Souffrances d’hommes

Ils sont menteurs, abusifs, dominateurs, prompts à cogner…

 

Bon. C’est naturellement faux, parce que restrictif, caricatural, né de jugements imbéciles.

 

Et pourtant l’homme, le pauvre, n’est vraiment pas à la mode. On lui en veut personnellement d’années de patriarcat et de domination masculine, des viols, comportements irresponsables, abandons, femmes dans chaque port et quartier. On se déchaine contre tous et chacun d’entre eux comme s’il était l’homme à abattre. Tout ce qui va mal dans la vie d’une femme semble être la faute d’un salaud de sexe masculin, un jour et quelque part. Le père, l’employeur, l’ancien petit ami, le mari, l’amant, le curé, cet idiot de médecin sexiste sans compter ce débile de garagiste qui, elle en est certaine, est responsable du coup dans la carrosserie parce qu’il est sexiste.

 

Et pourtant, la vie et la littérature mettent en scène depuis longtemps déjà des hommes qui n’ont aucune chance d’en sortir vivants psychologiquement, dans les serres d’une mère, et puis celles, laquées et baguées, d’une épouse à l’air inoffensif – avant le mariage. Le supplice a existé depuis toujours. La main de fer rougi jusqu’au blanc dans un gant de dentelle, drame secret et souvent bien dissimulé, n’épargne aucune génération.

 

Parlant il y a peu avec une amie médecin, elle m’a dit qu’un de ses malades, à sa demande « mais depuis quand avez-vous commencé à être aussi souffrant ? » a répondu en souriant « depuis le jour de mon mariage ». Et de raconter une vie interminablement humiliante. Je connais personnellement un homme, qui m’a dit avoir également commencé la longue série de ses ennuis de santé dans l’avion qui l’emmenait en voyage de noce. La fiancée câline aux humbles œillades avait dû communier avec une hostie enchantée lors de la messe, car dès qu’ils furent seuls pour enfin se rouler dans le miel de la première lune de leur vie commune, elle n’eut plus le temps pour la douceur. Elle avait eu ce qu’elle voulait : le mariage. Le mari n’était qu’un accessoire. Un peu gênant mais il faudrait bien s’en accommoder. Quand on veut une villa à la campagne il faut envisager des trajets quotidiens pour aller travailler, et quand on veut se marier il faut naturellement passer par la contrainte du mari.

 

On les connaît. On en connaît tous et toutes. Parfois c’est très visible, d’autres fois la comédie est mieux jouée, même avec un peu d’excès, ce qui doit être une souffrance de plus pour le pauvre captif : devant les tiers il est encensé, cajolé, couvert d’attentions : il convient de montrer que madame ne prend que du premier choix dans la vie, et que monsieur est traité avec les honneurs qui reviennent à ce grade. Et quand le foyer retrouve sa routine intime… il est à nouveau l’accessoire transparent.

 

Judith et Holopherne - Artémisia Gentileschi

Judith et Holopherne – Artémisia Gentileschi

 

J’ai connu des femmes qui sont se sont fait ligaturer les trompes après le premier enfant sans en parler au mari. Des femmes qui vidaient la maison et s’en allaient pendant que Mr était au travail. Des femmes qui battaient – oui, battaient physiquement de leurs petits poings si frêles et féminins ! – leur mari. Qui les isolaient lentement de leur propre famille, jugée indigne ou trop peu décorative. Sans les accueillir dans la leur car on ne mélange pas les torchons et les chaussettes. Des femmes qui laissaient les leurs mépriser leur mari sans intervenir et y allaient de sourires et sarcasmes complices. Des femmes qui montaient leurs enfants contre l’époux depuis l’enfance, détruisant son image et partageant la maison en deux clans : ceux qui ont raison et l’autre. Des femmes ayant un poste « d’importance » se conduire comme des garces hystériques et des tortionnaires. Des femmes qui ont trompé leur mari dans les deux premiers mois du mariage. Des femmes qui terrorisaient leurs vieux parents ou grands-parents. Qui n’ont jamais vu leurs beaux-parents bien nantis que comme des futurs cadavres exquis qui leur laisseraient le magot en s’en allant…

 

Non seulement je les ai vues mais elles ont fait les beaux jours de la littérature et du cinéma, elles ont animé les conversations chuchotées dans les salons familiaux…

 

La violence, la méchanceté, la fourberie, la malhonnêteté… ne sont pas l’exclusivité de l’homme, ni de la femme. C’est celle des malades de la vie qui font payer leur désarroi en se nourrissant de la lente agonie de l’autre.

 

Est-ce qu’on pourrait mettre fin à la chasse à l’homme ? Et sa mise à mort parce que si ce n’est lui c’est donc son frère ?

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50 réflexions sur “Souffrances d’hommes

  1. gazou dit :

    je suis bien d’accord : l’égoïsme, la fourberie, l’instinct de possession ne se trouvent pas que chez les hommes et il est des femmes qui savent très bien humilier les autres

  2. lascavia22 dit :

    C’est bien, Edmée, que tu remettes un peu les pendules à l’heure. Les hommes « sont ceci et sont cela », certes, mais les femmes ne sont pas des anges de douceur, de pureté et d’innocence. Loin de là. D’autant moins d’ailleurs que, dans de nombreux cas, la nature leur a donné certaines facultés que les hommes ont peut-être, mais n’utilisent que rarement (sauf lorsqu’ils sont patho, évidemment) : le sens du calcul, la manipulation par le chantage (aux sentiments en particulier), le sens de la mise en scène, la faculté de culpabiliser l’homme en un claquement de doigts…
    J’en passe, parce que… »mes soeurs, je nous aime telles que nous sommes ». Mais quand même, il faut bien l’avouer, dans de nombreuses circonstances de la vie quotidienne et de la vie tout court, on devrait peut-être dépoussiérer la distinction établie entre « sexe faible/sexe fort »…où le vilain, l’affreux, est fatalement celui qui est fort, et la gentille, l’innocente, le martyr est l’autre…
    Bel été à toi, Edmée.
    Baci.

    • Edmée dit :

      Comme tu le dis, le sexe fort reste à déterminer parfois. C’est ridicule. Et c’est devenu un véritable sexisme de la part des femmes. Qui passent sous silence tout ce que leurs « soeurs de martyre » savent imaginer comme tortures discrètes mais efficaces pour parfois dépasser largement les horreurs que la force physique permet…
      Baci ❤

  3. Bon week-end Edmée ! 😉

  4. amandine dit :

    feu mon époux disait toujours qu’une femme sait être plus mauvaise qu’un homme……………..ceci rejoint ton texte

  5. Moi qui suis un vrai homme et vis avec une vraie femme, j’ai vérifié le premier jour, je veux bien tout te dire. Mais promets moi de ne pas le répéter.

  6. Le rônin dit :

    Voilà un excellent texte que j’approuve de « a » à « z »…
    J’ai vu des femmes se comporter de façon ignoble ; ouvertement ou hypocritement… J’ai vu des « vipères » insuffler le poison dans l’âme de gosses… J’ai vu ces araignées tisser leurs toiles et tuer lentement leurs victimes…
    Ces ignobles femmes castrant leurs progénitures et les transformant en « monstre acéphale »…
    Oui. Ceci n’est qu’une vérité… Homme, femme, quand on a que l’apparence on n’est pas un être humain…
    Merci d’avoir pointé du doigt une évidence…
    Bon week-end !

  7. jeanlouisgillessen dit :

    Très justes réflexions, Edmée, une fois de plus. Il y a certes des malades des deux côtés. Niveau des femmes, tant que niveau des hommes, quantité d’historiens, sociologues, psychologues et psychanalystes ont pondu même quantité de livres ou essais concernant le thème et les deux sexes. Ils abondent en ton sens pour partie. Le féminisme, l’indépendance financière de la femme, l’évolution de la société vers l’individualisme sont autant de facteurs qui entrent en ligne de compte. Parallèlement nous assistons de plus en plus à des prises de conscience relatives aux injustices de par le monde, aux maltraitances, à la pauvreté, qu’il s’agisse d’ici tout près comme là-bas tout loin : cela va à l’encontre de l’individualisme et de l’ego, tant mieux.
    Comme toi, j’ai parlé à une amie psy qui m’a transmis le désœuvrement
    récurrent qu’elle entendait de plusieurs hommes dépités dans leur relation à la femme :  » Mais que veulent-elles ? « . Oui, il y a malaise. Je conclurais cependant en affirmant que la vie grosso modo tous azimuts est meilleure pour le bien-être de l’être humain qu’il y a un siècle, et même bien avant.

  8. Edmée dit :

    Le féminisme a ses raisons, et a du bon. Beaucoup de bon. Il était temps de souligner certaines choses. Mais du « sexisme » à l’envers (c’est mâle donc c’est mauvais) est très dangereux et crée une détresse autant chez l’homme que chez la femme. Certaines n’osent pardonner ou supporter ce qu’elles aimeraient à cause du regard rougeoyant des autres, les « pures et dure » qui ont juré l’émasculation en groupe 🙂

  9. Adèle Girard dit :

    Bien parlé Edmée….T’auras une W…..??!!!
    Mais grâce à cette injustice, les hommes ont échappé à une journée mondiale de l’homme, qui les mettrait, comme les femmes, au même niveau que le cancer, le sida, et autres maladies graves!

  10. amandine dit :

    et voilà il pleut aussi ici mdr
    bisous

  11. Pâques dit :

    Bien observé, finalement le dominé n’est pas toujours celui qu’on croit.
    Ce qui me fait rire aussi c’est quand on dit que les hommes trompent plus souvent leurs épouses, pourtant c’est en général avec une femme ( ils ne sont pas tous gays) 😉 Donc la femme trompe aussi sont mari mais ne le dit pas car c’est mal vu et pour l’homme c’est plutôt gratifiant il aime énumérer ses prouesses;
    Alors qu’en fait nous sommes sur pied d’égalité….
    La femme ne se donne que si elle aime, encore une image fausse.
    Etc…
    Bon week-end Edmée 😉

    • Edmée dit :

      Heureusement qu’il y a des femmes pour remettre les pendules à l’heure! Et d’ailleurs les pires prêtresses de la tradition sexiste ont aussi toujours été les femmes: tu feras comme j’ai fait, ma fille, tu obéiras à ton mari (hum, et puis on découvre que c’est le mari qui obéissait, ha ha ha)

  12. Florence dit :

    Moi j’ai toujours préféré les hommes aux femmes et ne suis pas du tout féministe. Nous ne nous ressemblons pas et devons apprendre à nous connaître, il y a du bon et du méchant de part et d’autre.
    Mais vois-tu, j’ai toujours bien plus aimé mes chats aux humains et si j’avais eu à choisir, l’homme aurait vite fait passé la porte !!!
    De toute façon, pendant 17 ans, c’est la chatte qui commandait à la maison et toute la faune y demeurant devait lui obéir ! Mais comme elle était merveilleuse !!!
    Gros bisous et bon dimanche Edmée !
    Florence

    • Edmée dit :

      De mon côté je m’entends mieux avec les femmes en prenant de l’âge, sans doute parce que bien des machinations féminines sont désormais inutiles (séduire l’homme d’une autre, la descendre en flèche ni vu ni connu, lui dire que tel vêtement lui va bien alors qu’elle est atroce… 🙂 ) Mais si j’ai connu des hommes manipulateurs et bien vilains, je ne peux pas dire qu’ils sont tous ainsi – heureusement!
      Bon dimanche Florence!

  13. Celestine dit :

    Il en va du sexisme à l’envers comme du racisme à sens unique…il convient évidemment de le dénoncer. Et tu fais bien.
    Gardons-nous des généralités,  » les hommes » ,  » les femmes » … Certes il y a des hommes très doux et de véritables mégères…il n’empêche que statistiquement, la situation des femmes, de par le monde, n’est pas des plus enviables. Et certaines se passeraient bien d’être mariées de force à douze ans, je pense: pour elle, le mariage n’est pas ce but manipulateur que poursuivent certaines femmes occidentales que tu décris très justement dans ton billet. Mais seulement le passage d’un esclavage à un autre. Celui du père contre celui du mari. Pas d’études, pas de lecture, pas de sorties, pas de cinéma, pas de salon de thé, pas de Facebook. Juste une burka et la perspective d’une privation quasi totale de liberté.

    Quant aux guerres, viols et autres atrocités, ce sont quand même bien, statistiquement parlant toujours, davantage des hommes qui les déclenchent ou les perpètrent à travers le monde. Sans doute sont-ils victimes, mais seulement de leur testostérone.
    Merci pour ce billet très intéressant Edmee, et qui permet de remettre un certain nombre de pendules à l’heure, c’est vrai.
    Gros kiss

    • Je pense que tant qu’on n’éduque pas les femmes (que ce soit à un haut niveau ou simplement les rendre maîtresses d’un beau métier), elles ne pourront jamais choisir de ne pas se marier (ou alors il reste le couvent, et je connais une Africaine qui en effet est rentrée au couvent parce que c’était sa seule alternative au mariage dont elle ne voulait pas).

      Pour celles qui n’ont pas eu cette chance, une éducation qui les libère, elles sont soulagées d’avoir un mari car c’est un toit et de la nourriture. Vrai que les hommes ont le dessus, mais il n’y a pas si longtemps que dans ces pays, ils étaient les chasseurs, les guerriers, les voleurs en bande… et que donc, automatiquement, ils étaient aussi « la protection » et l’avenir des femmes. Le changement se fait, mais lentement, ce qui est mieux qu’un traumatisme…

      Gros kiss aussi!

  14. Quelques remarques en passant:
    Il y a moins de différences génétiques entre une femme et un homme qu’entre un homme et un chimpanzé. Ça nous rapproche tout de même beaucoup.
    Autre chose: j’ai assisté à l’arrivée des femmes en politique,. Naïvement, je croyais qu’elles allaient la changer. Cruelle déception . Il fut un moment où les trois seuls pays en guerre sur la planète étaient dirigés par des femmes ( Thatcher, Indira Ghandi, Golda Meir )
    Enfin, comment pouvons-nous espérer vivre en paix ensemble en restant dans la réaction primitive de l’opposition des contraires ?
    D’ailleurs, le sexisme procède des mêmes moyens que le racisme: la généralisation donc la simplification abusive, donc la bêtise. Il ya en chacun de nous une part plus ou moins développée de l’autre sexe.

    Ceci dit la victimisation étant bien pratique, le technique du bouc émissaire est aussi vieille que la mauvaise foi et donc que l’humanité.
    🙂

    • Edmée dit :

      Voilà, c’est bien ça: la victimisation, le c’est pas leur faute donc cherchons qui dépecer pour satisfaire le dieu avide de la mauvaise foi…

  15. colo dit :

    J’ajouterais à tes mots toujours subtils et basés sur une longue observation du genre humain, que rares sont les hommes qui osent porter plainte contre les abus physiques ou moraux des femmes…on les prendrait pour quoi? Des mauviettes…
    Je ne sais s’il leur faut, comme les femmes l’ont fait et continuent à le faire, s’organiser, s’unir…cette solution est loin d’être idéale, mais toute victime mérite le soutien de la société, de nous tous.
    Ceci dit, être fort(e) est nécessaire, et deux êtres forts ensemble doivent apprendre le respect…l’équilibre n’étant pas toujours facile à trouver.
    Sur ce, bonne fin de journée chère Edmée.

    • Edmée dit :

      En effet le secret est bien gardé car être un homme battu ou humilié n’est pas facile à admettre. Ils se taisent et nient, souvent.

      Et tu as raison, la force est nécessaire et demande le respect pour ne pas devenir rapidement abus de pouvoir ou simplement … lutte pour le pouvoir! Dans ce cas il y a toujours un gagnant et un perdant (deux perdants mais il y en a un qui croit gagner!) ..

      Bonne fin de journée à toi aussi!

  16. Un article très judicieux. Hommes et femmes peuvent se transformer en poison violent pour satisfaire leur ego. Des personnes toxiques souvent appréciées et joviales par monsieur et madame tout le monde et qui, pour les leurs dans l’intimité sont de véritables terreurs. Des situations qui génèrent beaucoup de maux du corps et de l’âme. Un terrorisme difficile à cerner, mal évalué et impuni.
    Merci pour cet article.
    Nicole

    • Edmée dit :

      Tout à fait ça. Seule la sordide intimité du couple voit ce qui se passe véritablement. De l’extérieur, tout semble « aller aussi bien qu’ailleurs » si pas mieux car l’art de la comédie est bien là!

  17. heureusement il y a aussi ceux qui s’aiment, se respectent et s’aident pendant de longues années! J’ai rencontré hier lors d’un déjeuner champêtre un couple qui se dit heureux depuis 30 ans -ça se voit et ça se sent! Et un autre couple attendrissant l’autre jour où elle dit ne pouvoir s’endormir que dans ses bras depuis 60 ans, et lui la regarde avec l’oeil enamouré d’un jeune marié!!

    • Edmée dit :

      Oui, ils existent, et j’en connais aussi. On les voit, c’est vrai… ils se touchent des doigts ou du regard, d’un sourire. Et finalement, c’est aussi pour ça que je dénonce avec tant de vigueur les « autres », les comédiens, qui mentent et font du mariage une cellule de souffrance.

      Les couples heureux, les vrais couples, donnent envie de vivre ça aussi. Exaltent ce qu’il y a de mieux comme espérances… Les autres.. bof, je viens d’en parler 🙂

  18. Très fine analyse des relations hommes/femmes. Je suis tout à fait d’accord avec ton texte. Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Je me rends compte que je suis très virulente contre la comédie du bonheur (la famille « Trappe ») 🙂 Je l’ai identifiée il y a très longtemps, et toutes les douleurs qui en découlent. Et ces hommes éteints… quelle tristesse!

  19. Oui ces hommes ou ces femmes éteints, comme tu dis, quelle tristesse. Il y a toutes sortes de caractères chez les humains et la vie à deux n’est pas facile…Pour ma part, j’ai tranché, la vie à deux, non merci. Il est bien plus doux de retrouver son amoureux de temps en temps, au gré de nos fantaisies…

    • Edmée dit :

      L’amour au quotidien n’est pas forcément l’agonie de la romance, mais il est clair qu’il assassine tous les amours bidons, installés sur des socles matérialistes ou d’avancée sociale etc… Et alors l’amour, sur ce socle pourri, n’est plus qu’une statue vide.

      Vrai que celui qu’on vit comme et quand on le peut s’éteint bien plus vite s’il n’est pas amour vrai, tandis qu’il s’affirme de plus en plus sur son socle fait de bonheur et sincérité…

  20. Angedra dit :

    Je pense que l’être humain « mauvais » peut aussi bien prendre l’apparence d’un homme que d’une femme et comme toi j’ai connu des couples où l’homme n’était là que pour satisfaire les besoins matériels de la famille et qui n’avait droit qu’à des brimades ou à une sorte d’invisibilité pour tout le reste. Pourquoi restaient-ils ? Par une sorte d’éducation qui refuse d’admettre qu’un homme ne peut reconnaître obéir à une mégère !
    Mais je continue à constater que les femmes (et les enfants) sont bien plus souvent les victimes des hommes.
    Je suis féministe féminine et je pense que nous devons rester vigilantes car contrairement à ce que l’on croit, à ce que l’on entend « officiellement », les libertés des femmes ne sont toujours pas acquises définitivement. Chaque jour je vois de plus en plus de femmes qui se soumettent aux contraintes dictées par des hommes sous couvert de religion, de devoir familial, etc.
    L’homme n’est pas mon ennemi, bien au contraire, j’estime que l’homme est le complément de la femme autant qu’elle l’est pour lui.
    Je ne connais pas de plus belle vie que celle qui est vécue en amour avec un homme. S’endormir chaque soir à ses côtés, la tête sur son épaule sachant que le matin nous retrouvera dans ses bras.
    Sentir encore et toujours cette sensation au creux de l’estomac lorsque nous le voyons arriver vers nous et avoir besoin de ce contact de peau à peau………..
    Je reste persuadé que l’homme tout comme la femme reste vide ou pire monstrueux, simplement parce qu’il ne connaît pas l’amour…. est-ce question d’éducation, de génétique, de culture, de hasard, d’instinct….. mais homme ou femme je ne connais qu’une solution face à ce genre d’individu de quelque sexe qu’il soit……. fuir !

    • Edmée dit :

      J’aime beaucoup ton commentaire, et te suis à fond. Je sais qu’il reste partout (même tout près de nous) des femmes soumises au pouvoir des hommes. Que c’est un abus et que oui, rien n’est jamais conquis « pour toujours ». Mais voilà, si je suis à l’aise avec une remise à niveau juste entre hommes et femmes, je suis en revanche horrifiée de ce que certaines, sous couvert de « féminisme », trouvent comme haine à assouvir.
      Tu as raison, il doit y avoir de ça: un homme a honte d’être dominé et le passe sous silence. Tout comme un homme a honte d’être celui qui « c’est fini », car on l’a élevé dans l’idée que c’était monstrueux. Sauf que la plupart du temps, en réalité.. il serait celui qui part officiellement, tandis que l’épouse, elle, a quitté son couple depuis longtemps – si elle y est jamais entrée – , ne gardant que l’enveloppe: le mariage…
      Oui, quoi de plus beau que s’endormir contre l’épaule aimée, et s’y retrouver au réveil… 🙂

  21. Philippe D dit :

    Pauvres de nous! Pauvres hommes que nous sommes aux mains des femmes qui, mine de rien, arrivent toujours à leur fin.
    Voilà les choses remises à leur place. Merci, Edmée.
    On sait que derrière tout chef de guerre il y a une femme qui se cache.
    Tout cela me fait penser à Renaud et à son « Miss Maggie ».
    Bonne fin de semaine.

  22. Alain dit :

    Bonjour Edmée. Encore un article bien vu et bien analysé. La manipulation n’est pas l’apanage des femmes, certes. Dans ma vie professionnelle j’ai été le témoin d’une histoire qui résume parfaitement ton article. Un cadre de l’entreprise était exemplaire sur tous les points. Toujours disponible, apprécié de ses collègues et de la direction, sa gentillesse lui avait valu le surnom de « Monsieur oui oui ». Un certain Lundi, et les jours qui ont suivi, nous l’avons attendu. En vain. Un coup de grisou, ou un rappel à l’ordre de son bon sens trop longtemps enfoui, lui ont donné des ailes pour fuir de son domicile avec son chien, après seize années de mariage sans enfant. Il lui a fallu du temps pour recouvrer une totale et belle liberté. Une apparente sérénité aussi. Et plus de temps encore pour avouer sa vie passée auprès de son ex épouse. Je l’ai revu lors de mon dernier séjour parisien. Transformé. Gai, plein d’humour, et débarrassé du poids de ces longues années. Toujours des femmes dans sa vie. « Mais jamais la même » pour reprendre son expression. Bonne journée Edmée. À bientôt !

    • Edmée dit :

      Comme quoi il n’y a pas qu’Edmond Dantès qui peut s’évader, et un abbé Faria n’est pas indispensable 🙂 Je pense qu’il a eu assez de « toujours la même » en effet, il profite de sa liberté!

  23. ABDEL dit :

    Le tableau n’est pas si noir tout de même…. certes il y a bien des femmes-démons mais il y a aussi et en bien plus grand nombre les femmes-anges et sur ce sujet-là, il y a bien de quoi mieux « s’étendre »…

    • Edmée dit :

      Je voulais simplement dire que généraliser « le mauvais homme » était une erreur. Il y a des femmes encore bien pires. Heureusement la plupart des gens sont simplement « normaux », hommes ou femmes 🙂

  24. ABDEL dit :

    Vous avez choisi de parler d’un sujet délicat car il faut reconnaître que des deux cotés il existe des problèmes parfois insolubles crées par l’une ou l’autre partie et c’est bien d’en discuter comme vous le faites si brillamment.
    Pourtant, vu de l’autre angle, ces regards complices, cette entente mutuelle, ces sorties improvisées, ces étreintes sublimes, ces cœurs qui battent, ces moments de félicité, ce respect absolu entre un homme et une femme, tous, nous aimerions ne vivre que cela, notre vie durant…. C’est possible, j’en suis convaincu.

    • Edmée dit :

      Non seulement c’est possible, mais c’est une réalité pour beaucoup. Heureusement 🙂

      Mais à l’heure où le féminisme a souvent perdu la mesure et cherche à présenter la femme comme une éternelle victime même quand elle est le tyran, j’ai voulu rappeler que les tyrans sont parfois des tyrannes 😀

  25. ABDEL dit :

    c’est plaisant de discuter avec vous….

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