Les papas pas là…

Souvent, ils sont moins « là » que les mamans, c’est vrai. En terme d’heures passées avec les enfants. C’est alors la mère qui représente le noyau aimant de sa petite tribu où on peut trouver bien du bonheur, comme tant d’exemples le démontrent.

Ils ont souvent été – et sont encore – ceux qui se déplaçaient, faisaient des « voyages d’affaires » vrais ou faux, partaient en mer ou au volant d’un camion, devenaient experts en horaires de trains et gares, en aéroports. Le coup de fil est le fil qui les relie au quotidien de leur famille… Ce qui ne veut pas dire qu’en termes d’affection, ils soient moins présents que la mère.

Il y a aussi les hommes que des femmes ont choisis en sachant qu’ils ne seraient jamais là, et ont pensé que ce serait agréable, supportable… ou qu’il changerait une fois les enfants nés.

Et puis il y a les situations plus tristes qui font qu’un homme se découvre rapidement bien des choses à faire loin de la maison… de plus en plus. Mes parents ont vécu ce douloureux passage. Ils étaient de charmantes personnes, mais n’auraient pu vraiment s’entendre que des années plus tard. Que dis-je… des décennies. Elle,  impatiente et gourmande de  vivre, et lui trop austère et « responsable », n’aimant pas trop le fait d’être jeune. Ils avaient leurs raisons et leur passé, et la vie est ainsi. Mais en tout cas il se trouvait une multitude d’endroits où il était indispensable, bien plus qu’auprès de son épouse, la jolie Lovely brunette qui boudait et trépignait. Et donc mon Papounet devait travailler tard, n’avait pas le temps, devait aller au bureau le samedi, avait des réunions. Il ne mentait pas, mais faisait partie de ces innombrables fuyards de problèmes domestiques.

Norman Rockwell

Norman Rockwell

Ils ont toujours existé. Le travail est l’excuse idéale, parce que c’est aussi le gagne-pain et l’image d’un dévouement admirable. Mais ça ne fait pas d’eux, forcément, des déserteurs de la famille dont souvent les épouses elles-mêmes ont précisé le rôle : papa est celui va se fâcher le soir en apprenant que les enfants ont ou n’ont pas fait ceci ou cela, et papa conditionne tous les plaisirs : on fera telle chose si papa veut bien – ou prend congé, ou n’est pas trop fatigué – , on ne peut pas aller où on espérait parce que papa n’a pas envie de conduire.

Alors mine de rien, et on en connaît tous et toutes, de ces adroites C’est jamais ma faute qui font de leur époux l’ombre néfaste au-dessus du nid, Papa peu à peu se fait à ce costume, ne résiste plus, et … n’est jamais là.

Et soyons justes malgré tout : ils ont leur truc pour fuir, les épouses ont les leurs, comme les migraines et la fatigue au moment d’enfin se retrouver au lit pour le repos d’un guerrier qui finit par ne plus y croire… Et chacun a sans doute son histoire secrète qui « justifie » ces absences de la vie à deux qu’ils ont pourtant entamée du pied droit, réputé le bon !

Mais les papas pas là ne sont pas forcément des papas absents ou indifférents. Ils ne font pas que gronder. Ils apportent autre chose que la mère, un autre contact, une autre perception des plaisirs de la vie, et aussi, si on a la chance de les avoir longtemps, un certain exemple sur comment ils ont passé les épreuves. Un jour on réalise qu’il y a eu de l’amour dans leurs yeux le jour où… ou de l’amour dans leurs larmes cet autre jour où… Que ce qu’on a pris pour une injustice indigne envers nous n’a en fait été guidé que par l’amour, a même pu être un sacrifice. Et que nous ne sommes pas les seuls à avoir souffert de leur absence ou de leurs absences. Eux aussi.

Et nous avons toute notre vie, oui, pour nous « remettre » de notre enfance si elle n’a été que normalement privées de certaines choses, comme le sont toutes les enfances…

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48 réflexions sur “Les papas pas là…

  1. c’est vrai et je l’ai vécu moi aussi que parfois il nous faut du temps pour nous apercevoir que nos papas avaient de l’amour dans leurs yeux et dans leurs larmes au moment des séparations inévitables…il m’a fallu à moi presque toute une vie pour m’en rendre compte…

    • Edmée dit :

      Ils ne s’expriment pas sur le même code que nous… et nous ne lisons pas bien leurs visages. Il faut une vie pour savoir lire, et heureusement on a le souvenir et un livre d’images inusable…

  2. et nos mamans étaient des soleils nous étions éblouies par elles…..

  3. claudecolson dit :

    Edmée, ne décrirais-tu pas là qu’une « certaine » impossibilité de la vie de dite « de famille » ?

  4. C’est vrai, à notre génération, la plupart du temps, le rôle principal du papa était de « faire vivre » sa famille, au détriment de l’essentiel. Ce qui devait être très frustrant pour lui, déjà, et ses enfants. Aujourd’hui, le rôle du papa égale celui de la maman dans le partage des gestes du quotidien auprès de l’enfant, dans la tendresse, les bons moments de jeux etc… Quel réconfort de voir cette jeune génération ! Vive les papa de tous les temps !

    • Edmée dit :

      Tout ce que j’espère, c’est que tout le monde sera bien dans ce rôle et que l’homme qui « doit aller au loin pour gagner sa croûte » ne sera pas désormais vu comme un abandonneur sans coeur…

  5. sandrinelag dit :

    Je souscris à 300% à tout ce que tu évoques et développes. C’est joliment dit et avec justesse.
    As-tu remarqué aussi qu’aujourd’hui, dans les pubs notamment, les pères sont toujours les benêts de la famille, ceux qui ne comprennent jamais rien, toujours à côté de la plaque, ridiculisés? Même le bambin de 3 ans fait la leçon à son père assis sur son pot…

    • Edmée dit :

      Oui, et je déteste cette image systématiquement cassée du père. C’est un sexisme inutile et cruel, qui détruit plus qu’il ne consolide l’image de la femme…

  6. Damien dit :

    Je m’y retrouve. Je pense aussi que les pères d’aujourd’hui ont perdu leur repère de…père. L’homme en général, dans nos sociétés, n’a plus le monopole. Et le père a souvent toujours tout faux. Trop sévère, absent, indifférent, paresseux…il y a du vrai, c’est à nous de changer un peu. Mais on est passé d’un extrême à un autre. Femme ou homme, Il faut être tout et partout à la fois. Les rôles sont devenus flous. Au moins mon père était un père, un vrai.

    • Edmée dit :

      Je pense aussi que c’était plus simple… et qu’il y a de la « vengeance dans l’air » en ce moment, car souvent cette « égalité » est plutôt une mise à niveau assez rancunière et agressive. Papa n’en sortira pas forcément grandi 🙂

  7. annerenault dit :

    Je crois que chez les couples jeunes (jusqu’à 40 ans), la donne a bien changé. Maman n’est pas toujours là non plus. C’est papa qui va chercher les enfants à la crèche ou à l’école. En effet, les rôles se sont égalisés, mais la relation au père et à la mère reste, je crois, bien différenciée.
    Merci, Edmée, pour la réflexion que tu nous proposes.

  8. dieudonné dit :

    J’ai un souvenir merveilleux de mon papa, il m’a tant appris; c’était un savant, mais surtout un homme juste. Il servait le repas, en commençant par le plus jeune des 7( moi…) ou le malade; il mangeait après, et nous étions tous obligés de laver chacun et chacune nos couverts. Un jour, j’ai chipé un cigare, et je toussais comme un damné; il a bien ri et m’a dit »Tu vois comme c’est mauvais le tabac »; j’ai dit: »mauvais aussi pour toi, alors » Il a dit oui, a jeté ses cigares et n’en a plus fumé….

    • Edmée dit :

      Il a sans doute réalisé qu’il donnait un mauvais exemple sans y penser… C’est une superbe histoire! Je remarque que souvent les gens « heureux » (bien dans leur peau) one une bonne opinion de leurs parents et chérissent des souvenirs qu’ils savent uniques. Ca leur donne une belle force car … ils aiment leurs racines. D’autres ont eu de la malchance et des parents nuls et doivent se construire autrement, mais j’ai peu de tolérance pour ceux qui blâment sans cesse des parent absolument convenables pour expliquer leurs lacunes et peurs…..

  9. Célestine dit :

    Ce qui est dommage, c’est toujours penser vie de couple en termes d’opposition…il peut y avoir aussi des échanges de rpôles tout à fait bénéfiques pour les enfants, quand c’est chacun son tour de lire l’histoire du soir u de donner le bain. quand les deux parents travaillent à l’éxtérieur, il ne devrait plus y avoir cette notion d’abandonneur de la famille dont tu parles. L’époque des années 50 est quand même un peu loin derrière non ?
    baci sorelita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Oui, mais je pense à ça parce que trop souvent j’entends de ces adultes qui ont grandi dans cette réalité d’alors et qui excusent toutes leurs lacunes par « mon père n’était jamais là »… Or ce n’était pas forcément un plaisir pour le père, ni une chose exceptionnelle. Souvent on ne les voyait qu’un court moment avant d’aller se coucher, mais on savait qu’ils étaient là… La vie s’organisait autrement, et encore maintenant souvent les hommes se déplacent plus, acceptent des postes qui les tiendront souvent éloignés… mais ce n’est pas une démission. Mon père aussi nous lisait des histoires quand il le pouvait, nous prenait en promenades… mais c’était, parce que c’était rare, le moment privilégié et délicieux!

      Baci…

  10. Célestine dit :

    Echanges de rôles bien sûr (j’écris vraiment trop vite !)
    bisous

  11. Angedra dit :

    Je n’ai pas connu ce genre de papa. Le mien malgré son travail a toujours su être très présent. Le soir rentrant de son travail il prenait le temps de nous parler, de voir nos devoirs et nous en expliquer certains (5 enfants!). Puis le repas se passait toujours en famille, même si nous le prenions un peu plus tard que les autres familles, mais ces repas étaient une joie pour nous tous qui pouvions échanger avec papa !
    Le dimanche (seul jour de repos) papa aimait remplacer parfois maman en cuisine pour le soir (pas pour la vaisselle!!).
    J’ai eu un papa aimant et attentionné qui savait nous donner beaucoup d’amour, de câlins et de sourires. Notre éducation ne passait pas par les punitions, ni les fessées mais par la discussion et la tendresse.
    Aujourd’hui je vois une génération de papa qui ressemble à mon père.
    Les papas se lèvent la nuit pour les bébés, ils s’arrangent avec la maman pour récupérer les enfants à la sortie de l’école, ils font la cuisine, changent les enfants, jouent avec eux et leur disent des mots d’amour.
    Vive les papas !

    • Edmée dit :

      Ca c’est, à mon avis, rare. Mais j’en ai connus aussi. Ca dépendait de si leur métier les portait loin, si leur mariage avait du confort pour les garder tout près, et aussi de tant de petites choses. Mon père était très attentionné mais ses choix l’ont souvent conduit loin: il est parti un an pour chercher une affaire à monter en Amérique du sud, puis il a tenté sa chance en Afrique. Mais lorsqu’il était là, il nous lisait effectivement des histoires au lit, nous apprenait à faire des arcs à flèches (et les utiliser…), et a fait de nombreux petits films Super8 avec nos exploits 🙂

      Vive les papas, oui!

  12. J’aime bien cette façon de souligner la fonction du papa même s’il n’est pas là pour une raison choisie consciemment ou non

  13. Alain dit :

    Et dans la catégorie, « Maman c’est sûr, Papa peut-être ? » Adepte de la liberté de chacun, je n’ai jamais jugé. Ni véritablement cherché. Par cet état de fait, je reconnais avoir acquis un sens de l’indépendance très tôt. J’ai assisté jusqu’à son dernier jour le mari de ma mère et fait semblant de croire. Sans regrets. Et jamais je n’ai pu l’appeler Papa.

    « Parce que chez ces gens-là
    Monsieur, on ne s´en va pas
    On ne s´en va pas, Monsieur
    On ne s´en va pas
    Mais il est tard, Monsieur
    Il faut que je rentre chez moi »

    Merci Monsieur Brel. Au finish, je m’en suis plutôt bien tiré. Après tout, notre vie, nous la confectionnons nous-mêmes !
    Encore une page qui renvoie à la réflexion.
    Merci Edmée. Bon Dimanche.

    • Edmée dit :

      Il n’y a pas de règle… il y a ce qu’on sent, et contre lequel on ne peut rien, ce qu’on accepte de montrer, et puis l’héritage réel qu’un jour les souvenirs nous pointent du doigt… Un jour on comprend. On n’a rien reçu. Ou on a tant reçu…

      Bon dimanche Alain!

  14. Pâques dit :

    J’ai eu un papa merveilleux, parfois un peu taiseux, mélancolique mais il avait vécu avant ma naissance beaucoup de tragédies …
    Il n’en parlait pas, ne se plaignait jamais et était heureux des petits bonheur du quotidien !
    Il adorait ses enfants et ses petits-enfants !
    Bref, il me manque …

    • Edmée dit :

      Ils nous manquent presque tous, sauf les très mauvais, ou ceux qui sont gardés en mémoire par des coeurs noirs qui ne savent rien aimer. Le mien me manque aussi et je suis très heureuse d’avoir eu « celui-là » 🙂

    • blogadrienne dit :

      tout pareil pour mon père, les drames qu’il a vécus dans son enfance sont sans doute l’explication de sa réserve…

  15. blogadrienne dit :

    Pendant toute mon enfance, ma mère a maintenu cette image d’épouse parfaite et de mère parfaite, à tel point que je lui demandais ingénument ce qu’elle allait faire à confesse…
    Je sais aujourd’hui qu’elle n’avait pas besoin de l’assentiment de mon père pour accorder quelque chose, mais qu’il servait de paravent quand elle ne voulait pas accorder une chose.
    Et mon père, homme sensible, laissait faire…
    Il rentrait le soir et se cachait derrière son journal.
    (j’ai lu ton billet il y a deux jours et il m’a fallu tout ce temps pour le « digérer » 😉 tu vois s’il me parle ;-))

    • Edmée dit :

      Oups! Ma mère le faisait aussi, et c’est encore de mise pour toutes les femmes qui n’aiment pas « se mouiller » et être responsables: Papa est le paravent. C’est lui qui « n’a pas envie de venir à l’anniversaire d’un tel », « qui ne veut pas faire tous ces kilomètres pour aller à la mer », « qui trouve qu’on doit garder l’argent pour autre chose »… Crois-moi, c’est toujours en vigueur! 😦 …

      Le sexe fort n’est pas celui qu’on croit 😉

      • Pâques dit :

        Pour la défense des mères 🙂
        C’est parfois la vérité aussi, mon mari n’avait pas envie d’aller à la mer et moi et les enfants ( oui) …
        C’est lui qui choisissait les Ardennes parce qu’il ( n’aimait pas la mer) !!!
        J’ai fini par adorer les Ardennes tu le sais !!! 😉

  16. jeanne dit :

    je suis d’une familles de femmes !
    une grand’mère autoritaire
    le père ? (son mari)
    le père va à la guerre
    en revient fou, tragédie que nous les petites filles apprendront très tard..
    un père biologique absent, que j’ai rencontré, qui avait oublié qu’il avait fait une fille …
    un père d’adoption, le mari de ma mère
    que j’ai assisté jusqu’à pas longtemps
    ça laisse des traces
    sans doute un regard sur les hommes
    j’ai un fils (une merveille , sisisisisiisi)
    quand je le vois vivre
    je suis heureuse d’avoir rompu un mauvais sort
    merci pour tes mots
    bel été

    • Edmée dit :

      Il faut toujours quelqu’un pour oser briser « la chaîne »… et il y en a eu des histoires comme celle-là! Dures et… belles car il en sort des forces, des espoirs, de l’amour!

  17. Armelle B. dit :

    Pendant mon enfance, je n’ai connu mon père qu’à travers ma mère parce qu’elle filtrait tout, mon père ne voyant la famille, le monde que par elle. Quand elle a disparu, j’ai découvert mon père pendant l’année où je lui ai tenu, autant que je le pouvais, la tête hors de l’eau et j’ai découvert un être exquis, d’une pudeur maladive, d’une grande profondeur. Une année magique où nous nous sommes révélés l’un à l’autre. Merci papa. Et merci Edmée de cet article qui remet nos enfances en perspective.

    • Edmée dit :

      Il y a en effet toujours un écran autour d’eux. Le travail, les absences, le regard et les censures de la mère ou des proches, et les découvrir est une promenade d’amour, que l’on effectue souvent tard…

  18. Tania dit :

    Mon père était pilote, donc souvent parti, je reconnais bien des choses dans ton évocation. Il est mort trop tôt pour que je puisse mieux échanger avec lui, mais l’amour, oui, il l’a donné.

    • Edmée dit :

      Oui, et il en faut, des pilotes! Il en faut des papas qui vont où on les envoie…Dommage pour toi de ne pas avoir eu plus de temps, je me rends très bien compte de la chance que j’ai eue à ce sujet!

  19. Mior dit :

    joli billet , fin et subtil 😉
    Si les tâches autour des enfants semblent mieux se répartir entre les deux parents de nos jours , les mères gardent souvent l’impression très nette d’être Le Parent En Chef (appelé par l’école en priorité , préposé « naturel » -sic-à beaucoup de démarches, visites chez le médecin, etc…) tandis que le père se la joue (encore, si, si) Suppléant 🙂 à qui il faut de plus tresser des couronnes de laurier pour la moindre initiative
    Plus ou moins bien vécu , tout ça … (eh oui, ça sent le vécu…)

    • Edmée dit :

      Ce n’est pas facile d’équilibrer et surtout de ne pas utiliser ces « rôles » comme manipulation contre l’autre dans la lutte pour le pouvoir « c’est moi qui en fais le plus 😉 ) … Oui il y a des papas qui se font tirer l’oreille, des mamans qui la tirent, des papas qui aimeraient mais ne peuvent pas, des mamans qui renâclent… tout tout tout!

  20. colo dit :

    Tu as fait le tour de la question. je connais pas mal d’hommes et quelques femmes) que cette routine-enfants, inévitable, ennuie, et qui la fuient quand ils le peuvent, ce qui n’ôte rien à leur tendresse pour leur progéniture..bien sûr.

  21. gazou dit :

    J’aime bien ta conclusion
    Tu décris très bien ce que les personnes de notre âge ont vécu, c’était cela dans beaucoup de foyers
    Mais actuellement les rapports ont beaucoup changé…pas toujours en mieux mais pas toujours en pire non plus

    • Edmée dit :

      Oui c’était le modèle normal d’alors. Et comme tu dis, oui ça a changé – ou ça change – mais pour moi les changements « forcés » par une mode de pensée ne font pas long feu – ni le bonheur.

      On veut un mariage et une famille parfaits. Selon une image hollywoodienne ou sortie d’un tableau anglais du XIXème siècle, avec tout le monde bien habillé et bien nourri, l’oeil serein, et des petits chiens enrubannés…

      Or chacun aura ce qu’il aura 🙂 Les acteurs du mariage et de la famille restent, pendant de longues années du moins, des débutants, qui apprennent au fil des années comment réciter leur rôle en y mettant leur vérité…

  22. Nicole Giroud dit :

    Quel joli texte, tout en finesse, avec une nostalgie comme une poussière de temps qui saupoudre la réflexion!
    Une enfance normale, avec la toute puissance de la mère et le père en statue du commandeur. Les regrets ce sera pour plus tard, au moment de la vieillesse…

    • Edmée dit :

      Oui, si on n’a pas trouvé le moyen de se comprendre entretemps. Une question aussi de courage et de vigueur d’âme des deux parents. La mère qui dépeint le père comme l’empêcheur de danser en rond qui ne veut jamais rien faire pour rayonner à bon marché et avoir sa décoration de martyre est nuisible. Le père qui regarde femme et enfant comme une indésirable conséquence de promesses que sa libido lui a traitreusement fait faire est nuisible aussi. Un peu d’amour réel ne fait pas de tort 😀

  23. J’aime bien vos petites chroniques joliment racontées. Enchantée, Edmée. je reviendrai.

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