Non l’amour ne rend pas aveugle

C’est l’amour de l’amour qui aveugle. Le désir du désir de l’autre

L’envie d’avoir quelqu’un. Pour être comme tout le monde. Parce que le temps passe. Parce que tout le monde autour de nous vit en couple. Parce que si on attend encore on sera trop vieux/vieille pour avoir des enfants. Parce que tout d’un coup nous avons peur de finir tout/e seul/e. Parce que tout le monde nous dit qu’il/elle est exactement ce qu’il nous faut. Parce que deux salaires rendent la vie plus aisée qu’un seul.

Parce que et parce que…

Alors on met tout son cœur et son enthousiasme à tomber amoureux. On « aime ce que l’on a » sans avoir ce qu’on aime, mais on ne le sait pas. On est amoureux de l’amour, et surtout de tous ces trésors que, nous dit-on, l’amour assure. Et on plonge dans une cécité qui aide à la magie. On ne veut pas voir, pas savoir. Ça peut être tant de choses… qui feraient le bonheur d’un autre couple mais seront le malheur des aveuglés volontaires.

Mais si on aime, que ce soit l’âge, le milieu, le moment juste ou pas, nul besoin de ne pas tout voir. On aime et on sait qu’on aimera aussi ce qu’on n’a pas encore vu de l’autre et qu’on n’aimera pas. On en sera agacé, oui, mais on aimera aussi. D’une autre manière. Comme on apprécie l’ombre et le froid qui rendent la lumière et la chaleur délicieuses. L’autre est aimé, avec ses imperfections qui n’érodent pas ce qui le rend beau à notre âme. Il est aimé tout entier. Parce qu’il est indivisible et qu’on ne peut lui reprocher de ne pas être une mosaïque dont on pourrait changer les pièces.

Et les disputes, mises au point, prises de bec ou autres agacements ne remettent rien « en question ».

Bien sûr, je ne dis pas que tous ceux qui se sont séparés ne s’aimaient pas, ni que ceux qui s’aiment ne se sépareront jamais. La durée que l’on peut se permettre est moins importante que la trace secrète que ça laisse. Pas plus que je ne pense que ceux qui ne se sont pas séparés sont forcément liés par l’amour. Il n’y a pas de recette pour vivre et aimer, juste une recette pour vivre en société. Ou survivre.

Mais simplement… je ne crois pas que l’amour rende aveugle car on supporte merveilleusement bien la vue de … sa vérité toute nue…

Love conquers - Léon Bazille Perrault

Love conquers – Léon Bazille Perrault

Par contre, l’astucieux Cupidon est aveugle, et c’est sans calcul qu’il envoie ses flèches dans cœurs et chairs. Il ne s’occupe guère d’âge, milieu et conditions optimales aux yeux du monde. Il décoche ses projectiles avec la fraicheur de la sincérité. Et que l’on soit trop jeune ou trop vieux,  curé ou nonette,  déjà marié/e (avec un/e autre), moche… ou tout ce qu’on veut, il faudra bien le vivre, cet amour-là !

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47 réflexions sur “Non l’amour ne rend pas aveugle

  1. claudecolson dit :

    Ça me paraît assez juste ; une remarque cependant, je ne suis pas sûr que l’amour de l’amour soit un processus aussi conscient que tu sembles le décrire dans le premier paragraphe : ne serait-ce pas une simple envie universelle, parce qu’il est si bon de se sentir aimé ?

    • Edmée dit :

      Si on est aimable, on est aimés par parents, amis, famille. Non? On en arrive même à s’aimer – sans narcissisme mais avec tranquillité et objectivité. L’amour d’un partenair amoureux est alors moins indispensable, en tout cas…

  2. claudecolson dit :

    Et est-il commode au départ d’une relation de faire la distinction entre ce qu’éventuellement on ne voudrait pas voir(amour de l’amour) et ce qu’on ne voit pas (amour) ?

    • Edmée dit :

      Non! Sauf qu’on peut en tout cas savoir si on fonctionne en mode « chasse au mari » ou « fuite de la solitude ». En dehors de ça… seul un peu de temps et un paisible examen de conscience peut éclairer…

  3. Armelle B. dit :

    Il y a toujours une part d’aveuglement et c’est sans doute ce qui rend l’amour si beau et si désintéressé. Car bien sûr, le vrai amour ne peut pas être intéressé. Cela s’appellerait alors un arrangement, un engagement accepté de part et d’autre pour des raisons diverses. Mais si amour il y a, la cécité est présente, une cécité bienheureuse qui sait délicatement gommer les imperfections, les rendre plus floues que dans la réalité, bien que la réalité sache tricher avec plein de bonnes intentions. Oui, acceptons nos cécités amoureuses, à condition qu’elles soient authentiques et n’engagent que nous. Et puis, la vie, c’est cela, des parcours pleins de plaies et de bosses.

    • Edmée dit :

      Aveuglement volontaire, oui, qui décide de ne pas s’attarder sur le moins bien 🙂 Mais exact, un amour vrai est désintéressé, et maquille avec tendresse ce qui doit l’être, en pleine conscience…

  4. blogadrienne dit :

    Il était l’homme-de-ma-vie, pensais-je, le premier, l’unique, le seul et le dernier 😉
    J’ai laissé à ma grand-mère Adrienne le temps de le connaître un peu puis je lui ai demandé:
    – Alors? quest-ce que tu en penses? c’est l’HDMV?
    – Tu ne le sauras qu’à l’usage, m’a-t-elle répondu.
    😉

    • Edmée dit :

      C’est souvent vrai aussi… Moi je t’avoue que j’ai eu la « révélation » quand j’avais 19 ans à peine, j’ai « su ». Pas possible d’expliquer. Il a su aussi. Pourtant la vie nous a séparés… puis réunis. Mais nous avons toujours su. Et ça n’avait rien de rationnel ou d’expliquable, ni même de passionnel…. c’était simplement « ça ». Mais on n’a pas eu l’usage 🙂

  5. Adèle Girard dit :

    Le grand, le beau, le vrai, le merveilleux amour est souvent un amour impossible, et pas toujours partagé, alors oui on aime ce que l’on a, souvent faute de mieux mais ce n’est pas pour cela un échec et l’amour prend alors une forme plus calme, plus sereine. Moins passionnel il peut être tout autant épanouissant!

    • Edmée dit :

      S’il est vrai, à mon avis il est automatiquement partagé aussi. Mais souvent impossible, oui c’est vrai. Et bien sûr, ça n’empêche pas d’aimer encore même si ça ne sera plus avec cette profondeur ou intensité, et en effet ou peut dans ce cas « aimer ce que l’on a », pour autant en fin de compte que ça parte d’un élan sincère: la volonté d’aimer, de rendre la vie de l’autre plus aisée, et de le découvrir annnée après année.

  6. Hécate dit :

    Ah! l’amour ce rêve qui hante…Il a hanté mon adolescence, un besoin très fort d’une fusion passionnelle , on sait bien que c’est impossible dans la durée ,mais la force du besoin de ressentir une sentiment ardent est là, et il fait illusion souvent. Même si dégrisée par la réalité ,l’amour est là , caché encore qui se sent un peu étrange, mais l’amour est mystérieux…et c’est sa beauté , même si , il faut parfois fermer les yeux pour la voir…
    Amicales pensées par une chaude journée.

    • Edmée dit :

      Oui, un rêve qui hante. On ne sait si vraiment il existe, si on doit l’attendre, si on le reconnaîtra, si on le perdra… Moi aussi j’étais assez inquiète… certaine qu’il existait mais pas certaine que j’aurais su saisir le moment, accepter la révélation… Un peu comme ce famaux « méfiez-vous des faux prophètes »…

      Et il a tant de visages et de mystères, oui!

      Pas trop chaud ici, ciel voilé, et jolie brise! Bon week end!

  7. sandrinelag dit :

    En tant que mammifère, j’ai plutôt tendance à croire que l’amour est essentiellement une question chimique (endocrinienne, phéromones, survie par la perpétuation de l’espèce, etc.)
    Bon, j’avoue n’être pas très fleur bleue :-/
    Mais en tant que mammifère doué de raison, je dirais que l’imagination crée l’amour par projections, rééquilibrages affectifs, intérêt, compensation, etc.
    En fait, je devrais dire que je n’en sais rien. L’amour est à la fois mystérieux et couru d’avance. Et sa déclinaison est si infinie…

    • Edmée dit :

      Mais je pense qu’il y a des deux. Oui il faut les phéronomes et ces chants de sirènes pour que les deux personnes les plus adaptées se rencontrent et préparent le chainon suivant. Mais puisque nous n’avons pas que des corps mais aussi des âmes, des sentiments, il y a aussi ce « mystère »… sans recette, on sait juste ce qui peut marcher sans être amour, ce qui ne marchera pas même si on le croit amour, mais nul ne sait les limites de chacun, les abîmes et les cîmes, et donc c’est toujours une histoire … très personnelle qui ne suit aucune recette!

  8. amandine dit :

    encore un beau texte et bin bravoooooooooo 🙂

  9. gazou dit :

    On peut être célibataire et vivre une vie pleine d’amour et de générosité et de joie de vivre
    On peut vivre à deux et cependant être enfermé dans le non amour, l’aigreur, l’insatisfaction
    A chacun de trouver et de réaliser ce qui lui permet de donner le meilleur de lui-même et donc d’être le plus heureux possible.
    J’ai bien aimé ton article et le commentaire que tu as mis sur ton blog
    Bon dimanche

  10. Alain dit :

    « Et on plonge dans une cécité qui aide à la magie. » Absolument chère Edmée. Cette cécité dont tu parles dans le sentiment amoureux aide aussi à la totale acceptation de l’autre. Sentir les différences et les accepter, naturellement. L’Amour transforme chaque instant. Il se doit d’être sincère, honnête et franc, pour que ces moments magiques puissent devenir des souvenirs inoubliables. Il aide à rendre meilleur, plus fort, généreux aussi. C’est ma façon de voir les choses. Plusieurs amours prennent aussi des « couleurs » différentes, pas toujours avec la même fougue ou l’inconscience magique du fameux premier grand Amour. Être deux, regarder ensemble dans la même direction reste pour moi le plus beau cadeau de la vie. Je pense aussi qu’il faut s’aimer soi même pour offrir ce que chacun de nous a de plus beau, de plus caché, cette flamme qui nous tient debout. Tu as dit le mot, l’âme. Cette semaine encore tes mots vibrent dans tous ce que mes souvenirs gardent de meilleur.

    • Edmée dit :

      Oui, il faut s’aimer soi-même pour savoir que l’amour que l’on donne est serti dans bel écrin, qu’on ne le fraude pas en ayant peur qu’un jour il découvre notre lamentable petit moi que nous n’aimons pas… faute de l’avoir rendu pimpant! Bonne semaine, cher Alain…

  11. celestine dit :

    Ah…l’amour…il en aura fait et fera couler de l’encre. On le confond souvent avec l’état amoureux, celui qui fait palpiter les paupières et battre le cœur. Mais l’amour est un mystère que personne ne peut expliquer vraiment. Même si tu l’approches souvent au plus près, dans ta grande sagacité. L’amour déçoit, l’amour exalte, l’amour brûle les ailes. Et oui, l’amour est aveugle, je le crois de toute mon âme. Mais il permet aussi de mieux se connaître, paradoxalement.
    Baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      A propos de ma grande sagacité, sorellina… j’aurais aimé l’avoir plus tôt dans ma vie… je ne fus guère futée, tel est mon verdict 😉

  12. colo dit :

    Mis à part le chasse-maris ou chasse-épouse (oui, oui, ça existe aussi) cette cécité partielle et passagère est enivrante, se vit peu de fois, est fort bienvenue à tout âge…
    Tu dis fort bien le reste, bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Oui oui ça existe. Je peux humblement dire que jamais je n’ai voulu me marier, par exemple, mais j’étais « chassée ». Les hommes aussi veulent parfois « se caser » :D… Et oui… la cécité partielle, passagère ou prolongée, à tout âge ça fait du bien!

  13. C’est une vérité bien ‘habillée » par nos conditionnements et c’est la vérité toute nue de l’imprévisible Cupidon. J’adhère complètement à ton analyse.

  14. Philippe D dit :

    Pourquoi les défauts de l’autre n’apparaissent-ils qu’au bout d’un certain temps? C’est sans doute qu’on ne voit que ce qu’on veut bien voir.
    Bonne nuit.

    • Edmée dit :

      Je suppose aussi qu’on est plus désireux de bien faire en début de relation, plus disponible, on croit sincèrement qu’on arrivera à ne pas être désordonné, ne pas couper la parole, ne pas être en retard, écouter attentivement quand on nous parle… et puis le naturel revient!

  15. Nicole Giroud dit :

    Joli texte plein d’une mélancolie sous-jacente: on dissèque l’idée de l’amour lorsqu’on ne le vit plus ou pas encore.
    En Inde, le dieu Kâma (celui qui agite l’esprit) est muni d’un arc et de flèches de fleurs et personne, pas même les dieux en méditation, ne peut résister à ses flèches. Version de Cupidon venue d’un pays qui a codifié les différentes sortes d’amour depuis des millénaires!
    Quelle civilisation n’a pas sa version de l’amour? Celui-ci occupe notre littérature et notre vie depuis toujours, pain bénit des romanciers. Bientôt des amours indiennes Edmée, et, je l’espère, des amours beaucoup plus proches concernant vos lecteurs.

    • Edmée dit :

      En effet, chaque génération a sa version et son idéal de l’amour. L’Inde a de belles nuances dont j’ai connu quelques échos autrefois, dans un livre de Julius Evola. Aaaah ces flèches, dans quoi donc sont-elles trempées? 🙂

  16. Pâques dit :

    Avec tous ces films, les livres, les chansons, les confidences (enjolivées) des copines.
    La jeune fille découvre l’amour comme une fête programmée depuis toujours.
    Un volcan fait irruption dans le paysage des jours !
    Mais, c’était attendu !!!
    Il nous reste à découvrir le quotidien et parvenir ensemble à braver l’habitude, c’est peut-être alors que l’amour est le plus beau dépouillé de tous les artifices dans une nudité parfois cruelle mais authentique …

    • Edmée dit :

      Oui Marcelle, c’est l’amour le plus délicieux: on peut garder les yeux ouverts et ranger les illusions, on n’a besoin ni d’elles ni d’aveuglement: l’autre a son existence imbriquée dans la nôtre avec, comme tu le dis, la vérité toute nue – cicatrisée, un peu malmenée mais… authentique. Tout le monde n’y parvient pas, beaucoup se prennent les pieds dans de nouveaux rêves ou des rancoeurs cent fois remises sur l’ouvrage…

  17. Angedra dit :

    Entièrement d’accord. L’Amour ne rend pas aveugle, bien au contraire puisque l’on voit les défauts de l’autre et bizarrement on les aime ! Ils nous font sourire et rajoute même un petit sentiment de tendresse à l’amour.
    Je pense plutôt que c’est la fin de l’amour qui rend aveugle. Comme tu le dis, on se met à voir et ne plus supporter « ses » défauts, l’on cherche des excuses pour faire « lit à part », des activités « chacun dans une pièce », des « couchers » à des heures différentes et j’en connais même qui prennent leur petit déjeuner seuls (même certains repas) !!!
    Mais on se persuade que tout ceci est normal, c’est la vie et que l’amour ne peut durer une vie…..
    Sans oublier les excuses du « matériel », « la maison », « le confort », « la peur de l’inconnu », devoir se prendre en main, etc, etc
    A chacun de choisir sa façon de vivre et d’envisager sa vie, le tout étant de ne rien regretter plus tard !!!
    Je préfère vivre seule par choix de liberté que vivre seule en couple.
    J’ai pu constater que pour la plupart des femmes de ma génération, préfèrent vivre « aveugles » que libres.

    • Edmée dit :

      Que tu as raison, et pourtant il ne s’agit vraiment pas d’une douce prison, même si on n’y est pas battue. La morosité d’un quotidien empoisonné par les insatisfactions mutuelles est déjà, en soi, un fardeau, un boulet au coeur. Je te suis tout à fait dans la volonté de vivre seule plutôt qu’en couple, oh combien!

  18. Florence dit :

    Pour ce soir, juste un petit coucou pour te remercier de tes coms pendant ma pause et te souhaiter une bonne soirée. J’espère que tu ne souffres pas trop de la canicule ?
    Gros bisous et à très bientôt !
    Florence

    • Edmée dit :

      Merci pour ta visite chère Florence. J’ai été un peu épargnée par la canicule car j’étais en Suède mais au retour en Belgique j’ai eu l’impression de me transformer en raisin sec!

      Et toi? Pas drôle en tout cas…

      Gros bisous!

  19. Magnifique aveuglement qui nous emporte! Ce sont les plus beaux moments, ceux des débuts et de l’émerveillement. Heureusement qu’il luit et brille au point de nous aveugler un temps! C’est Roland Barthes qui en a le mieux parlé dans ses « Fragments d’un discours amoureux », ouvrage que j’ai lu et relu avec bonheur chaque fois comme une nouvelle découverte.

  20. Petite surprise sur http://ecrivainsbelges.blogspot.com
    Bon week-end ensoleillé.

    • Edmée dit :

      Ooooooooh je vais voir ça « de ce pas »… J’étais en vacances et suis « libre » à nouveau (entre lessives, nettoyages et repassage » depuis ce matin! Merci et bonne fin de dimanche à toi!

  21. l’après dur moment passé du veuvage, j’aurais bien aimé, moi aussi….
    mais, mais, j’aurais voulu qu’il soit comme ceci ou comme cela qu’il ne ronfle pas ou qu’il soit bon en maths et avec une retraite convenable pour vivre décemment par exemple…
    mais voilà après 60 ans rencontrer l’amour d’une perle rare ce n’est pas si facile puisque les « d’jeunes » de 40 ans fraîchement divorcées ont plus de chance de décrocher un « vieux » monsieur avec leurs atouts moins fanés….
    il y a eu tout même dans un court moment de ma vie un candidat qui avait les qualités requises mais le malotru (parce que c’était un malotru) m’a dit
    « sépare toi de ton chien husky plein de poils et après on verra »
    Ces paroles là, madame, ça a été la goutte qui a fait déborder le vase…. en vouloir à mon chien c’était à ne pas y croire!!
    et ce qui a provoqué ma verte réponse:
    – « va donc faire laver tes chaussettes sales ailleurs »
    nan mais!! pour qui se prenait-il celui là!!
    alors l’amour aveugle??
    ce n’est que dans les romans à l’eau de roses qu’ils se font la part belle et que cela n’est que de la poudre aux yeux,
    parlons plutôt d’affinités raisonnables et là seulement là, je suis d’accord …
    mais bon!! je laisse à chacun (ne) de faire ses expériences de la vie…

    mon blog pour éventuelle réponse
    http:tootsie.skynetblogs.be

    • Edmée dit :

      Oh quel malotru s’il en est… Il devait se considérer une grande affaire à ne pas rater. Et oui, qu’il lave ses chaussettes tout seul ou en épouse une! (une vieille chaussette, ça va sans dire).

      Mais oui les affinités raisonnables et le plaisir de la compagnie sont parfois une bonne mesure…

  22. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Tu vas rire… J’ai connu dans ma prime jeunesse (20 ans) les affres de l’amour, et je peux t’assurer que j’étais tellement obnubilée par ce beau garçon qui semblait lui aussi m’aimer, que je n’y voyais plus. Ou plutôt, je ne voyais que son charme et ses charmes… Pauvre de moi ! Que j’ai pu souffrir, lorsque mes yeux ont retrouvé la vue !!!
    Mais bon c’est du passé, et malgré tout je suis contente de l’avoir vécu, car pendant ma « cécité », que la vie était belle ! Et lui, qu’il me plaisait !
    Je n’ai plus jamais été aveuglée par l’amour depuis !!!
    Aussi, vive l’amitié ! C’est bien plus agréable finalement !

    Aujourd’hui, température de saison, mais chez moi, pas de canicule, il fait bon dans mon rez-de-chaussée de ce vieil immeuble où j’habite ! Mais j’évite de mettre mon nez dehors, juste pour l’indispensable et si possible le matin !
    Tu devais être bien chez les suédois !!!
    Gros bisous et bonne soirée dominicale !
    Florence

    • Edmée dit :

      Mais oui, on peut en effet avoir été tellement déçue qu’on ferme son coeur…c’est assez fréquent. Dommage que lorsque tu n’as plus été aveuglée ce que tu voyais n’était pas bien beau… mais oui, l’amitié est belle aussi 🙂

      Contente que tu aies un refuge de la chaleur. Ici ça se calme un peu malgré tout… Bonne soirée Florence et gros bisous!

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