Ces homos qui nous font peur…

Mais qu’est-ce qui fait donc si peur ?

Zeus et Ganymède

Qu’est-ce qui fait croire qu’ils sont différents de nous ? Oh bien sûr, il y a les « folles », ou les « plombières-zingueuses » en salopette qui se déplacent avec la grâce de John Wayne. Et sa coupe de cheveux. Difficile, oui, de ne pas les trouver différents. Mais dans les bienheureux hétéros, n’avons-nous pas aussi l’excentrique, la diva qui agace et roucoule haut et fort,  dont les bretelles des robes tombent toujours à point nommé ? Ou le Tarzan qui, pour prendre un verre sur le comptoir arrive à gonfler biceps et triceps huilés pour qu’on admire le galbe de son bras ? Les je-sais-tout-et-je-l’ai-vu-bien-avant-vous ? Les éternels joyeux lurons qui animent toutes les réunions de blagues et chansons dont on ne voit pas la fin? Les péronnelles qui, les lèvres pincées, se ferment à la joie « futile » des autres alors qu’il y a tant de choses atroces qui se passent dans le monde qu’elles vous énumèrent sur un ton de tribun? Les femmes moustachues qui ne « perdent pas leur temps en falbalas » et les hommes malingres à la voix qui donne envie de leur donner un coup de pied entre les omoplates, lesquelles ressemblent à des cintres ?

Un tableau bien familier, non ?

On fait un amalgame (vilain mot à la mode) : homosexualité égale vie nocturne, amoralité, recherche du plaisir, perversion… Ne le disons pas trop haut, mais  bien des parents auraient la chair de poule de savoir ce qui se passe dans la vie rangée de leurs chers petits hétéros quand ils sortent ou partent en vacances… en tout cas de temps en temps. Et sans doute ces mêmes parents préfèrent-ils que leurs enfants ne sachent pas tout tout tout sur leur vie.

Et l’ostracisme cause logiquement la parade : je m’en fiche ! Vous ne voulez pas me voir ? Vous ne voulez pas que j’existe ? Eh bien prenez-en plein les yeux !

Homosexualité n’équivaut pas à dépravation. La dépravation n’est pas l’exclusivité d’un groupe.  Les clubs échangistes, les sado-maso, les zoophiles – et j’arrête la sinistre liste ici… – ne sont pas limités à un seul groupe de gens. J’ai des amis homosexuels. De vrais amis. Des hommes homosexuels. Et comme bien des femmes, je les aime beaucoup puisque voilà enfin des hommes avec lesquels on peut avoir le bonheur de l’échange et des confidences sans craindre les malentendus. Je ne parle pas d’homosexuelles femmes parce que je n’en connais pas d’assez près. Il y en avait une dans mon pensionnat, et nous avions peur d’elle comme si elle allait nous violer dans l’ascenseur. Je ne sais même pas si elle l’était d’ailleurs, car seule la rumeur m’en avait touché un mot.

Nous en côtoyons tous. Il y a ceux qui le font comprendre, ceux qui font semblant, ceux qui ne disent rien mais dont tout le monde pense que. Le pire pour eux est certainement de devoir cacher leur nature, faire feinte, parfois se marier pour donner le change. Et toujours craindre qu’un jour, quelqu’un saura, dira, chuchotera, rira, les démasquera… et tout serait à recommencer ailleurs. Cette peur de mettre, aussi, leurs proches, parents, compagne ou compagnon en lumière sur une scène où les autres acteurs n’ont pas été prévenus. Dans certains pays même, ils risquent leur vie en étant qui ils sont par destinée.

Cette interview à bâtons rompus est très éclairante sur la situation. Elle est un peu longue mais on peut la regarder en plusieurs fois – si on arrive à s’arrêter !

Ce serait bien qu’un jour, le terme « la communauté homosexuelle » ait disparu. Ce n’est ni une ethnie ni un groupe particulier. Dit-on la communauté hétéro, la communauté sado-maso, la communauté des derniers de classe, des boiteux, des super beaux ou des moches ?

Le monde est multiple. Ne le sclérosons pas par la peur…

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58 réflexions sur “Ces homos qui nous font peur…

  1. gazou dit :

    article très intéressant et l’interview aussi
    Je connais moi aussi des homosexuels et ils vivent une vie ordinaire..J’en connais même un qui a plus une vie d’ascète qu’une vie de débauché..il se consacre entièrement à la danse
    J’aime bien ta conclusion : « le monde est multiple.Ne le sclérosons pas par la peur » et acceptons nos différences

  2. J’ai dans mes amis quelques garçons homo, ils sont super, ils me donnent leur avis sur tout avec beaucoup de tolérance, ils ne sont pas dépravés, ils me comblent de compliments…Je me souviens d’avoir demandé à l’un d’eux : es-tu certain que tu es homo parce que ….Donc voilà laissons faire les choses le plus naturellement possible …

  3. Michel dit :

    Je risque de te décevoir…

    Mais les homosexuels pour la plupart, veulent qu’on les laisse tranquilles… Ce sont malheureusement des lobbies, non représentatifs des homosexuels qui réclament pour eux le mariage… alors que beaucoup n’en veulent pas. Et c’est cette question qui fâche la société entière, d’autant qu’elle est mal présentée et aussi car elle cache à peine la question de l’adoption par exemple, qui provoque une sorte de critique ouverte, qui jusqu’ici, n’existait pas.

    Les discours des opposants au mariage gay, je ne les reconnais pas, pour les plus connus.

    Il est vrai que beaucoup d’homosexuels préfèrent se fondre et ne pas se considérer dans « la communauté homosexuelle ». Mais beaucoup d’autres aussi désirent y appartenir. Cela montre en tous cas que les cas sont nombreux et que leur ensemble n’est pas homogène.

    Les homosexuels, par eux-mêmes, ne font pas peur aux autres. Mais ce sont les lobbies désireux de démonter la société en parlant de « progrès », qui créent cette dispute, et de fait il faut bien observer que la société ne veut pas qu’on la change. Les gens, qui ne sont pas homosexuels (mais ainsi qu’une grande partie d’entre eux) ne veulent du mariage gay, et surtout (ceci pour les non-homosexuels) de ce qu’il en découlerait, mais il ne s’agit pas d’une peur vis-à-vis de leurs personnes ou de leur appartenance.

    Alors qu’il avaient obtenu une si difficile reconnaissance, les voici maintenant montrés du doigt. C’est le résultat des lobbies pro-mariage.

    Bonne journée Edmée, et très grandes bises !

    • Edmée dit :

      Il y a du vrai… Mais tu sais, je connais des cas de structures médicales, par exemple, où on refuse le sang que les homosexuels veulent donner lors des appels… de peur qu’ils n’aient le sida. Il existe donc encore une peur sournoise, que l’on ne montre plus car il est de bon ton d’accepter et d’être de son temps et politically correct. Mais dans le fond… il reste encore pas mal de préjugés à apaiser.

      Et quant au mariage, je peux comprendre ceux qui en sont dérangés, mais en même temps, comment ne pas admettre que de longues et loyales unions n’en sont pas dans le fond? Le débat est en effet vaste et houleux…

      Grandes bises!

    • Michel Buffet dit :

      Michel, les lobbies dont tu parles représentent de vraies personnes comme vous et moi. Je sais qu’en France, on se sert de ce mot comme d’un épouvantail mais sans ces organisations, peu de changement social aurait eu lieu. Même si seul un couple d’homosexuel voulait se marier, cela suffirait a lutter pour obtenir qu’il en ait le droit. Car on ne decide pas de ces choses la sur un base utilitaire (loi du plus grand nombre) mais sur une base universaliste – c’est une question de principe. Les homosexuels ne sont pas des sous-citoyens; leur refuser le mariage CIVIL est un acte de discrimination. Personne n’oblige ceux qui ne veulent pas se marier – ou même a rester dans le placard – a faire autre chose que ce qui leur plait. Mais pour beaucoup d’entre nous qui sommes engages dans une vie de couple, avec des enfants, le mariage représente une protection sociale indispensable.

  4. Philippe D dit :

    On en parle beaucoup, beaucoup trop à mon avis; laissons-les vivre leur vie s’ils ne dérangent personne.
    Je n’en connais pas ou alors je ne le sais pas. Je suis très tolérant. Je pense que chacun devrait s’occuper de son c– et laisser le monde vivre comme il l’entend tant que la liberté des uns ne nuit pas à la liberté des autres.
    Pourquoi s’occupe-t-on tant de ce qu’il y a dans l’assiette de son voisin?

  5. lascavia22 dit :

    J’adhère pour partie à l’analyse ci-dessus (Michel). Je suis moi aussi persuadée que les lobbies et les médias sont largement responsables de la réapparition récente de l’ostracisme anti-homo de la part des « gens qui s’estiment normaux » (:=))). Notre société se plaît dans un classement -hiérarchisé, y compris moralement parlant- des genres et des gens…Pour preuve, le phénomène anti-homo n’est pas le seul à exhaler des vapeurs soufrées et à faire ressurgir des crises aigües de xénophobie (au sens : peur et rejet des autres, peur et rejet de ce qu’on ne connait pas, peur aussi de devoir, par la connaissance de l’autre, se remettre soi-même en cause …) qui font la plus grande joie des chasseurs d’audimat : on voit fleurir des anti et des pro-gros, des anti et des pro-maigres, des anti et des pro-vieux, des anti et des pro ceci ou cela…Je renonce à dresser la liste, elle est infinie ; et qui génèrent de fait la constitution de multiples groupuscules de statut associatif regroupant des gens qui, probablement en partie désœuvrés, amers, désillusionnés, revanchards peut-être « s’occupent » plus qu’ils n’agissent par conviction profonde. Si les conséquences n’étaient pas si graves, tant au niveau individuel que collectif. Que ces gens-là se donnent l’illusion d’être des modèles de perfection et de détenir les clés de l’avenir du monde ne me dérangeraient pas. Mais, ils sont, en groupes : « institutionnalisés », puis relayés et exploités par les médias…et donc le « pouvoir », la plupart du temps pour des enjeux électoralistes, quand ce n’est pas comme -écran de fumée- pour masquer et ne pas avoir à traiter les vrais problèmes de société… Monter les gens les uns contre les autres juste pour satisfaire son égo, combler des complexes, se rassurer sur sa propre condition (sa « normalité » …),… faire de l’audimat et se faire élire ou n’avoir pas à se justifier sur l’incapacité à gérer les vraies difficultés d’une société…heu…c’est tout de même inquiétant pour le présent comme pour l’avenir, tout comme le fait qu’une grande partie des homo comme des hétéro ne soient pas conscients d’être ici et ainsi largement instrumentalisés…
    Bon. Alors, les homo ? Quoi les homo ? …ben, rien. Rien de plus que des hommes et des femmes libres d’être ce qu’ils sont, libres de vivre comme bon leur semble, d’aimer qui ils aiment.
    Le trousseau de la tolérance porte deux clés en or : l’intelligence et lerespect des autres (copyright : adage spontané, inédit, appartenant à l’auteur de ce message ;=)))…

    • Edmée dit :

      C’est vrai que l’on en parle plus maintenant. Il y avait un homo dans ma rue quand j’étais petite, c’était le photographe, et tout le monde l’aimait bien. Mais bon, je ne sais pas ce qu’était sa vie quand il quittait notre patelin. Sans doute allait-il là où il savait que ça se passerait bien.

      C’est vrai aussi que rien de tel que de créer un problème pour concentrer les attentions sur comment on le traite…

      J’aime ta conclusion!

    • Edmée dit :

      Mais tu es un vrai tribun! 😉 Et tu as bien parlé, tu as raison il me semble! Et j’adore ta conclusion: Le trousseau de la tolérance porte deux clés en or : l’intelligence et le respect des autres

  6. Personnellement, l’homosexualité ne me dérange pas, puisque j’ai même écrit un poème pour le mariage de deux homosexuelles à la demande de quelqu’un. Mais un certain côté ostentatoire me dérange, ainsi par exemple : la Gay Pride. A quand une Hétéro Pride ? Je pense que la tolérance est de mise, mais il ne faut pas tomber dans l’ostentation tapageuse ! Je n’oblige personne à penser comme moi mais tenais à donner mon avis.

  7. Jean-Michel dit :

    Je pense que l’avis général cherchant à démontrer que les homosexuels ont droit de cité, n’est pas critiquable en soi. Ils ont toujours existé et les préférences sexuelles sont également vivantes chez les animaux. C’est une constance assez naturelle. Avec l’évolution des mentalités, personne (ou si peux) ne s’évertue à les critiquer ou les rejeter. Si l’on doit dire que les homosexuels sont aujourd’hui rejetés de la société, cela est une erreur grossière qui prend sa source dans des considérations pas très anciennes, où dans la société moderne, ils étaient encore montrés du doigt.
    Comme on l’a dit justement, ils vivent au milieu des hétérosexuels et gagnent leur droit de cité. Je pense en revanche que le mariage est une tradition qui vient de la combinaison de deux mots grecs anciens, qui mêlent la masculinité et la féminité. Le mariage de tout temps a servi, religion ou pas, à constituer la cellule de base de la société. Sans s’apesantir longuement sur l’origine, l’histoire, les objectifs de l’alliance d’un homme et d’une femme, on devrait simplement, en permettant l’alliance de deux hommes ou de deux femmes ensemble, l’appeler autrement. Ainsi tout le monde continuerai à trouver sa vraie place dans une société multiraciale, multicuturelle, multiconfessionnelle et multisexuelle, non ?

    • Edmée dit :

      Personnellement, si on me demandait mon avis ;-), je demanderais aussi que ça ne s’appelle pas « mariage » juste pour ne pas blesser ceux qui, en effet, ne le voient que comme un lien hétérosexuel…

      • Michel Buffet dit :

        Aurait-il fallu qu’on appelle le vote pour les femmes en 1946 un autre mot pour ne pas fâcher tous ces bons pater familial? 🙂

  8. SL dit :

    Je crois qu’un gouvernement impuissant sur les problématiques vitales – économiques et sociales – d’un pays met toujours le paquet sur le sociétal, l’accessoire. Et cette histoire de mariage homo l’illustre parfaitement.

    Personne ne conteste le fait que deux personnes du même sexe puissent s’aimer sincèrement. L’amour entre deux hommes ou entre deux femmes est une réalité. La vraie problématique est, comme toujours, très peu médiatisée. En France, il s’agit d’une initiative qui vient d’un certain « lobby gay », relativement puissant en termes socio-économiques et décisionnels (à Paris, du moins). Le hic est que ce mouvement est assez peu représentatif car la plupart des homos se fichent totalement du mariage et n’ont aucune envie de reproduire le schéma traditionnel et « plan-plan » de leurs parents ou grand-parents. Ils ont juste envie de faire ce qu’ils veulent et qu’on leur lâche un peu les baskets.

    Personnellement, je préfère de très loin les « Priscilla, folle du désert » – drôlissimes, subversives et souvent très pertinentes – que des clones version homo de l’uniformité petite-bourgeoise. C’est d’un ennui…

    Plus sérieusement, l’adoption par les couples homo pose un véritable problème de fond:
    – parce que l’on évoque très rarement l’intérêt de l’enfant dans l’histoire; un peu comme si celui-ci devenait un produit de consommation que l’on est en droit d’obtenir quand on veut et comme on veut.
    – parce qu’il est évident que nous n’avons pas assez de recul pour en mesurer l’impact sur le développement psychologique de l’enfant (l’enfant déteste être différent des autres; les enfants de divorcés au début des années 70, comme moi, peuvent en témoigner. A l’école, on avait honte…).
    – parce que le concept d’acheter des enfants dans les pays pauvres, quand on vient d’un pays riche, me choque profondément. Mais ça, c’est encore un autre problème.
    – parce que cette loi sur l’adoption est un tournant civilisationnel qui paraît assez irresponsable, en tout cas rapide et peu réfléchi: si cette loi est votée, elle va redéfinir dans le Code Civil ce qu’est, juridiquement, la filiation – c’est-à-dire non plus un père et une mère, qu’il soit biologique ou putatif – mais un parent 1 et un parent 2, sans considération de sexe.

    La théorie du Gender, concept éminemment idéologique, qui nous vient droit des Etats-Unis, a enfin conquis la France.
    Pas sûr que ce soit réellement un progrès…

    • Edmée dit :

      C’est vrai que l’adoption apportera des surprises qu’on n’imagine pas, en tout cas dans certains cas. Je ne veux pas vraiment en parler parce que n’étant pas vraiment informée, je ne ferais que répéter l’opinion ou les convictions d’autres. Mon avis, si j’en ai un, repose sur très peu d’éléments sérieux!

      Mais le fait est que dans la mesure où on s’ouvre à la famille homosexuelle, je ne vois pas comment et en vertu de quoi on pourrait lui nier les mêmes droits qu’aux familles hétéro.

  9. JMB dit :

    Je n’ai rien contre le mariage homosexuel…Pour être honnête je me contrefiche du mariage de manière générale 🙄
    Par contre l’adoption qui fait débat m’interpelle. Je n’ai guère envie de polémiquer sur le sujet de l’adoption que j’ai profondément étudié après qu’un accident ait fait que Framboise et moi soyons condamner à ne pas avoir de descendance. Toutefois, si bien qu’adorant les mômes, nous avons décidés de ne pas aller contre la nature en se retournant vers l’adoption c’est pour ne pas risquer d’aggraver le traumatisme d’un enfant privé de ses parents biologiques en jumelant son désarroi à la déception de parents ne pouvant procréer. Nous pensons (après, je me répète, avoir envisagé la question avec toubibs et psy….. et mures réflexions car les spécialistes ne sont jamais catégoriques) que nous ne pourrions pas créer pour l’enfant un climat normal, naturel, et sain dans lequel il pourrait s’épanouir sans arrières pensées. je ne suis pas convaincu qu’un couple homo ait plus de possibilité de réussite. J’ai autour de moi (comme tout un chacun, mais ça m’interpelle peut être plus que nombre d’autres) beaucoup d’exemples d’enfants qui grandissent, soit en famille d’accueil, soit sous le statut « d’adopté » et ce n’est jamais simple. Je ne pense pas que qu’il faille privilégier le désir parental à tous prix car je vois que souvent ( heureusement pas toujours) le résultat est bien médiocre….En tout cas il s’agit d’un vaste problème et je ne suis pas convaincu que les politiques soient aptes à le résoudre, d’autant qu’il me semble aujourd’hui que dans leurs soi disant compétences d’autres soucis pourraient être considérés comme prioritaires.
    😉 Bizzz
    JMB

    • Edmée dit :

      Eh bien je suis comme toi sur ce point. Je trouve que l’on devrait être capable d’accepter la sentence de la vie, à savoir que pour une raison ou une autre on n’aura pas d’enfants. J’en ai justement parlé ce WE avec une amie qui n’était pas d’accord parce qu’elle connaît quelqu’un qui était absolument malheureuse de ne pas arriver à concevoir et a tout fait pour que ça se passe malgré tout.

      Je ne sais pas quelle est la force de chacun, ou son image du bonheur. Je suis comme toi sur ce point… mais je veux bien considérer que peut-être j’ai su – comme dame Framboise et toi – me faire à l’idée que je n’en aurais pas.

      Bizzzzzz

  10. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Je suis assez du même avis que SL.
    Maintenant, pour ce qui est de « la communauté » , elle exixste bel et bien. Et ce sont eux qui l’ont voulue et non les gens comme moi. Ils forment une vraie « mafia » et font leurs lois. Dans certains milieux, si tu n’es pas homo, tu peux aller te rabiller, les portes se referment. Ils se soutiennent les uns les autres et démolissent ceux qui ne rentrent pas dans leurs jeux. Mais ils ne sont pas les seuls à vivre et se comporter ainsi, malheureusement ! Je les ai fréquenté à une certaine époque et je les connaissais bien (Il y en avait beaucoup à Nantes) ! Et, bien sûr, puisque ce sont des humains, il y en avaient des sympas et des imbuvables… J’aime les hommes et je trouve dommage que des beaux petits mignons ne soient pas pour les femmes !!! Je pourrais en dire beaucoup plus suer le sujet, mais pour un com c’est assez ! Comme on disait à Etel lorsque j’y étais : Tais toi t’a tout dit !!!
    Gros bisous chère Edmée et bonne fin de semaine !
    Florence

    • Edmée dit :

      Je pense que tu parles des regroupements qui se créent automatiquement entre les gens « d’ailleurs ». Mais ce n’est pas « une communauté » mais « des communautés » éparses. Certains en effet se sentent forts ensemble. Et bien entendu c’est un peu inévitable dans la mesure où il arrive encore souvent qu’ils aient besoin de se dissimuler pendant la journée. Le soir… eh bien la tentation d’être compris doit être forte.

      Vrai, il y en a des sympas et des imbuvables, ha ha ha! Comme dans tout.

      Bonne semaine chère Florence

      • Florence dit :

        Non je ne veux pas parler de communautés étrangères à la région, mais comme tu parles de la communauté omo, je reprends ton terme. Ils ne se sont jamais dissimulés, mais aimaient à être ensemble et très vite il se formait des regroupements un peu partout. C’est trop long pour que je te l’explique en détail. C’était facile, ils se débrouillaient pour faire rentrer un copain et cela faisait vite boule de neige, si bien que si tu n’étais pas comme eux, tu étais exclus puisqu’ils étaient majoritaires. Une galerie de peinture, très réputée avec grosse clientèle, n’exposait pas de peintres hétéros. Enfin il faut l’avoir vécu pour le comprendre. Mais tu sais, je n’ai rien contre eux, j’ai eu de bons copains omos. Les garçons étaient beaucoup plus sympas que les filles !
        Et Nantes, très cloisonnée, formait plein de communautés diverses assez fermées aux autres.
        Bisous Edmée !
        Florence

    • Michel Buffet dit :

      Mafia homo? ce qu’il ne faut pas entendre… et la mafia hetero? Celle qui dit au fille « mets du rose » et au garçons « tiens, un pistolet, pour Noël ». La mafia hetero qui te bourre le crâne avec ses pubs a la cons, ces romans, ces films,… Oui les homos ont tendance a se soutenir… faut bien quand tout dans la société te renvoie une image dans laquelle tu ne te reconnais pas. Et quand on veut s’intégrer – i.e., mariage, adoption – la porte te claque au nez. ahhh, j’ai compris… ont doit rentrer dans nos petites boites pour vous faire plaisir… le gentil coiffeur, la folle drôle et pas méchante avec qui on s’amuse bien en boite (mais l’invitons pas a la communion de Benoit… ça ferait tache)… décidément, on avance vraiment très doucement.

  11. Florence dit :

    Je n’avais pas encore lu le com de JMB et je pense comme lui !
    Re bisous !
    Florence

  12. mimidusud dit :

    Bonsoir Edmée,
    j’ai pus me connecter acec mon téléphone portable,heureusement
    que j’ai internet,bien bel article,et j’aime,j’ai trois garçons et un est
    homosexuel,à l’âge de ses 20 ans,ils nous a dit qu’il était gay,et qu’il
    avait un petit ami,cela a été un choc pour moi,mon mari et surtout ses
    frères,j’ai vécu avec un oncle homosexuel,qui était marié et avait un
    fils,j’ai vu comment il avait vécu,et j’ai accepté le choix de mon fils,pour
    son bonheur,sa joie de vivre avec un homme,nous avons reçu son ami,
    et nous l’avons accepté chez nous dans notre famille,mes amis…Cela fait maintenant quatre ans qu’ils vivent ensemble,et ils attendent avec impatience la loi pour le mariage et l’adoption,et j’en serais bien heureuse qu’ils puissent au moins se marier,et voir plus tard pour une
    adoption…. Voila,se sont deux mecs surperbes,gentils,travailleurs,ont beaucoup d’amis hétéros,couples avec enfants,ils sont heureux….je te souhaitent une belle et agréable fin de soirée,j’espère bien vite avoir mon pc réparé,demain,j’ai mon réparateur qui vient à la maison,bon week-end,ma belle,bisous de Mimi …

    • Edmée dit :

      Merci tellement, chère Mimi, pour ton témoignage! Je me rends compte que ça a dû être un choc, une sorte de vertige, et vous avez su affronter, accepter et puis aller de l’avant en souhaitant son bonheur. Quelle belle famille vous faites!

      Bisous et merci!

    • Myosotis dit :

      J’étais un peu pressée par le temps hier. Mais j’ai beaucoup aimé ton billet. Tellement vrai. Les excentriques et les pseudo-gros durs de la communauté gay ne doivent pas nous faire oublier tous ces couples absolument et merveilleusement authentiques que nous connaissons tous (ou presque). Je vis en plein quartier gay, alors forcément les excentriques, je connais bien. Mais au-delà, les couples, les ami(e)s et les collègues homosexuels qui m’entourent ont droit au respect le plus total.

      • Edmée dit :

        C’est là que je voulais en venir. Ils n’ont pas l’exclusivité du tapage et de la vie qui va trop fort. Et je les respecte au même niveau que les mêmes gens hétéros. Je n’aime pas trop les ultra-excentriques ni dans un groupe ni dans l’autre et ne fais pas différence!

  13. massard dit :

    Il n’y a hélas bien que trop souvent amalgames et ignorances dans le débat. Là où Internet devrait nous guider vers l’éclairage et le savoir c’est le contraire qui se passe et l’ostracisme qui règne!

  14. Sans entrer dans une discussion politique sur ses idées ou ses compétences, je suis plutôt fier qu’un pays comme la Belgique ait un premier ministre homosexuel issu de l’immgiration et d’un milieu très pauvre, car cela montre que tout est vraiment possible (dans le même esprit, j’aimerais aussi avoir la première femme comme première ministre belge). Le mariage homosexuel est permis dans notre pays depuis plusieurs années, et cela ne me pose aucun problème. Tu as raison : faisons preuve de tolérance à l’égard de tout le monde! L’union de nos différences est une richesse pour notre société.

  15. greenwich dit :

    jeter un papier d’embalage a bonbon dans la rue est contre nature et se marier avec une personne de méme sex est tres normal !!! je voudrai avoir la vrais signification du mot mariage c’est quoi au juste un mariage ? c’est bien un assortiment de deux choses normalement n’est ce pas ? est un assortiment c’est bien un assemblage non ? ont peux le dire d’un couple homme femme …mais homme homme j suis désolé ..c’est mon point de vue perso

    • Edmée dit :

      Je n’ai pas parlé du mariage ici… 🙂 Mais je ne suis pas contre, tout au moins un lien légal qui leur donne les protections juridiques d’un mariage. Que ça s’appelle mariage ou non n’est sans doute pas primordial mais bon… c’est un tout autre débat.

  16. fred dit :

    Bonne fin de week end!

  17. Edmée dit :

    Bisous à toi aussi, Pierrot!

  18. colo dit :

    Merci d’aborder ce thème sur ce ton Edmée. Moi je vis, mais depuis des années sans plus trop y penser, dans ce monde puisque mon fils est homo. Il a toujours ramené chez nous des amis, certains fort malheureux parce que rejetés par leurs familles. Des hommes qui n’ont rien de « folles », absolument rien. Des gens sensibles, comme toi et moi.
    Belle journée à toi.

    • Edmée dit :

      Merci à toi aussi pour ton témoignage.Je crois que trop souvent les gens imaginent qu’ils ne sont plus ostracisés parce qu’on en parle – ce qui est sans doute un progrès! – mais la peur de la différence est toujours bien là. Et les clichés aussi!

      Bonne journée…

  19. helene dit :

    Bonjour,
    J’ai lu rapidement. Je n’ai plus l’impression que l’on stigmatiqe les homos. Vraiment plus. EN tout cas pas autour de ma « communauté » , mon cercle de connaissance au sens large. Il ya une acceptation une liberté enfin aquise une normalité en somme. Je n’ai plsu l’impression que ces clichés perdurent. Mais je dois avouer moi meme un questionnement par rapport au mariage et au droit à l’adoption .

    • Edmée dit :

      Je comprends ça, et finalement, c’est encore un tout autre débat (mariage et adoption).

      Mais je pense qu’on les stigmatise encore. Moins ouvertement car comme on en connaît tous et en plus qu’ils « sortent du bois », on a le sens du politically correct. Mais c’est souvent un vernis, sauf si on en connaît assez pour constater qu’ils sont finalement bien peu différents de la faune hétéro…

  20. helene dit :

    et je souligne mes dires qd ma fille de sept ans me dit que une fille peut être amoureuse d’une fille ou d’un garçon et que c’est la meme chose.

    • Edmée dit :

      Les enfants sont toujours en avance dans les nouveautés car eux n’ont pas eu les préjugés qui les ont précédées. Ils sont un terrain vierge. Heureusement!

  21. Je reviens sur ton article et comme promis j’ai écouté notre ami français qui vit aux states. Il est plein de bon sens le témoignage de notre ami. Et beau gosse avec ça!

  22. jeanne dit :

    la vie n’est simple pour personne (lieu commun!!)
    laissons vivre
    vive la différence quand elle n’attaque pas mes idées
    laissons les s’aimer

    belle journée à toi

  23. Je ne parlerais pas de peur, mais d’étonnement parfois. Pour avoir beaucoup d’amis homos, hommes et femmes, je sais bien nos similitudes et différences. Par contre, pour être plutôt noctambule et confidente de deux homosexuels, je sais bien comme il est difficile pour les garçons de vieillir sans compagnon. C’est pourquoi ils ont souvent une vie nocturne débridée et multiplient les rencontres d’une nuit, plus que les hétéros disent-ils qui draguent plus ouvertement au grand jour.

    • Edmée dit :

      C’est un aspect intéressant que tu soulignes ici! Quand je parle de « peur », c’est la peur cachée, celle qui fait que l’on refuse encore, dans certains endroits, leur sang aux collectes, par exemple… C’est une peur que l’on nie mais qui est là…

  24. Alain dit :

    Bonsoir Edmée, voilà un article que je n’avais pas découvert. Bravo à toi, et merci, de donner ta plume et ton talent d’écrivaine pour parler des gays. Personnellement, je ne me suis jamais caché. Dans les années 65, nous n’étions pas encore gays, surtout au fin fond de la province qui m’a vu naître. Mais de sales pédés, des petites lopettes, j’en passe et non des moindres ! Je m’en foutais. COMPLÈTEMENT. J’ai assumé. À mes dix-huit ans, émancipé, je suis monté à Paris et j’ai fait ma vie. (Que j’avais commencé en province, bien entendu). Traversé les « années Sida ». Perdu des Amis des deux sexes. Une triste époque où les « survivants » que nous étions, fréquentions davantage les hôpitaux, et les crématoriums. Des cimetières de temps à autre. « Le cancer gay », la « punition divine » lisait-on à l’époque dans la presse ou, pire, entendait-on à la télévision. Par leur bêtise, ces imbéciles donnaient une intelligence au virus. Celle de frapper les gays, les Noirs, ou les drogués. Et bien entendu de préserver les hétéros. Une désinformation qui a fait autant de mal que le virus lui-même. C’est peut-être l’une des raisons qui a fait que les gays se sont regroupés en communauté. Je n’aime pas ce mot mais n’en trouve pas d’autres. Nous étions rejetés. Gay devenait synonyme de sida. Avec beaucoup d’autres, nous avons survécu. Mes amis perdus restent dans mon cœur. Je ne porte pas ma sexualité en étendard. Je la vis. Point barre. J’ai aussi connu des bisexuels. Mais qui se prétendaient hétéros, bien entendu. Un détail. J’ai été et reste aujourd’hui un homme heureux, chanceux, je le reconnais volontiers, et plus que tout amoureux fou de la vie ! Pardon d’avoir été aussi long.

    • Edmée dit :

      Merci donc d’avoir trouvé cet article datant d’il y a deux ans, mais qui présente une situation qui n’a pas changé. Oui, les « sales pédés », j’ai connu ça. Je me demande dans quelle mesure ce « sale » qui était destiné à exprimer du mépris, n’était pas plus la fureur/peur en face d’une sorte de refus de la vie « normale » (dite normale), car on était aussi de « sales voyous » si on n’était pas soumis au couvre-feu parental de 20 heures, des « petites putes » si on ne voulait pas être présentées aux parents du jeune homme au bout de trois semaines etc… Mais il est vrai que l’homosexualité semblait tenir le pompon de la perversité 🙂

      Mes amis homos ont eux aussi perdu pas mal de proches à cause du sida, et leur dévouement m’a stupéfaite… ce fut une époque qui, je crois, a véritablement soudé les homos, parce qu’on leur en voulait, et ils sont dû faire face. Ils l’ont fait avec énormément de coeur et de charité… La vraie charité tant vantée et si souvent absente!

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