On penserait qu’autrefois le temps durait plus longtemps…

Amusant de constater comme l’impression est que la vie était plus tranquille autrefois. Parce qu’il n’y avait pas autant de voitures, de monde en ville, de choses à faire – pense-t-on. Plus de lieux de promenade non loin du seuil, de nature intacte. De divertissements qui unissaient les gens au lieu de les asseoir dans une même pièce où ils sont séparés.

 

Il doit y avoir du vrai, et on ne peut retenir le progrès, l’évolution, les chutes en disgrâce, les nouvelles modes et la marche du monde. Mais si tout était différent autrefois – autres siècles, autres temps, autres âges -, tout n’était ni mieux ni plus facile. Même si on pense aux classes aisées, malgré tout certains hommes se déplaçaient, parfois fort loin pour leurs affaires. Mon arrière-grand-père allait lui-même en Russie pour présenter ses courroies. Pas question de partir avec un léger bagage et de faire « un aller-retour, chérie, je serai là pour le week-end ! ». Une traversée en bateau durait des semaines, un voyage en train se faisait par étapes, avec nuits à l’hôtel. C’était fatigant et long, et une fois sur place il fallait bien mettre à profit le temps disponible pour les faire, ces fameuses affaires, et même si on imagine certaines rencontres agrémentées de soupers fins et cigares au club… il fallait faire honneur et ne pas piquer du nez endormi quand   la jeune fille de la maison offrait un concert de piano pour renforcer les liens…

 

Les femmes, même de la belle société, restaient rarement au lit comme Scarlett O’hara le matin, hurlant quand l’impudente domestique ouvrait les rideaux sur le jour cruel. Il y avait un emploi du temps chargé : des œuvres, le courrier que l’on faisait tous les jours – parfois on demandait au facteur qui avait apporté une lettre de passer plus tard pour la réponse ! -, l’intendance de la maison, les visites à la famille ou gens à recevoir (les carnets de ma grand-mère révèlent que presque tous les jours quelqu’un venait soit à midi, soit au goûter ou le soir, et que la chambre d’amis était souvent occupée. Elle-même allait manger ou goûter presque quotidiennement chez une sœur ou parente). Et puis il y avait le suivi de la progéniture. L’organisation de réceptions plus formelles, les visites à la couturière, les semonces chez le boucher qui ces derniers temps profitait du jeune âge de la soubrette pour lui donner des morceaux juste bons pour la soupe.

 

LessiveQuant aux gens moins fortunés, on le sait, leur journée leur laissait peu d’espace pour rêvasser. Qu’ils soient « exploités » ou pas. Le travail d’une servante – ou gouvernante, ou femme de chambre –  dans une bonne maison avait ses avantages car contrairement à ce qu’on colporte volontiers, servante ne voulait pas forcément dire méprisée. La servante n’était pas la copine mais son travail était respecté et c’était une vraie collaboration entre elle et la maîtresse de maison. Mais que l’on se souvienne du temps et de la force physique que prenaient une lessive, le battage des tapis, l’entretien d’une cuisinière au charbon, le repassage, le grand nettoyage, les courses… La cuisine n’était pas aussi simple qu’aujourd’hui. Le poulet, il fallait le plumer, le vider, le désosser. Les conserves, il fallait les faire pour la plupart. Les légumes, il fallait bien les laver, les trier. Le moment de rêve devait être l’épluchage des légumes : enfin assise, les yeux rougis par les oignons, le dos bien calé contre le dossier.

 

Les journées se travaillaient du lever au coucher, et si certains les avaient moins dures, elles étaient bien remplies. Et oui, les plaisirs d’alors favorisaient les complicités. Mon arrière-grand-mère maternelle adorait aller jouer « à la crapette » chez ses sœurs et chanter de vieux cramignons liégeois. Ma mère petite s’y rendait aussi et s’amusait beaucoup. Ainsi elle connaissait très bien ses grand-tantes, et de vrais liens existaient, tout comme les goûter quotidiens dans l’autre côté de la famille permettaient de toujours savourer le plaisir d’être sœurs ou belles-sœurs. Mes grands-parents allaient souvent au cinéma. Mais le soir, ça pouvait aussi être couture ou correspondance pour l’une et comptes pour l’autre. Et pas danser cheek to cheek devant le phono, une coupe de champagne à portée de main.

 

Des paresseux et des oisifs, il y en avait comme il y en a. Ca, le monde moderne ne peut pas nous en débarrasser.

 

Quant au recul de la nature, de plus en plus loin de notre seuil, c’est vrai que tout le monde le déplore. Mais je suppose qu’un jour ça va s’inverser à nouveau, comme tout. Et il n’y a qu’à voir avec quelle voracité lierre, buddleias et orties reconquièrent ce que l’homme abandonne pour se dire qu’elle ne demande qu’à revenir, la nature. Et elle… elle prend vraiment son temps… mais quel chef d’œuvre !

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40 réflexions sur “On penserait qu’autrefois le temps durait plus longtemps…

  1. gazou dit :

    C’est vrai, on croit toujours que c’était mieux avant, on embellit le passé en ne voyant que ses bons côtés..Et c’est stupide puisque c’est maintenant que nous devons vivre et que ce maintenant a ses côtés positifs lui aussi

  2. JMB dit :

    Je ne regrette pas les temps anciens. Ce qui m’agace un peu c’est que l’on s’efforce de tout abandonner du passé. Je pense que le modernisme n’est pas obligé de tout supplanter brutalement. Notamment lorsqu’il est question des enfants que les parents voudraient forcément tous surdoués. Qu’on les habitue très jeunes aux instruments informatisés est une bonne chose puisque ce sera leur environnement quotidien et qu’en plus c’est pratique et passionnant. Mais que diable ! Laissons les aussi jouer à la marelle. Ce soir je me rends au centre social pour amuser les mômes sur mes jeux traditionnels en bois, à chaque fois ils se passionnent pour ces parties et me demandent quand je vais les ressortir. Même les ados abandonne vite leurs SMS pour une partie de remonte bille et pourtant aux yeux de leurs grand-parents qui sont de ma génération, je passe souvent pour un zombi.

  3. Pâques dit :

    Très joli billet !
    Finalement c’est aujourd’hui, le moment présent qui compte le plus pour nous, hier, c’est hier et demain on verra bien …
    Bon, c’est mon anniversaire, donc je veux savourer cette journée !!
    🙂

  4. amandine dit :

    Bin j’allais répondre le même que Gazou lol mdr

  5. Mon arrière, arrière, etc..grand père qu’on a surnommé Adam, oui le mari de ma…qu’on nommait Eve, me dit-on prétend qu’avant lui, il n’y avait rien. Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux qui pensent qu’avant eux, il n’y avait rien. J’aime que tu racontes le contraire avec ce style souriant que j’apprécie. 🙂

  6. Armelle dit :

    Je crois que l’on savait mieux organiser le temps, qu’il y avait un vrai respect aussi bien pour les travaux que pour les loisirs. Et on se plaignait moins qu’aujourd’hui, bien que chaque époque ait eu ses bons et mauvais côtés. C’est surtout sur le plan ménager que les choses se sont améliorées et également pour la santé. On ne souffre plus physiquement autant que les siècles précédents… Arracher une dent était autrefois un réelle épreuve.
    Bravo pour ce joli billet Edmée.

    • Edmée dit :

      On meurt moins en couche (et on a moins d’enfants!), on garde ses dents plus longtemps. Qu’on les aime ou pas, la télévision et l’internet sont une ouverture sur le monde et je me dis, comme mon père l’a souvent dit avec nostalgie… « si seulement son père avait connu ça! Il en aurait été fasciné ». Tout n’est pas mieux mais tout est loin d’être pire!

  7. Michel dit :

    Ah, quelles belles évocations !
    Il manque un équilibre aujourd’hui, entre le savoir-faire d’autrefois et le travail accompli avec conscience et satisfaction, et la jungle d’aujourd’hui, où l’on ne propose au plus grand nombre que des aliments immangeables, des saletés jetables et une violence et un pression omniprésentes.

    Bonjour Edmée, et très grandes bises !!!!

    • Edmée dit :

      La violence était là aussi. Mais on n’avait pas les médias pour savoir qu’elle était partout. On se faisait attaquer sur les « grands chemins » par les voleurs. Les charlatans vendaient des poisons inefficaces et dangereux, on mourait d’une crise d’appendicite, et je n’ose penser comment la plupart des légumes étaient nettoyés, la viande conservée… Mais l’homme est un mutant et résiste à tout, dirait-on…

      Et notre époque est le même chaos que les autres, avec ses points forts et les gouffres!

  8. Quand je pense que j’ai trouvé trop long mon voyage!! notre réalité a changé le rapport au temps, il est vrai

    • Edmée dit :

      Mais c’est normal. Un long voyage est court par rapport à ceux que l’on faisait autrefois, mais nous vivons aujourd’hui et notre temps est compté en heures et minutes d’aujourd’hui! 🙂

  9. Je ne voudrais pas vivre à une autre époque qu’aujourd’hui.
    Que de choses ont évolués en faveur de la femme (de toutes les classes) depuis lors !
    On l’oublie trop souvent …
    Bon week-end Edmée ! 😉

    • Edmée dit :

      Je ne sais pas quant à moi si, au cas où je pouvais choisir, je choisirai aujourd’hui ou pas. C’est un tel cocktail de bon et de mauvais partout. Et puis aurions-nous le choix de choisir non seulement notre époque, mais le lieu et la classe sociale, les moyens financiers? 😉

      • Je parle de mon cas Edmée.

        Je suis libre comme l’air dans tous les domaines et je peux m’épanouir pleinement dans MES choix parce que je vis en 2013 !!

        Bien que mes aïeules fassent partie des notables et de la classe aisée, la société de l’époque ne leur aurait jamais permis de vivre LEUR vie sans en « payer » le prix parce quelles étaient obligatoirement assujetties à l’Homme par le mariage.
        Quand il y avait amour et respect comme chez tes grands-parents, c’était merveilleux, mais la plupart du temps le mariage était « arrangé » par la raison.
        Je ne suis pas du tout féministe, nooon, je suis simplement très heureuse d’être une femme de mon temps qui remercie ce que ces femmes courageuses (les féministes de 68) ont fait pour moi et…pour les hommes… 😉

  10. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    C’est vrais ce que tu dis, mais je trouve que l’époque de ma jeunesse était plus sereine que celles d’autrefois et surtout que celle d’aujourd’hui ! Et pourtant ma jeunesse à moi, n’a pas été du tout sereine, mais ça, ce n’était pas le fait de l’époque ! Dans ma petite enfance, il y avait, dans la grande maison familiale où trois générations vivaient en assez bonne entente, tout le petit matériel électrique qui facilite et agrémente la vie des ménagères. Le téléphone, le transistor, la voiture, la télé… Ma mère a été longue à accepter le lave-linge et le frigo ! Comme j’ai connu tout ce qu’il y avait avant, et qui demandait « de l’huile de coude » j’étais assez émerveillée. Nous avions presque tout, et nous n’étions pas encore blasés. Si, je pense que cette époque-là était plus agréable que celle que nous vivons actuellement. De plus, les femmes qui restaient à la maison n’étaient pas montrées du doigt, c’était normal, et je me souviens, qu’elles avaient quand même la belle vie, dans la sphère des Français moyens où j’évoluais.
    Gros bisous Edmée et bonne fin de semaine !
    Florence

    • Edmée dit :

      ON a tous cette impression là, que c’était mieux et plus tranquille avant, je pense. On déplore toujours les changements qui bousculent: plus de travail, etc… C’est normal. Les souvenirs sont aussi sélectifs, on efface certaines choses. Mon but n’était pas de dire que nous vivons la meilleure des époques, pas du tout. Je déplore moi aussi bien des choses mais on est souvent injustes aussi.

      Bon dimanche Florence, et bisous!

      • Florence dit :

        Non, je t’assure Edmée, que les années 50 était bien agréable en France ! Je ne dore pas la pilule tu sais, le modernisme arrivait partout, sans tous les inconvénients qu’il a eu après. Bien-sûr, ça n’a pas duré, mais je pense que les gens en ont bien profité, et cela dans toutes les couches de la société. Je le voyais bien autour de moi ! screugneugneu !!!
        Bon dimanche à toi aussi Edmée ! Nous avions 2° ce matin, c’est l’hiver avant l’automne !
        Florence

  11. jeanne dit :

    je ne sais pas bien
    mais notre époque n’est pas si formidable
    la population explose et nous atteignons un seuil
    celui déjà bien avancé de ne pas pouvoir nourrit tout le monde
    la nature en a pris un coup s’en remettra -telle ?
    je ne sais pas bien…
    mais je suis une optimiste ;((o

    • Edmée dit :

      Je ne trouve pas notre époque formidable dans l’ensemble, mais je veux rendre à César ce qui … etc! 🙂 Ce n’était pas formidable non plus avant. Nous choisissons les critères qui nous séduisent, nous nous imaginons forcément dans une autre époque et dans la classe aisée parce que personne n’a envie de s’imaginer trimant désespérément tout le temps et manquant de nourriture ou de chauffage, et forcément… nous polluons un peu la donne! 🙂

  12. colo dit :

    Cette mise en perspective du temps et bien intéressante Edmée. Je me souviens qu’enfant, le lundi était jour des lessives…qui duraient toute la journée, les enfants nous essorions dans un truc à rouleaux. J’y pense souvent au temps quand, pour sortir de mon île, je dois prendre 2 avions, faire une escale de 4 heures…le voyage dure 8 heures et je me dis qu’autrefois il aurait duré 2 mois!
    Ces exemples pour dire que nous sommes faussement pressés, trop souvent.
    Excellent dimanche Edmée

    • Edmée dit :

      C’est un rythme qui nous a été imposé, hélàs. Mais il est quand même plus agréable je pense de faire en une journée un déplacement qui aurait pris deux mois. Je veux dire que deux mois en voyage, parfois loin des siens, ou avec des enfants, ça représentait aussi de fameuses malles avec de quoi se changer, toute une organisation complexe…

      Enfin, personne n’a eu le choix de son époque, il faut vivre « avec son temps » comme on dit avec justesse, et se souvenir qu »avant, c’était mieux pour certains aspects et pire pour d’autres… Il n’y a pas d »époque perdante ou gagnante!

  13. Lorsque je parle de ce sujet avec ma grand-mère (82 ans), elle trouve qu’on était autrefois plus insouciant car on ne savait rien (pas de télévision pour te montrer toutes les horreurs du monde) et on se contentait de peu de choses. Ce qu’elle regrette le plus, c’est la vie sociale qu’il y avait avec les voisins avec qui ils passaient leur soirée au lieu aujourd’hui de regarder la télévision ou l’ordinateur. Elle me raconte des soirées où les jeunes jouaient au football sur la rue sans voiture, tandis que les adultes sortaient les chaises sur les trottoirs et bavardaient.

    Cependant, à côté de cela, elle ne voudrait plus revivre les quatre années de guerre où elle a connu la peur et les privations de nourriture. Elle qui a connu l’époque où on faisait sécher son linge sur les champs, ne voudrait plus refaire tout cela. Et elle qui voulait devenir puéricultrice, ses parents lui ont répondu : « Il n’en est pas questions. Vous ferez des études de couturière pour savoir recoudre les pantalons de votre mari ». A 82 ans, elle regrette encore de ne pas avoir suivi sa vraie envie (même si elle a élevé ses enfants et petits-enfants avec beaucoup d’amour) et surtout d’avoir une vraie vie indépendante alors qu’elle est restée dans une maison où il y avait 3 générations (et les conflits qui vont parfois avec) et qu’elle passait ses journées à faire le ménage.

    Bref, à travers cet exemple, je pense que la vie n’était pas mieux avant et qu’aujourd’hui n’est pas mieux ou pire. Ce sont des époques différentes avec leurs avantages et leurs inconvénients.

    • Edmée dit :

      Voilà qui nous met tout à fait d’accord! On perd ici, on gagne là, à nous après tout d’en faire le meilleur usage. Vrai que les passe-temps d’autrefois tenaient unis, mais au fond… il devait bien y avoir des indésirables qu’on ne pouvait éviter aussi facilement qu’aujourd’hui. Finalement, c’est le coeur des gens qui continue de chercher des contacts ou est ravi de les éviter, quelle que soit l’époque!

  14. Celestine dit :

    Je suis assez d’accord avec petit Belge pour adopter une position centrale..le juste milieu est un endroit où je me sens bien. Il y avait sûrement de très bonnes choses dans le passé mais aussi tellement de choses horribles que je n’aurais pas aimé vivre…
    Et puis c’est mon époque, c’est celle qu’il m’a été donné de vivre, et je prends tout le bon possible, en me disant que tout pourrait aller bien plus mal…cela n’enlève rien au plaisir que je prends a lire tes évocations très précises du temps d’avant, comme autant de tableaux réalistes a la plume et a l’encre noire…tu es la Gustave Doré de la blogosphère, Edmee!

    • Edmée dit :

      Voilà… c’est l’époque qui a été sélectionnée pour être agrémentée de nos vies 🙂 et qui les agrémente de ses charmes et ennuie de ses lacunes. On n’y peut rien. Le temps qui passe ne doit pas se regretter ou s’idéaliser, même si le savourer en mémoire est un plaisir!

  15. Anne Renault dit :

    Je pense vraiment, d’après mes souvenirs – hélas d’un temps déjà ancien – qu’autrefois la vie était réellement plus tranquille. Les journées étaient certes bien remplies, mais occupées d’activités plus authentiques, bien autres que s’énerver dans un embouteillage ou s’exciter sur une console de jeu. J’ai des souvenirs d’enfance où je participais à toutes sortes de tâches ménagères, bien simplifiées aujourd’hui, mais qui donnaient l’occasion de véritables contacts avec la famille. C’est vrai, je suis nostalgique, car je me rappelle trop de moments de douceur, que je ne retrouve plus dans le mode de vie urbaine actuel.

    • Edmée dit :

      Peut-être en effet les choses vont-elles trop vite. Mais on vieillit moins vite 🙂 Souviens-toi de ces malheureuses de 45 ans que l’on vêtait de gris avec le sac en croco et le foulard sur le collier de perles fines… Si elles voulaient un peu de jeunesse en rab, on les traitait de poupoules! 🙂 Mettre un jeans à 50 ans ne s’imaginait même pas…

  16. Nadine dit :

    A nous de savoir embellir notre quotidien en profitant de tous les bons côtés de la vie et en s’efforçant de vivre au mieux les mauvais moments…

  17. Je reviens lire les commentaires partagés entre les deux tendances. Il y a aussi un aspect qu’on n’a pas évoqué : le chômage. Avant, presque tout le monde avait un emploi, qu’on soit qualifié ou non. Maintenant, ce n’est plus le cas et la perte d’un emploi entraîne aussi toute une famille dans les difficultés. Mais d’un autre côté, les conditions de travail étaient quand même très pénibles autrefois et beaucoup de femmes n’avaient même pas le droit de travailler. Bref, j’en reviens à ma position que tout n’était pas rose non plus autrefois, en particulier pour vous Mesdames.

    • Edmée dit :

      Tu as raison, il n’y en a pas eu pendant très longtemps. Mais aussi on vivait plus en famille et je pense qu’on se soutenait automatiquement – ne serait-ce que par la force des choses! C’est un peu comme les personnes âgées qui le plus souvent continuaient de vivre avec leurs enfants…

      Tout était différente, avec des points forts et d’horribles lacunes, comme aujourd’hui!

  18. Alain dit :

    Ces lignes sur le temps qui passe sont douces, très belles aussi. Si le passé est définitivement révolu, il n’en reste pas moins précieux quand les beaux souvenirs viennent souligner la seule chose qui nous appartienne vraiment. Le présent. J’ai pris un grand plaisir à lire cet article. Tous les commentaires aussi. Personnellement je suis heureux de continuer à vivre en regardant le temps passer. Je suis un chanceux, je le reconnais. Merci pour ce beau moment.

    • Edmée dit :

      Je suis moi aussi une chanceuse, je ne regrette jamais rien (sauf de fugaces regrets/frustrations sur ce j’aurais pu ou dû faire à tel point de ma vie, comme tout le monde) et oui… je suis dans le présent avec l’avantage immense d’avoir un passé et celui de mes parents et grands parents qui m’en ont laissé des traces….

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