Savoir ce que l’on veut

On s’en souvient, j’ai vécu 15 ans aux Etats-Unis, dans le Nord Est. J’avoue que je n’ai pas eu de contact avec beaucoup de gens « normaux », pour la bonne raison que, vivant dans une petite ville, tout passait par le screening de l’église à laquelle on appartenait (ou pas), du club dont on était membre (Rotary, Kiwanis etc…) (ou pas), de l’école à laquelle allaient les enfants (ou pas) etc… Il restait évidemment la possibilité d’approcher du beau monde en fonction de la fortune que vous aviez. Je n’en avais pas, et refusais vigoureusement de devenir membre de quoi que ce soit.

Par conséquent, les gens qui se risquaient à me « fréquenter » ne le faisaient que du bout des lèvres, parce qu’ils étaient mes voisins, ou mes clients, et ne pouvaient pas se permettre d’émettre de simples grognements. Et puis il y eut les marginaux, eux-mêmes à la recherche de compagnie, les esprits libres (oui oui, il y en eut et ils sont toujours mes amis !), des européens, et mes employeurs.

De mes employeurs le plus délicieux dans l’absolu fut un Jamaïquain que j’adorais. Vous pouvez imaginer le team étrange que nous offrions, lui le patron noir et moi l’assistante blanche, et toujours unis comme les doigts de la main, comme les touches d’un piano. Une blanche, une noire.

Mais bon… pour le reste, le peu de gens qui m’approchaient ne m’ont apporté que des étonnements stupéfaits, et rien de concret. Comme cette Thérèse, jolie fille, dont la seule ambition était de se marier. Tout un projet. Mais pas avec n’importe qui, ah non ! Il fallait que son mari… ait un beau torse ! Oui, un beau torse. Elle ne se marierait pas si une toison impétueuse avait envahi les lieux, ou pire encore, un petit cerceau adipeux… Sans parler de pectoraux flasques. Jamais elle ne s’abaisserait jusque-là.

David

Une autre, qui malheureusement pour moi fut ma « boss » pendant quelques mois, tenta de faire amie-amie au début. Oh, elle était drôle, et nous avons parfois  bien ri.  Mais son rire était de ceux qui naissent du stress, hystérique et impossible à stopper en douceur, et d’ailleurs quand il cessait, elle se mettait à pleurer. Je ne suis pas psy, et j’en avais assez, songeant à tricoter une camisole de force rose pour qu’elle me fiche la paix. Rose car comme Thérèse, qui avait une foreuse électrique et une lampe de poche roses, celle-ci avait des attaches trombones roses, des chaussures roses, un béret rose, et tous ses classeurs de travail étaient roses. Rassurez-vous, ses dents étaient blanches.

Elle voulait, elle aussi, se marier. Elle ne pensait qu’à ça. Elle n’avait pas d’exigences spéciales au sujet du torse du promis, mais il devait être entièrement beau, et riche, surtout riche, et éventuellement aimer cuisiner car elle ne voulait pas cuisiner. Elle avait une connaissance qu’elle estimait beaucoup, une femme belle et brillante, dont elle avait rencontré le fiancé. Catastrophe, le fiancé était chauve et avait du ventre, et la pauvre fille ne pouvait comprendre ce que cette femme si stylée lui trouvait. Elle pourrait trouver dix fois mieux, balbutiait-elle, et le pire, c’est qu’ils sont très amoureux !

Un jour, avant que je ne comprenne qu’il me fallait rapidement acheter la laine rose pour la camisole de force, elle m’a demandé si je désirais qu’elle me prête un livre très intéressant, sur comment épouser un milliardaire (ou millionnaire, je ne sais plus… après tout ce ne sont que des zéros de plus ou de moins…). Elle l’avait recouvert de la jaquette d’un autre livre sur les mystères de la finance enfin révélés, et insistait beaucoup pour que je le lise. J’ai pensé qu’elle voulait me faire rire, que c’était  un livre sans prétention qui, s’il avait fini sur le grand écran, aurait été interprété par Bette Midler et Goldie Hawn…

Mais pas du tout !

On y expliquait réellement comment crasher des soirées de VIPs, et les trucs pour y parvenir. Par exemple comment se joindre à un groupe dans le parking et entrer en riant avec eux. Et puis il y avait tout un mode d’emploi des millionnaires selon où on se trouvait géographiquement. On disséquait le millionnaire du Texas avec ses bottes Santiags et son accent à la G W Bush, et le millionnaire à armoiries dont les ancêtres étaient arrivés sur le Mayflower dans le Nord Est. Les vieux millionnaires chenus et cacochymes et les jeunes cons millionnaires… On expliquait aussi à ces cruches vénales comment boire avec panache le champagne, manger les huitres, tenir les zakouskis, sur quel ton parler, comment investir dans une tenue chère mais qui serait un investissement sur une vie de luxe…

Dois-je vous le dire ? Je n’ai pas eu le courage de le finir !

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52 réflexions sur “Savoir ce que l’on veut

  1. …nous voilà bien dans les US profonds une de mes amies qui avait elle aussi tout comme toi vécu aux US m’affirmait que pour les américains le Saint Esprit est américain…je dois te dire que je suis surprise du succès du livre « Cinquante Nuances de Grey » et à fortiori par le film…l’amérique va dans le mur (humour)

  2. Béa de C dit :

    Comme si on y était… dans ces US profonds!!!!
    Bonne fin de semaine…

  3. gazou dit :

    Je comprends que tu n’aies pu finir le livre…On a de la peine à comprendre que certaines personnes puissent se délecter avec ça…Que c’est triste et ennuyeux de telles vies!

  4. Nadine dit :

    De pauvres filles à plaindre, mais qui deviennent drôles sous ta plume !

  5. annerenault dit :

    Toutes ces aberrations vénales ou esthétiques ne seraient -elles le fait que des Américaines ? J’en doute.Cependant, dans la vieille Europe, l’attirance pour l’argent soit beaucoup plus voilée…

    • Edmée dit :

      Pas seulement des Américaines, vraiment pas! Mais je me suis souvenue de ces deux-là, et je dois dire que tout en se pensant très féministes, les femmes américaines souvent ne le sont que pour décider que le lit conjugal sera recouvert de leurs vieilles barbies et teddy bears, et aller « travailler » pour avoir des collègues avec lesquelles sortir.Mais le mariage reste la grande ambition, quitte à ce qu’il ne serve que pour s’appeler Madame Machin 🙂

  6. sandrinelag dit :

    Cette petite galerie de portraits est très drôle – la vie offre de ces spécimens! C’est incroyable comme la réalité dépasse souvent la fiction.
    Avec tout ce monde bigarré autour de nous – et soi-même – comment est-il possible de s’ennuyer dans l’existence?
    Merci pour ce morceau d’entomologie croustillant.

  7. Shirokuma dit :

    Nous retrouvons sous ta plume l’essence même du puéril… Il y a tellement de gens aussi « étroits d’esprit », aux USA et ailleurs…
    Merci de ce délicat aperçu de la bêtise humaine…
    Rires

  8. Pâques dit :

    Comment tu n’as pas fini le livre ?
    Je rigole !!!
    Une page d’humour et une belle observation des mœurs US, quoique parfois ici aussi en Belgique …

    • Edmée dit :

      Ou c’est vrai que chez nous aussi il y a ces cruches… J’ai entendu l’une d’elles avoir affirmé à sa fille « mais oui, moi déjà toute jeune j’avais décidé que j’épouserai un brun aux yeux verts et quand j’ai rencontré papa j’ai su que c’était lui »… Et elle estimait que c’était une leçon de bon sens pour la fille… qui du coup, n’ayant jamais trouvé « son modèle » idéal (et on ne peut pas, à la braderie des maris, demander si le même modèle un peu plus grand existe….), attend toujours (de le commander chez Mattel?)

  9. Pierre dit :

    C’est quand même bête que n’aies pas fini le livre, tu aurais peut-être épousé un milliardaire-millionnaire 😉

    Merci pour cette belle galerie de portraits, d’autant plus savoureuse qu’on sent bien qu’elle est absolument authentique.

    • Edmée dit :

      C’est vrai, je me rends compte qu’il me manquera toujours l’expérience d’avoir été une femme de milliardaire et mon travai d’écriture est donc privé de cet intéressant témoignage 😀

  10. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Je connais un peu tout ce que tu dis, puisque je suivais tes péripéties dans ta lointaine Amérique. Chaque peuple à ses mœurs et si on n’arrive pas à s’y faire il ne faut pas insister et revenir chez soi : c’est ce que tu as fait. Si tout le monde en faisait autant au lieu de s’incruster là où ils n’ont que faire, cela irait mieux dans nos pays, car ici, c’est à autochtone qu’on demande de s’adapter et non à l’étranger. (enfin, ça, c’est une autre histoire !)
    Mais tu as eu aussi des bons moments, et tu m’as bien fait rire avec certaines histoires. Pour les manuels, ici nous avions (et avons peut-être encore) aussi les nôtres : comment briller en société, comment faire pour retenir son mari, ou son fiancé, le guide des usages, le mariage chrétien, etc… J’en ai lu, et cela m’a bien divertie.
    Autrement, j’ai lu un livre américain que j’avais trouvé désopilant : La chasse aux maris ! un autre aussi qui était assez drôle : Elles disent toujours non !
    Puis tu avais ton Arche de Noé avec la belle Clara qui gloussait de plaisir !!! puis tous tes amis Peaux Rouges, puis, etc…
    Tu vois, moi j’en garde un très bon souvenir de la fin de ta vie américaine et je pense que le petit escargot qui avait eu le courage de t’apporter de mes nouvelles s’en souviens aussi avec plaisir, et il parle toujours avec l’accent Yankee pour snober les copains !
    Gros bisous Edmée et bonne nuit, puis bon demain !
    Florence

    • Edmée dit :

      Il y avait en effet bien des choses très plaisantes lors de ma vie là-bas, notamment la nature et les animaux. Sur le plan humain ce fut désertique… Le mariage chrétien, j’ai eu ça aussi entre les mains, ainsi que le mariage parfait (je les ai ratés, ha ha ha, j’ai dû lire en diagonale 🙂 )

      Bon dimanche Florence! Bisous…

  11. Betsy Boule dit :

    En soi, quand on s’installe dans un nouveau pays, je trouve que ce n’est pas une mauvaise chose de s’inscire dans un club ou un groupement qui ne reflète peut-être pas à 100% ses propres convictions mais qui permet de connaître du monde. On peut ainsi se livrer à des observations plaisantes, améliorer ses connaissances linguistiques, faire partie de la vie locale… bref s’intégrer (car je suppose que si on va habiter ailleurs, ce n’est pas juste pour se moquer à distance).

    • Edmée dit :

      Mais je déteste les groupes et clubs, donc je ne voulais pas non plus m’ennuier à faire ce que je n’aimais pas pour m’intégrer… Je travaillais énormément (bien plus qu’en Europe) et j’étais principalement intéressée dans les Amérindiens. J’avais des amis Amérindiens, qui ne me demandaient pas d’appartenir à leur église ou cercle 🙂 Et j’ai eu des amis, peu mais véritables, sans passer par tout ça!

  12. Je n’y suis jamais allé, mais l’Amérique ne m’a jamais fait rêver. Et ton billet sur la société américaine confirme mon impression. Bon dimanche Edmée.

    • Edmée dit :

      Mon grand père les détestait pour les avoir maintes fois côtoyé sur les paquebots allant vers l’Amérique du Sud, en particulier les femmes qui demandaient ouvertement « combien d’argent gagnez-vous? ». Par contre, les libérateurs… il en était fou ! 🙂

  13. Lauriza dit :

    Chaque pays à ses codes et chaque couche de société à les siens. Ce que j’aime chez les Américains c’est qu’ils n’ont pas honte de gagner de l’argent et d’en parler alors que chez nous il faut que les riches se cachent et ne se fassent pas remarquer sinon c’est louche jusqu’à parfois leur faire un procès d’intention. Pour les cruches vénales, il y en a partout dans le monde et en France nous n’en sommes pas dépourvus loin de là. On le voit bien à travers les scandales racontés dans la presse dont le peuple est si friand. Quant à choisir un homme sur sa beauté physique, au premier abord c’est peut-être plaisant, mais au deuxième abord il faut l’étudier pour voir si à l’intérieur sa beauté se reflète ensuite on réfléchit pour savoir si ça vaut la peine de se lancer …..S’il est beau extérieurement comme intérieurement et en plus qu’il est millionnaire alors on a gagné le gros lot, mais c’est comme le loto, beaucoup de grattages pour peu de tirages.

    • Edmée dit :

      Oui tu as raison, les cruches vénales se trouvent partout, et pas seulement là, mais je me demande quand même si le guide pour épouser un milliardaire n’a pas quand même des relents typiquement « happiness american way » ;)… Je trouvais surtout la fixation sur le physique plutôt alarmante…

  14. Celestine dit :

    C’est drôle, je reviens d’un séjour à Paris, et j’ai été voir une pièce de théâtre fort amusante qui parle justement de ce sujet là. L’héroïne a fait un  » beau » mariage mais tombe soudain amoureuse d’un type fauché, et tout son entourage est catastrophé: comment peut-on ne pas aimer l’argent à ce point ?
    La galerie de portraits ainsi croqués est vraiment très bien faite, dont le moindre n’est pas le pauvre cocu qui ne comprend pas,  » alors qu’elle avait tout » pourquoi elle l’a quitté…
    Tu nous régales une fois de plus avec ton thème favori, sans jamais être redondante.
    Baci Sorella
    ¸¸.•*¨*• ☆

  15. Alain dit :

    Savoir ce que l’on veut, ou être ce que l’on est. Point barre. Elles me font rire tes « desperate housewives ». Sans y avoir vécu pendant quinze ans, je crois pouvoir affirmer que je connais bien les États-Unis. Tout ce que tu écris, je l’ai connu. Mais au masculin, et dans un autre genre. Entre ceux qui consommaient quantités de produits pour être mieux pourvus que le voisin, fréquentaient toutes sortes d’instituts pour s’assurer d’une virilité sans failles. J’en passe et non des moindres. « Ta » Thérèse me renvoie aux images de Barbara Cartland. Tu en as connu du beau monde ! Source d’inspiration inépuisable pour le plus grand plaisir de tes lecteurs. En France aussi, nous avons quelques « clubs » auxquels certaines et certains sont fiers d’appartenir. Ne serait-ce que pour enfiler une nouvelle robe ou arborer un nouveau costume, et ce, aujourd’hui encore. À bientôt pour « Les promesses de demain ». Cette semaine, si j’en crois le mail d’envoi. Je suis impatient. Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      J’espère tellement que tu aimeras mes « Promesses de demain »… Oui, ces gens se trouvent partout… passant à côté de tout ce qui conduit la vie à son sens, à son enseignement… Beauté, richesse, appartenance à, faire partie des vainqueurs… c’est ahurissant!

  16. Alain dit :

    P.S. Je viens de voir un film qui ne devrait pas te déplaire. Riche d’enseignements sur le comportement humain. Féroce et brillantissime « Snow Therapy ». Je ferai un résumé demain soir sur mon blog.

  17. Armelle B. dit :

    Oui, oui, je suis convaincue que tout cela est archi-vrai et, en plus archi-drôle. Je ne connais pas la société américaine, mais le portrait que vous en dressez est assez rebutant. Mon fils a une approche très semblable à la vôtre. Merci Edmée, ce blog est une source d’enchantements.

    • Edmée dit :

      C’est hélàs archi-vrai… et d’un ridicule qu »il est difficile de comprendre. Des vies souvent artificielles, balisées par les images construites par la pub, le cinéma, un idéal de feuilleton… et une notion de la beauté pré-fabriquée… Heureusement, il reste des gens normaux ça et là et on ne les en aime que d’avantage!

  18. colo dit :

    Hihihihi. je ris mais pleure aussi, c’est bien cela!

    À l’école Internationale où je travaillais, on nous envoyait chaque année des stagiaires-profs américain(e)s qu’il fallait « former ». La dernière pimbêche qui m’est tombé dessus était rose: peau, robes, bottes…de plus elle s’est amourachée du fils d’une collègue, l’a épousé…pas de chance, il s’est découvert gay!

    Ne faire partie d’aucun club ni, ni….mène à ça en effet; avoir pour amis des gens sans familles ou racines, des étrangers. Je ne m’en plains pas, c’est fort intéressant!.
    Merci pour ces portraits pas piqués des vers, bonne semaine.

    • Edmée dit :

      Trop de Ken et Barbie en circulation, ha ha ha! Ils sont trop régis par la religion, l’appartenance à ceci ou celà, et ont du mal à sortir du moule. Oui, toutes les contraintes ont fait que je n’ai pas eu de full immersion, juste une immersion un peu forcée et ai sans doute eu « le meilleur » 🙂 Bonne semaine…

  19. Quoique, un beau torse bien ferme, ce n’est pas mal du tout!…..rires

  20. amandine dit :

    eh bin je n’en aurais pas eu non plus le courage lol 😉

  21. Philippe D dit :

    L’histoire ne dit pas si tu as ramené en Belgique un homme beau de partout, riche et sans poils…

  22. Comment? Tu n’as pas terminé ce livre? Nous ne saurons jamais alors…Comment donc investir dans une telle tenue? Comment dénicher un milliardaire?

    Ils sont fous ces gens-là. Et s’intégrer dans un groupe pour être accepté, quelle horreur, moi qui déteste les étiquettes.

    • Edmée dit :

      Exactement, c’est le système « patte blanche », celle qu’il faut montrer pour prouver qu’on peut nous parler sans crainte… A certains nivreaux je peux le comprendre, mais pas dans le quotidien, d’autant que les pattes blanches sont souvent bien sales malgré tout 🙂

  23. Alain dit :

    Une grande enveloppe affranchie avec des timbres de collection qui vont faire le bonheur d’une amie. À l’intérieur « Les promesses de demain » et déjà … « Le soleil qui luit fort sur le reflet des larmes ». J’ai hâte d’en savoir plus. Merci Edmée.

  24. alainx dit :

    Une de mes amies a vécu ainsi aux States…
    Elle a globalement le même discours que toi…
    Et dire qu’après la Libération on a failli devenir une colonie américaine… Sans le Grand Charles on serait « ça »….
    Et je préfère ma devise virile : « In gode we trust »
    (ok je sors….)

    • Edmée dit :

      😀 Il n’y a qu’à voir leurs films « blockbuster ». Ils nous envahissent malgré tout via ces stupides films et leur notion du politically correct qui commence à polluer notre franc-parler. Même des gens quelque peu instruits démontrent un esprit atrocement censureur à l’occasion: je me souviens de quand la France a refusé de participer à la guerre contre l’Irak. Une de mes clientes, pas trop bête pourtant, et ex hippie de surcroit, m’a dit qu’elle avait une correspondante française depuis 20 ans mais que dans ces conditions elle serait « obligée » de cesser cette amitié!!! Oléééééééé!

  25. Edmée tu me déçois ? Tu n’as pas achevé un livre qui contenait tous les secrets du bonheur ? Épouser un joli milliardaire, tu te rends compte au moins de ton erreur ?
    Je blague et tu le sais, je ne suis même pas certaine que je l’aurais commencé. Je suis totalement allergique à ce genre de mentalité qui ne se limite pas qu’à l’Amérique malheureusement ! Appartenir à quelqu’un, à un groupe, et tout faire pour cela, au risque de se perdre ?c’est du domaine de l’impossible en ce qui me concerne.
    Tu as donc eu bien raison de laisser tomber.

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