Qu’un lion la mange et qu’on n’en parle plus…

J’ai regardé Mogambo l’autre soir à la télévision. Distraitement, c’est vrai. Mais je l’avais vu « en son temps » (et le mien) avec Lovely brunette. Lovely brunette n’avait aucune compassion pour les faibles femmes gnangnan. La Grace Kelly de Mogambo était du genre à lui inspirer de charitables malédictions comme celle qui figure en titre de ce billet. La fragile Anglaise délicate comme une rose sous la pluie, qui vient dans la jungle, s’y promène comme si elle était dans un jardin du Kent pour forcer notre bon Clark à tuer une panthère mise en appétit par son eau de Cologne ; la cruche qui pousse des iîîîîîî sonores en face des gorilles (mais pourquoi donc n’avait-on pas un King-Kong pour l’enlever, la faire sa Queen-Kong et qu’on n’en parle plus ?), s’évanouit, pique des crises de nerfs… mais enfin, pourquoi a-t-elle accepté de suivre son mari dans la jungle, terrible jungle où le lion pourrait la mordre ce soir au lieu de jouer au bridge avec Miss Marple en attendant que le mari revienne avec son rouleau de photos et quelques piqûres de moustiques ou  de mouche tsé-tsé ?

Mogambo

Evidemment, le film est amusant grâce à Grace. Mais Lovely brunette m’a bien drillée et ce genre de femme nous gâchait tout le film. Dans les westerns elles arrivaient dans un fort poussiéreux encerclé d’indiens tomahawk au poing, et ne sortaient jamais sans leur ombrelle à volants, la boucle tire-bouchonnant avec élégance autour de leurs joues pâles, et elles gâchaient tout le film en hurlant, tournant de l’œil, pleurnichant, et faisant les coquettes auprès des commandants de fort, de vieux bedonnant à la barbe pointue qui leur faisaient faire un tour de salon dans une mazurka un peu déplacée dans le pays des comanches. Qu’un Indien la scalpe ou la truffe de flèches et que le film devienne enfin intéressant, pensions-nous, Lovely brunette et moi.

Car nous, nous aimions les dures à cuire, qui prenaient sur elles, qui ne confondaient pas les hommes avec leur garde du corps, porteur de choses lourdes, bricoleur attitré, infirmier, ramasseur de corps inerte mais si séduisant dans sa fragilité toute féminine…  Nous aimions les femmes qui faisaient leur part du boulot, n’étaient jamais un poids, ne se plaignaient pas, n’avaient pas mal partout, et qui, si elles avaient peur (et elles l’avaient), lacéraient leur mouchoir de leurs dents, mais en silence. Nous les aimions même un peu tannées par la vie, comme Katy Jurado qui était toujours trop décolletée pour faire « bon genre » et fumait plus que John Wayne mais avec les mêmes gestes, ou la belle Ava Gardner qui était toujours belle et pétillante, tellement qu’il était invraisemblable  que le héros viril, un peu fatigué par un long célibat, soit le premier à en avoir tâté. Ça ne nous dérangeait pas, pour autant qu’on puisse compter sur elle et pas être interrompus sans cesse par ses cris perçants et ses syncopes qui monopolisaient les attentions.

Nous ne comprenions même pas que des hommes aient envie d’épouser ces « fragiles » tyrans en jupons.

Et pourtant on les retrouvait dans tous les films, pleurnichant, bêlant, toujours à contretemps et contresens, s’effondrant dans un petit « pouf ! » au sol dans jupons et robes à paniers, fardeaux que l’on devinait ad vitam aeternam et que pourtant ces hommes endurcis par l’aventure convoitaient comme s’ils voulaient être assurés d’enfin connaître le châtiment éternel.

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38 réflexions sur “Qu’un lion la mange et qu’on n’en parle plus…

  1. carinelauredesguin dit :

    Et ces femmelettes survivent comme ça, et on les plaint, on se décarcasse pour leur mâcher la besogne…Faut dire que bien souvent elles savent y faire, inconsciemment peut-être. Elles sont pompantes mais les hommes les aiment comme ça, sans doute. Au début, ils aiment leur fragilité. Le mâle arrive à la rescousse, tagada tagada et puis au bout d’un certain temps, quel fardeau…

    • Edmée dit :

      Oui… ils se retrouvent en charge toute leur vie, et ça couine et pleure dès qu’ils osent soupirer… Mais ils ont choisi leur longue vie de purgatoire eux-mêmes, ha ha ha. Voilà le prix pour avoir voulu se sentir le roi de la jungle auprès d’une belle éplorée, hi hi!

  2. Adèle Girard dit :

    C’est bien plus facile, croient-ils ces chers hommes, d’être le héro virile d’une poule mouillée, que d’une femme de caractère. Ma mère me disait souvent de ne pas afficher une trop forte personnalité si je voulais trouver un mari!…Pourtant elle n’en manquait pas de personnalité et d’après ce que je sais mon père l’aimait « comme ça »!

    • Edmée dit :

      Vrai qu’il est plus facile de se sentir fort devant une souricette – qui finit toujours par dominer, ha ha ha. Quand ils sont jeunes ils craignent les filles de caractère, et recherchent les modestes violettes (qu’ils croient, ha ha). Quand ils osent admirer les femmes de caractère, les carottes sont cuites, héhé! Oui, le couple de tes parents était de force égale, ça se sentait et se voyait, mais leur entente était vraie!

  3. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Vous aviez tout à fait raison, car moi, je pensais de même. Je n’ai jamais aimé les Chimène et autres faiseuses d’embarras, leur préférant une femme bien trempée avec du répondant.
    Mais la plupart des hommes préfèrent les femmes fragiles et trouillardes, qui portent bien la toilette et sont toujours parfaitement pomponnées. Les femmes fortes les intéressent comme copines, voire comme maîtresses cachée lorsqu’elles ont du tempérament, mais pas comme épouses. De plus, ils ne supportent pas qu’elle puissent être plus fortes qu’eux, car eux, il cachent bien qu’ils le sont… trouillards !
    Gros bisous et bonne fin de semaine !
    ( Bisous aussi à ma ptite Gavroche qui m’a précédée dans les coms ! )
    Florence

    • Edmée dit :

      Oups! Nous sommes en train de jeter les hommes au lion, ici, ha ha ha! Mais c’est vrai que je me suis souvent fait la réflexion qu’une telle ou telle autre ne pouvait avoir une relation longue avec une homme car… elle était trop intelligente, et que les hommes n’aimaient pas ça. Enfin… il y a eu Pierre Curie, ne l’oublions pas 😉

      Gros bisous à toi aussi Florence!

  4. sandrinelag dit :

    Un billet d’anthologie croustillant à souhait! J’en pleure de rire, c’est EXACTEMENT ça! Ces « moi Tarzan » le torse rasé de frais et la mèche gominée, ces « toi Jane » à l’eye-liner impeccable… insupportables mais tellement drôles!
    Je crois que les hommes aiment beaucoup ce genre de femmes au début: leur féminité-fragilité exacerbée de sainte-nitouche les émoustille (tout en étant très conscients d’être manipulés) puis, avec le temps, ils lèvent les yeux au ciel, voire ne les supportent plus. Ce jeu d’attraction-répulsion est toujours étonnant, on en connaît le déroulé par coeur mais il se répète toujours.
    En technicolor, c’est à hurler de rire et l’affaire pourrait être pliée au plus vite pour épargner le supplice des pâmoisons et des battements de cils. « Que le lion la mange et qu’on n’en parle plus! ».
    Merci!

    • Edmée dit :

      C’est vrai que c’était drôle… Je soupçonne ,pourtant, statistiquement, que souvent, même à Hollywood, la séduisante pécheresse l’emportait sur l’oie blanche à la pression artérielle déficiente… Une façon édulcorée (car la pécheresse était toujours très repentante et repentie) de signaler que même là, les hommes en avaient marre de ces casse-pieds! 🙂

  5. Angedra dit :

    Aucune des deux héroïnes me convient, car si j’aime prendre mes propres décisions et suis reconnue comme une femme avec un caractère fort (!!) je ne peux n’être que ça.
    L’intelligence et la personnalité d’une femme ne peut se mesurer uniquement à se mesurer aux hommes.
    J’ai toujours eu mari ou compagnons qui appréciaient tout autant ma force de caractère ainsi que ma personnalité de décideuse et de fonceuse que mon côté très féminin du style coiffure, manucure, parfum, mon style de vêtement bien féminin, etc.
    Et moi j’ai toujours apprécié ces hommes qui savaient m’aimer ainsi tout en adorant de mon côté, leur pouvoir de décisions également, leur protection, leur besoin de m’offrir leur amour sous diverses formes, m’écrire des poèmes ou me couvrir de roses, de m’ouvrir la portière de la voiture, de prendre mon manteau, de ne jamais s’asseoir à table avant moi…. enfin avec une certaine idée de l’homme galant, de bonne éducation sans être macho et surtout… un homme amoureux.
    Désolée mais je ne peux jeter mes hommes « aux lions » Edmée, car bien souvent n’est-ce pas nous qui nous trompons d’homme ou qui changeons lorsque nous ne les trouvons pas correspondre à ce que nous attendons !
    Point d’excès ni d’un côté, ni de l’autre, ce qui n’est pas le cas dans Mogambo. L’une blonde et fragile au point de friser le ridicule et qui est une aguicheuse cachée, puis l’autre brune, aguicheuse déclarée et femme qui se veut aussi forte que l’homme.
    Les deux sont des stéréotypes qui nous étonnent aujourd’hui mais qui une fois replacées dans le contexte de l’époque sont représentatives des 2 seuls rôles que la femme pouvait tenir !!

    • Edmée dit :

      C’est vrai, c »était l’archétype du choix d’alors. Et moi non plus – et personne, d’ailleurs – ne correspondait à aucune des deux, mais je ,penchais plus vers l’angle des Katy Jurado et autres femmes qui avaient « du vécu » . Je te rejoins pour bien des choses et ne jette certainement pas les hommes en masse aux lions, mais j’ai trop souvent constaté cette peur de la femme intelligente et .. indépendante. Mais c’est une longue histoire, et eux aussi sont victimes des stéréotypes d’alors! Il suffit de se souvenir des mémorables gifles du cinéma d’antan! Gilda, L’homme tranquille… ça y allait! 🙂

  6. amandine dit :

    J’adore ta façon de dire les choses 😉

  7. annerenault dit :

    Je suis d’accord avec toi et « Lovely Brunette ». Au diable les petites fleurs fragiles, à protéger, faites pour faire croire aux hommes qu’ils sont des lions, ce qui, on le sait bien, est tout sauf vrai. Vive les fatales, les diablesses, les ensorceleuses, les indépendants, pourquoi pas les dévoreuses ? Les fragiles ne sont qu’emmerdantes ou emmerdeuses et en rien, pour moi, emmerderesses…

    • Edmée dit :

      Bien parlé! Car si ce pauvre Clark avait épouse cette Grace craintive et hurleuse, il n’aurait plus pu courir la jungle car, « à cause de lui » (bien entendu) elle aurait fait des fausses-couches, pris du poids, perdu le goût de vivre, peur de la solitude, horreur des moustiques, et n’aurait été bien que la tête sur sa robuste épaule. Pauvre Clark dans le rôle de dame de compagnie, en grosses charentaises, plus lourdes qu’un boulet de prisonnier!

  8. blogadrienne dit :

    Le problème, c’est que ça commence déjà dans les contes de fées, avec des fillettes pas très fûtées qui font ce que le loup leur suggère, acceptent la pomme de la sorcière malgré toutes les mises en garde, se dépêchent de se piquer au rouet pour roupiller cent ans dans l’attente du Prince, du chasseur, du vrai mec qui va les tirer du mauvais pas où elles se sont mises (ahlala! donnez-nous, ainsi qu’à nos filles, des femmes intelligentes et courageuses :-))

    • Edmée dit :

      Mais oui, on lesdressait dès le début! Je connais une dame (90 ans à ce jour) qui s’est mariée parce que… « elle l’avait embrassé alors il fallait bien »! Et la chasse au mari n’est pas encore tout à fait fermée… avec les leurres enseignés par les mamans qui ont ferré leur proie autrefois, dont elles sont souvent devenues proie invisible aussi.

  9. Armelle B. dit :

    C’est bien vrai qu’à l’époque, surtout dans les westerns, les femmes étaient ridicules, ainsi dans Mogambo, film qui n’est pas un western, mais n’a pas encore dérogé à la mode. Moi aussi, cela me révulsait,
    car je me sentais piquée au vif dans ma féminité. Ces grincheuses et pleurnicheuses qui s’évanouissaient pour un rien servaient de faire valoir aux beaux mâles dont l’Amérique ne manquait pas avec les Gary Cooper, John Wayne et quelques autres. Le cinéma a changé peu à peu, il y a eu des westerns où elles avaient davantage d’audace et étaient moins reléguées dans les basses taches et les évanouissements de circonstance. Aujourd’hui, reconnaissons que ce sont souvent les femmes qui fichent la panique aux hommes et mènent la danse. Juste revanche qui a également ses épines.

    • Edmée dit :

      Bien vu! On est passées du choix entre l’oie blanche qui a besoin de ses sels et la bonne fille un peu vulgaire mais avec du coeur et du passé, à la terrifiante femme d’affaires qui en a plus dans sa jolie tête que toute son équipe masculine ou la maîtresse de maison rescapée des années 60 qui fait des gratins en trois secondes et fait des cocktails mieux qu’une cocktail waitress de Las Vegas… Les hommes sont tout perdus 🙂 On les comprend!

  10. gazou dit :

    Je ne connais pas Mogambo mais ton billet m’a bien fait rire….
    Je crois que nous avons tous nos faiblesses et notre force, que l’on soit homme ou femme, et si l’on s’allie avec quelqu’un ce n’est pas pour le manipuler ou faire semblant … c’est pour s’épauler, pour partager…enfin, ça devrait être pour ça, sinon à quoi bon!

    • Edmée dit :

      Tu as raison… on est là pour faire équipe et s’épauler, mettre « dans la corbeille de mariage » nos forces et faiblesses sans aucune intention d’exploiter ou manipuler l’autre. Lui faire la vie aussi aisée quon le peut, mais sans servitude ou domination. Or ces cruches, soit elles étaient rusées et jouaient les fragiles violettes pour sembler inoffensives, soit c’était des potiches et des poids morts!

  11. Alain dit :

    Certes, certes. Assez d’accord dans l’ensemble, mais je pense qu’il faut replacer ces « dames » dans le contexte de l’époque et les dictats des studios qui les maintenaient sous contrat. Mogambo, au tout début des années 1950. Les femmes devaient faire rêver avant tout. Être belles de préférence, élégantes et parfaitement coiffées. « Jour de France », « Cinémonde » et autres journaux de l’époque en faisaient leurs unes. Je me souviens de la montée des marches à Cannes que je regardais avec délice à la télévision. Les femmes étaient les reines du festival et créaient déjà l’évènement. Ne pas négliger non plus que certains acteurs frisaient le ridicule, et cachaient, pour un grand nombre, leur véritable sexualité. Aujourd’hui avec un virage à 180 degrés les femmes prennent une grande importance, devant, mais surtout derrière la caméra. Je pense à Haifaa Al Mansour avec son sublime et courageux « Wajda ». Nadine Labaki et son remarquable « Caramel ». Sans oublier Maïwenn, Anne Le Ny, Mélanie Laurent, Noémie Lvovsky, Julie Delpy, Zabou Breitman, Emmanuelle Bercot et tant d’autres. Vous, les femmes, avez souvent plus de force dans vos propos. Plus de sensibilité dans vos écrits. Mais je ne renierai jamais la beauté de Sophia Loren, celle de Gene Tierney, de l’explosive Ava Gardner, flamboyante pour reprendre le propos d’Armelle. Impossible de ne pas garder en mémoire la sublime Cyd Charisse. Et comment ne pas citer la magnifique Marilyn. Toutes ces beautés étaient bien des actrices de talent qui savaient se montrer à la hauteur de leur rôle quand la possibilité leur était offerte. Encore fallait-il que ces « messieurs » acceptent de rester en retrait. Hier j’ai vu deux films étonnants. J’en parlerai plus tard. Des histoires de femmes d’aujourd’hui, MAGNIFIQUES ! Ce n’est pas une revanche, mais une conquête, et je ne suis pas loin de penser qu’elle s’étend dans tous les domaines. Et c’est très bien ainsi.

    • Edmée dit :

      Un vrai commentaire de cinéphile qui remet en effet les choses en perspective! Mais déjà alors, ces femmes m’énervaient, je suppose que ce modèle n’était pas fait pour moi, ha haha! Vrai qu’on limitait les femmes aux rôles d’oies blanches et fragiles et de reines de la gifle et du sex appeal (Maureen O’Hara donnait de belles gifles à John Wayne – qui se les méritait 🙂 ). La pauvre Grace Kelly a eu plusieurs rôles de cruche, alors qu’elle valait mieux…

      Et je me réjouis de lire ton avis sur les films que tu annonces!

  12. Nicole Giroud dit :

    Tu as raison Alain, il faut placer les choses dans leur contexte. Mogambo nous a offert un morceau de bravoure, merci Edmée!
    Mais le genre blonde fragile-à-protéger ne fait plus recette auprès des jeunes.
    Si je regarde les couples de la génération de mes enfants, à part ma belle-fille russe (culturellement les femmes russes ont oublié que les femmes soviétiques conduisaient des tracteurs) presque toutes les autres jeunes femmes se retrouvent loties d’un jeune mâle à protéger et à rassurer au sujet de sa virilité. Ces messieurs ne se portent pas mal de laisser le pantalon à leur femme qui cuisine, s’occupe des enfants, travaille, etc pendant qu’ils pensent à faire de la musique ou à « se réaliser ».
    Femmes fortes sur lesquelles reposent souvent la famille,elles ont peut-être dans un recoin inavouable de leur cervelle envie d’être mangée par le lion plutôt que de le transformer en steak.

    • Edmée dit :

      Plutôt d’accord… Le féminisme a eu son mauvais – très mauvais – côté également. A force de clamer qu’on pouvait se passer des hommes pour presque tout, ils ont rarement combattu et les femmes les… maternent. Ils sont perdus. Et elles aussi. 🙂

  13. Le film n’existerait pas sans cette femme!

    • Edmée dit :

      Non… c’était justement le contraste qu’on aimait… mais Lovely Brunette et moi, on n’aimait pas 🙂 Pauvre Grace Kelly qui était une bonne actrice mais valait mieux dans d’autres rôles…

      • C’est amusant car lorsque depuis que je te connais un peu, je vois bien chez toi ce côté midinette que tu réprouves ici. Est-ce un moyen de le rejeter? Bizzzz+ clin d’oeil

  14. Edmée dit :

    Ha ha ha! Je ne pense pas. J’ai mon côté romantique mais pas gnangnan… et j’en ai d’ailleurs souvent « trop fait » pour ne « pas être un poids mort »: je me vois soulevant le moteur de la voiture avec une poulie (une corde sur une branche d’arbre en pleine forêt), tandis que mon mari essayait de le réparer et maudissait « ma force de poulet » parce que ça ne montait pas assez vite 😀 …

  15. colo dit :

    Que c’est bien mené, que j’ai ri!
    J’aime particulièrement le passage suivant: « Dans les westerns elles arrivaient dans un fort poussiéreux encerclé d’indiens tomahawk au poing, et ne sortaient jamais sans leur ombrelle à volants, la boucle tire-bouchonnant avec élégance autour de leurs joues pâles, et elles gâchaient tout le film en hurlant, tournant de l’œil, pleurnichant, et faisant les coquettes auprès des commandants de fort, de vieux bedonnant à la barbe pointue qui leur faisaient faire un tour de salon dans une mazurka un peu déplacée dans le pays des comanches » !!!

    Bien , à part ça le style et relations des hommes et femmes ont bien changé mais je connais beaucoup de femmes qui hurlent en voyant une souris (pour un rat je te dis pas) et d’hommes qui bombent le torse ou essayent de nous persuader que « c’est pas pour vous » ou que « vous n’y comprenez rien »…et pas que des espagnols, hihi!

    • Edmée dit :

      Oui, le syndrome de « Moi Tarzan toi faible Jaaaaaaaaaane » ou de « Je suis un magnolia du suuuuuuuud, à l’aide, tout m’effraye » a la vie dure…

  16. jeanne dit :

    et peut être que nous rencontrons les hommes que nous méritons !!
    je dis ça je dis rien o))))
    belle journée

    • Edmée dit :

      Que nous méritons n’est peut-être pas le mot que je sélectionnerais mais « choisissons », certainement :). On peut avoir de la malchance une fois, mais dire qu’une a toujours eu de la malchance avec « ses hommes »… ou qu’un pauvre gars n’a jamais rencontré celle qu’il fallait… heuuuuuuuu… comme toi je doute un peu 🙂

  17. jeanne dit :

    tu as raison
    rien ne marche au mérite ça se saurait !!!!!!!!!!!!!!!!

  18. Philippe D dit :

    Moi, mon genre, c’est l’Aloys de Christine Brunet…!!!
    Je n’ai pas d’héroïne préférée au cinéma. Je regarde peu de films.
    Je m’attache donc aux personnages des romans.
    Bonne fin de semaine.

    • Edmée dit :

      Ciel, tu les aimes donc aventureuses et plus que solides, ha haha! Elle mangerait le lion, je pense, sans se laver les dents avant 😀

  19. Pâques dit :

    Ma maman était comme Lovely Brunette, une femme de caractère et elle m’a éduquée de cette façon.
    Par contre ma belle-mère a servi son mari toute sa vie comme un pacha, il avait le café au lit tous les jours !!!
    Et mon mari au début du mariage était un peu étonné que ce n’était pas la façon de faire de toute les femmes ( je rigole) 🙂

    • Edmée dit :

      Eh oui, ils pensent qu’ils vont retrouver les habitudes maternantes et maternelles, avec l’amour foufou en prime… Ha ha ha; Surpriiiiiiiiise! C’était un paquet surpriiiiiiiiiiise ! 😀

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