Le droit ? Le devoir de zigzaguer dans les paradoxes

Drôle comme de nos jours on mâchonne tellement le mot « droit » qu’il en est devenu une bouillie insipide et dont la recette reste inconnue. Les droits acquis, le droit à ceci ou cela, le bon droit… Alors qu’en réalité, eh bien, si on ne l’empoigne pas soi-même, ce fameux droit, on nous rappelle qu’on aurait dû  le faire valoir car… qui sait ce qu’il en est advenu ?

On se souviendra de Clinton forcé d’avouer à la TV que l’alors momentanément glorieuse Monica et lui avaient succombé à l’attrait de petits jeux privés. Et hop ! qu’on jette dans l’assiette des scandalisés la photo de la robe (ouh , Monica, et le teinturier, connais pas ?), les confidences de la peu discrète et consentante partenaire de jeux,  les présentateurs de chaînes télévisées postillonnant avec indignation sur tous les écrans de la nation. Et le droit à Chelsea à continuer son adolescence dans la paix, qu’en faisait-on, dans ce pays qui clame que l’enfant est roi, la famille impératrice, et la privacy un droit ?

On peut désormais vous poursuivre pour le moindre écart de mots, la moindre phrase spontanée que l’on n’aurait pas pris le temps d’expurger de dangereux vocables comme « arabe, aveugle, tantouze, pouffe, nettoyeur de rues… » alors qu’on se sent autorisés à ridiculiser, parodier, critiquer imbécilement hommes (et femmes) au pouvoir. Sarkozy est mis en pièces parce qu’il a dit « pauvre con » (ce que je ne trouve pas bien subtil non plus, mais le débat n’est pas celui-là) cependant  il est tout naturel de le mettre en scène de mille et une façons humiliantes par des vignettes, des caricatures ou montages vidéos, des blagues plutôt lourdes, et Hollande a reçoit le même traitement, tout comme tous ceux dont on parle. Le droit au respect et à la vie privée, ils semblent l’avoir perdu avec le consentement de la nation toute entière qui défend le sien avec fureur…  et brandit les lois qui le lui « garantissent » comme un bouclier impénétrable.

Quant au droit à la simplicité des choses, autant l’oublier : dans une société où on nous parle sans cesse de recyclage, de prise de conscience de l’environnement, au droit à nos enfants et successeurs de vivre dans un monde sain, on ne nous donne pas d’autre choix que de polluer d’avantage en ne nous vendant plus que du bientôt obsolète parce que, voyez-vous, il faut respecter le droit au travail des uns et à la survie de l’entreprise des autres.

L'Ange, la Chaloupe d'Or, le Pigeon (qui a eu l'honneur d'abriter Victor Hugo en ses murs)

L’Ange, la Chaloupe d’Or, le Pigeon (qui a eu l’honneur d’abriter Victor Hugo en ses murs) – Bruxelles

Mais nous avons le droit d’admirer tout ce qui est beau, et foisonne, ainsi que celui d’aimer cette vie qui se déroule dans un monde dont les laideurs ne devraient jamais cacher les beautés au point de croire qu’il ne contient que douleur et misère. C’est un droit… et aussi un devoir.

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41 réflexions sur “Le droit ? Le devoir de zigzaguer dans les paradoxes

  1. Justement je viens de voir Bernard Pivot (à la tv je précise), des extraits d’Apostrophe et Bouillon de culture. La vie était moins épurée avant. Avant tous ces « droit de ceci, droit de cela ». Sagan avait le droit de fumer, de s’exprimer. Les autres invités aussi, même si ça clachait parfois. Ça n’impliquait aucune polémique ultérieure.

    • Edmée dit :

      Tu as raison. Et voir des moyens de « poursuivre » ou de reprocher un mot « prohibé » à quelqu’un est en fait amplifier le sentiment de victimisme des autres: il a dit ça « exprès », j’en suis malade, je vais me venger. Au lieu de savoir réfléchir, admettre que des choses arrivent et peuvent même n’avoir aucune conséquence, et tourner gaiement la page… Non, on peut râler officiellement car on a une « preuve en main »…

  2. Je ne pense pas que les problèmes viennent du droit mais de l’exhibitionnisme de l’intime et de ce qui devrait rester privé. Pour ma part j’aime écrire sur mon blog mais ne dis que peu de choses de mon intimité, voire presque rien. C’est le contraire de ceux qui veulent se vendre et font de l’étalage, comme les médias par exemple. Beurk, ça me donne la nausée

  3. lascavia22 dit :

    Ah…. Ah…. Edmée !!! Je ne connais personne d’autre que toi qui soit capable de remettre ainsi les pendules à l’heure, en quelques lignes où tu dis et démontres ce qui « doit » (rire) l’être. L’hypocrisie de la société a probablement toujours marché aux côtés de son évolution, l’attrait malsain des foules pour le lynchage, médiatique aujourd’hui, aussi. Sans oublier le lynchage de quartier, plus classique mais tout autant redoutable et toxique, qui a toujours de beaux jours devant lui. Le champ des « droits » est devenu une jungle où l’on se déplace à coup de machette … et équipé d’une trousse de survie ; celui des « obligations » qui en est la contre-partie, une terre brûlée où rien ne semble pouvoir repousser… A commencer par l’obligation de respecter la vie privée des uns et des autres.
    Baci +
    JMP

    • Edmée dit :

      Et dans cette jungle on devrait persque se déplacer avec une armure de samouraï, tellement il faut se barder! On n’avance pas vite, avec une armure de Samouraï :(…

      Baci sorella!

  4. gazou dit :

    Oui, le droit et le devoir parfois se confondent et lorsqu’on réclame ses droits, il ne faut pas oublier ses devoirs…Je pense que,actuellement, ce qui manque c’est le respect de l’intimité, le respect de la personne tout simplement

    • Edmée dit :

      Vrai… mais aussi les gens ont pris, sans le réaliser peut-être, l’habitude de vivre sur un podium avec un spot sur eux: Facebook ou d’autres Lorelei qui leur donnent le goût de cette vie publique sans presque plus de zones privées, avec le plaisir inutile de découvrir la vie privée d’autrui….

  5. Lauriza dit :

    Dans un passé très proche, les enfants n’avaient pas le droit de parler, ça dérangeait les adultes car on sait bien tous qu’un enfant en général dit la vérité sur ce qu’il observe et il était vite remis en place pour la honte qu’il avait provoquée. Après avoir donné le droit aux enfants de parler en 1968 (il est interdit d’interdire), les adultes sont complètement tombés dans l’autre extrémité et on voit maintenant les résultats avec le non respect des autres et la délinquance. Il y a pour moi un juste milieu c’est de dialoguer avec les enfants et leur expliquer toujours les points négatifs et positifs de la vie et surtout leur apprendre le respect de tout. Le respect des autres est le fondement d’une bonne société. Maintenant la société et surtout nos politiques nous apprennent à nous taire et nous n’avons plus le droit de dire ce que nous pensons, sauf les journaux qui se délectent des vies privées et viennent au secours de toute la misère du monde essayant de nous culpabiliser. Le paradoxe c’est que la France est un pays d’accueil et que maintenant les journalistes et bon nombre de politiques nous font passer pour des racistes parce qu’on veut garder notre identité. Alors on essaie de nous museler non seulement dans nos paroles mais aussi dans notre façon de vivre. Actuellement ce sont les Français qui perdent leurs droits. Mon seul devoir pour que mon esprit ne soit pas pollué par tout le négatif qu’on nous serine c’est de prendre le droit de lire ou d’écouter que les choses qui me tirent vers le haut pour la plus grande joie de mon bien-être.

    • Edmée dit :

      Je pense que plus que jamais nous ne devons pas perdre la perception des choses belles, qui nous font du bien, nous gardent nos forces de vie intactes, notre idéal, notre foi en la vie. Car en effet nous sommes dans un tourbillon de contresens absurde et déstabilisant si on s’y abime…

  6. Armelle B. dit :

    Oui, nous vivons dans un monde totalement paradoxal : d’un côté plus question d’interdire votre droit à jouir de tout et plus question d’avoir le droit d’exprimer votre pensée avec naturel et sincérité, tant la liberté de penser a été mise à mal. Nous vivons dans un monde qui entend bien nous décerveler tout en nous permettant la plus totale luxure. Il est vrai qu’un peuple débauché est plus facile à dominer et à circonvenir. Rappelons-nous la chute de Rome.

    • Edmée dit :

      Mais oui… et le flou dans lequel on nous fait mariner constamment fait aussi que l’on peut toujours nous accuser d’une déviance ou l’autre, quoi qu’on fasse. Trop ceci ou pas assez cela…

  7. Je crois que le principal droit est celui de garder notre liberté sous toutes ses formes bien que justement « les distractions » de nos politiques pourraient nous la faire oublier. Les Romains passionnés par les jeux en « oubliaient » aussi l’essentiel. N’est-ce pas le même mécanisme ? Ton texte, Edmée, peut soulever bien des débats…mais tu as raison aussi de rappeler la beauté de la vie parce qu’elle existe et vivre seulement dans un climat morose ne fait pas avancer.

    • Edmée dit :

      Oui, bien entendu, on sait comment nous faire regarder vers ce qu’on nous jette en pâture devant l’écran de fumée qui cache des choses bien pires et profondes, c’est un vieux truc qui a toujours fonctionné :)…

      Mais en effet il ne faut pas en oublier qu’il est faux que « tout est pourri » et que « rien ne marche »… Au niveau individuel, il y a sans cesse des perles d’affection qui s’échangent, et la vie reste faite de hauts et de bas, il faut endurer les bas et savourer les hauts!

  8. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Nous n’avons plus ne droit de faire ou dire grand chose, du moins en France. Qu’il était bon le temps où l’on avait encore un peu de liberté !
    je l’ai connu et je le regrette amèrement ! Je me demande où ils vont s’arrêter ? Mais bien-sûr, l’interdit n’est pas pour tout le monde, comme tu le dis si bien ! Peu à peu, j’ai pris l’habitude de rentrer dans ma coquille. Je garde pour moi mes états d’âme…
    Bonne semaine Edmée avec de bons bisous !
    Florence

    • Edmée dit :

      Oui, nous avons tous ce sentiment qu’autrefois on pouvait dire plus clairement ce qu’on pensait. Finalement je me demande si ça ne s’est pas simplement « compensé »: on peut avouer plus ouvertement ses goûts homosexuels si on en a, on parle de son « droit au plaisir » comme si on l’achetait au supermarché, mais à côté de ça, on ne peut plus se délecter des bonnes blagues idiotes d’antant qui déridaient si bien l’atmosphère, et on se rend compte que même une crèche est offensante…

      • Florence dit :

        Tu sais, Edmée, ici c’est dans la vie quotidienne que nous ne sommes plus libre. Oui, bon, on affiche son homosex, on se balade presqu’à poil dans les villes, on fait autant de tapage qu’on en a envie etc… Mais tout ça, moi je m’en fout ! Avec les nouvelles lois sur tout, je ne pourrais certainement pas vivre ma vie d’artiste comme je l’ai vécue. Je t’assure que c’était vraiment le bon temps et si j’avais su, j’en aurait profité encore plus ! J’aimerais que l’on ne m’oblige pas à vivre politiquement correct ! Oui, plus de crèches, ni même d’étoiles… Les boules, sapins et nounours sont bien mignons, mais pour moi, Noël c’est aussi autre chose ! Curieux que le nom de Noël n’ait pas été changé !!!
        gros bisous et bon dimanche ! Ici il fait froid ce matin !
        Florence

      • Edmée dit :

        C’est vrai… on nous fait croire qu’on est libres, parce qu’on nous « permet » de nous « mettre à nu » (ce qui parfois est hélas trop à la lettre 🙂 ) mais en échange… on nous tient bien serrés!

  9. sandrinelag dit :

    C’est le perpétuel grand écart. Il y aussi les droits des droits, comme par exemple, pour certains, le suicide assisté (et le meurtre consenti) comme un droit qui entrerait dans la case « droits de l’homme ». En Suisse, récemment, un débat a été ouvert sur la dépénalisation de l’inceste (« si le père et la fille sont consentants, après tout, pourquoi pas? ») que certains voudraient aussi ranger comme « droit de l’homme ». Tout cela contribue à brouiller davantage nos perceptions des choses, et pas forcément vers le meilleur…

    • Edmée dit :

      Je n’étais pas au courant de ce dernier débat… Qu’il est donc devenu difficile, en effet, de savoir désormais ce qui est bien ou mal… acceptable ou pas. Droit ou devoir. A force de tout légiférer, aussi, on ferme des portes d’un côté pour en enfoncer de l’autre. On est vraiment perdus…

  10. Angedra dit :

    Les politiques aiment se prendre pour des « people » et les « people » souvent se prennent pour des politiques et veulent asséner leurs idées sur le sujet comme étant vérité !!
    Tout le monde veut se rendre le plus visible possible et ensuite crier au scandale lorsque l’on parle de sa vie « privée ».
    Sous couvert également de droit à l’égalité, l’on condamne les enfants à être tirés vers le bas dans les classes où sévissent certains qui demandent leur droit à ne pas accepter leur devoir.
    Je n’ai plus le droit de nommer mes fêtes, mes traditions, de comprendre la langue qui est parlé dans mes rues et nos filles n’ont plus le droit de porter des jupes en classe ……
    Alors que mes droits de liberté rétrécissent de plus en plus, l’on m’oblige de plus en plus à de nouvelles soumissions.
    Tout est chamboulé dans notre société et nous avons du mal à comprendre comment la liberté peut prendre des visages aussi affreux que ceux qu’une minorité veut nous imposer.
    Les cris de cette minorité semblent gagner chaque jour un peu plus s’étalant de plaisir sur le doux tapis de la grande masse silencieuse de ceux à qui ils rognent les ailes de la liberté et des droits.

  11. Pâques dit :

    Moi je milite pour le droit au bonheur mais dans le respect de l’autre, savoir faire preuve d’empathie…
    Un exemple vu à la tv, une dame qui voulait encore être mère la cinquantaine largement entamée, c’est mon droit ! Oui, mais et le droit de l’enfant ?

    Sinon comme tu le sais je profite chaque jour des belles choses de la vie
    et je savoure l’instant présent.
    🙂

    • Edmée dit :

      Tu as raison… De plus on imagine avoir droit à des choses étranges, comme si on était dans un magasin de « droits » qu’on pouvait choisir: le droit au bonheur, à l’amour, aux enfants, à un corps de rêve. On est, dirait-on, dans l’ère de la baguette magique!

  12. Philippe D dit :

    Je pense aussi au droit d’aimer ou pas un livre et de le dire. Certains blogueurs ayant émis des remarques négatives au sujet d’un roman ont eu droit à des attaques de l’auteur. On ne peut pourtant pas tout aimer!
    Bonne semaine à toi.

    • Edmée dit :

      Je ne comprends pas non plus cette attitude, c’est minable! Heureusement qu’on n’aime pas tous la même chose, c’est d’ailleurs un des aspects de la richesse des discussions.

      Bonne semaine aussi, Philippe!

  13. amandine dit :

    TEXTE TOUT droit SORTI DE TA DEXTERITE ET BRAVO

  14. Shirokuma dit :

    Le droit est-il un dû ? Le devoir est-il une option ? Je pense qu’on a tendance à s’arranger avec ces deux là selon sa sensibilité… Droit et devoir sont les faces d’une seule et même pièce : l’intégrité. Mais beaucoup sont des usuriers qui font de la contrefaçon ; n’est-il pas ? Regardons leurs pièces : elles ont les deux mêmes faces !
    😉

  15. colo dit :

    Je crois Edmée que la presse et les media, plus Twiter, Facebook et autres trucs modernes, font un mal fou à la vie en société. Ils mettent, parce que c’est court, les détails en avant….le fond ne s’analyse pas, la réflexion y est absente.
    De là, je pense, tous les paradoxes dont tu fais si bien état.
    Bonne semaine!

    • Edmée dit :

      C’est vrai… et c’est ici sans doute qu’une sorte de tri va s’opérer: ceux qui pensent et vivent vraiment et ceux qui pensent et « vivent » comme les autres, de plus en plus mal…. Nos vies et nos pensées devraient nous être propres…

  16. Alain dit :

    En relisant ta page et l’ensemble des commentaires, je me suis amusé à imaginer un débat télévisé. Politiques, people (je déteste ce mot) et journalistes mélangés. Je les entendais presque hurler. Parler du droit, sans savoir l’appliquer, du devoir qui les exclue d’office. En conclusion de cette émission factice, tu arrives et parle calmement « des choses belles » de « notre idéal, notre foi en la vie ». Chère Edmée entre eux et nous, ce n’est plus un fossé. C’est un océan d’absurdités, de faux-semblants, de prétendue supériorité que certains s’octroient pour mieux masquer leur vide total, en tout. Nous avons beaucoup de chance de garder intacte notre envie de vivre et de savoir nous contenter de ce que nous sommes réellement. Tout au fond de nous.

    • Edmée dit :

      Bien au fond en effet, car en surface il y a tant de remous, et nous devons nous plier à plus puissant que nous. Mais à l’intérieur, nous gardons ce que nous voulons, des jardins immenses et des rivières scintillantes, des chants et du plaisir. C’est notre droit ! 🙂

  17. Une époque difficile que nous vivons si on choisit de s’y perdre. Pour ma part’ j’ai tranché. J’ai le droit de penser et de m’exprimer avec respect et surtout le droit et même le devoir d’être heureuse et de propager le bonheur de vivre. La médisance, la calomnie sont devenue choses courantes dans notre société, elles limitent l’expression, je le regrette souvent. Amitiés.

    • Edmée dit :

      Oui, vrai que la médisance est aussi néfaste pour qui la pratique que pour qui en est la victime. C’est vil et appelle la médisance en retour. Pas productif ni positif du tout!

      Amitiés Nicole!

  18. RN 1 dit :

    Bonsoir Edmée !!!!
    Je te souhaite un heureux temps de Fêtes…
    Très grandes bises !

  19. Alain dit :

    Très heureux Noël, Edmée.

  20. Je t’accorde (!) le droit d’être très heureuse en 2015 ? Droit assorti de bises….

  21. Le ? est une faute de frappe….Excuses.

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