, et les enfants ballotés d’un foyer à un autre, cela me désespère.
Très bonne fin de semaine,Edmée.
Commentaire n°24 posté par christina le 28/05/2010 à 17h17

Je te suis tout à fait, car les choses ont changé. Autrefois les fiançailles servaient à mieux se connaître, mais il est vrai aussi qu’il devait être difficile de reculer sans faire de dégats! Mais le divorce, les enfants de remariages qui s’accumulent, c’est moche.

Bon week-end!

Réponse de Edmée De Xhavée le 28/05/2010 à 23h36
J’aime cette douceur dans l’écriture, on a envie de vivre les lignes, suivre ces amoureux dans les allées du temps. Oui, ces lignes donnent l’espoir d’aimer bellement.
Commentaire n°25 posté par danofsky le 29/05/2010 à 21h08

Ah mille merci, j’y ai mis de la foi dans l’amour, en effet.

Réponse de Edmée De Xhavée le 29/05/2010 à 23h38
Quel charmant conte que celui de tes grands parents…. Encore une fois je revois l’image des miens ; bien moins « élégants » peut-être mais tout aussi attendrissants. Chez mes grands parents, dans leur île du bout de l’exagone, c’était la femme qui choisissait puis demandait son prétendant en mariage alors que dans bien des villages sur le continent le mariage était « préparé » par les parents. Les jeunes gens n’avaient pas leur mot à dire !!! Il est vrai que dans l’île ce sont les femmes qui tenaient la maison mais aussi qui faisaient les travaux des champs, s’occupaient de l’éducation des enfants : on disait qu’elles portaient la culotte mais c’était uniquement parce que les hommes étaient absents de leur île 10 mois sur 12 !!! Les fiançailles duraient ….le temps que le fiancé (qui était marin de commerce) fasse son voyage de plusieurs mois hors de chez lui !!! Il revenait pour se marier. Il faut dire que les familles se connaissaient toutes entre elles dans leur île. Je pense que, comme ils passaient finalement très peu de temps ensemble, et aussi qu’ils étaient contents de se retrouver après une séparation si longue, ils passaient un mois agréable ensemble au retour de l’époux….enfin je suppose car pas de divorce bien évidemment à cette époque chez nous. Etaient-ils heureux ?? Oui je pense !!! Mes grands parents ont fêté leurs 60 ans de mariage et se sont remariés à l’église et ont fait la fête comme 60 ans plus tôt. Mes parents qui ont eu sensiblement la même éducation ont élevés leurs enfants (dont je fais partie) dans l’optique de fiançailles chastes pour leurs enfants. J’étais la dernière et sans doute la plus « libérée » mais l’honneur a été sauf. Ils ont poussé un ouf quand je me suis mariée sans « mettre la charrue avant les boeufs »!!!toujours le paraître ou le qu’en dira t-on !!!
Encore une fois ton récit me transporte dans un « autre monde » qu’était celui de la génération de mes grands parents mais aussi de celui de mes parents. Quel bond ont fait nos enfants ; un vrai fossé entre les générations !!!
Edmée je te souhaite une bonne soirée et espère que le printemps (qui tarde toujours ici)soit présent chez vous. Je pense que oui au vu du billet précédent.
A bientôt.
Commentaire n°26 posté par Channig le 01/06/2010 à 22h26

Que c’est intéressant, vraiment! Les femmes qui choisissaient! Et oui, c’est vrai que le fait de ne pas être trop ensemble devait faire les retrouvailles en général bien heureuses! Je sais que les tsiganes épousent des filles plus âgées parce qu’on considère que de toute façon, les hommes ne cessent jamais d’être plus immatures. Il faut donc bien que quelqu’un soit raisonnable! Chez les Indiens pueblos, c’est l’homme qui va habiter dans la maison de sa femme, s’il s’en va la maison et les biens appartiennent à la femme. Maintenant ça arrive de plus en plus, mais avant on ne parlait même pas d’amour, tout au juste de compagnonnage.

Que les choses changent donc, pas vrai!?

Merci de ta visite et à bientôt!

Réponse de Edmée De Xhavée le 01/06/2010 à 23h43
comme tu le racontes bien ce temps la…temps ou la passion se tissait comme les nappes avec patience et effort… j’ai adoré ton textebise xxx

Commentaire n°27 posté par veronique le 02/06/2010 à 21h51

La patience et l’effort, ça créait bien souvent le bonheur! Bise

Réponse de Edmée De Xhavée le 02/06/2010 à 23h48
Comme tu décris joliment cette attente et ce désir qui monte. Merci pour cet article.
Sophie
Commentaire n°28 posté par Sophie le 08/09/2010 à 14h20

Merci Sophie!

Réponse de Edmée De Xhavée le 08/09/2010 à 23h54
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2 réflexions sur “L’heure exquise

  1. Armelle dit :

    Rien n’est jamais parfait. Autrefois, on se mariait sans savoir grand chose, je parle au nom des jeunes filles, de la sexualité, ce qui pouvait entraîner des désastres que les femmes payaient leur vie entière. Et si le mariage avait été religieux et s’avérait un cuisant échec, il était très mal vu de divorcer. Alors ? Je crois que les années 1960 ont été assez équilibrées avec la création du planning familial, l’éducation des filles et surtout on s’essayait tendrement avant de passer devant Mr le Maire et surtout Mr le Curé. Les parents fermaient les yeux. C’était de bonne guerre.
    Joli texte nostalgique Edmée. Il en fut ainsi pour mes parents. 60 ans d’adoration sans s’être essayés avant l’échange des anneaux. Un coup de poker réussi.

    • Edmée dit :

      Aucune recette n’est garantie. Mais je pense que l’amour vrai pouvait se bâtir sur de simples regards et touchers de main, d’attente. Sans que je pense que ce soit l’unique moyen 🙂 Je pense que si mes grands parents avaient pu aller « plus loin » ils l’auraient fait. Mais ils ont eu aussi la chance d’être sensuels tous les deux, elle venait d’un milieu ouvert où les lectures osées n’étaient pas interdites aux femmes. C’étaient de bons vivants et ils voulaient de vraies compagnes …

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