Une auréole en toc : la démissionnaire

Pablo Picasso: Femme au chignon

Pablo Picasso: Femme au chignon

Comment ose-t-on geindre 10, 25, 30, 35 ans ou plus après, que l’on a été « soumise toute sa vie » et porter un front plissé en toutes lettres « femme sacrifiée au bien-être du mari » ?…

Oui, comment peut-on ? Je ne parle pas des malchanceuses qui ont épousé des cogneurs, et j’aimerais que toutes celles-là se rebellent et sortent du mariage sur leurs deux jambes en chantant et non pas les pieds devant alors que les autres chantent…

Non, je parle de celles qui ont épousé un homme – alors un tout jeune homme ! – volontaire. Choisi justement pour ça. Il fera et je suivrai. Ce sera comme avec papa et maman ou à l’école.

Jeune époux qui, au début de cette longue épopée familiale, a soit reproduit ce qu’il a vu faire par son père, ou s’est appliqué à faire tout le contraire.  De faire « mieux ». Un jeune homme inquiet devant un avenir d’interminables responsabilités auquel il venait de souscrire : il lui faudra travailler, mettre de l’argent de côté, savoir se priver, se comporter en père alors qu’il se sent si incertain encore, et feindre que tout va bien même quand il est consterné devant la crainte qu’il voit parfois sur le visage de sa jeune épouse. Elle est toute perdue, pensera-t-il maintes fois, et je suis seul maître à bord.

Et il risque, oui, d’être trop exigeant de peur de ne pas l’être assez. Parce qu’il est volontaire et veut bien faire.

Et oui, au début… elle va se soumettre, parce qu’elle n’est pas du genre à s’affirmer, et que tous les deux cherchent l’équilibre dans cette barque fragile qu’ils viennent de mettre à l’eau et qui tangue sous le poids de leurs espoirs et projets, et elle « obéit ». Pendant un an, deux ans, peut-être un peu plus. Et c’est normal. Elle suit le guide, elle suit l’exemple maternel, elle suit David Crockett sur la piste toute fraiche, parce qu’il semble avoir une idée d’où on va et aussi qu’il a la carabine.

Mais si elle continue d’obéir toute sa vie, si au cours de toutes ces années elle n’a jamais assez envie de quelque chose pour le demander, ou jamais assez horreur d’autre chose pour dire non, si elle a préféré céder « pour avoir la paix » souvent sans même avoir fait comprendre ce que ça signifiait pour elle…, a-t-elle le droit de plus tard reprocher à David Crockett une vie uniquement orientée à faire « ses caprices et quatre volontés » parce qu’elle réalise qu’elle est passée à côté d’autres choses et qu’elle le regrette ?

Eh bien moi je dis qu’elle n’a pas été soumise mais planquée, a uniquement cherché à éviter les prises de position et les responsabilités. Qu’elle a laissé son mari seul face à toutes les décisions importantes (oh oui, elle a imposé ses coussins de satin pêche au salon et la bordure de tulipes, et même cessé de cuisiner le boudin aux pommes qu’elle n’aime pas…), se désintéressant de son mariage et de son époux en même temps, au profit d’une petite survie pépère où on la voit, elle, comme l’épouse. Sa frustration devant son propre manque d’audace se retourne année après année contre le mari, qui est devenu celui à qui il vaut mieux donner raison pour avoir la paix, celui dont on dit tu connais ton père aux fils et filles, ou on sait qui commande tout ici aux autres, avec une mimique entendue.

Et je dis qu’elle n’a pas fait son devoir. Ni envers elle, ni envers son époux. Ni envers ses enfants d’ailleurs, auxquels elle donne une image déformée du mariage vu par les femmes.

Parce qu’un mariage se réussit ou se ternit à deux, et que si jamais elle n’a pris le temps de discuter avec ce jeune homme d’alors pour lui expliquer son point de vue, faire valoir son avis autour d’un verre de vin ou dans un chemin en bord de falaises où le vent leur donne les joues rouges et leur creuse l’appétit… elle n’a pas donné ses chances à cet époux de comprendre comment la rencontrer dans leur voyage commun, et de le rendre agréable et complice. Elle n’a pas tendu les mains, offert ses sourires, expliqué avec un amour encore jeune et en vie. Discuté, indiqué la voie du compromis, d’un mieux vivre à deux, et puis à trois ou plus. Et, alors que peut-être il s’est montré trop dur ou impatient avec des enfants qu’il comprenait mal, elle ne lui a pas pris la main pour la poser sur leurs fronts et lui faire percevoir la fragilité qui dormait derrière. Non, là aussi, elle a fait « toutes ses volontés ». En égoïste. En lâche et en planquée.

Elle ne s’est pas épanouie dans la prison qu’elle a érigée, et silencieusement en accuse le mari qui lui, ma foi… a continué à défricher sa piste de David Crockett, cessant de la tirer par la main.

Et non, on ne porte pas l’auréole de la sainte dans ce cas-là !

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40 réflexions sur “Une auréole en toc : la démissionnaire

  1. Florence dit :

    Coucou Edmée par ce vendredi tout gris tout froid comme la vie de ses femmes soumises.
    Sans toujours chercher la querelle, on peut dire son désaccord, et ça, dans n’importe qu’elle association. Oui, c’est plus facile de dire amen, de ne pas vouloir s’imposer de peur de n’être plus aimée, ou simplement de la dispute qui peut en découler. C’est un peu mon cas, je ne dis rien, je me laisse faire, et un beau jour, j’explose et « l’adversaire » est tout surpris ! Et lorsque j’explose et que l’autre regimbe, je me fiche totalement de rompre, je suis même capable de partir en claquant la porte après avoir « vidé mon sac » et dis à l’autre ses 4 vérités ! Et c’est très rare que je revienne, même si j’y laisse des plumes. Mais cela au bout de combien de temps de soumission… Comme je n’ai jamais été mariée, je ne peux pas savoir, mais, dans l’absolu, je trouve que tu as parfaitement raison, et que la femme sans ce cas là, n’a pas « joué le jeu », n’a pas fait son devoir d’épouse et de mère.
    Il n’y a pas qu’en amour que l’homme propose et que la femme dispose. De toute façon, je pense que l’homme ne devrait pas trop s’occuper de la vie domestique, ainsi, la femme aurait automatiquement ses propres responsabilités.
    Bisous chère Edmée, passe une bonne journée, même si elle n’est pas belle, le soleil est dans tes yeux !
    Florence

    • Edmée dit :

      Merci Florence pour ton témoignage si honnête!

      Je ne crois pas à la « vraie soumission » de longue durée. Je crois à celle – que tu as pratiquée et moi aussi – qui attend « de voir » comment les choses s’ajustent et qui se bloque net le jour où on comprend qu’il n’y a rien à faire, qu’on donne sans rien recevoir, et alors on pète les plombs. On claque la porte. Mais si l’autre n’est pas « bouché à l’émeri » comme on disait chez nous ;-), s’il a un sincère désir de faire de sa vie à deux un vrai partage, on a le devoir de s’opposer, de discuter, de se faire entendre, sous peine de devenir une démissionnaire pleine de rancoeur.

      Ici aussi gris et moche à souhaits! Mais le soleil est dans mes yeux, oui, comme pour toi je crois!

      Bisous

  2. adèle dit :

    Après une telle accusation, les humbles violettes tremblent, et elles ont raisons, car tes propos pourraient faire réagir bien des maris moralement abandonnés, relégués dans le rôle du pourvoyeur de finances et de statut social!!!
    Aimons nos hommes comme ils le méritent, même si parfois ils sont un peu casse-pieds quand même!!!

    • Edmée dit :

      Ils sont tous casse-pieds, soyons justes! Mais ils ont leurs bons côtés si on ne distribue pas les rôles d’emblée: toi bourreau jamais content, moi martyre tendre violette 🙂

  3. Edmée dit :

    🙂 Sounds true, doesn’t?

  4. jeanne dit :

    je vais revenir !

  5. Je ne sais quoi dire car tout cela me dépasse, bien sûr. Je n’ai tenu le coup que deux fois trois mois dans ces situations et encore. Ensuite j’explose et basta, Carine reprend sa liberté, de peur d’étouffer entre ces lessives et la corvée patates. Ne parlons pas des dimanches en famille, j’en ai la tête qui tourne. Mon Dieu je n’ose imaginer le nombre de femmes étouffées au nom de ce sacro-saint « devoir ». Merde merde et merde! Que ton texte est bien frappé Edmée! Soyons vraies et restons-le!

    • Edmée dit :

      Il y a des hommes qui viennent sans cadenas, tablier et fouet… 🙂 Les dimanches en famille, j’ai toujours su éviter ce calvaire pire que la messe!

      Mais je trouve normal qu’un homme ait son idée des choses et… les suggère. Et aussi normal que l’épouse ne soit pas forcément d’accord et le fasse savoir. Mais dire oui chéri en ruminant et pensant « j’aurai ta peau, attends seulement de voir…. » ça va pas! 😦

      • Tu as raison ça ne va pas, ce n’est pas honnête. Ces femmes ne sont-elles pas celles qui épousent pour la situation, « parce que c’est comme ça que la vie doit aller »?

  6. Edmée dit :

    Ce sont bien elles! Elles font un mariage de planque. L’amour n’est pas invité à la noce. Et comme elles n’arrivent même pas à être heureuses avec elles-mêmes – pour en arriver là, faut ne pas avoir une grande envie de vivre! – elles se révèlent en victimes. Il leur faut un bourreau, tout trouvé.

    Grrrrrrrrrrrr

  7. celestine dit :

    C’est quand même ton thème de prédilection, Edmée… ça fait combien de billets dans lesquels tu dénonces (avec brio) la lâcheté des femmes qui font des mariages arrangés en se faisant passer pour la victime expiatoire auprès d’un homme bourré de défauts?
    Cette conception du mariage est évidemment épouvantable. Tu connais beaucoup de femmes comme celles-là? Pour ma part, je n’en connais pas. Les gens divorcent facilement maintenant. De nos jours, je connais davantage de divorcés que de mariés dans mon entourage. Quant à moi, après trente ans , et même si la vie à deux est faite de hauts et de bas, j’ai la chance d’avoir un mari exceptionnel.(Peut-être parce que je le suis ;-)) et j’ai une nature trop passionnée pour pouvoir me reconnaître ou m’épanouir dans ce rôle de fausse sainte. Je me serais barrée au bout de trois mois, comme Carine-Laure.
    On n’a qu’une vie, merde!

    • Edmée dit :

      🙂 Ici je m’en prenais surtout au vieux mythe qu’une femme soumise est une bonne épouse alors que – sauf si elle a vraiment épousé un tyran! – elle est surtout une personne terne et sans ambition de faire de son mariage une histoire qui peut être agréable malgré la houle. Elle se planque et se cache de la vie, cachée derrière le mari qui, devenu malgré lui seul maître à bord, entre sans le savoir dans la distribution de rôles qu’elle a choisie pour eux: lui le jamais content et elle la sainte qui courbe la tête.

      Personne ne peut être heureux de cette situation. Et elle n’a pas, non, fait son devoir!

      Mais pour répondre à ta question, si j’ai connu beaucoup de femmes qui restent engluées dans un mariage mort sous plein de faux prétextes… oui! Mais je crois que ça disparaît. Ma génération en a encore pas mal de ces « martyres » qui restent parce que « je ne me vois pas prendre un temps plein », « je ne me vois pas vivre seule », « je reste pour les enfants 😦 « , « Je ne sais pas conduire », « ma belle-mère ne s’en remettrait pas »… etc!

      Oui, tu es gaie et pétillante, tu ne pouvais pas laisser un petit coq devenir un tyran, tu as su pousser tes propres cocoricos et je suis certaine que tu es loin de ces créatures insipides et rancunières!

  8. Colo dit :

    Voilà un vaste sujet qui nous intéresse tous et toutes bien sûr.
    J’écris bien sûr car ce carcan du « modèle à suivre » affecte les deux sexes, à part égale. Et leur pèse à part égale tout en trouvant plus facile de se plier au moule préétabli.
    Par manque de courage, d’esprit critique, d’idée précise de ce que pourrait être le couple, les deux se réfugient dans la tradition. Et les deux sont insatisfaits.
    Nombreux sont les couples trentenaires que je connais où ce modèle a disparu, où existent des relations d’égal à égale….et c’est fort heureux, non?
    Je souris en te lisant car c’est bien mes parents dont tu parles, et de tant d’autres couples de plus de 50 ans que je connais. Les jeunes sont, et ouf, fort différents…non???
    Beau weekend Edmée.

  9. Edmée dit :

    Tu as tout à fait raison! On connaît d’ailleurs aussi « la femme gendarme » et le « mari paillasson »… Ils reproduisent ce qu’ils ont vu, le scenario qui leur est familier. Ils ne savent pas où est l’équilibre et « le pain quotidien » d’un amour qu’il faut entretenir et pas ranger dans l’armoire « mari-femme ».

    Ils ne réfléchissent pas, comme si un mariage se construisait comme une recette de cuisine!

    Oui, les jeunes, heureusement, sont fort différents, et c’est tant mieux. Même quand ils se séparent ça se passe avec plus de bon sens.

  10. JMB dit :

    Qu’est ce que ça doit être chiant pour un homme de vivre trente ans avec une femme soumise ! (l’inverse aussi je pense)……
    Quoi qu’à y réfléchir un peu, par petite dose de temps en temps ça peut être sympa….J’ vais en parler à Framboise mais je suis pas sûr qu’elle soit d’accord 😉
    Bizzzzz
    JMB

    • Edmée dit :

      Tu l’as dit, ça doit être mortel! Les Italiens disent « l’amore non è bello se non è litigarello » c à d l’amour n’est pas beau s’il n’y a pas un peu de discorde…

      J’espère que Framboise sera d’accord 🙂

  11. gazou dit :

    Tu dis les choses rondement et clairement et je pense que tu as raison…Il y a deux personnes dans un couple et les deux sont responsables de ce que devient leur couple…Celle qui paraît soumise n’est pas toujours la victime…Tâchons d’y voir clair pour nous-mêmes mais ne portons pas trop de jugement sur les autres les situations étant toujours plus complexes qu’on ne le croit…

    • Edmée dit :

      Voilà, c’est ce que je voulais dire. Et celui qui quitte l’autre le premier n’est pas toujours celui qui « s’en va ». On peut s’en aller de son mariage à pas de loups…

  12. Ton texte est très juste et correspond pour moi à une autre époque, à une autre génération. Je vais cependant prendre un peu la défense de ces femmes : beaucoup d’entre elles étaient mères au foyer, sans boulot, sans permis de conduire, sans droit de vote, et la société (et l’Eglise, soyons honnête) les poussait à être soumises et à taire leurs sentiments. C’était un tout autre contexte, et il était bien plus difficile de prendre le risque de tout plaquer. Les choses ont bien changé et c’est tant mieux. Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      Coucou! Oui, si on retourne loin en arrière c’était ainsi. Mais mon billet ne porte pas tellement sur le fait qu’il y a des maris difficiles et des femmes qui restent avec eux bon gré mal gré, mais plutôt sur les femmes qui, elles, ne font pas grand chose pour que leur mariage en soit vraiment un. Ne pas expliquer au mari qu’il exagère, fait fausse route, ne pas discuter avec lui les options de leur vie, c’est une erreur et c’est déloyal parce qu’on accumule les rancoeurs. Une femme soumise à ce point là (et je parle de ma génération, les femmes qui ont eu 20 ans pendant les années de la pilule, de mai 68 etc!) n’a en réalité pas le droit de se lamenter de son mari qui peut-être est devenu un vrai casse-pieds parce qu’elle ne lui a rien dit et ne l’a pas aidé à s’assouplir !

      Tu t’imagines par exemple dire à ta femme au bout de 20 ans de mariage que tu détestes sa façon de décorer la maison mais que tu t’es « soumis pour lui faire plaisir »? Tu n’en aurais pas le droit puisque tu ne lui aurais jamais indiqué quoi que ce soit…. Etre soumis est idiot sauf s’il s’agit d’une question de vie ou de mort, et est une planque « pour avoir la paix ». Et puis on explose et on a comptabilisé les reproches de toute une vie!

      Bon week-end!

  13. nicole 86 dit :

    Le proverbe dit « il n’y a que la vérité qui fait mal ». Alors, oui je vais oser dire que la lecture de ce billet et des commentaires qui vont tous dans le même sens me fait ressentir plus encore que d’habitude ma pleutrerie, ma nullité. Je lis dans le commentaire ci-dessus que mon comportement fut idiot, il l’est sans doute encore même si je ne suis plus soumise à un mari mais aux obligation diverses et variées de mes enfants et parents.

    • Edmée dit :

      Nicole, tu n’es pas la seule de notre génération à avoir fait ou évité de faire bien des choses par peur, toutes les peurs qui nous venaient à l’esprit et étaient entretenues par la société.

      Je pense que toi même tu dois te dire que si c’était à refaire, tu ferais autrement. Et puis je ne sais pas quelle était l’intensité de la pression du mari sur toi. Je parle ici non pas d’un tyran dictateur mais de tous ces hommes de « notre temps » qui avaient la prérogative naturelle d’être l’homme, s’y installaient et allaient de l’avant. Bien entendu, face à un tyran il y a peu d’options: partir ou rester en faisant profil bas. Devant un homme qui aime mais est maladroitement Jacques a dit… la femme qui se soumet juste pour ne pas s’impliquer dans les décisions du ménage est lâche. Et ne s’intéresse pas beaucoup du partage. Il ne va ni la tuer ni la jeter dehors ni la priver de nourriture!!! Il va avoir ses plumes ébouriffées, ne pas être content surtout au début mais, s’il n’est pas borné, il va peu à peu tenir compte. Et il est alors possible de marcher de concert, ou au moins… aussi bien que possible!

      Aujourd’hui tu le sais, les femmes sont mieux soutenues lorsqu’elles disent « assez! ». Heureusement, d’ailleurs!

      Bon dimanche!

  14. jeanne dit :

    ton texte me fait penser à ma mère
    qui pourtant n’était pas une femme soumise
    mais qui a un moment pour ne pas retrousser ses manches
    a accepté accepté un peu le pire
    ça m’a donné un goût d’indépendance inimaginable
    une révolte que j’ai toujours prête au fond de moi
    c’est loin tout ça et si près si j’y repense
    belle journée

    • Edmée dit :

      Ma mère aussi, elle a accepté, comme beaucoup de ses amies, comme normales des situations qui étaient pénibles. C’était ainsi autrefois, et ça avait encore cours « de mon temps » une fois sur deux parce que toutes les mères clamaient en choeur: « nous l’avons supporté, à vous de le supporter maintenant ».

      Mais il y a eu celles qui se sont considérées l’égale de l’homme au point de vue importance et n’ont pas voulu laisser qu’un fiancé gentil mais assuré d’avoir raison parce qu’il faisait partie du « sexe fort » se transforme en mari lointain et ont pris la peine d’affronter les petits combats d’un mariage pour s’y sentir le mieux possible…

      Belle journée!

  15. J’ai déjà commenté l’article. Je voulais juste te dire que j’ai consacré un article à la Foire du Livre de Bruxelles qui pourrait t’intéresser, et te souhaiter une bonne semaine…sous le soleil. Le printemps arrive.

  16. Philippe D dit :

    Comment? Comment? On est tous casse-pieds! Mais c’est quoi ça?
    Vous ne savez pas vous passer de nous!
    Passe une bonne semaine.

    • Edmée dit :

      J’avoue que tu as raison, Philippe. On ne sait vraiment pas! Heureusement pour vous car comme vous ne savez pas cuisiner ni lessiver… la gent masculine serait bien mal en point sans notre faiblesse 🙂

  17. Pâques dit :

    Oh ! mon mari cuisine très bien, d’ailleurs je l’encourage dans ce sens 🙂 Nous étions deux couples d’amis à se marier la même année, ma copine par facilité a laissé son mari endosser le rôle du mari protecteur et qui décidait de tout !
    Moi, non évidemment alors il me traitait de féministe etc…
    Ce couple s’est séparé après 12 ans, elle ne s’en est jamais remise, elle a sombré dans la boisson…
    Nous bien que je passe souvent à l’abordage, nous sommes toujours ensemble et il y a du respect de part et d’autres.

  18. Edmée dit :

    Passer à l’abordage, quoi de plus merveilleux? Le fier capitaine qui rend les armes dans les voiles, ha ha ha! L’amore non è bello se non è litigarello (l’amour n’est pas beau sans un peu de bagarre….)

    Bravo, ta recette semble fonctionner….

  19. Déjà prendre conscience pour une femme d’être soumise à son homme n’est pas si évidemment, ensuite quand les yeux s’ouvrent…. ça fait mal, très mal… Difficile de s’imposer dans son couple quand ce n’est pas un trait de notre caractère de partir au combat, mais lorsque le mari dépasse les bornes, il faut réagir et ne pas tout accepter… Bon sang, que c’est difficile quand on a le nez dedans… ça fait partie des crises conjugales qui séparent ou qui reconstruisent… j’ai eu la chance de me trouver dans la deuxième solution, face à un homme surpris mais presque heureux de voir sa femme sortir ses griffes…. wahou, ce fut long, douloureux, mais depuis notre complicité est décuplée et notre relation au beau fixe . Pour cela il faut évidemment deux mêmes volontés d’avancer dans le même sens et une énorme dose d’amour partagée…

    • Edmée dit :

      Quel parfait exemple de ce que je voulais démontrer! Vouloir solidifier le couple c’est accepter de défendre son morceau aussi… par respect ce soi et de l’autre. Les hommes croient préférer la facilité et puis en sont étouffés car ils se retrouvent enchaînés à une femme infantilisée par la « soumission », alors qu’une femme réelle les aide sur le chemin et existe. Une femme qui existe est mieux qu’un boulet chagriné…

      Bravo Prudence! Ravie de ton témoignage…

  20. Je crois trop que chacun est complètement acteur de sa vie. Une femme qui se plaint se choisit victime. Oh je sais que c’est difficile de changer, de se battre ou de partir même pour celles qui sont maltraitées mais on ne peut changer que soi-même, pas les autres!

    • Edmée dit :

      Je tends à être comme toi. C’est difficile mais souvent la peur de perdre le peu de « bon » qu’on a empêche de sauter le pas. C’est un choix, la peur constante. Ou la tiédeur.
      Notre vie nous appartient et nous pouvons, oui, choisir notre rôle dans les scènes importantes!

  21. claude danze dit :

    Que tout cela est finement observé et sobrement expliqué… Merci Edmée.

  22. M-Noëlle Fargier dit :

    Belle analyse. Oui, chacun est responsable de son état et doit tout mettre en oeuvre pour changer ce qu’il subit. Mais ce n’est pas si facile. La soumission existe à long terme, cet état entraîne la perte de toute réflexion, une vie automatisée par ce que veut l’autre. Ceci existe autant pour une femme que pour un homme. Ce dont je suis sûre, c’est que s’il y a de vrais sentiments amoureux, cette domination n’a pas lieu car chacun cherche l’épanouissement de l’autre et non le contraire.

    • Edmée dit :

      On peut être soumis(e) et bien dans ce rôle si en effet on y est à l’aise, et que l’autre nous complète et peut-être même apprécie cette situation. Chacun alors se développe bien, sans écraser l’autre ni lui reprocher une vie de « victime ».

      Mais les gens médiocres (c à d incapables, en plus, d’accepter ce qu’il sont et ne sont pas) font de merveilleuses victimes d’eux-mêmes et en accusent les autres… Merci pour ta réflexion 🙂

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