Une majesté tranquille et méconnue

Turin, ville royale. Oui, je vous y emmène à nouveau…

Dans l’imagerie mentale, Turin égale FIAT. Egale usines grises et poussiéreuses, sirènes criant lugubrement dans le brouillard, salopette tachées, fabriques, silhouettes usées, petits bars tristes où on dépense une maigre paie, le visage et le cœur noircis.

Et c’est peut-être cette morne légende qui a sauvegardé la ville et son secret, tenant le tourisme de masse à l’écart. Gardant le charme fascinant de Turin pour ses habitants. Les belles avenues faites pour les défilés et la musique des jours de fête, les larges trottoirs abrités du soleil et de la neige par les portici, sous lesquels scintillent des vitrines qui parlent de saveurs, de luxe, de plaisir du beau, de respect de l’ancien et curiosité pour le moderne.

 

La beauté du Po enjambé par les ponts, longé de promenades, contemplé par le château du Valentino serti dans son parc. Le bourg médiéval, construit en 1884 pour l’exposition générale italienne artistique et industrielle s’y repose, et dans son château – La rocca – court une frise où même notre Godefroid de Bouillon – devenue Goffredo di Boglione – a sa place.

 

 

Ces belles places à la fois imposantes et aérées, ces lieux emprisonnant la mémoire de l’Histoire dans leurs murs, cryptes, légendes. L’arsenale et le légendaire Pietro Micca, qui sauva la ville de l’attaque des Français en août 1706, alors que ceux-ci étaient aux portes de la “Citadelle” (et donc de la victoire), faisant exploser une des galeries souterraines par lesquelles ils étaient entrés, y laissant la vie,le caffé Torino avec un toro rampante – symbole de la ville – encastré dans une large dalle sur son seuil, silhouette d’or aux pieds du passant, ou le caffé San Carlo (je vous invite avec grand insistance à cliquer sur le lien si vous voulez goûter d’une minute de pur luxe pour pas cher….) symbole de la ville, la cathédrale San Giovanni Battista et la mystérieuse présence du Saint Suaire qu’elle protège, la Mole Antonelliana, 163,35 mètres de pure grâce conçue par Alessandro Antonelli. La frise des Alpes se détachant sur le ciel. L’incontournable  Dà Mina via Ellero où on mange encore à la piémontaise, avec ces antipasti qui vous rendent si gourmands que vous n’avez plus faim pour ce qui suit.

Turin, ville royale.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s