La cuiller, le rond de serviette, le gobelet…

Les bébés de famille « bien nanties » recevaient ces hommages à leur naissance, avec leurs initiales ou leur nom. Il y avait aussi des « pousse-manger », des écuelles…  J’en ai reçus plusieurs, ainsi qu’un joli gobelet que je ne trouve plus mais sur le bord duquel j’avais fait mes dents, aussi il n’avait plus fière allure. Même sort pour une cuiller que j’avais pliée et cabossée.

Maintenant, j’ai encore ces ronds de serviette, ainsi que certains que ma mère m’a donnés ou qui gisaient dans des fonds de tiroir, rongés par l’oxydation et l’oubli. Je ne sais pas qui sont ces E.D., ces M.L…. qui ont eu de superbes ronds très ouvragés pour y enserrer des serviettes damassées et tout aussi décorées dont je possède une vingtaine.

J’ai aussi une magnifique petite tasse dont j’ignore la provenance (côté paternel ou maternel ? Côté grands-parents paternel en remontant la ligne des hommes ou des femmes ?), et qui n’a plus – ou n’aurait jamais eu ? – de sous-tasse. Mes ronds de serviette sont plus sobres, et il y en a même un dont la couche d’argent a pris un aspect fantomatique et doré assez louche. J’ai les ronds (pentagones, à vrai dire…) de mes parents, simplement gravés de « Monsieur » et « Madame ». Du prêt à porter et polir.

Celui de mon grand-père maternel est charmant, décoré dans le style art nouveau, avec des fleurs en relief, et c’est plutôt féminin, malgré le « Jules » qui y court avec grâce.

Argenterie et mug Jules

C’est tombé en désuétude, tout comme les beaux meubles, abat-jours, et guéridons. Même en brocante on n’en veut plus. On veut du « qui va dans le lave-vaisselle ». Des meubles fonctionnels qui ne nécessiteront pas un jour de deuil si on les casse ni une fortune pour les recouvrir. On ne les veut plus, ces vieilleries.

Et si je comprends, j’espère pourtant que leur mode ressuscitera  en fanfare, parce que chacun de ces objets « démodés » a une histoire, et souvent même une légende.

J’ai un petit service à crème et à café que ma grand-mère a acheté vers 1930 au Mont-Dore, lorsqu’ elle accompagnait son fils asthmatique et ma mère,  la petite sœur. Outre le fait que j’ai toujours adoré ce service peint à  la main (et très incomplet car ma grand-mère était une casseuse notoire), il y a la légende : ma mère me racontait avec amusement que sa mère, trouvant que le traitement ne faisait pas assez d’effet, avait augmenté la puissance des inhalateurs et son fils avait commencé à faire des bonds en l’air en hurlant et posant les mains sur ses narines. Ce récit nous arrachait toujours des rires, et voilà, chaque fois que j’utilise part du service, je raconte l’histoire qu’il renferme, celle de mon oncle sautant en criant aïe momaaaaaaaaaaan, et ma mère qui pouffait!

Tasse

D’autres objets, ou meubles, ou tableaux, parfois sans grande valeur, ont pourtant aussi leur légende, leur parcours dont on ne connait que la fin, qui est souvent « je l’ai toujours vu chez Bon-Papa » ou « il a toujours été dans la famille »…

Si je devais « repartir à zéro », bien entendu je le pourrais, mais tout ça me manquerait autant que les personnes. Ils ont imprégné mes gènes, mon imagination, et c’est une chose que je transmettrai à mon tour quand je saurai qui aime quoi, qui est attaché/e à quoi, qui emportera l’histoire et la légende avec son support…  et de coup de chiffon à la cire en coup de chiffon avec le « produit pour l’argenterie » la saga familiale luira une fois encore dans une nouvelle génération.

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45 réflexions sur “La cuiller, le rond de serviette, le gobelet…

  1. saravati dit :

    Les objets ont la valeur que nous l’accordons car ils font partie de notre histoire.
    Mon conjoint garde tout, il a récupéré l’écuelle militaire de son grand père. Il gardait précieusement aussi une petite cuiller Bonux (sa mère était une cliente fidèle de Bonux) jusque ma mère la mette à la poubelle (c’est du moins ce qu’il prétendait).
    Autre milieu, autre références …pas d’argenterie, mais des petites choses qui comptent dans les souvenirs …
    Tes ronds de serviette sont splendides, ils me font penser à un bracelet touareg que j’ai acheté à un vrai marchand exotique ..

    • Edmée dit :

      Oui, les objets sont ce qu’ils racontent, transmettent, là réside leur valeur. Je ne garde pas tout, loin de là, j’ai déménagé si souvent de pays et maisons que je suis toujours prête à « voyager léger »… mais je pense être posée maintenant (on ne sait jamais, mais…) et ces objets renforcent mes racines. Je me demande déjà à qui les transmettre, comme on prendrait soin de ce qu’il adviendra à son chat après sa mort… 🙂

  2. Angedra dit :

    Oui de bien jolis souvenirs…. malheureusement je n’en ai aucun car ma famille ayant du fuir avec le strict minimum, tout a été laissé sur place. L’appartement tel que nous l’avions vu lors de notre dernière nuit avec les meubles, les rideaux, les livres, les bibelots et certaines traces de notre passé.
    Mais dans ma famille nous rions et racontons avec d’autant plus de plaisir l’histoire du gobelet en argent de papa qui a fondu dans le four lorsque ma soeur n°2 et mon cousin avaient décidé de faire du caramel en le remplissant de sucre et le glissant dans le four où cuisait un gâteau préparé par maman !!!
    Sur le moment maman avait crié et papa avait été un peu déçu pour son beau gobelet ciselé…. mais avec le recul, nous nous rappelons de ce gobelet bien mieux que tous les autres gobelets, ronds de serviette, couverts abandonnés.
    Nous ne pouvons pas toujours conserver nos souvenirs matériels mais heureusement tant que l’on nous laisse notre mémoire…..
    Ils sont très beaux ces ronds de serviette, ils donnaient une autre allure aux tables que les serviettes papier actuelles… mais je comprends bien que l’on n’ait plus envie d’avoir autant de lessives et d’heures de repassage qu’au temps de nos parents.

    • Edmée dit :

      J’ai justement vu hier au cinéma « La dame au tableau » (The woman in gold) qui est l’histoire d’un tableau de Klimt confisqué par les nazis à une famille juive, et je me disais que ça devait être tellement amer de se voir dépouillé ainsi (le tableau représentait, en plus, un membre de la famille)… au-delà du matériel. Ici il s’agissait d’un tableau de valeur, mais la même chose arrive parfois lors des héritages, les mesquineries qui s’y déroulent font tellement mal car à chaque « détournement » c’est une histoire qui est volée…

      J’aime beaucoup, par contre, le bel usage que vous avez tous fait de vos souvenirs, et notamment de ce gobelet fondu… oui, il a gagné sa notoriété d’une façon bien étrange mais … passera à la légende!

      J’emploie mes serviettes damassées tous les jours… elles sont grandes, belles, se repassent bien et continuent leur vie 🙂

  3. colo dit :

    Oh là, là, que de souvenirs tu remues aujourd’hui! Spécialement ce pousse-aliments auquel je n’avais plus jamais pensé mais dont je me souviens fort bien maintenant. Cadeaux de naissance et/ou de communion.
    Dans un tiroir les ronds de serviette, M et G, de mes parents; je dois t’avouer que chaque fois que j’ouvre la boîte bleue garnie d’ouate, j’ai un serrement de coeur même si je n’ai jamais vu mes parents, disparus, les employer.
    Souvenirs, histoires, on revoit de belles tables, nappes brodées, serviettes assorties…que de travail.
    Merci pour tout.

  4. celestine dit :

    Bizarrement, je n’aime pas trop ces vieux objets, sans doute pour des raisons obscures remontant à ma tendre enfance… la naphtaline, le moisi, les torchons empesés, le linge apprêté et brodé…je n’aimais pas ça, moi qui suis hypertrophiée de l’odorat (entre autres sens) L’argenterie avait un goût et une odeur vraiment dégoûtants, et quand maman « recevait du monde » c’était un supplice pour moi de manger avec ces fourchettes dont le goût métallique se transmettait aux aliments et me hérissait la langue…
    Il n’en reste pas moins que tes ronds de serviette feraient de magnifique bagues…pour une géante !
    Baci sorella

    • Edmée dit :

      Je peux comprendre ça… Apparemment je n’avais pas ta sensibilité de papilles et narines, je ne me souviens même pas d’avoir pu penser que l’argent avait un goût. J’ai mangé aves couverts en argent jusqu’à mes vingt-deux ans, non pas (prout ma chère) que nous étions chics, mais pour nous c’étaient les couverts de « tous les jours », les survivants de séries dépareillés, malmenées, avec souvent des lames oxydées qui dansaient sur les tranches de viande :). On ne s’est jamais posé la question de savoir si des jolis couverts pour tous les jours ne seraient pas plus pratiques (mais il faut dire que ma mère n’a jamais eu de lave-vaisselle…)

      Cherchons donc des doigts boudinnés pour enfiler les jolis ronds ainsi recyclés en anneaux princiers… 😀

  5. J’ai moi aussi beaucoup de ces objets-souvenirs-qui m’encobrent plutôt. J’essaie de distribuer tout ça à mes enfants et petits enfants car je ne suis pas du tout attachée aux objets

    • Edmée dit :

      Je ne le suis pas réelement non plus sauf s’ils ont cette légende accrochée à leurs reflets. J’ai d’ailleurs très peu de choses, vraiment peu. J’ai trop bougé au fil des ans, et ai toujours dû sélectionner ce que je devais garder. L’essentiel. Maintenant naturellement, avec le décès de mes deux parents me sont arrivés plusieurs de ces petites choses qui me parlent, et j’y suis attachée pour, justement, leur récit!

  6. Alain dit :

    Pas de brillant rond de serviette dans mes souvenirs. D’argenterie, pas davantage. Dans la campagne Landaise, où j’ai vécu les plus belles heures de mon enfance, le rond de serviette était en bois, bien souvent sculpté par des bergers. Je les aimais ainsi. En revanche je m’endors très souvent sur de très vieilles taies d’oreillers en lin, qui viennent de la ferme de mon grand-père. Brodées à ses initiales « P.M », elles accompagnent bien souvent mes nuits et protègent mes rêves. Jamais sacrifiées et toujours d’actualité. C’est grâce à ton texte qu’elles trouvent dans ma mémoire toute l’importance que je leur accorde. À chacun nos souvenirs. Très belle semaine Edmée !

    • Edmée dit :

      J’adore aussi ces belles taies anciennes. Je n’en ai qu’une, et je ne sais de qui elle vient car je n’arrive même pas à distinguer les intitiales tant elles sont exaltées :)…

      Je la mets aux invités d’une nuit, et tous sont ravis de poser leur tête sur ce bel ouvrage. Je te comprends de chérir les tiennes, et en plus, la tête de ton grand-père s’y est posée, avec toutes ses pensées, et quel beau lieu de retrouvailles!

  7. Cráce à notre soeur Claire, les six enfants de chez nous ont emporté chacun de ses merveilleux objets d’argent et d’or l’histoire et la légende avec son support. Edmée ici me surprend et m’honore, en me disant que ces hommages de naissance, avec linitiales et noms graves, indiquaient, à Verviers, une famille « bien nanties ». Nous pensions, au contraire, être issus, Pont du Chêne, d’entrepreneurs indépendants d’une classe moyenne laborieuse.

    • Edmée dit :

      Eh bien de ces gobelets et ronds de serviette il faut remercier les parrains et marraines, grand-parents, pour qui souvent c’était une joie d’offrir ce bel objet, parfois trop coûteux malgré tout mais on y tenait. Et il y avait des version meilleur marché, en plaqué argent (plaqué avec parcimonie 🙂 ) qui faisaient leur effet pendant quelques années …

      Les très bien nantis recevaient les versions très très chic…

    • griseldis dit :

      Sapristi, je me souviens du magasin. Photos si je ne me trompe. le labeur permettait l’accès à une certaine bourgeoisie. J’ai apprécié de vous lire et merci à Edmée de rendre possible cette visibilité.

      • Edmée dit :

        Oui c’était des photos en effet! Mince alors, comme on se retrouve entre Verviétois! 🙂

      • griseldis dit :

        Certes. J’ai découvert votre blog en « googlelisant » le nom d’Albert Moxhet, mon ancien prof de Français, et quel maître! Quand je découvre de l’argenterie en brocante, elle me semble abandonnée et je dois résister très fort à l’envie de l’adopter. Comme vous faîtes bien de profiter pleinement de la vôtre.

  8. blogadrienne dit :

    ces objets-souvenirs ont à la fois quelque chose d’émouvant et d' »encombrant » : j’ose à peine utiliser les taies brodées monogrammées de peur de les user et ces timbales en argent gravé ne sortent jamais de l’armoire… (par contre par chez nous ce n’érait pas la mode des ronds de serviette…)

    • Edmée dit :

      Je t’avoe que moi j’ai décidé de tout utiliser. Oui ça s’usera, mais autrement, ça risque très fort de moisir et de finir en brocante après mon décès, triste oubli pour ces jolies choses. J’ai aussi choisi de nettoyer l’argenterie (désormais avec les produits miracle on est tranquilles pour 5 mois…) et de la mettre en évidence, inutile mais belle et parlant d’autrefois. Les flutes à champagne en cristal, hop, elles sont aussi le réceptacle d’un humble Lambrusco qui s’y trouve très bien. Et si elles cassent, eh bien ce sera en faisant la fête 🙂

  9. Florence dit :

    Moi aussi j’ai eu ma timbale, mes couverts etc… Sauf la timbale, qui a vite été retrouver le reste de l’argenterie dans « l’argentier », j’ai utilisé bien longtemps mes couverts, car ils étaient petits et plus agréable pour moi que les grands du service (je suis une toute petite chose, et ma bouche est assortie au reste !(°v°)! ) J’adore toutes ces marques du passé qui étaient en plus fort belles le plus souvent. C’est curieux, mais ici, les brocantes, dépôt-ventes etc… regorgent de ces « vieilleries » et il y a toujours preneurs, malgré leurs prix souvent élevés ! Comme quoi, selon les régions ou les pays, les goûts ne sont pas les mêmes. Je connais beaucoup de gens qui gardent précieusement tout ce qui vient des ancêtres et souvent même, ils en achètent d’autres, et j’en fais parti ! Tu vois, en ce moment, malgré sa grande fatigue, Paul est parti fouiner aux puces comme tous les samedis, et il ne les manquerait pas pour un empire. Il faut qu’il soit alité ou ailleurs pour ne pas y aller. Et il y a foule tous les samedis.
    Oui, l’argenterie à une mauvaise odeur si elle n’est pas entretenue correctement, si non, elle ne sent pas mauvais et ne laisse pas un mauvais goût dans la bouche. Lorsqu’on la nettoie à l’argentil ou autre produit, il faut bien la laver après, la rincer et l’essuyer en la frottant bien. c’est sûr que c’est du boulot mais c’est tellement agréable de se servir d’une belle argenterie ancienne ! c’est pareil pour les cristaux et le linge de maison, on n’a rien fait de mieux !
    Et puis toutes ces vieilles choses ont une âme…
    Bonne journée Edmée et à bientôt !
    Florence

    • Edmée dit :

      Ah, toi aussi, donc! Vrai que nos petits couverts étaient faits pour de petites bouches, et souvent même orientés autrement (j’ai encore une cuiller « de travers » pour qu’alors je puisse enfourner gracieusement sans renverser partout 🙂 ).

      Ici on trouve de moins en moins de choses intéressantes en brocante, et lors de la succession de mon père par exemple, les couverts en argent furent évalués à 1 euro pièce… c’est te dire. Parce que les gens ne les achètent plus. Ca reviendra et vaudra cher alors, mais en attendant… Nous avons décidé de nous partager les couverts plutôt que de les vendre pour en avoir une vingtaine d’euros chacun!

      Bonne journée à toi aussi chère Florence (ici elle est du genre nerveux, avec pluie et rafales de 75 km/h… 😦 )

  10. annerenault dit :

    Oui, il y avait les ronds de serviettes, et les timbales d’argent gravées du prénom, et le set de couvert pour bébé ! toujours en argent dont évidemment on ne se sert jamais. Cela ne vaut plus rien, même pas en brocante. Et pourtant comme c’était joli, gracieux, objet d’un monde sans lave-vaisselle et inox à tout prix. Je les garde, ces objets, pour qui ? ma fille n’en veut pas. Pour moi, pour mon nostalgique plaisir…

    • Edmée dit :

      Ca vaut le souvenir, tu as raison, et c’est tout. Une nostalgie heureuse malgré tout, comme une porte qu’on ouvrirait pour entendre à nouveau les voix d’autrefois, entrevoir des visages disparus, savourer à nouveau les anecdotes aussi polies que les initiales…. Ta fille en voudra un jour… dans longtemps!

  11. Tania dit :

    Quand on trie avant un déménagement, on tombe sur tant de choses oubliées ou abandonnées dans le fond d’un tiroir ou d’une armoire ! J’ai décidé en les retrouvant alors d’utiliser désormais ce que je gardais et de saisir la moindre occasion de sortir ces jolies choses d’autrefois qui nous viennent de personnes chères, même si le joli service doit se laver à la main.
    Précieuse collection de ronds de serviette pour décorer la table et honorer ses invités. Charmante tasse du Mont-Dore où je suis allée en cure (drôle de souvenir). Ma belle-mère était si heureuse de voir que ses enfants utilisaient et aimaient ses objets d’une vie antérieure !

    • Edmée dit :

      Je fais comme toi: je les emploie, soit pour décorer, soit pour mon usage: je ne mange mes oeufs à la coque que dans un de mes coquetiers d’argent 🙂 … J’utilise toutes mes belles serviettes brodées, la taie d’oreiller est celle des invités. Ca vit au quotidien, tout ce joli « ramassis » de belles choses 😀

  12. Angedra dit :

    Tu as bien raison d’utiliser chaque jour ces beaux objets qui transportent tant de doux souvenirs.
    Maman utilisait chaque dimanche ou jour de fête les couverts en argent et nous les enfants nous utilisions les nôtres chaque jour. J’ai toujours aimé ces couverts lourds et bien plus beaux que les couverts utilisés habituellement. Ensuite à notre mariage, chaque fille a eu droit à « son » argenterie selon son goût. La mienne est restée  » à la maison » lorsque je suis partie mais j’ai récupéré 3 vieux couverts d’une tante, ainsi que des serviettes de table damassées à ses initiales (immenses !!!)
    aMes soeurs ont eu également un magnifique trousseau brodé… sauf moi la petite dernière (la vie de la famille avait basculé).
    Le goût des belles choses donne plus de relief et d’importance aux activités les plus simples de la vie…

    • Edmée dit :

      Je n’utilise plus les couverts sauf certains car ils sont en mauvais état (lames déchaussées et oxydées…) mais pour les huitres, oui, je n’ai que ça 🙂 Argent et manche d’ivoire, très joli. Je pense que c’est plus sympa que de les laisser tous s’ennuier dans des tiroirs : je vis seule et reçois peu! Alors autant me recevoir, moi 😀

      Je pense aussi que le goût des belles choses reste un acquis dans la vie, apporte une douceur et le plaisir de, partout, déceler ces jolies choses…

  13. amandine dit :

    SUPERBE j’utilise un rond de serviette en argent encore chuuut

  14. Hécate dit :

    C’est délicieux à lire par ce temps pluvieux qui invite à se souvenir. J’avais eu pour mon après avoir été baptisée, un coquetier en argent. Me suis longtemps demandée pourquoi et à quoi ça servait.
    J’ai gardé 3 jolis petits verres à pieds rouges toujours vus chez maman et dans lesquels j’ai goûté mes trois première cerise à l’eau de vie. Un carafe décorée à la main dont l’histoire s’est perdue…
    Merci pour cet article Edmée.

    • Edmée dit :

      J’utilise ma timbale – offerte par ma marraine qui n’est plus depuis longtemps – pour y mettre trois bougeois de cristal. Tout brille ensemble… tout raconte des souvenirs et parfois même dit tout simplement « ‘l’histoire de cet objet s’est perdue mais… elle a existé, croyez-moi »…
      Merci à toi!

  15. gazou dit :

    Venant de famille très modeste, j’ai peu connu ce genre d’objets…
    Si, il doit y avoir au fond ‘un placard quelques couverts en argent venant de ma belle mère…Il faudrait que je les nettoie pour les utiliser enfin…pourquoi pas?
    Mais il y a bien des objets que l’on garde pour le souvenir, même si leur valeur marchande est nulle…C’est ce qu’ils représentent pour nous qui importe

    • Edmée dit :

      Comme Alain qui dit n’avoir eu que des ronds de serviette en bois sculptés par les bergers… Là aussi une histoire, de toute façon. La valeur de ces objets réside dans ce qu’ils contiennent de souvenirs et d’histoire. J’ai le sabot du poney de ma mère, mort à 40 ans. Elle l’a toujours gardé en souvenir de lui, je le garde en souvenir d’elle. Ce sabot doit avoir 100 ans :)… Aucune valeur, mais j’y tiens beaucoup…

  16. Philippe D dit :

    Je ne suis pas attaché aux objets en général. Toutefois, j’ai une lampe à pétrole qui a appartenu à ma grand-mère que je n’ai pas connue ainsi qu’un moulin à café en cuivre. Je tiens ces objets précieusement.
    Bonne semaine.

    • Edmée dit :

      Moi non plus Philippe, par la force des choses j’étais peu attachée aux objets: je déménageais trop souvent et chaque fois quelquechose ou quelques choses manquaient à l’appel. Je donnais aussi pour faire de la place. Mais maintenant, peut-être suis-je arrivée à mon avant-dernière demeure (hé hé hé… je ne pense pas trop à la dernière!) et je me pose, caresse mes petits trésors, qui me viennent pour la plupart de mes deux parents hélas partis…
      Bonne semaine aussi!

  17. Armelle B. dit :

    J’avais reçu également à mon baptême, chère Edmée, le couvert, le rond de serviette, la timbale, le tout en argent et gravé à mon prénom et je les ai toujours. Mais j’ai moins souvent déménagé que vous. Cela fait partie des souvenirs dont je ne me souviens plus, avec la médaille en or et la boucle de cheveux blonds de mes 2 ans conservée dans une jolie pochette, mais qui n’en sont pas moins précieux car ils marquent une époque. Maman écrivait aussi mon journal de bébé. Elle l’a tenu jusqu’à mes trois ans, après elle a dû se lasser. J’ai fait la même chose avec mes enfants jusqu’à l’âge de 7 ans. Voilà un monde plein de fraîcheur et d’usages qui n’existe plus au temps des textos. Et il n’y a plus guère de baptême.

    • Edmée dit :

      Oui, le journal de bébé! Ma mère a tenu le mien jusqu’à mes 20 ans – mais il n’y avait, depuis mes 10 ans, qu’une photo par an! Mon poids, mes premiers pas, la perte de tous mes cheveux à quelques semaines, mon premier mot… tout est là et je l’ai encore… Merci de m’en reparler, j’avais oublié!

      • Manuella dit :

        Merci pour tous ces bons souvenirs! Avec ma sœurs nous avons eu également l argenterie de baptême, (couverts, timbale, rond de serviettes). Je l utilise toujours quand je vais prendre mes repas chez mes parents! Nostalgie.. Aujourd’hui on perpétue quelque part la tradition avec mon mari et mes 2 filles. C est serviettes de table en tissu à table et chacun son rond mais en bois gravés à nos prénoms! Ça perpétue la tadition! Et mes filles sont pourtant jeunes, mais elles tiennent à leurs ronds!!! CDLT Manuella

      • Edmée dit :

        Pardon si je réponds bien tard mais j’étais en vacances… Ravie de lire que les filles, quoique jeunes, aiment ce petit clin d’oeil de tradition familiale… Quand on retrouve ces objets plus tard, ça fait tant de plaisir et ravive tant de souvenirs…

  18. Manuella dit :

    Merci pour ta réponse Edmée. Oui c est une habitude que j ai voulu inculquer à table! Tellement plus agréable de manger a une belle table, avec des vrai serviettes et les accesoires d antan! Amicalement. Manuella

  19. Manuella dit :

    Joli texte.
    On a également eu nos rond en argent avec mon mari, j ai toujours le miens dont je me sert quand je vais manger chez mes parents!

    Chez mes beaux parents, j en ai un en bois gravé à mon prénom, c était un petit geste de ma belle mère pour m accueillir dans la famille, j ai trouvé ca mignon!

    Au quotidien on utilise toujours des serviettes de table donc je trouvais normal d avoir nos ronds aussi!

    Nous sommes pourtant jeune mon mari et moi, mais ca nous choque pas!

    Mes copines un petit peu quand elles viennent diner😁

    • Edmée dit :

      Je trouve ça charmant, et en plus le don de la belle-mère, tellement sympathique! Moi je les sors quand j’ai des invités qui restent quelques jours, ils choisissent celui qu’ils aiment, c’est l’occasion de parler de « papa quand il était petit » ou la grand-mère de papa… 🙂

      Bonne journée et merci d’avoir pris la peine de lire et commenter!

      • Manuella dit :

        Avec plaisir!
        J aime bien ces coutumes anciennes, je n ai pourtant que 37 ans, mais ca me rappel ma jeunesse!

        J étais ravis chez ma belle mère au bout de 2 ou 3 fois que j y allais, de trouver un rond à mon prénom encerclant ma serviette dans mon assiette!

        J étais meme un peu gênée, elle m à rassurée en me disant que je faisais partit de la famille et que c était normal d en avoir un comme ses autres belles filles!

        On est 3 belles filles, au moins on reconnaît nos serviettes lorsque l on est toutes invitées en meme temps😀

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