Les « mauvaises lectures »…

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Mes parents étaient d’avides lecteurs, comme les parents de mon père. Mon grand-père faisait relier ses livres en cuir, dorés sur tranche, avec son nom en lettres d’or… Ma tante Françoise elle, cousine de mon père, les faisait relier également, en agneau, avec à l’intérieur du papier aux dessins précieux qu’elle faisait venir de Florence. Dorés sur tranche aussi, naturellement.Qu’on se rassure: cette tante était très riche, mon grand-père l’était moins mais il y avait des plaisirs qu’on choisissait de se faire même s’ils étaient coûteux.

On avait aussi beaucoup de livres de plus modeste apparence, avec les bords incertains et la couverture de papier qui semblait vouloir danser quelque peu. Les pages qu’il avait fallu séparer l’avaient parfois été sans soin… Ah, ces beaux coupe-papiers ! Je me souviens de mon préféré, en ivoire, qui était fendu. (Mais qu’est-il devenu?)

Dès que j’ai su lire, j’ai spontanément suivi les traces familiales du délice vertigineux des pages que l’on tourne. J’ai commencé avec les petits livres d’or et surtout les histoires que ma mère aimait puisque c’est elle qui choisissait en me disant « tu aimeras bien ». J’avais donc les aventures de Hopalong Cassidy et Roy Rogers. Plus tard ma grand-tante Didi m’a offert son propre exemplaire de Mickey et Minnie de la bibliothèque rose, qui me donnait des frayeurs terribles mais que je n’abandonnais pas, tremblant dans la solitude de ma chambre le soir. J’ai eu les contes d’Andersen première édition de ma tante Françoise et là aussi, il y avait de quoi avoir peur bien souvent. Mon grand-père maternel m’a offert Le Sphinx des glaces de Jules Verne, qu’il avait reçu dans son enfance. Bref… j’ai appris à lire dans des reliques.

J’avais libre accès dans la bibliothèque familiale. Il y avait au grenier une armoire baptisée « la grande armoire » qui contenait tout ce qu’on ne lisait plus, et qu’on avait oublié s’y trouver. Et dans le salon il y en avait une autre, remplie d’autres livres souvent également oubliés. Une autre plus petite dans le boudoir et une dernière dans le « petit bureau de papa »… J’attrapais tout, car bien vite je m’étais montrée trop gourmande pour me contenter longtemps des livres avec des images. Bien entendu, j’ai ainsi lu pas mal de livres sans rien en retirer qu’une sensation d’égarement incrédule.

Mais il y eut l’âge où je me suis rendu compte que ces livres remportaient des indications intéressantes sur bien des mystères que je ne pouvais aborder ouvertement. Mystères qui parfois, même en ayant atteint le statut de « jeune-fille » et quitté celui de fillette, restaient un complet brouillard. Il faut dire qu’alors l’éducation sexuelle était résumée par un laconique « ton mari t’expliquera » ou « tu sauras bien assez tôt ». La garçonne de Victor Marguerite me présenta un monde de partouzeurs, avec des fantaisies et des hardiesses qui me stupéfiaient. Je n’osais d’ailleurs pas demander d’explications à ma mère qui m’aurait repris le livre aussitôt ! Mariages de Charles Plisnier me dirigea vers la notion d’échec presque inévitable des mariages et les appétits sexuels exprimés, que je comprenais peu en cette ère de Mademoiselle âge tendre et Salut les copains. Les dieux rouges avait un délicieux goût d’interdit… Parfois je prêtais ces livres à ma voisine qui les dévorait avec sa mère, en cachette du père, ce qui m’assurait leurs sourires heureux lors de mes visites et beaucoup de chuchotements entendus. Nous avions aussi une très belle copie des contes de Boccace illustrée de bien jolies femmes nues et Les chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, également illustrées. J’avoue que je ne comprenais rien du tout…

Au moins… c’était de la bonne littérature ! Et plus attrayante que « le mariage parfait » que l’on m’offrit lors du mien, de mariage – qui ne fut pas parfait ! Ce livre expliquait tout ce que l’épouse devait faire pour le plus grand bonheur de son époux. Devait. Allez, un bon geste, ce sera vite passé…

Je suppose que l’amour était le meilleur guide, de toute façon…

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43 réflexions sur “Les « mauvaises lectures »…

  1. celestine dit :

    Je me souviens très bien de mes premières lectures interdites.Mes parents, ma mère surtout, planquait les livres qu’elle ne voulait pas que je lise (lusse?) mais j’avais trouvé la cachette. Tremblante de ce délicieux frisson que procure la transgression, j’ai ainsi dévoré Les Liaisons dangereuses, l’Amant de Lady Chatterley et Lolita de Nabokov pour celles qui m’ont le plus marquée.
    De nos jours, hélas, on aurait beau laisser traîner ces chefs d’oeuvres sur la table basse du salon, je crois qu’il n’y aurait pas de danger qu’un ado lambda s’en empare…il faut plutôt planquer les vidéos X, les temps changent…

  2. fabeli dit :

    découvrir les « choses de la vie » dans les romans c’est un plaisir!

  3. fred dit :

    aujourd’hui on rentre dans l’ère du livre numérique et des tablettes dans lesquelles on peut télécharger sa « bibliothèque ». Mais cela n’a strictement rien avoir avec la passion du livre et de l’objet que l’on tient dans les mains pour une éternelle redécouverte! Je suis certain que le livre relié l’emportera dans ce « combat » avec le numérique!

    • Edmée dit :

      Je le pense aussi, parce qu’il y a le grand grand plaisir de vraiment tourner des pages, d’en respirer l’odeur, d’y glisser un signet etc… et de retrouver un livre qui fit le bonheur de deux ou trois générations.

      Ceci dit il paraît que l’illettrisme se répand très vite, que les jeunes ne lisent et n’écrivent plus, et ânonnent… Donc oui, je pense que le livre survivra mais seulement chez certains, un peu comme les vieux meubles, la belle vaisselle, les manoirs de famille usés mais qui font partie d’une famille tout aussi usée qui y grelotte…

  4. JMB dit :

    J’étais également avide de lecture dès le plus jeune age. De la littérature romantique à Sartre en passant par les polards j’ai englouti des centaines de livres de poche ou autres « j’ai lu ». Au lycée je m’étais fait confisqué Sagan par le S.G. …Quarante cinq ans après je suis encore interloqué d’avoir été éduqué par des abrutis pareils !
    Aujourd’hui je ne lis plus du tout.
    Bizzzz
    JMB

    • Edmée dit :

      On est tous surpris, je pense, de constater dans quelles mains et surtout têtes d’idiots et de balourds on a confié nos têtes blondes!

      La bonne nouvelle est qu’on en est sortis en meilleur forme qu’eux 😀

  5. Damien personnaz dit :

    J’ai adoré les bibliothèques rose et verte, et puis les « Signes de piste », un truc de garçons. Mais très vite, les livres « sous le manteau » que me décrivais ma mère m’ont plus attiré que les fadaises pour jeunes de mon âge. J’y ai appris les choses de la vie, même si la pratique s’avère plus redoutable. Lire ces livres interdits étaient un peu comme de frotter une allumette dans un tunnel noir, on tâtonnait bien souvent en essayant, le sourcil froncé, d’y comprendre quelque chose. « Ce doit être excitant, là, oui, mais où exactement », suffisait à entretenir la flamme de la curiosité pour les interdits, qui sont tous permis aujourd’hui.

    • Edmée dit :

      Exact! Ca ajoutait des questions aux questions, et au fond, on s’ébahissait en silence de tout ce qu’on allait « comprendre quand on serait assez grands ».

      J’ai reçu ton livre hier et me réjouis de pouvoir le commencer!

      Le lien vers ton blog ne marche pas 😦

  6. Etant d’une autre génération, je n’ai pas connu ces interdits, bien qu’il n’existait pas Internet lorsque j’étais ado. Par contre, le plaisir de la lecture, je l’ai depuis toujours, bien que mes parents ne soient pas de grands lecteurs en dehors de la presse. Bon week-end Edmée.

  7. Damien dit :

    Le lien devrait marcher maintenant…

  8. nicole 86 dit :

    Parents « insiüteurs laics » comme ils le prononçaient, chez eux pas de bibliothèque, mes parents ne lisaient que le journal local. On m’a « généreusement gratifiée  » de quelques bibliothèque rose (dont l’intégralité de la Comtesse de ségur), et les livres interdits que je lisais en cachette: le vieux missel de mon père où je trouvais le seul appel à la transcendance, à la gratuité. Oui, je comprends maintenant que j’ai vécu dans un univers étriqué, je ne suis pas certaine qu’il soit un modèle dépasssé, je crains même que les nouvelles générations ne soient souvent laissées dans le même dénuement que je me laisse parfois aller à qualifier de criminel.
    Bon dimanche.

    • Edmée dit :

      La façon d’être étriqués se modifie avec les temps. Mais maintenant les jeunes ont accès à tout, il n »y a plus de mystère et donc plus d’intimité, de découverte. Qui y gagne? Je ne sais pas… Après tout il est bon de faire ses expériences une par une en sachant que c’en est. Avec mes amies nous pouvions parler des demi heures entières sur la façon dont un garçon nous avait embrassée! Ca faisait aussi partie des « découvertes » et on prenait son temps pour ne pas tout savoir avant de commencer….

      Et oui, il est bien possible que des parents d’aujourd’hui, dépassés par l’abondance d’information à laquelle leurs enfants sont conviés se contentent de ne plus parler de rien, tous comme de mon temps on ne parlait de rien…

      Bon dimanche aussi!

  9. wihard dit :

    article très intéressant 🙂

  10. Nadine dit :

    La lecture a toujours été un grand moment de bonheur pour moi et elle continue de m’enchanter. Au-delà de la distraction qu’elle nous procurait enfant ou adolescent, il est vrai qu’elle nous permettait de découvrir et comprendre les choses cachées de la vie, tout ce qu’il était impossible d’aborder avec nos parents. Car, Edmée, même si les miens sont plus jeunes que les tiens, j’ai connu ça moi aussi !

  11. Philippe D dit :

    Je crois que je n’ai eu que de bonnes lectures dans mon enfance : Petzi pour apprendre à lire, ensuite la bibliothèque rose et verte, les Martine de ma soeur, … et puis, en grandissant, de temps en temps, je jetais un coup d’oeil dans « Les fleurs du mal » ou dans « Emmanuelle » tous deux dans la bibliothèque de papa jusqu’au jour où … Emmanuelle a disparu. Je n’avais sans doute pas été assez discret.
    Bonne semaine. Après la neige, la pluie!

    • Edmée dit :

      Eh bien papa lisait donc Emmanuelle 😉 Et moi mes parents – en tout cas mon grand-père! – lisaient Victor Marguerite! Hé hé! Mais ils ne voulaient rien nous expliquer, à nous, innocents agneaux!

  12. Un petit coucou pour te souhaiter une bonne semaine.

  13. gazou dit :

    Il y avait très peu de livres à la maison
    Mais dans la rue d’à côté, heureusement, il y avait une bibliothèque et j’ai pu emprunter pas mal de livres …et cela m’a sauvée littéralement..mais pas de lectures interdites, la dame qui tenait la bibliothèque n’aurait jamais donné cela à une enfant
    moi aussi, jai aimé la collection des livres d’or…un petit peu déçue quand même la première fois car je croyais qu’il y avait de l’or pour de vrai à l’intérieur mais l’histoire était assez merveilleuse pour que j’oublie ma déception

    • Edmée dit :

      Je comprends qu’une bibliothécaire soit plus avisée que certains parents! 🙂 A la petite librairie-papeterie du village ma mère est allée rouspéter car mon frère y avait acheté un roman-photo western où un cowboy mal embouché en traitait un autre de « crapule »… et mon frère avait demandé la traduction en bon français à ma mère! 🙂

  14. Go dit :

    Mes parents avaient une collection de livres, mais ces livres ne se lisait pas. Leur seule utilité était de remplir les rayons dans notre salon. Le premier livre qui a accaparé de mon imagination était l’Odyssée. Ulysse a eu de la chance d’écouter les sirènes et survivre.

    • Edmée dit :

      L’Illiade et l’Odyssée… moi c’est ce que me lisait mon père au lit, avant que je ne sache lire! IL a suivi avec Tristan et Yseult et les Contes des Mille et une nuits… version « pour enfants »!

      Tu as bien commencé ta vie de lecteur. Mais as-tu appris à te boucher les oreilles au chant des sirènes?

  15. Pâques dit :

    J’aimais lire, un peu trop même, ma mère s’inquiétait de ne pas me voir jouer comme les petites filles de mon âge, maintenant je comprends car il faut aussi se dépenser physiquement !
    J’étais toute menue, le teint pâle et je m’évanouissais pour un rien,tout le contraire de maintenant, je lis encore mais je me dépense beaucoup plus !!!

  16. Edmée dit :

    Moi qui croyais que seuls les baisers faisaient s’évanouir… Mais moi aussi j’étais pâle et noyée dans mes livres comme Ophélie dans l’eau et moi aussi je m’évanouissais. Surtout à la messe, ha ha ha! L’encens devait me transporter… 🙂

  17. Dans la grande armoire de la bibliothèque parentale il y avait tout en haut et dans la rangée du fond des livres qu’on ne voyait pas et que j’aimais aller chercher…mais gare si le trou était remarqué et que Maman s’apercevait de l’absence sans autorisation. dans le bureau de Papa il y avait d’autrestrésors plutôt scientifiques que j’avais plaisir à parcourir lentement

  18. colo dit :

    Ah, quelle coïncidence…tu verras de quoi je parle chez moi Edmée.
    Pas d’interdictions chez moi, pourtant beaucoup de livres…peut-être pensaient-ils que de toutes façons on y comprendrait rien?
    Erreur!

  19. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    De GROS problèmes d’ordi ne m’ont plus permis de continuer ma vie blogosphérique. C’est le 1er soir où j’en ai à nouveau la possibilité.
    Maintenant, il faut que je me réorganise, car tout est chamboulé et je ne sais pas comment ni dans combien de temps je pourrais remettre des articles sur mon blog.
    Je reviendrai pour lire tes articles et y mettre des coms. Là, c’était juste pour te faire un petit coucou d’amitié, Paul qui m’a beaucoup aidé, se joint à moi pour t’envoyer de bons bisous !
    Florence

    • Edmée dit :

      Je n’y manquerai pas !

      Je comprends maintenant que j’avais tout faux. Je ne le ferai plus. Mieux vaut tard que jamais!

      > Date: Wed, 30 Jan 2013 21:41:35 +0000 > To: lonhiennepatricia@hotmail.fr >

    • Edmée dit :

      Oh je suis toute contente de te retrouver et de savoir que seuls des problèmes d’ordi t’ont tenue au loin. Je sais qu’on y tient, à ces petites bêtes d’ordis, mais on préfère qu’ils soient malades que nous!

      Et donc ma chère, prends bien ton temps, et moi aussi je remets mon amical bonjour à notre ami Peul, accompagné d’un bisou enrubanné!

  20. Florence dit :

    Et bien, encore une marche arrière pour te dire que je n’ai jamais eu d’interdits de lecture, heureusement, car j’an avais bien assez comme cela par ailleurs ! Mais il n’y avait pas de livres « très chauds » à la maison. De toute façon, j’ai toujours été « de mon âge » : Le Club des Cinq jusqu’à l’adolescence, puis les roman à l’eau de rose de mes grands-mères, les Colette etc… de ma mère, les livres d’actions et policiers de mon père. Autrement, les livres d’Histoire, d’aventures, les biographies, les livres sur les Indiens etc… Bien sûr il y avait aussi tous les grands classiques et les poètes… Mais pas de livres interdits (°v°)
    Allez, un dernier bisous pour la route !!!
    Florence qui te quitte pour de bon !

  21. philirlande dit :

    re-bonjour

    égaré sur la toile mais en gardant un souvenir de tes écrits, la preuve me revoiçi sur ton nouveau « lieu de travail »
    avant tout, le numérique ne remplacera jamais le papier, les gens aiment trop le contact physique
    pour parler de ma jeunesse, les bibliothèques roses et vertes n’ont jamais eu de secrets pour moi, ma préférence allant toutefois aux BD que j’adore toujours, même si le graphisme prend doucement la place du dessin :-/
    mes parents n’étaient pas des littéraires, donc j’ai dû me faire une idée tout seul…pas toujours facile
    enfin, je retrouve la littéraire avec mon gamin ado et les livres imposés, le plaignant parfois…
    beaucoup de mots pour un simple coucou
    en espérant que tu vas bien
    amitiés de l’Irlandais

    • Edmée dit :

      Contente de te retrouver, Philou!

      Oui ça doit être plus difficile quand les parents ne lisaient pas vraiment, il faut se créer la passion tout seul. Remarque que mon frère détestait la lecture, il faut dire qu’il était sans doute dyslexique et qu’à l’époque ça ne se diagnostiquait pas, mais comme il adorait le cinéma, une fois qu’il a découvert que certains films étaient tirés de livres, ce fut son fil conducteur. Son film conducteur devrais-je dire! 🙂

      Amitiés

  22. laurehadrien dit :

    Mes parents ne lisaient pas et n’avaient pas d’argent. Aussi ma bibliothèque, c’était la bibliothèque communale, dont j’ai dévoré les rayons pour enfants les uns après les autres sous le regard d’un vieil instituteur. Pas question donc d’avoir des lectures sulfureuses… sauf… lorsqu’une fois dans un supermarché je suis tombée sur une jolie couverture avec une belle petite fille blonde. C’était Lolita de Nabokov…

    • Edmée dit :

      Ca changeait peu, sulfureuses ou pas: je ne comprenais pas le soufre 😀 Mais j’avais la chance de tout avoir sous la main…

      Et Lolita… je ne l’ai pas lu 🙂 Mais je me souviens du foin que ça a fait…

  23. Armelle B. dit :

    Hélas, je n’ai pas eu accès aux beaux livres de la bibliothèque paternelle car on ne les touchait qu’avec des gants… Mais il y avait heureusement les brochés remisés dans un placard fermé. Cela m’a permis de découvrir des ouvrages de Mauriac, Loti, Flaubert et « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir qui m’avait beaucoup déçue. Beauvoir voyait la femme comme une victime qui devait se révolter contre son affreuse condition. Cela m’étonnait d’autant plus que chez mes parents, c’est maman qui était la reine incontestée.

    • Edmée dit :

      Ah je comprends ça… moi je ne connaissais pas de femmes martyres non plus, la seule était une cousine de ma mère qui s’était mariée « sur le tard » avec un monsieur qui était grand-père et qui pleurait quand elle voulait partir pour la journée. Elle ne bougeait donc plus pour ne pas faire pleurer son mari. Quand on parlait d’elle on la mentionnait comme « Pucette qui a son mari qui pleure tout le temps » 😀

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