Lettre d’amour…

Mais qu’il était donc doux, le temps où le temps ne courait pas…

Une lettre d’amour se postait le lundi et, selon le rivage sur lequel elle devait échouer, mettait trois ou quatre jours – une semaine, un mois, un trajet bi-annuel de bateau… – pour déposer ses mots encore vibrants d’amour. Et le ou la destinataire n’avait aucune inquiétude : rien n’avait pu altérer les sentiments entre l’heure où ils avaient été jetés en traits d’encre sur le papier, postés,  et réceptionnés. Un arrêt sur le temps, miraculeux, suspendait tout. Pas d’autre homme ou femme en vue, pas de retour d’amours anciennes et repentantes, pas de changement de situation, pas d’hésitations après coup… Non. Ce qu’on lisait, et qui avait trois jours, un mois, six mois, était la réalité d’aujourd’hui même !

Il vient de me l’écrire. Et que la date soit passée d’une semaine ou trois, ou vingt, ne changeait rien : il venait de l’écrire (ou elle). Les sentiments arrivaient chauds comme une braise sur le vélin, et pénétraient dans le cœur avec un pschiiiiiiiit dont la brûlure était délicieuse.

Emile Levy (1826-1890), Love Letter (La Lettre d'amour) 1872

Emile Levy (1826-1890), Love Letter (La Lettre d’amour) 1872

On répondait, et gâchait une bonne feuille, quinze bonnes feuilles, que l’on froissait, reprenant les meilleurs phrases mais avec plus de retenue, ou en osant une évocation un peu osée cette fois – le toucher d’une paume, l’odeur d’une chevelure, le rose aux joues le soir où…, l’espoir qu’à la prochaine rencontre le chaperon aurait un autre instant de distraction. La plume grattait, accrochait le relief de la feuille. On l’essuyait soigneusement sur le bord de l’encrier, et les lettres luisaient comme du sang frais avant que d’un coup de buvard on en calme l’effronterie. On soignait l’écriture qui virevoltait en pleins et déliés souples qui trahissaient un coup de poignet sûr et léger à la fois.

On pliait enfin les sentiments mis à plat, comme on plie une belle taie d’oreiller brodée et ajourée. On confiait tout ce temple d’amour à une enveloppe que l’on scellait de la langue, avec une langueur un peu déplacée, rêveuse, gourmande, et puis, adieu-vat !, on assurait la confidentialité de tous ces tumultes avec un cachet de cire dont l’odeur faisait palpiter l’âme : il/elle la lira bientôt. Dans une semaine, deux, treize… et rien n’allait changer entretemps. L’amour ne bougerait pas, ne cillerait pas quoi qu’il arrive. On rangeait le bâton de cire noirci et le papier, la plume, l’encrier, le buvard, dans l’écritoire. Et on confiait au timbre et à la poste sa propre respiration suspendue jusqu’à l’arrivée de la réponse.

On aimait, et tout durerait pour toujours…

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42 réflexions sur “Lettre d’amour…

  1. C’est nous qui faisons courir le temps. Et nous fuyons l’essentiel. Il est le même pourtant, le temps : avec son même point d’arrivée et de départ. Merci de le rappeler, Edmée, d’une si délicieuse façon.

    • Edmée dit :

      Oui, il est le même, mais beaucoup ne le perçoivent pas. Le présent a la longueur d’un battement de cil… Will you still love me tomorrow…? 🙂

  2. sandrinelag dit :

    Et l’on ajoutait parfois dans l’enveloppe un trèfle, une feuille, une pensée, un petit végétal que l’on faisait sécher dans le gros Robert ou dans un des tomes de l’Encyclopaedia Universalis.
    Plus tard, vers 19 ou 20 ans, certaines parfumaient le papier (je n’ai jamais osé) qui était bleu pastel ou jaune paille. Et on collait le timbre avec la langue. Et la lettre faisait sa route…

    • Edmée dit :

      Oui, et c’était délicieux… c’était un rituel, des odeurs, des longues pensées, des sourires que l’on adressait à la missive, pour l’autre…

  3. Célestine dit :

    Que c’est beau ! « on confiait au timbre et à la poste sa propre respiration suspendue jusqu’à l’arrivée de la réponse. »
    Tu as le sens de la formule, Edmée, et rien que pour cela, déjà, mais pour bien d’autres choses, je suis heureuse d’avoir choisi de rester dans la blogo…
    J’ai gardé TOUTES les lettres d’amour que j’ai reçues dans ma vie. Et ça fait une jolie valise…Je n’aurais pas pu les jeter, ce serait comme jeter des pierres précieuses. Même les lettres de ceux qui m’ont fait mal…
    Baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      C’est cette notion du temps qui se déroulait autrement, on était bien moins dans l’immédiat qu’aujourd’hui… et le plaisir de l’attente que l’aimé(e) recoive la lettre et y réponde s’étirait, un bonheur de plus!

      Moi je ne suis pas une gardeuse 🙂 Baci sorellina !

  4. marie leone Gaye dit :

    avec mon pseudonyme je ne parviens pas a pouvoir ecrire et donner mon avis,donc,je le fais içi.J’adore ton ecriture dans cet extrait,tu me fais retourner une cinquantaine d’annee en arriere,meme si je ne sellais pas a la cireTout en etant proche,Verviers Liege,et que nous nous voyions dans la semaine,j’ecrivais quand meme,il le reclamait,parfois sur du papier des bureaux de l’usine,ce qui a failli causer des problemes,car la dame chez qui il quotait,( serais ce du belgiçisme )menaça d’avertir mes parents,(de quoi elle se mele,celle-la)Mes parents etaient au courant ,puisque je devais demander l’autorisation a Maman pour prendre sa voiture pour aller a Liege avec comme chaperon Myriam Schyns.On etait toujours ensemble partout,que meme des mauvaises langues elles ne manquaient pas a Verviers,faisaient courir un bruit ,serions nous des guynns!!!!!!!!!Toutes mes sorties au debut se faisaient en duo.Apres il y avait les excuses de voir ma soeur Claudine qui quotait aussi a Liege,Inscrite et ayant fait les 4 ou 6 annees !!!!d’academie de peinture. Continues a me delecter avec ta verve et ta magnifique plume,meme si je ne puis te le dire a chaque occasion.Encore merçi pour faire partie de tes amies qui m’a proportionne me remettre le pied a l’etrier de notre belle langue dont j’ai ete separee ces 50 dernieres annees

    • Edmée dit :

      La jolie Myriam Schyns était ton amie! Je la trouvais si gracieuse, mince et déliée, ses cheveux blonds et cet air de danseuse… mais il est vrai que vous étiez presque voisines! Oui, les garçons d’alors aimaient les lettres d’amour, et nous aimions les écrire.

      Je t’admire pour la volonté avec laquelle tu tiens bon, tu es un exemple, et tout comme moi le passé n’est pas là pour soupirer de nostalgie mais pour dire « quel bonheur d’avoir vécu certaines choses même si elles ne sont plus, et quel bonheur que d’autres choses soient loin derrière et ne reviendront pas avec leur vilain nez » 🙂

      • Armelle B. dit :

        Tout cela si bien senti et si bien exprimé, chère Edmée. Ces lettres, elles ont modelé nos coeurs et restent comme des viatiques à travers le temps.

      • Edmée dit :

        Je ne regrette pas le « temps perdu » (qui ne se perd jamais vraiment) mais j’ai un grand plaisir à retrouver les bonheurs d’autrefois, je savoure la joie de les avoir vécus et de pouvoir les décrire, les évoquer, les donners partiellement à ceux et celles qui sont nés après, dans une autre époque… et auront eux aussi leurs propres beaux souvenirs un jour…

  5. Adèle Girard dit :

    Un temps suspendu!…un billet délicieux!

  6. blogadrienne dit :

    j’étais en vacances en Ardèche avec mes parents, séparée pour trois semaines du futur-ex-homme-de-ma-vie et nous en avons donné du travail, aux postes belge et française! et que de calculs savants – si je poste aujourd’hui et si ça voyage tout le week-end, elle arrivera lundi… peut-être?
    beau billet nostalgique 🙂

    • Edmée dit :

      Oui… ces calculs, ces suppositions, ,et combien on maudissait les grèves ou accidents,ou tout ce qui pouvait retarder le cheminement de nos mots d’amour…

  7. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Comme ta prose poétique parle à mon cœur ce soir ! je me revois au printemps de ma vie en te lisant.
    Moi aussi je devais attendre le bon vouloir d’une poste d’un autre monde que le nôtre, et, craignant le pire, il s’écoulait parfois plusieurs semaines avant que je ne reçoive la réponse tant espérée. Oui, dans certaines circonstances, il ne faut pas se retrouver au temps jadis pour vivre l’attente d’une lettre écrite à la plume etc… etc… juste 40 ans !
    Un petit coup de nostalgie, mais pas si désagréable finalement !
    Tu racontes cela bien joliment !
    Gros bisous Edmée et bonne soirée !
    Florence

    • Edmée dit :

      La patience qui tournait à l’impatience, c’était délicieux! Guetter le facteur, trier le courrier, être déçue, frustrée, et puis un jour devoir se retenir pour ouvrir l’enveloppe sans la massacrer… ah, que c’était bon!

  8. claudecolson dit :

    Et il faudrait si peu : recevoir une lettre – fait rarissime aujourd’hui et d’autant plus précieux – fait toujours beaucoup plus plaisir qu’un mail… Mais je crois que le Temps a gagné ce combat.

    • Edmée dit :

      Je ne sais… il nous est difficile de voir « notre temps » disparaître, ce qui nous fut cher devenir obsolète. Mais la patience s’apprend, l’amour reste, même s’il se vit plus chaotiquement.

  9. Angedra dit :

    Belle évocation d’une lettre d’amour du temps passé. Le temps qui reste suspendu au temps qui nous sépare de l’être aimé, à l’imagination qui suit le parcours des sentiments…
    Je n’ai pas vraiment connu ce temps des amours épistolaires du temps de ma jeunesse, mais bien plus tard puisque cela remonte à ces dernières années. Comme quoi, même si le temps est aux messageries rapides que l’on expédie d’un simple « clic », lorsque l’on veut confier son amour rien ne peut empêcher une plume amoureuse de tracer des entrelacs amoureux.
    Hier j’ai préparé un futur billet sur le même sujet… une lettre amoureuse… d’aujourd’hui mais pas sous le même angle.
    L’important après tout est que l’amour sur papier ou sur écran occupe toujours autant les coeurs.

    • Edmée dit :

      Je me réjouis donc de lire ton billet sur la question… et comme tu dis, on peut toujours confier son amour à la plume ou le clavier, la seule chose qui a changé de façon notoire je dirais, c’est la notion « attente » d’un retour qui est bien plus courte…

  10. colo dit :

    Quel délice de te lire!
    Mon amoureux partait 3 mois d’été rejoindre sa famille en Espagne. On s’écrivait, bien sûr, mais je devais lire ses réponses à voix haute pour les comprendre…à l’époque son français était, hum, euphonique, et si cela me faisait rire aux larmes, ça manquait un peu de romantisme…

  11. Cathy dit :

    Chère Edmée,

    J’ai connu ce temps où les ordis n’existaient pas… il n’y a pas si longtemps, il y a 30 ans, sur France Inter, il y avait une émission qui s’appelait « Poste Restante » et les auditeurs s’envoyaient des lettres sous de jolies enveloppes personnalisées…c’était le mail art !

    J’ai ainsi gardé depuis 30 ans une amie – correspondante que je ne vois jamais ! On s’écrivait énormément à l’époque, plusieurs fois par semaine, je me souviens comme je guettais le facteur !

    A présent, les mails ont remplacé les « belles lettres » mais j’ai connu aussi de grandes passions épistolaires, avec des personnes « virtuelles »…
    On peut aussi soigner la mise en page, choisir les polices d’écritures, ajouter des petits gifs… cela personnalise presque autant la correspondance ; même s’il n’y a plus le toucher, le visuel y est…

    Et surtout le contenu… Les mots écrits restent, peu importe le support…

    Enfin… jusqu’au jour où le disque dur décide de répondre aux abonnés absents…Et là, toute une correspondance peut s’envoler en un seul clic !

    ( Mais les mails qui comptent vraiment, je les imprime…Et je retrouve alors un peu les sensations d’autrefois…)

    • Edmée dit :

      Moi aussi j’ai des correspondantes depuis… ouh la la… presque 50 ans! Trois Italiennes. J’ai toujours aimé écrire de longues lettres descriptives, fidèles, joyeuses.

      Je continue avec les emails, mais ne les enjolive pas c’est vrai. Je ne suis pas une enjoliveuse, en rien je crois 🙂 Mais le plaisir de correspondre reste intact. Cependant, ce qui était beau dans ces anciennes lettres d’amour – ou d’amitié – c’est qu’il pouvait se passer beaucoup de temps entre l’envoi et la réception, et pourtant on était confiants sur le fait que les sentiments exprimés… étaient frais du jour, et ne se terniraient pas d’ici la prochaine lettre.

      C’était beau!

  12. Alain dit :

    Bonsoir Edmée. Ce beau texte trouve un écho dans ma mémoire. Mes toutes jeunes années, (entre 5 et 8 ans), une époque lointaine où une dame me gardait très souvent dans sa maison. Un paradis perdu au milieu d’un jardin magnifique. Un petit ruisseau le traversait. Elle avait un fils qui avait été nommé à Madagascar. En début de semaine elle sortait d’une grande armoire, un plumier, un encrier rempli d’une encre violette et lui écrivait sur des feuilles de papier gris. Si le cérémonial était le même que celui que tu décris magnifiquement, l’amour était ici maternel mais tout aussi fort et éclatant. J’avais beaucoup de mal à comprendre comment cette enveloppe scellée par un baiser pouvait arriver à destination. Les réponses, toujours accompagnées de photos qu’elle collait sur l’intérieur des portes de l’armoire, alimentaient mon imagination par leur caractère exotique et inconnu.

    • Edmée dit :

      Ce que tu évoques ici est si beau! Moi aussi j’observais ma mère. Le matin elle « faisait sa correspondance ». Elle prenait le temps. Je la regardais écrire sans hésitation, racontant tout en détails (et bien entendu c’est d’elle que je tiens ce goût…). Puis elle avait une demi-lune sur laquelle on mettait du buvard, j’aimais voir les mots à l’envers et imprécis qui s’y superposaient peu à peu. Et sa cire à cacheter dont j’aimais tant l’odeur, et je la regardais appliquer soigneusement le cachet dans la goutte épaisse… tout sentait bon, l’encre, le papier, la cire, l’allumette, et elle…

  13. Il est doux de se rappeler tout ça, l’odeur du papier, les fleurs séchées que l’on glissait entre deux mots d’amour, la longue attente de la réponse. Aujourd’hui, hop, hop, un sms et le tour est joué. Je t’aime. Je ne t’aime plus. Ceci dit, je ne sais pas si ces hiers me conviendraient aujourd’hui. Je ne crois pas. On s’adapte. Ceci dit, bonne dédicace cet après-midi n’est-ce pas m’dame Edmée de Xhavée, que tout se passe au mieux!

    • Edmée dit :

      Comme tu dis, on s’adapte. S’il y avait une belle catastrophe spectaculiaire comme on en voit dans les films, on se contenterait à nouveau d’écrire des lettres (avec son sang si on n’avait pas d’encre, sur du parchemin mal fichu) et plein de jeunes sans emploi feraient les messagers 🙂

      Merci, ça promet d’être bien et amusant!

  14. Françoise Lefort dit :

    Oui ces lettres écrites et relues…ma mère avait le chic pour tomber sur elles…lettres d’amour que l’on n’osait envoyer…un jour elle me dit qui est ce C… , cela mît fin à ma période episcolaire…il nous a fallu 50 ans …pour nous retrouver et reprendre cet échange mais par mail…écrire son amour est toujours aussi délicieux

    • Edmée dit :

      Zut alors pour avoir eu une maman fouineuse, trop fouineuse! Ecrire so amour était si beau… et attendre la réponse encore plus!

      • Francoise Lefort dit :

        Edmée rien n’est plus doux que d’avoir un jardin secret…te rappelles-tu de ces carnets de poésies où nous notions toutes nos amitiés ou amours

  15. Edmée dit :

    Oui… avec de jolis dessins accompagnés de poèmes 🙂

  16. Tania dit :

    Quelle belle évocation ! En envoie-t-on encore ?
    D’une lettre de Franz Kafka à Milena, que ton billet me donne envie de relire, ces dernières lignes : « Je sors encore ma lettre de l’enveloppe, il reste une place ici : dis-moi encore une fois – pas toujours, je ne veux pas toujours – mais dis-moi encore une fois tu. »

    • Edmée dit :

      C’était tout un mode d’aimer, d’attendre, de toucher le toucher de l’autre en frôlant l’encre, l’enveloppe, le papier que l’on pouvait même respirer, imaginer dans les mains aimées…

      Quelle belle phrase que celle de Kafka, merci!

  17. Très beau texte. En effet, l’arrivée d’Internet et des mails a changé beaucoup de choses, mais je résiste et fais encore vivre un peu nos facteurs en envoyant à mes proches cartes postales et cartes d’anniversaires que certains laissent parfois pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sur un meuble ou un bureau. Par contre, je n’écris plus de lettres par courrier, mais je privilégie les mails aux sms car cela permet de faire de « plus belles phrases ».
    Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      J’avoue que je ne suis plus une correspondante de papier, mais je continue avec mes « tartines » mails… c’est trop ma nature. Mais heureusement que je me souviens de tout le rituel du papier, ça m’accompagne encore!

      Bonne semaine à toi aussi, Petit Belge!

  18. jeanne dit :

    ma mère aussi était une fouineuse !!
    alors les mails m’auraient convenu..
    je suis une impatiente.. je le sais
    je me soigne mais mais !!! c’est récurent !

    j’essaye de ne rien garder
    j’ai brulé, le feu oui pour en finir avec un certain passé.
    les amoureux d’hier ont parfois de curieuses façons o)))
    tes mots rafraichissent la mémoire bien joliment
    amicalement

    • Edmée dit :

      Je n’ai rien gardé non plus. Finalement, si ça ne m’a pas suivie jusqu’ici, ce n’étaient que des mots sur du papier… 🙂

  19. gazou dit :

    savourer les bonheurs passés n’empêche pas de goûter ceux d’aujourd’hui
    mais il est vrai que les lettres se font rares maintenant et que c’est dommage…l’essentiel étant cependant que l’amour fasse toujours vibrer nos coeurs et qu’il sache s’exprimer d’une façon ou d’une autre

    • Edmée dit :

      Bien entendu l’amour d’aujourd’hui n’est pas moins savoureux qu’alors, il se déguste dans un autre cocktail… et ce serait absurde de dire que ce qui n’est plus était l’esssence de ce qui était bon et que désormais on n’a plus que des ersatzs…

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