Et tchic et tchac…

Et voici que mes souvenirs m’amusent tellement que j’en détache des morceaux pour les inclure dans le présent. Les expressions locales, dont je me suis soigneusement débarrassée en partant étudier à Bruxelles, dès que j’ai compris qu’elles étaient si locales qu’on les comprenait moins que l’anglais ou le flamand. Et qu’on riait, même ! Je me souviens de l’amusement de ma mère lorsque je revenais à la maison pour le week-end avec des nouvelles expressions glanées chez mes compagnes de classe, que je m’empressais d’introduire en les trouvant chic et exotiques, et qu’elle a longtemps gardées dans son rayon « lexique bizarre ».

J’étais sortie le mercredi avec l’une ou l’autre pour acheter des gaités. Je mangeais des boules pendant les cours et avais tout à fait oublié mes « chiques » d’enfance. Je ne disais plus oui mais ouééééééééééé, et mes « r » grattaient comme ils ne l’avaient jamais fait. Travail d’intégration parfaite. Tu sais avait viré au tséééééééééé sans que j’y pense.

J’ai continué mes migrations, et ai de plus en plus perdu de ces petites choses savoureuses d’autrefois qui, lorsque je les retrouvais dans le parler de ma mère ou d’amies, me faisaient sourire, parfois même rire, mais toujours avec tendresse.

Maintenant c’est un pur délice. Surtout avec les anciens verviétois qui ont bougé comme moi, et pensaient avoir oublié. Mots wallons, tournures de phrases teintées de l’allemand, pirouettes impossibles à expliquer constellent nos conversations, les épiçant de ce qui nous unit : la langue de notre enfance. Conclure une énumération par et tchic et tchac l’amène dans le rire, tout comme rappeler telle dame qui ne se lavait pas les cheveux mais…  « la tête », ou telle autre qui avait « mis des nouvelles chaussures dans ses pieds ». Il y avait quelqu’un qu’on appelait dôc hein dôc car il errait dans ses phrases au moyen de donc, hein, donc… Et évoquer le marchand de cliquottes (un monsieur qui passait dans les rues pour récolter les vieux chiffons en hurlant un cliiiiiiiiiiiiiiiiiiiquottes modulé dont j’ai encore la voix nettement imprimée en moi) est aussi troublant que le bruit du train dans la nuit.

Qu’il est donc bon d’appuyer une affirmation en l’appuyant d’un « valet !» exclamatif, ou de réfuter fermement par un mais nenni valet !!!. Taisse-tu oh poh est plus amusant que tais-toi donc…

On s’amuse à évoquer des personnages d’autrefois dont le parler nous échappait : notre jardinier qui s’adressait à moi en me disant m’feye (ma fille) et moi qui demandais à ma mère pourquoi Léon m’appelait « feuille ». La femme de ménage qui me saluait par un « y t’va bien ? » et moi qui demandais « quoi, qu’est-ce qui me va bien ? »

L’humour sous nos cieux gris et balayés a toujours une saveur incomparable : Apollinaire étant parti sans payer sa note à l’hôtel Constant de Stavelot, et y ayant abandonné son coffre avec manuscrits et travail pour voyage léger et rapidement, son nom imprononçable de Kostrowicki devint fort à propos Karouviskoff (« qui a oublié son coffre » en wallon).

Et, amis Français, qu’on se le dise: il fut tant amoureux de notre langue qu’il emporta avec lui un lexique français-wallon, et écrivit ce doux poème-acrostiche en wallon à sa crapaute stavelotaine:

Acrostiche pour la crapaute

 

Ma bien aimée, je vous aime et vous le savez. Marie
A la rose, fleur d’été, vous êtes, ma fleur, semblable.
Embrassez moi ! Donnez moi, Marie, une baise d’amour.
En wallon, bien aimée, en wallon, je vous en prie !…
Il faut toujours me garder dans votre petit cœur ;
Elle est triste la vie, il faut que notre Amour meure ! ”

Alors qu’on a presque tué le wallon à coups de bouches lavées au savon, de coups de règles sur les doigts offerts au sacrifice, d’humiliations, nous découvrons tous qu’il nous en reste assez peut-être pour le sauver. Je ne le comprends pas sauf bien peu de choses. On nous disait que c’était la langue des gens de la campagne, des ignorants. Or mon arrière-grand-mère, jeune fille de la belle société bien nantie d’alors, adorait se réunir avec ses sœurs et chanter « des cramignons liégeois » au piano, en wallon. Et quand son mari connaissait des envolées d’orateur qui la barbaient, elle lui lançait un « bien parlé, Ponce Pilate, t’auras une waffle » (une gaufre).

Le parrain de mon arrière-grand-père était un poète wallon bien connu à Verviers, Corneil Gomzé.

 

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51 réflexions sur “Et tchic et tchac…

  1. Adèle Girard dit :

    Après des années d’exil, je suis revenue à Verviers pour mettre au monde mon petit garçon. Au moment de ma délivrance, le médecin qui m’assistait, ma encouragée avec un « Allai m’feye » qui m’a complètement fait fondre de joie et tout est devenu facile! J’étais « chez moi ».

  2. Toutes ces expressions locales des régions variées ou de certaines campagnes sont toujours pittoresque et le français parlé par les Belges ou les Canadiens nous fait souvent sourire…

  3. Lefort françoise dit :

    Mon parrain qui était aussi mon grand père ne parlait que le wallon et ne s’adressait à son unique fils qu’en cette langue…nous vivions tous dans le même maison…mais lui et moi nous avions interdiction d’employer ce patois…que me mère parisienne ne supportait pas….je comprenais tout mais je ne savais pas le parler…c’est dommage ce sont aussi mes racines ….

    • Edmée dit :

      Oui c’est dommage mais à l’époque on a bien tenté de tuer le wallon… moi non plus je ne pouvais le parler, mais il y avait des mots que je ne connaissais qu’en wallon (sans le savoir): Un pisse-crosse pour un avare, une popioule pour un tétard, des pétchales pour des baies d’églantier… 🙂

      • Lefort françoise dit :

        Et moi le pourcha…le cochon..le wallon et le picard se ressemble beaucoup….à Berck il y avait un groupe pour transmettre le picard aux jeunes générations…partout cela se fait maintenant…

      • Joseph Wajcenberg dit :

        l’as veyou l’torè
        Tchantchè egt Nanete
        Quelle nostalgie, il y a 65 ans, enfants, on allait voir Tchanchè et Nanette au théâtre de marionnettes sur la Place du Marcher à Liège, près de l’hôtel de ville…

  4. Edmée dit :

    Le pourcha… je ne connaissais pas ce mot-là, mais j’aurais compris je pense!

  5. Florence dit :

    coucou Edmée !
    Oui, certainement savoureux de retrouver les expressions de son enfance. Mon père parlait parfois le Wallon de Tournais pour nous faire rire. Personne dans ma famille n’avait d’accent et tout le monde parlait parfaitement le Français, même ma famille vendéenne. Cela me fait drôle que mon cousin belge parle avec l’accent bruxellois, lui qui était professeur. Sa femme, Flamande, a beaucoup d’accent et en plus elle emploie des expressions typiques de chez elle et cela m’amuse beaucoup. Je n’arrive pas à les prendre au sérieux.
    Gros bisous Edmée et bonne fin de semaine.
    Florence

    • Edmée dit :

      Comme quoi on peut être professeur avec son propre accent 🙂 J’aime aussi tellement les expressions typiques, et les emploie de plus en plus, surtout avec les « miens », ceux qui viennent du même endroit et les ont aussi connues… ça crée une sorte de connivence très chaleureuse!

      Gros bisous Florence!

  6. Célestine dit :

    Joli et nostalgique billet, Edmée.
    Le poème me fait penser un peu à la fameuse langue ch’ti…
    Pour ce qui est de se laver « la tête », on dit ça aussi par chez moi, et pourtant j’habite bien loin de tes cieux wallons ^^
    Baci

    • Edmée dit :

      Je suis rarement vraiment nostalgique… et ici il y a le bonheur de me souvenir de tout ça et surtout de ne plus être embarassée par mon accent ou mon parler comme je le fus autrefois… puisque ça indiquait que je venais « d’ailleurs »…
      Baci!

  7. angedra dit :

    Il est bon en effet de retrouver ses racines profondes au travers de certaines expressions, un lien ancien qui continue à nous unir à notre terre, à notre enfance.
    Ayant adopté depuis longtemps maintenant ma nouvelle région, mes expressions d’enfance se sont inscrites parmi celles du Sud et les deux se sont ainsi enrichies mutuellement.
    Pour « se laver la tête » cela se dit couramment chez nous également.

    • Edmée dit :

      Mais oui, on vient de me le dire aussi… Ici on précise aussi avoir mal « à sa tête » ou mal « à ses pieds » (tournure allemande je crois)… comme si on pouvait avoir mal à la tête d’un autre 🙂 Ou on se lave « ses » mains … Mais en fin de compte… c’est charmant, d’être d’une région! On y revient après en avoir souvent été « gênés »!

  8. Marc Torbel dit :

    Merci pour ce billet sympathique !
    Cela me rappelle certaines expressions de mon enfance. Avec un grand-père du ch’nord et une grand-mère belge, la jeunesse acquière une teinte particulière et extrêmement chaleureuse. L’autre côté de ma famille, parle un patois français très différent et certaines expressions sont tout aussi délicieuses. Connaissez-vous le ramasse-bourrier ? C’est tellement plus original qu’une pelle à poussière !
    Je m’estime chanceux d’avoir eu cette enfance bercée d’expressions originales (pour mes copains d’alors…) mais qui étaient pour moi la signature de ma famille bien-aimée.
    Merci donc pour ce billet nostalgique, c’est toujours agréable ces voyages dans le temps !
    Marc

    • Edmée dit :

      Non, je ne connaissais pas le ramasse-bourrier! Par contre… la loque à terre (et pas locataire) est une expression belge pour serpillère, que je ne connaissais pas en arrivant en France, jusqu’au jour où mon plombier m’a implorée de courir chercher une serpillère, et je me demandais ce que diable ça pouvait être, le seul mot approchant étant « serpette » et je ne voyais pas ce qu’il aurait fait avec une serpette dans la salle de bains! 🙂

  9. Lauriza dit :

    Billet bien agréable qui m’a renvoyé à mon enfance et qui m’a fait ressurgir bien des expressions employées chez moi. Le ramasse-bourrier je l’emploi toujours. Va te laver la tête aussi. Va te laver dans le baquet (panier en bois), Bedame (bien sûr), qu’Est-ce que tu bouines (fais), As-tu barrer la porte ou crouiller la porte (fermer), Fermer sa goule (se taire) etc…. étaient des expressions employées dans mon enfance, maman étant vendéenne et habitant en Anjou, elle faisait beaucoup de mélange de mots. C’est bon tous ces souvenirs …….

    • Edmée dit :

      Eh oui , c’est nous et notre enfance, et c’est bien amusant de s’en souvenir! L’aubette à journaux était la « bawette » et il y a un mot que je continue d’employer délibérément car il est imagé : le « flatchî » c’est la neige qui fond et fait flatch flatch sous les pieds 🙂

  10. gazou dit :

    c’est bon d’être d’une région et d’en connaître les particularités langagières qui sont souvent plus savoureuses que le parler académique

    • Edmée dit :

      C’est vrai, d’autant que souvent elles proviennent d’un mélange d’ancien et d’apports venus d’ailleurs, comme chez nous l’allemand qui a imposé pas mal de tournures grammaticales en français/wallon. De plus beaucoup de mots sont identiques ou presque à l’anglais: gatte pour goat, robette pour rabbit, blinquer pour blink et bien d’autres… c’est intéressant et nous vient de bien loin!

      • Joseph Wajcenberg dit :

        Eh voilà du nouveau, je pensais que la provenance de ces mots en anglais et allemand provenait du Wallon. pour moi c’est nouveau.
        Pour ajouter à ce que dit Gazou, le mot français « écrasé » est bien plus imagé en Wallon. « språtchi » ‘t’a språchi l’påvion », tu as écrasé le papillon, le mot « sale » « måssî ».
        et l’hymne à la Wallonie.
        Nos èstan fir di nos ptit patraie qu’a l’åge et long on djåse avou ses effans
        Nous sommes fiers de notre petite patrie qu’au long des temps on parle ses enfants. etc…

  11. Nadine dit :

    En arrivant en Meuse il y a 30 ans, j’ai découvert des mots nouveaux. Il y en a un que j’affectionne plus particulièrement : la boudotte (le nombril). En Vendée, la serpillère est appelée since. Mais je préfère l’expression belge que tu viens de me faire découvrir : la loque à terre, c’est très imagé !

  12. éric dit :

    Savoureux, notamment le passage sur Apollinaire; son surnom, l’ acrostiche… A Charleroi, on dit « cliquotias » pour « cliquottes ».

    • Edmée dit :

      Je ne connaissais pas les cliquotias, mais j’aurais compris! 🙂 Eh oui, Apollinaire avait emporté son lexique wallon et laissé ses manuscrits… c’est dire s’il a aimé djôser wallon!

  13. Ces mots quel délice ! Ils sont le retour de ces « parlers » écrasés pour une soi-disante évolution. Ils me rappellent les mots de mon enfance, quand ma grand-mère me parlait en patois oubliant constamment que je ne le connaissais pas et devant son insistance je finissais par faire semblant de la comprendre en me laissant bercer par ce doux chant…Merci Edmée

    • Edmée dit :

      Merci… Ces mots, ces languages, ces tournures, oui on a voulu les éradiquer de nos vies et de nos passés pour « évoluer » et harmoniser, comme si on pouvait contraindre la spontanéité… Si je comprends la nécessité d’une seule grammaire française etc.. il serait temps de nous rendre aussi le droit à nos codes de « clans » et régions, au lieu de trouver normal que l’on parle franglais, par exemple! 🙂

  14. Tu m’as appris quelques expressions verviétoises. Les dialectes wallons vont probablement disparaître dans une génération, car les jeunes le comprennent s’ils l’entendent depuis toujours, mais ne le parlent pas entre eux. Bonne soirée et bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      On ne sait pas trop, finalement… il arrive que justement, ça devienne une « identité » et resurgisse. Mais nous n’en saurons rien sans doute et reposerons en paix 🙂

      Bonne semaine à toi aussi!

  15. Pâques dit :

    Je trouve ces mots très savoureux !
    Je connais – le pourcha – les betches- et j’aime bien aussi l’expression je me sens toute floche ( c’est à dire pas très en forme) 🙂
    Et c’est gai de sucer – des boules – !!!

  16. Philippe D dit :

    Moi, je comprends tout (le wallon d’Ath, en tout cas) mais je ne le parle pas. Mes parents parlent wallon entre eux mais nous ont interdit, à ma soeur et à moi, de le parler.
    Certains prônent le retour du wallon. Pour ma part, je n’en vois pas la nécessité.
    Par contre, les expressions régionales, j’adore ça. Ça me fait souvent bien rire.
    A chaque région son langage.
    Bonne semaine.

    • Edmée dit :

      Je pense que le « retour du wallon » doit être un choix personnel. Il ne faut pas le contrer mais tout le monde n’aime pas « les langues » pour commencer, et il y a des langues plus urgentes pour rester dans le monde d’aujourd’hui. Cependant, un retour consenti, pourquoi pas? Ce serait empêcher sa disparition ou en tout cas assurer qu’il survit correctement…

  17. Alain dit :

    Ces lectures hebdomadaires me comblent d’aise. Font pointer aussi, avec ce billet, combien les souvenirs d’enfance restent prégnants toute une vie. Si les miens se résument à presque rien, il me reste malgré tout ce mélange de langues. Dans ce Grand Sud, l’espagnol rivalisait dès nos premiers balbutiements avec le français. Enfant, je me suis rendu compte que parler espagnol ne voulait pas dire « parler catalan ». Ce fut une grande déception quand du haut de mes 10 ans je suis allé pour la première fois à Barcelona, sans comprendre un mot. Plus tard, j’ai compris que l’occitan que pratiquaient « les anciens » était la dernière barrière invisible d’un monde perdu. Le Basque, est venu s’imposer grâce à cette attirance que j’ai eu très tôt pour cette région. Mais plus que tout je garde dans mon cœur les mots de mon grand-père landais. Je voudrais t’inviter à une « festayre » pour déguster un bon « pastis », avant de deviner les « baïnes » dangereuses qui longent les côtes des plages landaises.
    Un proverbe gascon pour finir : « Cau prengué le tens coumo veng e las gens coumo soun. »
    En français, « il faut prendre le temps comme il vient et les gens comme ils sont. »
    Et comme ils disent toujours… adishatz.
    Merci pour ton billet, chère « pitchoune ». À bientôt Edmée.

    • Edmée dit :

      On dirait toujours qu’il y a une sagesse particulère enfermée dans ces vieux dictons qui ont un autre accent! Mon grand-père disait ‘Lè al bance, bè al danse » (laid au temps du berceau, beau au temps de la danse » 🙂 Je suppose que c’est ainsi qu’on consolait les mamans qui avaient un vilain bébé :)…
      A bientôt Alain (à torate!)

  18. moi aussi j’ai laisse affleurer mon belgisisme ,quand dans les annees 1980,je me suis occupee de français plus specialement normands,qui appreciaient les belges,car dans leur pays normand ont emmigres beaucoup de nos compatriotes.Donc m’occupant de la vente,de la gestión et location,de biens immobiliers,içi ou j’habite,la societe française pour qui je travaillais,m’imposa de faire des inventaires de tout le contenu de chaque logement,comme ils etaient tous pareil,(90),je fis cela en differentes langues 1º le français pour le client et 2º en espagnol pour mon personnel,qui etait qui devait faire ce controle avec ou sans le client,car je devais prendre une caution a remettre au depart si,tout etait en ordre sans casse et sans vol.Tout etait possible la preuve,les oreillers manquaient quand les touristes partaient de bonne heure et avaient des enfants en bas age avec eux.Pour ce qui nous occupe maintenant,mon inventaire etait semble t il truffe de belgicisme, une passoire??= egoutoire, pour vous qu’est ce que c’est ??,une cuisiniere…= une gaziniere,et ainsi de suite

  19. Et « coucou » se dit comment en wallon….J’aurais tout à apprendre en wallon!!!!
    Joliment conté.

  20. Les commentaires sont aussi savoureux que l’article! Chacun puise dans ses souvenirs. Et tchic et tchac, c’est viervétois? Moi aussi je dis ça, et tchic et tchac. Mais tout compte fait, je connais peu d’expressions. Tu me duras ça dans deux jours …

    • Edmée dit :

      Je ne sais pas si c’est exclusivement verviétois… et je l’emploie beaucoup rien que parce que c’est amusant! Je te dirai ça et bien plus encore après-demain 😉

  21. Armelle dit :

    J’aime beaucoup la saveur de ces langues rurales qui ont un phrasé si particulier. Ma mère, qui était Nantaise, avait plein de charmantes expressions proprement nantaises. Par exemple :  » mazette !  » Boire une fillette ! », à propos d’un verre de muscadet. Et tant d’autres.
    Je comprends que vous vous plaisiez à évoquer ce langage coloré.

    • Edmée dit :

      Oh oui, ces expressions sont amusantes rien qu’à les évoquer, c’est aussi un peu l’humour d’autrefois, la façon plaisantine de dire les choses… Mon père disait encore « sacrebleu » (que je comprenais sac bleu…). Mon grand père maternel, qui aimait « disparaître » pendant quelques jours de … beuverie, « était parti en neuvaines »!

  22. May dit :

    Même si je ne suis pas de la même région que vous mais je reconnais tellement d’expressions ! Merci de me rappeler tout cela…

  23. amandine dit :

    Ouh là là et le patois borain , une institution avec Bosquétia et ses œuvres (Frameries) mdr

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