Pourquoi le faire sérieusement si on peut le faire en riant ?

Hendrick ter Brugghen - L'éclat de rire de Démocrite, 1628

Hendrick ter Brugghen – L’éclat de rire de Démocrite, 1628

Il y a bien entendu des choses qu’on  ne peut apprendre que sérieusement, car où y trouver matière à rire ? La géométrie et ses tangentes et circonférences, les maths et les fractions tant abhorrées (par moi en tout cas), l’étude de la Bible – difficile de rire quand Lazare ressuscite ou quand Jézabel –la-séductrice est jetée en pâture aux chiens  – ou la chimie par exemple. Bien que concocter une formule pour une mini-explosion m’aurait sans doute amusée…

Mais il y en avait, des zones pour le fou-rire ! Le cours de couture, pour lequel je remercie encore le ciel car je suis la reine des réparations immédiates : un bouton fait mine de s’évader ? Hop, le voici fixé d’un coup d’aiguille éclair. J’ai aussi jadis reprisé les chaussettes – avec un œuf de bois – jusqu’au jour où j’ai compris que leur prix avait assez baissé pour m’éviter cette corvée. J’ai cousu beaucoup de mes robes pendant des années. Je n’aurais pas pu devenir petite main chez Karl Lägerfeld, mais j’ai  bien ri. D’abord de notre prof, une gentille demoiselle blonde coiffée comme Pétula Clark et qui ne voulait pas qu’on rie de son accent verviétois. Aussi prenait-elle grand soin à ne pas dire « Oôôôô » pour « On » mais le résultat nous faisait rire quand même car, sous sa tutelle, nous allions coudre une petite … rompe pour un an. Et Lovely brunette, malicieuse, me disait « elle en est où, ta petite rompe ? »…

Le cours de cuisine (j’ai eu un training de fée du logis comme on le constate), avec une autre prof affligée de l’accent local et qui terminait toujours la dictée de la recette par « du thym, du lauuuuuuuuurier et de la marjoléééééééééééééne », et se demandait pourquoi toute la classe l’accompagnait en chœur pour finir avec des gloussements peu discrets. En prime nous l’appelions Chefcul. Cours de repassage – et si j’ai eu un examen de passage en géométrie,  en flûte et gymnastique, jamais en repassage – était l’occasion de s’asperger d’eau, de rire en feignant la désolation quand on avait ajouté un triangle de brûlé sur la chemise du frère ou du père, et de chanter, par-dessus la voix irritée de notre prof Pétronille (son prénom commençait par un P et ça a suffit) « ne pleure pas Jeannette, nous te marierons nous te marierons » en malmenant nos jeannettes avec le fer.

Hendrick ter Brugghen - amants inégaux

Hendrick ter Brugghen – amants inégaux

Plus tard, au cours de dessin, une immense salle où trois classes étudiaient ensemble sur les tables inclinées. On comprend que le bavardage y était strictement interdit sans quoi ça aurait fait un bruit de hall de gare. Et naturellement, ça faisait bel et bien un bruit de hall de gare. La sœur surveillante, choisie pour son œil de lynx et son aisance au mirador, ciblait sa proie et, la pointant d’un doigt triomphant, criait « Bernadette !!!! » et la chorale des trois classes d’enchaîner « elle est très chouette » et on appelait même un Gaston invisible en lui signalant « y a l’téléphon qui son ». Au grand désespoir de la reine du mirador. Nous avions 16, 17 ans… si on n’est pas rebelle à cet âge-là… la route sera longue et ennuyeuse !

Des années plus tard… oui, bien des années, j’avais 31 ans, et suivais des cours de néerlandais pour faciliter mes recherches de travail. Et on nous demandait de faire des sketches dans cette langue. Les miens avaient toujours un « hemel mijn man ! » (ciel mon mari) ou autre chose de vif et pimpant de cet ordre, et le projet de petite annonce dans le journal auquel j’ai collaboré était devenu une recherche d’épouse avec des jambes velues et mauvaise haleine. Quant à nos jeux acheteuses au magasin, nous cherchions des porte-jarretelles. Bon, je regrette si vous froncez les sourcils, j’étais première de classe grâce à tout ça (mais ça m’a valu de rater dans la classe suivante car la prof ne me supportait pas… ha ha !). J’avoue quand même que la phrase « et là vous serez devant le bureau de poste » (en daar staat U voor de postkantoor ), je ne sais la dire qu’en chantant, parce que c’est ainsi que je l’ai mémorisée (avec petite danse propitiatoire à l’appui), et j’avais quand même confondu le mot pour pneu avec celui de … pneu crevé. Dans mon sketch j’allais d’un pas altier au garage pour acheter un pneu crevé…

Et je termine par une belle petite nouvelle qui ne fait pas rire du tout : Deux blogueuses  bilingues ont décidé de traduire des extraits de mon livre « Une enfance verviétoise ». Mais que ma vie se mble donc chantante en espagnol, et d’un beau lyrisme flamand dans l’autre langue. Merci Espaces et Instants et Adrienne !

Publicités

34 réflexions sur “Pourquoi le faire sérieusement si on peut le faire en riant ?

  1. sandrinelag dit :

    Félicitations pour la traduction en espagnol!!! Bravo!
    Quant aux cours de cuisine, couture et autres tâches ménagères, honnêtement, j’aurais bien aimé les suivre… 1) ça devait être très rigolo 2) Mine de rien, ça donne probablement de solides bases lorsqu’il s’agit de monter une solide mayonnaise ou de coudre proprement ses ourlets…
    Tes cours de néerlandais me rappellent ma prof de russe au lycée, à Enghien, une vieille fille qui écumait en parlant. Les thèmes étaient toujours dans la même ligne: « Ya rabotayou na zavodié » (je travaille à l’usine); « kto éto? Eto tavarich liénin! » (Qui est-ce? C’est le camarade Lénine)… des choses de ce genre.
    Ce qui était drôle, c’est que la plupart d’entre nous étaient des petits-enfants de Russes blancs et que les cours faisaient désordre. A 16 ans, nous, les élèves, ça nous faisait rire sous cape, on s’appelait « camarrrrade » entre nous en roulant bien les r… aux antipodes de la bonne vieille Sainte Russie éternelle… Nous étions au début des années 80, le Soviet suprême existait toujours (Brejnev), Mitterand venait d’accéder au pouvoir… il n’y avait donc pas de place pour des idées ou des auteurs contre-révolutionnaires.
    Mais que de rigolades!!!

    • Edmée dit :

      J’ignorais que tu étais d’origine russe, et ce que tu racontes est super amusant aussi… camarrrrade! Chaque école avait ainsi son lot de vieilles filles routiières qui « enseignaient » comme des métronomes, n’adaptaient pas leurs exigences à la classe ou l’époque, et enfilaient leurs chaussons le soir en se disant que la vie était bien dures et qu’elles avaient mérité leur petit porrrrrrrrrrrrto !

      En attendant… quels souvenirs 🙂

  2. blogadrienne dit :

    j’ai beaucoup ri avec ce « hemel! mijn man! » en néerlandais, ça n’a pas du tout le sens que prend l’expression en français grâce aux comédies de boulevard 🙂
    (merci pour ce gentil merci 🙂 mais je ne crois pas que le néerlandais attire les foules :-))
    Ici aussi, il me semble, il y a matière à un ou deux chapitres d’enfance verviétoise!
    Bon week-end

    • Edmée dit :

      En effet, le Hemel mijn man a une emphase bien peu flamande … mais ça nous permettait de nous amuser plus que les groupes qui avaient pondu le sketch parfait(ement rasoir) 🙂

  3. marie leone Gaye dit :

    au fond on a fait les memes etudes,c’est la que j’etais avec Odette,la seule chose c’est que je n’ai pas continue et je suis allee au Roule a Bruxelles,il me falait de la discipline,encore de l’argent jete par les fenetres on m’inscrivit aux cours d’allemand ,j’aimais beaucoup et anglais,je haissais. La professeur d’allemand avait un penchant pour moi,parce qu’elle disait que je lui faisais penser a Romy Schneinder,que j’etais son sosie

    • Edmée dit :

      Oui, nous avons fait une partie de nos études au même endroit, et en effet, j’ai vu une de tes photos à la naissance de Jennifer je pense, et tu as bien un air « Romy » 🙂 Je suis allée à Bruxelles aussi, mais à Sainte Marie à St Gilles, pour les Arts déco…

  4. Hécate dit :

    Voilà un billet bien amusant…J’ai manqué beaucoup l’école pour des raisons de santé hélas…En couture et broderie j’excellais chez moi, il faut être sage et se taire quand on sort d’une bronchite !…Je n’aimais que le français, le dessin , la géographie et l’histoire.Le calcul bof….Un peu la géométrie…pas longtemps.
    Bonne journée.

    • Edmée dit :

      Oui bien entendu la maladie tend à « assagir » parce qu’on n’a pas trop d’énergie à gaspiller en rigolades et farces diverses. Le calcul, non non non, et pourtant j’ai eu mon diplôme… d’expert comptable en société, à l’époque où on calculait tout manuellement, de longues files de chiffres et j’étais très rapide et exacte. Je ne comprends pas ce mystère!

  5. Nadine dit :

    Pour moi non plus les maths n’étaient pas rigolotes du tout ! Par contre, les cours de français me passionnaient et je garde un excellent souvenir de tous les enseignants de cette matière. Je lirais bien ton texte en espagnol car j’adore cette langue. Bravo pour ce nouveau billet au style toujours drôle et enlevé.

    • Edmée dit :

      Moi aussi, français, rédaction, analyses de textes… naturellement, Nadine, sans quoi… ha ha ha, nous serions comptables ou saurions découper une tarte d’un seul coup d’oeil en 17 fractions égales…

  6. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Comme vous étiez dissipées ! Nous, nous étions sages comme des images, sauf moi qui ne pouvais pas me taire, mais autrement aucune indiscipline. J’aimais beaucoup les cours de couture, broderie, tricot… et aussi d’économie domestique. Autrement, j’aimais le Français, l’histoire géo, la technologie et les sciences naturelles.
    J’étais à l’école dans un milieu rural et les parents étaient très sévères et les coups pleuvaient facilement, nous n’avions pas envie d’avoir des mauvaises notes d’indiscipline. Ma mère qui n’avait rien de rural, avait aussi la main leste et j’en avais peur. Mon père était beaucoup moins sévère, mais il était souvent absent…
    Enfin, je détestais l’école, toujours source de nuisances, et au fond, j’étais bien contente lorsque j’étais malade, même si cela était pénible…
    Gros bisous et bonne 1ère semaine de mai !
    Florence

    • Edmée dit :

      Eh bien tu vois, tu étais indisciplinée aussi. Moi j’avais constamment « dissipe ses compagnes » sur mon bulletin. Mes compagnes, certaines, adoraient se laisser dissiper 🙂 Et nous nous amusions très bien.

      Pas de coups, mais des punitions, bonnet d’âne dans le coin, retenues, les fameuses « cent lignes » (je ne dois pas dissiper mes compagnes) et… des mauvais points. Mais je me suis mieux amusée que les « sages » aussi je ne regrette pas!

      Bonne première semaine de mai à toi aussi, Florence!

  7. petrovskybl dit :

    Bonjour!

    Eh bien moi je rigolais fort en sciences. Maths, physique, chimie, bio, toutes m’apportaient beaucoup de joie et de franches rigolades avec mes amis. Du coup je suis devenu un ingénieur plutôt jovial 🙂 parce-que je crois prendre beaucoup de plaisir là où d’autres s’ennuient.

    Merci pour cette tranche de vie 🙂

    Au plaisir de vous lire,

    • Edmée dit :

      Magnifique! Comme quoi même les maths et la physique peuvent faire rire :).. Mais je n’en doute pas, pas du tout. C’est juste que je riais sur un autre ton, ha ha ha!

  8. Une adolescence joyeuse qui laisse de belles traces. J’ai pris plaisir à lire ces instantanés.
    Amicalement
    Denise

  9. Pâques dit :

    Je n’aimais pas les maths, fractions etc…
    Par contre, l’histoire, le français et même la religion, j’adorais.
    Les cours de cuisine, oui, car je suis gourmande !
    Couture, non, mais c’est en effet très utile par la suite 🙂
    J’étais un peu dissipée, bavarde et déjà rêveuse, donc je m’évadais
    en pensée quand le cours m’ennuyait 🙂

    • Edmée dit :

      J’aimais aussi histoire, français et religion (oui, c’est bizarre.. 🙂 ) Coudre j’aimais. J’ai brodé de ravissants bavoirs et sais faire de superbes boutonnières :D…

  10. Nicole Giroud dit :

    Vous m’avez beaucoup amusée, Edmée, et je suis impressionnée par cette parfaite éducation de jeune fille. La mienne ne ressemblait pas à ça dans un grand lycée lyonnais. Seul le cours de cuisine pour échapper à la promenade du jeudi en rangs par deux ressemblait au votre. Merci pour ce texte drôle et subtil.

    • Edmée dit :

      Ma mère songeait même, en prime, une fois que je serais fiancée, à m’envoyer dans une « finishing school » en Suisse… elle rêvait pour moi de ce qu’elle n’avait eu, et je priais pour que ça ne m’arrive pas! Je fus en partie exhaucée (j’ai échappé à l’école en Suisse mais pas au fiancé 😉 )

  11. Philippe D dit :

    Tu peux vivre jusque 120 ans. Je suis sûr que tu trouveras encore des anecdotes à raconter! Mais quelle mémoire! quel grenier à souvenirs! Imagine, si tu vis 7 vies! Tu n’auras jamais fini de tout écrire!

  12. Armelle B. dit :

    Ah que de points communs sur le registre de l’adolescence, chère Edmée… J’avais en horreur les cours de couture du samedi après-midi une fois par mois car cela empêchait mes parents de m ’emmener en week-end dans notre maison de campagne. Et en plus j’avais en horreur la couture. Cependant, cela m’a bien servi dans la vie. J’ai ainsi pu réaliser beaucoup de vêtements pour ma fille quand elle était petite, même des robes à smocks et surtout des chemises de nuit pour moi, car je n’osais me lancer dans les robes ou jupes d’adulte. Quant aux cours de math, j’y ai beaucoup ri. Nous avions, à une époque, un vieux professeur d’une gentillesse folle mais que nous charrions beaucoup, ce qui fait que j’ai eu un 5 en math au bac récupéré par une excellente note en français, heureusement. La cuisine, par contre, je n’ai pas connu chez les dominicaines qui mangeaient peu. Par contre des cours d’histoire de l’art que j’adorais et de droit, ce qui m’a servi aussi par la suite. Enfin, nous avions tout de même une sacrée éducation. Et si je me révoltais de bien des choses par goût de la contestation comme vous, chère Edmée, je remercie le ciel d’avoir eu de tels professeurs.

    • Edmée dit :

      Moi aussi j’ai pesté parfois, mais comme vous, chère Armelle, je ne peux qu’admettre que ça m’a servi (pas les fractions ni les analyses de métaux 🙂 ) … Ce furent, souvent à mon insu, les fondations pour des élans qui allaient en surgir et me tenir compagnie tout au long de ma vie. Ce fut une belle et brillante instruction…

  13. gazou dit :

    Tu m’as bien fait rire…Moi, je n’ai pas de souvenirs semblables….Mais il n’est jamais trop tard et je me suis un peu rattrapée depuis et ce n’est pas fini….Merci pour ce partage!

  14. Lauriza dit :

    J’ai beau essayé de me rappeler, je ne pense pas avoir fait quelque chose sérieusement car j’ai toujours pensé que la vie était une pièce de théâtre et que bien souvent chacun jouait la comédie. J’ai toujours recherché dans tout ce que je faisais le bon côté des choses et quand il fallait être sérieuse, comme tout le monde, mon esprit cherchait toujours à vagabonder pour esquisser un sourire intérieur, voir rire carrément intérieurement pour ne pas choquer. Même encore maintenant lors des enterrements, je cherche toujours autour de moi la petite anecdote qui va me faire sourire que je m’empresse de raconter par la suite … Je sais, ce n’est pas bien, mais quand je la raconte, certaines personnes me disent :  » tu aurais du m’en faire part « . C’était certainement pour pouvoir rigoler avec moi.
    En classe, j’étais sage, mais mon esprit toujours en alerte pour rigoler, sauf pour le Français, la géométrie, la géographie et la gymnastique que j’aimais particulièrement puisque toute petite je voulais aller dans un cirque. Dès l’instant où on levait la jambe, j’étais la première. Il faut dire que mon papa était prof de gym, alors dans la famille nous sommes assez doués. J’ai fini par être Secrétaire-Comptable. Je n’étais pas bonne en maths, mais je savais jongler avec les chiffres puisque première en calcul mental et à l’heure actuelle je suis capable de retenir de nombreux numéros de téléphone du premier coup. Je ne cherche pas à comprendre pourquoi j’ai encore cette capacité à retenir les chiffres car comme beaucoup de personnes qui ont un âge certain je cherche parfois mes mots qui ne viennent jamais au bon moment. Mais j’en rigole car je ne suis pas la seule et ça me console ……

    • Edmée dit :

      Comme toi j’ai aussi fait des études comptables après les Arts déco, et moi qui n’aimais pas les maths non plus, je jonglais avec les additions et soustractions! Curieux, car j’avais eu peur de ces études en disant « mais je ne sais pas calculer ». Eh bien si. Mais les fractions restent un chapitre douloureux, bien qu’au fond… elles ne m’ont jamais servi à autre chose qu’à louper des examens d’embauche, ha ha ha!

  15. annerenault dit :

    Bravo pour ces traductions à venir ! Ton public s’élargit !
    Pour répondre à ton billet – mieux vaut tard que jamais – moi, – j’en ris maintenant – aux cours de couture… je pleurais, car on avait coutume de me dire « tu es maladroite comme un chien de sa queue »…Ca n’aide pas… J’ai aussi appris la puériculture, l’agriculture (eh oui, faut pas croire, j’suis d’la campagne, moi) et la cuisine, où là, je m’épanouissais, en concoctant blanquettes et charlottes. Et mes goûts n’ont pas changé : prendre une aiguille me stresse, une poêle, me réjouit !
    Merci pour ta verve (verviétoise ?) et ton merveilleux sens du récit.
    PS : c’est quoi, une « rompe » ?

  16. Alain dit :

    Pour « la géométrie, ses tangentes et circonférences, et les fractions », j’aurais pu t’aider. En revanche tu n’aurais jamais pu me donner ce talent tout particulier qui est celui des écrivains, des écrivaines en particulier, qui savent faire surgir des images au travers des mots. Je trouve cet art d’une richesse magnifique et me contente aujourd’hui d’en profiter, par ces lectures. En français, sur ton blog, et un grand bravo pour l’intérêt suscité pour ses traductions en espagnol. Quant à tes sketches, d’avant, j’imagine le piquant dont ils devaient déborder. On retrouve dans tes écrits d’aujourd’hui, cette vivacité toute particulière d’un esprit toujours gentiment caustique. Une écriture qui fait du bien !

    • Edmée dit :

      Tu es toujours si élogieux… j’avoue que ça fait plaisir (je ne vais pas faire un excès de fausse modestie 😉 ). Et félicitations si pour toi les mystères des fractions et de la géométrie n’en étaient pas… J’étais cependant bonne en « géométrie descriptive », je ne sais par quel miracle ou saint protecteur assis sur mon épaule en permanence…

      Oui, mes sketches m’amusaient et amusaient les autres, et on en avait bien besoin finalement! Pourquoi ne pas s’amuser? Ce n’est pas le huitième péché capital, l’humour, que je sache (chuuuuut, on pourrait bien l’ajouter en douce!)

  17. Et bien moi je riais même au cours de géométrie que j’adorais: ces entrelacs qui se promenaient dans l’espace étaient ma foi bien seduisants

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s