Un Saint à l’odeur sucrée

Les couchers de soleil aux teintes de braise avaient, dans mon enfance, une explication qui en augmentait le charme : Saint Nicolas cuisait ses biscuits. Deux mois avant sa fête il commençait, et enfournait sans relâche massepains cuits à son effigie ou en forme de cœurs dentelés d’arabesques, couques en grappes de raisins ou personnages. Il emballait aussi ses pièces d’or en chocolat dans de jolis papiers métallisés, les glissant dans de petits filets rouges. Les petits cochons de massepain cru s’alignaient sur les étagères de sa cuisine chauffée à blanc. Il remplissait de grands sacs de jute avec des noisettes et noix de cajou. Des paniers énormes avec des dattes et figues sèches.

Ciel saint nicolas

Le cher vieil homme gâtait les enfants, et bravait le froid de l’hiver sur le dos de son âne pour transporter une hotte énorme remplie de jouets et douceurs. Athlétique et soigneux, car sa barbe blanche et ses habits d’évêque, ainsi que la crosse, devaient passer par la cheminée – que l’on ramonait en prévision de sa venue, expliquaient les parents – puis par celles de tout le voisinage, village, pays… le monde, sans doute !

Je ne sais pas si j’y croyais ou non. C’était une tradition si naturelle que je n’y réfléchissais pas. D’ailleurs comment ne pas croire en Saint Nicolas alors qu’on nous faisait croire sans conditions à un autre vieil homme, un peu terrifiant, dont la tête entourée d’une auréole triangulaire émergeait des nuages, et qui nous faisait tomber « pour nous punir », celui-là même qu’on appelait Le bon Dieu… ? Saint Nicolas ne punissait pas de façon aussi cruelle : au pire laissait-il un bloc de charbon dans la pantoufle déposée au pied de la cheminée, bien que ma mère se souvenait, elle, d’un bâton trempé dans un bol de vinaigre pour recevoir une bonne correction. Mais il semble qu’il s’était assagi, ou bien c’était ma génération qui était plus sage que celle de ma mère…

Jamais je n’ai eu de soupçon en voyant un Saint Nicolas à l’école qui ne ressemblait pas à celui du Grand Bazar où il trônait pendant quelques semaines avant sa fête, entouré de pages et anges charmants. A l’école le malheureux était encerclé de cornettes et de gloussements agités des chères sœurs, lesquelles ne pouvaient résister à la petite leçon d’humiliation publique (mais c’était pour notre bien, comme chacun sait…) et apportaient au vieillard en habits d’apparat un registre sur lequel figuraient nos pires défauts, dont toute l’assemblée pouvait être informée : ainsi donc chaque année on rappelait que j’étais bavarde et faisais des taches avec mon porte-plume.

Un jour notre jardinier Léon a ouvert la porte de la chambre à jeux où nous étions, mon frère Sibylla et moi et, de ses mains gantées de blanc, a jeté nic nacs et caramels sur le linoléum… Ensuite la porte s’est refermée brusquement et on a entendu celui qui, nous le savions, ne pouvait être que le grand Saint, dévaler l’escalier, sans même désirer savoir si vraiment… Saint Nicolas avait béni et sucré notre maison de sa visite : j’ai hurlé Merci Saint Nicolaaaaas d’une voix hystérique, pour être bien certaine que même s’il était déjà en train de remonter la cheminée, il m’entendrait. Je pense que Sibylla n’était ce jour venue « jouer a vec nous » que pour nous empêcher d’être trop curieux et de poursuivre la généreuse apparition dans l’excalier: Léon n’était plus tout jeune, et il était son  bien-aimé!

Nous laissions toujours un verre de lait et une carotte pour l’âne, et étions ravis qu’il ait tout nettoyé. D’importantes questions ne nous effleuraient jamais : descendait-il aussi dans la cheminée pour avoir son lait et sa carotte, ou Saint Nicolas les lui portait-il sur le toit, pour ensuite redescendre la vaisselle bien léchée ? A ces âges-là, on croit sans soupçons. Mais quand d’autres petites filles, auxquelles ont avait bien appris que Saint Nicolas n’existait pas, n’était qu’une légende païenne (des carabistouilles, en fait…), et me disaient que mais non, c’était le petit Jésus qui apportait les cadeaux et bonbons, j’étais outrée de tant de naïveté : comment croire qu’un bébé puisse faire tout ça… à commencer par lire les lettres par lesquelles nous exprimions les cadeaux que nous aurions aimés ? A ce sujet, ma mère supervisait ma lettre et ne manquait pas de me faire ajouter « un nouveau manteau, des chaussures fourrées, une écharpe écossaise et le bonnet » et c’est bien à contre-coeur que je m’y pliais car d’une part je trouvais que Saint Nicolas devait m’apporter des cadeaux amusants, et ensuite c’était elle qui rêvait de me voir avec cette écharpe et bonnet écossais, que j’ai pleuré en recevant ! J’ai toujours refusé de les porter…

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37 réflexions sur “Un Saint à l’odeur sucrée

  1. Francoise lefort dit :

    …quand mes petites voisines m’ont dit que saint Nicolas n’existait pas…j’ai pleuré pendant 2 jours…j’en pleure encore…je suis toujours une enfant sage….

    • Edmée dit :

      Oh pauvre petite fille… Moi je ne pense pas avoir pleuré, il me semble que j’étais excitée de savoir, peut-être soupçonnais-je depuis un moment… Je crois avoir « découvert » par moi-même et des questions posés….

  2. Armelle dit :

    Mes parents n’ont jamais voulu me faire croire au Père Noël parce que ma mère avait été si outrée que ses parents aient pu lui mentir qu’elle n’a pas voulu renouveler cette expérience avec sa fille. Mais, rassurez-vous, je me suis rattrapée en croyant à plein d’autres choses. Encore un bien joli texte, Edmée, sur les délicieuses naïvetés de l’enfance, ce monde de poésie dont on prive trop les bambins d’aujourd’hui.

    • Edmée dit :

      Peut-être en effet cela peut-il sembler une trahison… Mais j’ai éprouvé ce sentiment, moi, lorsque pour m’opérer des amygdales une infirmière m’a dit de « bien respirer » dans le masque qu’elle mettait sur mon nez, « que ça sentirait très bon » et ça sentait au contraire très mauvais et avant de m’endormir j’ai eu le temps de penser avec fureur qu’elle m’avait trahie! J’étais outrée. J’avais trois ans!

  3. Angedra dit :

    Nous ne connaissions pas St Nicolas chez nous, mais la fête de Noël avait le même effet. Que de secrets échangés entre lui et nous, que de joies à préparer avec maman la maison pour honorer non pas le Père Noël (il avait sa part également dans le décorum) mais bien Jésus. Les chants que nous mettions durant cette période, les décorations sans oublier la création de la crèche avec son étoile. Nous attendions minuit le soir de Noël après la célébration de la messe pour mettre l’enfant Jésus dans l’étable et……… ouvrir les jouets que le Père Noël avait déposé au pied du pin (oui pas de sapin). Il est certain que nous avions du mal à nous endormir ensuite mais nous étions si heureux !
    Ma famille en fêtant la naissance du Christ a toujours accolé le Père Noël pour les cadeaux et ces deux figures l’une religieuse et l’autre commerciale mais qu’importe si cela donne tant de bonheur.
    Je ne garde de ce « mensonge » de la part de ma famille qu’une grande émotion et je les remercie d’avoir su nous faire rêver ainsi. Je prends cela comme un geste d’amour comme pour la « petite souris ».
    J’ai donc continué avec mon fils qui lui aussi a gardé de si beaux souvenirs qu’il continue avec ses enfants.
    Je reste persuadée que l’enfance a besoin d’imaginaire et de rêves.
    Merci pour ce beau texte qui évoquent tes souvenirs nous entraînant à ta suite dans ceux de notre enfance.

    • Edmée dit :

      Oh oui nous leur sommes reconnaissants de nous avoir excité l’imagination avec cette fête, son décorum, sa religiosité (pas trop chez nous, ça 🙂 ) et même son aspect commercial que nous ne percevions pas d’ailleurs. Les vitrines de Saint Nicolas ou de Noël étaient comme des fenêtres vers un monde féérique, de jeux et détente… une fable qui était la nôtre la durée d’un mois!

  4. gazou dit :

    Il me semble que j’ai fait semblant d’y croire, je n’ai donc pas été déçue
    C’est vrai, on a besoin de rêves et de belles histoires et besoin de sacré, je ne sais pas trop que dire sur ce sujet…Il me semble que totu est dans la façon de raconter

    • Edmée dit :

      Ca me semblait surtout un joyeux rituel. Je croyais ou consentais de croire, sans doute. Mais la magie de déposer les pantoufles au pied de la cheminée, de hurler Merci Saint Nicolas dans la même cheminée en fourrant les massepains dans la poche de notre robe de chambre… c’était exaltant. Je pense que nous étions complices aussi longtemps que l’âge ne nous faisait pas sembler trop crédules…

  5. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Ah, une histoire pleine de gaieté !
    Tu as toujours eu beaucoup d’imagination. Tu te prenais pour les gréco-romains qui voyaient plein de choses dans le ciel !
    Comme je savais qui préparait les gourmandises de décembre et que je n’étais pas une enfant crédule, je n’ai jamais cru en tout cela, mais j’avais quand-même la joie de l’attente et décembre qui commençait avec ma fête était un mois merveilleux, plein de promesse et de joie de vivre.
    J’aime ta façon de raconter ces plaisirs bien belges. Mais ce devait être assez atroce ce genre de confession par personne interposée de toute une classe, heureusement que je n’ai pas connu ça !
    Tu croyais sans croire tout en croyant quand-même… !!! …
    En tous les cas ces préparatifs pour l’anniversaire du ptit Jésus était bien agréables et ils nous faisait bien commencer l’hiver ! Je crois que j’avais plus de plaisir à la préparation qu’à la fête elle-même !
    Par contre j’avais horreur des Pères-Noël que l’on voyait partout dès qu’on sortait faire des courses (j’habitais la France !). Pas question de les approcher, car je crois bien que j’aurais hurlé si l’un deux m’avait touché ! Et après coup, j’aurais eu bien honte de moi !(°v°)!
    Gros bisous Edmée et bonne soirée !
    Florence

    • Edmée dit :

      J’ai l’impression qu’il y avait, comme tu dis, un désir de croire, surtout. Car lorsque mon frère a su « l’horrible vérité »au sujet du saint qui n’existait pas, ma mère a annoncé « eh bien dans ce cas ,puisque vous n’y croyez plus, on ne donnera plus de cadeaux à la St Nicolas » et il s’est empressé de dire ‘mais tu sais Mammy… Père Noël j’y crois toujours »!!!

  6. J’ai toujours envié ces familles étrangères qui feraient St Nicolas. Nous n’avions chez les sœurs comme chez nous que le gentil Petit Jésus qui nous gâtait si nous étions sages et son vénérable Père qui nous surveillait du coin de l’œil!

    • Edmée dit :

      Oui tu vois… j’ai toujours aimé cette coutume. C’était « notre saint » personnel à nous les enfants. Plein de chansons sur et pour lui, des sucreries à n’en plus finir, et une période où malgré tout, pour avoir nos douceurs, on tentait d’être plus « sages »…

  7. Tania dit :

    Puisque tu connais bien Schaerbeek, tu te souviens peut-être du bazar saint Nicolas, le magasin de jouets de la chaussée d’Helmet ? Il n’existe plus, mais bien la mosaïque, dont tu peux trouver des photos ici : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/12/04/l-ane-de-st-nicolas-1120601.html
    Le four de St Nicolas commence à prendre couleur à ma fenêtre. Bon week-end, Edmée.

  8. Pâques dit :

    Bien sûr j’adorais Saint-Nicolas et je ne doutais pas du tout, c’était merveilleux.
    J’ai été très déçue quand vers mes sept ans une amie m’a révélé l’imposture, en fait c’était nos parents !!!
    Et puis la même année, les cloches de Pâques !!!
    Le monde perdait un peu de sa magie 🙂

    • Edmée dit :

      :(… Moi je n’ai jamais cru aux cloches de Pâques ou alors vraiment toute petite. Enfin je me souviens quand même d’une poule en chocolat qui pondait de petits oeufs si j’étais sage, mais c’était plus logique, ha ha ha!

  9. colo dit :

    Ton récit m’a replongée dans cette fête que j’adorais et qui n’existe pas ici..(où ce sont les Rois mages). Pendant des années j’ai regretté ne pas être en Belgique à ce moment-là.
    Chez nous, pas de lait, mais une bonne bouteille de vin pour le Grand Saint…j’imagine mes parents se délectant le soir…
    Mais tu as raison, aucun doute à cet âge: l’âne descendait par la cheminée, et Zwarte Piet aussi! hihihi

    Merci pour ces délicieux souvenirs!

    • Edmée dit :

      Eh bien un ami Flamand sur facebook me dit qu’ils donnaient une bonne pinte de bière au saint! Malins les parents… ha ha! Zwarte Piet,on avait surtout peur de le rencontrer lors du cortège car il nous attrapait et c’était très désagréable, je me souviens notamment que dans ma ville il obligeait les enfants à s’asseoir sur un pot de chambre géant qui défilait dans le cortège. On n’avait donc pas très envie d’être pris, même si le seul mal que ça faisait était que ça faisait rire… et que c’était éphémère car il n’y avait qu’un pot de chambre et beaucoup de polissons à « punir » 🙂

  10. Lauriza dit :

    Chez nous on ne connaissait pas St-Nicholas. Par contre, le petit Jésus avait la primeur, suivi du Père Noël. J’aime bien fêter Noël entourée de la famille, mais je n’ai jamais su rêver. Le ciel ne m’a pas fabriquée pour que je perçoive le magique, le merveilleux et ce, depuis que je suis toute petite. Est-ce bien, Est-ce mal ? cela ne m’a jamais manqué et j’apprécie beaucoup d’avoir les pieds sur terre.

    • C’est que c’est ainsi que tu dois être… Pour ma part je rêvais mais savais qu’il s’agissait de rêves, de fantaisie. La réalité ne m’inquiétait pas, mais le rêve était sans doute plus amusant 🙂

  11. Un récit très plaisant voire amusant ( mis à part le passage de la pension ) autour de ce Saint-Nicolas que,enfant, je ne connaissais pas.
    J’admire toujours autant ta façon d’évoquer ton enfance avec beaucoup de vie et un charme certain.

  12. Philippe D dit :

    Ah! je me souviens du jour où l’innocence s’est envolée avec l’annonce faite par un copain que Saint Nicolas habitait en fait chez moi! Quelle déception!

    • Edmée dit :

      Je conçois ça! Je ne me souviens pas d’avoir été déçue, j’ai sans doute été plus consciente d’être enfin devenue une « grande fille » qui ne croyait plus à ça, et je me suis empressée de le dire à mon malheureux petit frère qui a été très perturbé…

  13. Célestine dit :

    Croire au père Noël est aussi un acte d’espoir, c’est l’utopie, le rêve qui mène les hommes, c’est le pardon le temps de la trêve.
    C’est un peu de magie dans les yeux des enfants. Ca va avec la crèche, les petits anges, les bougies et les papillotes. Dans une fmaille, quand plus personne n’y croit, noêl n’est plus aussi amusant…
    En même temps, mentir aux enfants c’est s’exposer à une déception qui claque comme une gifle quand ils découvrent la supercherie: comment faire confiance à des gens qui nous assurent, une main sur le coeur, que le père Noel existe ?
    J’ai acquis le doute existentiel à 7 ans. Quand j’ai compris que tout ça n’était que fadaises. Et je n’ai jamais plus pu croire en dieu, le « Saint Nicolas des grands »… 😉

    • Edmée dit :

      Je comprends ce que tu dis, et pourtant je n’ai éprouvé aucune idée de trahison de mon côté… Je ne sais pas exactement ce que j’en ai pensé, mais il me semble que j’admettais que les enfants croyaient à certaines choses (je croyais aussi à Mickey Mouse, par exemple, ou au marsupilami…) parce qu’ils ne comprenaient pas tout. Je ne voyais rien de mal dans la complicité des adultes.

      Quand au Saint Nicolas des grands, ha ha ha… j’y crois mais vraiment pas sous la forme de l’aimable vieillard ni de l’horrible vieux chapeauté de son triangle et toujours en train de menacer le monde de son courroux… 🙂

  14. amandine dit :

    rires
    je n’ai jamais cru aux bonshommes lol

  15. Pour moi le problème fut vite réglé. A 4 ans, ce fut le flop. J’avais déjà es doutes mais lorsque je fus invitée à la fête pour enfants dans la boîte où ma maman travaillait, j’ai failli traumatiser tous les enfants de la salle…Le gars qui séjournait dans la robe de Saint Nicolas n’était autre que le boucher du magasin. Il louchait et portait de grosses lunettes…Je l’ai reconnu. Une fois montée sur scène, j’ai couru pour lui arracher la barbe. Quelqu’un m’a vite attrapée et m’a ramenée vers ma maman « Voilà Odette reprends ta fille, on a eu chaud… »Olé! Olé! J’ai tout compris et puis j’ai fait semblant, par facilité…

  16. Alainx dit :

    Pour le Nico, mon souvenir d’enfance à l’école est mitigé…
    Faudrait pas oublier le Père Fouettard qui accompagnait Saint-Nicolas. Ça me foutait la trouille moi « le mauvais élève » ! Mais je n’y ai jamais cru…
    En revanche de Père Noël : SI…. à fond !!! Tout le rituel familial .. « il passait » pendant la messe de minuit….
    Apprendre la vérité à la récréation me fit tomber sur le cul ! A midi j’ai demandé à la mère ce qu’il en était vraiment ! Mais c’est resté un belle aventure, un bon souvenir, car elle me répondit que, certes il n’existait pas, mais que maintenant, le sachant, j’étais devenu « un grand ». J’en fus fier ! Comme un truc initiatique…. Je n’étais plus désormais « le petit dernier »….

    • Edmée dit :

      Je suis contente de ton intervention car comme je le disais en réponse à Phlippe D et Célestine, moi non plus je ne l’ai pas « mal pris » du tout, et j’ai pensé comme toi que j’étais « une grande »… plutôt contente et aucun regret!

  17. Alain dit :

    En rentrant je me demandais quelle serait cette nouvelle surprise sur ton blog. Tes pages restent toujours savoureuses; Aujourd’hui elles me plongent dans mes plus beaux souvenirs d’enfant. Une vielle ferme dans les Landes. Celle de mon grand-père adoré, dans laquelle il vivait avec mon oncle et ma tante que je chérissais tout autant. Je les aimais tant que le Père Noël était secondaire. Surtout l’année où j’ai reçu un jeu débile pour apprendre à compter. Déjà à cette époque je préférais que l’on me parle d’amour. Les odeurs qui accompagnaient la fête étaient celles des écorces d’oranges séchées que l’on jetait dans la grande cheminée. Le sapin était simple mais beau. Et ces détails là restent intacts et précieux. Pour la seule chance de les avoir connus. Bonne semaine Edmée, et merci.

    • Edmée dit :

      Que ça doit sentir bon, les écorces d’oranges séchées jetées dans la cheminée… les souvenirs accompagnés de parfums sont incroyablement vivants et doux… Les gens qui en font partie nous redeviennent proches,on entend leur voix et sent leur joue sous nos baisers…

      Bonne semaine à toi aussi cher Alain!

  18. annerenault dit :

    En France, quand j’étais petite, Saint-Nicolas n’existait pas. Pas seulement pour moi, pour personne. Le Père Noël, oui, mais, comme nous n’allumions jamais la cheminée du séjour, je déposais mes souliers au pied du radiateur… Ah ! le manque de rêves de mon enfance ! …

    • Edmée dit :

      Je sais ce que c’est car ma mère n’a plus voulu fêter Noël après le divorce, pas envie de faire l’arbre, la crèche etc.. Juste les cadeaux mais très terre à terre. Saint Nicolas demandait moins de préparation et on a continué à le fêter chez ma grand-mère aussi, et je lui donnais plus d’importance. Pour nous les enfants, la Saint Nicolas était notre fête et Noël était plus « pour tout le monde » 🙂

      Mais les souliers sous le radiateur… c’est tristounet!

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