Les autres « vieux »…

On parle constamment de la vieillesse en lui donnant exclusivement les traits de la souffrance, décrépitude, de fonctions diminuées, d’une lente et cruelle agonie qui s’écoule dans des minutes longues comme des années.  Comme si c’était inéluctable. C’est une version de la vieillesse que l’on nous impose, en partie aussi, disons-le, pour nous faire investir en poudre de perlimpinpin (ces thés, tisanes pour ne pas avoir ceci ou cela, « recettes de grands-mères » pour se protéger d’autres maux aux aguets, secrets des centenaires de l’Oural, yaourts miraculeux…) et abondance de soins pour garder un aspect jeune, dynamique et sexy sans quoi on nous jette dans le clan des vieux sans espoir de rémission.

Au passage, on remarquera aussi que lorsqu’il s’agit de nous vendre une jeunesse éternelle, on nous attaque de plus en plus précocement : la publicité d’une grande marque américaine que je ne nommerai pas, basée cette fois sur les protections pour « fuites urinaires », nous montre des femmes de la quarantaine qui enfilent leurs culottes gigantesques, le sourire aux lèvres car enfin, elles vont pouvoir danser et sauter sans inquiétude. L’incontinence à  40 ans… On commencera à nous renforcer la mémoire à 25 et renforcer nos os dès l’adolescence.

Alors si on parlait des autres vieux ? Ceux qui vivent comme avant d’être vieux, ou presque. Juste un peu moins vite et moins fort.

Les Golden Girls

Les Golden Girls

Et qui n’ont pas vécu obsédés par leur vieil âge, passant d’une année à l’autre sans hâte ni lutte quotidienne contre un ennemi invincible qu’il vaut mieux accueillir en allié : l’âge.

Ma tante Monique a une école de danse depuis très longtemps. Elle a 83 ans et s’y rend encore, donne toujours ses leçons, non pas dans une chaise roulante mais debout. Bien entendu, elle ne fait plus des entrechats et des triples sauts. Mais elle est là, fidèle au poste, et sait parfaitement diriger. Sa voix est celle d’une jeune femme en pleine force, son débit rapide, son esprit mutin et rieur. L’autre jour nous avons même un peu déliré sur le fait que son rêve serait de mourir au travail mais que ça ne serait pas sympa pour les élèves. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai su qu’elle donnait cours debout, car pensant qu’elle s’asseyait j’ai suggéré l’hypothèse que peut-être ils l’auraient crue endormie, et là elle a dignement dit que ce n’était pas possible puisqu’elle passerait brusquement de la position verticale à celle d’un tas de chiffons au sol.

Ma tante Micheline a 92 ans, elle aussi la  voix d’une femme dans la plénitude de son temps, pas aigrelette, pas d’hésitations, pas de trous de mémoire. Quand je lui ai demandé comment elle allait, elle m’a dit « oh je me sens encore très bien, je conduis toujours ma voiture et j’adore m’occuper de mes arrière-petits-enfants ». Elle sillonne en voiture les rues de… Bruxelles, pas d’un village de 30 habitants terrorisés quand ils l’entendent démarrer….

Sa mère… s’est éteinte à 104 ans, et m’a encore envoyé des vœux de Noël jusqu’à 103, écrits à la main !

Mes tantes Germaines et Josette- lointaines parentes qui n’ont sans doute pas dû se connaître vraiment –  faisaient leurs courses à pied jusqu’à 85 ans, vivaient seules, et se permettaient des détours pâtisserie sur le retour d’un trajet de près d’une demi-heure en montée et descente pour arriver sur le lieu du magasin. Elles étaient ravies de rencontrer quelqu’un avec qui jacasser sur le trottoir, le bras s’allongeant sous le poids des courses, parfaitement coiffées, vêtues, et fières de pouvoir répandre les nouvelles juste apprises à quiconque leur rendrait visite ensuite.

Quant aux hommes… Oui j’en connais moins. Mais mon électricien a 83 ans, est le meilleur du coin, et n’espérez pas l’entourlouper sur quoi que ce soit. Et ne pensez pas non plus qu’il vous fera des bricolages sur le modèle de ses jeunes années : il jongle avec les parlophones vidéo, son GSM, sa tablette et son outillage sophistiqué.

Aux USA j’ai eu un plombier noir, un gamin par rapport aux pré-cités car il n’avait que 76 ans, mais c’était le plus malin et agile plombier à la ronde. Sa femme était en chaise roulante et si personne n’avait pu la garder, il l’amenait, et elle restait là, silencieuse dans sa chaise, l’attendant patiemment.

Je passe sur les champions d’un jour en natation, vélo, échecs ou que sais-je, centenaires joyeux que l’on voit ici et là sur le net. Quand ils apparaissent, il y a toujours les guetteurs de l’angoisse qui sortent de leurs guérites et ricanent « c’est une exception ». Oui. Mais bon… nous en connaissons tous, de ces « vieux » heureux de vivre. De ces exceptions. Mon Papounet s’est lentement éteint au cours de ses derniers mois, c’est vrai, mais un an avant sa mort – il avait 91 ans ! – un ami en visite fut stupéfait de le voir passer comme un flèche dans le home, poussant sa voisine d’en face en chaise roulante, pour la conduire à la salle à manger. Il se faisait encore son œuf sur le plat le matin avec deux crackers brisés, n’est jamais sorti de chez lui sans le foulard de soie autour du cou et rentrant dans sa chemise un peu ouverte – il n’aimait pas les cravates – et était passionné de documentaires à la télévision.

Et si on les comptait, ces belles  exceptions qui nous entourent ?

Et si on bannissait de notre entourage ces fossoyeurs de notre vie qui nous disent avec une fausse compassion qui cache mal un éclair malsain : « Que veux-tu, tu vieillis ! ». Réflexion reflet de leur propre impression. Ils vieillissent et veulent nous emporter avec eux dans une vie au ralenti, guettant le moindre indice de raté pour nous mettre à la diète, aux arrêts dans le lit ou le fauteuil, aux chuchotements et décor médicamenteux…

Quand on vieillit, on le sait bien nous-mêmes. On n’a pas besoin d’un guide pour nous en avertir…

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43 réflexions sur “Les autres « vieux »…

  1. sandrinelag dit :

    Formidable texte qui remet les pendules à l’heure!
    Dans son grand âge, mon grand-père avait une « aide du camp » chez lui qui venait tous les jours pour lui préparer ses repas, faire le ménage, etc. Elle approchait des 70 ans. En parlant d’elle, mon grand-père disait: « la petite ». 😉

    • Edmée dit :

      Oooooooooh <3… Ma vieille tante Louise (celle qui est morte à 104 ans) a eu une réaction alimentaire aux moules à 77 ans et sa maman était à son chevet, éplorée: "Aaaaaaaah ma petite, ma petite fille!!!"

      J'adore ce sens des générations qui ne voit pas de vieux dans des enfants ou frères et soeurs de 80 ans…

  2. sandrinelag dit :

    « Aide DE camp » bien sûr!

  3. celestine dit :

    Je t’adore, Sorellita ! tu m’as filé la patate pour la journée.
    Grâce à ce texte génial, j’ai envie de dévorer le monde.
    Quant à toi, tu n’as pas de souci à te faire avec de tels ascendants…
    Ti bacio forte

  4. Armelle B. dit :

    Ah oui, voilà un texte revigorant qui vous requinque le moral pour la semaine ! Un grand merci Edmée de vous faire l’avocat des femmes qui ont pris quelques rides d’intelligence et d’expérience humaine. Autrefois, les personnes âgées étaient vénérées et consultées comme des oracles ; aujourd’hui on les met au rebut dans des mouroirs coûteux où, à les voir à la télévision lors de reportages, je me demande si on ne les drogue pas pour qu’elles soient dans un tel état. J’ai une photo de moi bébé avec mon arrière grand-père de 90 ans beau comme un empereur romain, j’ai vécu les dernières belles années de mes beaux-parents morts tous les deux à 95 ans et mon beau-père se baignant encore l’année précédente une partie de l’automne à Saint-Malo et montant à cheval jusqu’à 85 ans, Oui, des vieux formidables, dynamiques et malicieux qui jonglaient avec les années comme d’éternels galopins. Vive la vieillesse ! Nous avons encore de belles heures en perspective pour apprendre aux générations, qui nous suivent, à vivre avec plus de discernement et d’usage.

    • Edmée dit :

      Merci Armelle… C’est bien ça en effet: on ne nous accorde même plus l’apanage de la sagesse de qui a vécu, on nous veut fragiles, radoteurs et dingos, des poids pour la société, et c’est sous cet angle qu’on nous montre constamment du doigt. Or… nous, nous savons. Surtout si nous n’écoutons pas les fossoyeurs. Il est bien bon d’arriver à « la vieillesse » avec toute sa jeunesse 🙂

  5. Hécate dit :

    Bonjour Edmée, oui je sais qu’il y a des vieillissements qui se passent bien. Mais…ma mère une femme active après une longue maladie, une faiblesse du genou ne pouvait plus sortir (sauf si on pouvait l’emmener en voiture) peu à peu la neurasthénie due à sa claustration forcée lui ôtait le goût de vivre. Elle aurait aimé ne serait-ce que faire ses petites courses dans son quartier.
    Dans mon quartier ,que de femmes avec une canne qui ne peuvent pas aller jusqu’au tram ,et comme on a supprimé beaucoup de bus…très pratique, elles ne peuvent plus guère sortir…On sent leur tristesse sur leur visage. Tout le monde n’a pas hélas la chance d’avoir une santé qui permet d’aborder la vieillesse avec joie.
    Moi-même depuis un an, j’ai eu des soucis de santé, et dernièrement une brutale septicémie. Je n’aspire qu’à retrouver la forme, la force, tant il me semble avoir vingt de plus en dix jours de temps.
    J’espère ne pas jeter une ombre sur ton article qui est réconfortant et donne de l’espoir.
    Amicalement.

    • Edmée dit :

      Chère Hécate, bien entendu ce n’est pas blanc ou noir. Beaucoup de gris, et de toutes les teintes. Mais ce n’est pas une fatalité de l’âge. On peut très bien être âgé et en pleine forme et jeune et pas en forme. Je ne dirai pas que « ça n’a rien à voir » quand même, puisque l’âge demande un peu/beaucoup plus d’attention, c’est vrai. Je me soigne moi aussi. Rien de grave, mais je me soigne.

      Je suis désolée pour toi et ta mère et pour tous les autres qui ont des soucis de santé, ou de mobilité. J’y suis sensible. Ma mère a elle aussi perdu pas mal d’autonomie. Mais ce que je veux dire ici, c’est qu’il faut garder la mesure : ce n’est pas une fatalité, et ce n’est pas juste de ne pas poser les yeux sur tous les autres « vieux » qui ont eu un bon capital génétique et un peu de chance aussi!

      Amicalement 🙂

  6. Alain dit :

    Loin de moi l’idée de semer le désordre au milieu de ce bel élan d’optimisme. La vieillesse est le dernier passage de la vie qui doit se vivre, aussi. Rester positif, actif, « Aimer, boire et chanter » comme dans le dernier film de Resnais. Ces années qui passent marquent de façon inéluctable, le corps et l’esprit. Stop aux arnaques ! Point de remède miracle, de poudre miraculeuse, ou de potion magique. Il n’en reste pas moins vrai que certains restent plus favorisés que d’autres. Jeune, j’ai connu bien des incertitudes quant à un éventuel avenir. Certaines attaques, plus féroces que d’autres, paraissaient indomptables. Je n’ai pas vécu contre, mais appris à vivre avec. Elle se sont « lassées » et m’ont procuré cette force inouïe, celle d’aimer la vie chaque jour davantage. Je pense que ces morsures, qui ont tenté d’anéantir ma jeunesse, m’ont donné la force de tenir le cap. De rester debout. Et par dessus tout de continuer à vivre … jusqu’au bout ! Vieillesse incluse. Bon weekend Edmée et vive la vie !

    • Edmée dit :

      Vive la vie, comme tu dis! J’ai envie de mourir vivante plutôt que d’être une morte en attente pendant 25 ans! Voire toute une vie comme certains.

      Mon Papounet aussi se croyait voué à une mort précoce: le médecin qui l’a vu naître disait qu’il ne passerait pas la nuit! Il a tout eu, petit, et était fragile. Et puis voilà… il a charmé le monde pendant 91 ans (en s’affirmant « fragile » jusqu’au bout! 🙂 ).

      J’ai une bonne santé, ce qui est un atout naturellement, et ai été rarement malade au-delà des rhumes et grippes, mais quand j’ai quelque chose… c’est du costaud!

      Vive la vie, jusqu’au bout! Bon week-end à toi aussi, Alain!

  7. blogadrienne dit :

    je lis tout ça avec délectation, j’ai une mère qui n’est « pas vieille du tout » puisqu’elle n’a que 81 ans 🙂
    je crois qu’il faut avoir le bon « esprit » et sans doute aussi les bons gènes 😉

  8. Florence dit :

    J’ai en mémoire des paroles de Sacha Guitry, ou du moins je me souviens du fond de son texte… Il écrivait en quelque sorte, qu’on ne s’occupait que des disgraciés, que des malheureux… et qu’on ne s’occupaient pas des gens bien portants, beaux et heureux… Il écrivait que cela était très mal, car les malheureux n’ont jamais fait le bonheur de personne, alors que les gens heureux font souvent le bonheur des autres par ricochets. C’est en quelque sorte ce que tu écris avec tes vieux. Je crois que la nouvelle génération de vieux en fait un peu trop pour rester jeune et se bourre de tout un tas de produits, souvent même prescrit par le toubib ! Il faut accepter de vieillir, d’être moins… ceci cela, et de profiter au maximum de la vie qui reste à vivre, car malgré toutes les précautions on peut casser sa pipe du jour au lendemain !
    Le protectionnisme à outrance, d’autres auteurs bien avant Guitry l’ont mis en scène ! Malgré tout, lorsque l’on est fauché, ce n’est pas facile tous les jours de vieillir, car on a besoin de beaucoup plus de confort que lorsqu’on est jeune, et qu’on ne peut plus subvenir à ses besoins.
    Mais ton texte doit redonner espoir à certains défaitistes…
    Depuis plusieurs générations, on vivait vieux, même très vieux dans ma famille, et pourtant mes parents sont morts tous les deux avant d’être vieux. D’autres qui ont allégrement et en bonne forme dépassé les 90 ans, sont les 1er dans leurs familles à vivre aussi vieux, comme quoi, cela ne veut pas dire grand-chose !
    J’espère pour ma part, ne pas faire de vieux os !
    Gros bisous Edmée et bonne fin de semaine !
    Florence

    • Edmée dit :

      Comme toi je trouve dommage de ne pas savoir accepter sa vieillesse, qui n’est pourtant pas une tare. Personnellement je souffrirais beaucoup de « me faire draguer » parce que je suis « bien retapée »… Quelle horreur et quel destin de retouches sans fin 🙂

      Merci de me signaler que le grand Sacha et moi avons cette pensée en commun.

      En regardant la généalogie familiale, je vois aussi que l’on mourait vieux depuis très longtemps, la plupart en tout cas. Les femmes souvent étaient épuisées par des grossesses à répétition.

      Je suis désolée de lire que tu ne souhaites pas devenir vieille, mais je comprends bien tes raisons. Je sais que si moi-même je me trouve dans une situation où vivre devient un challenge… j’aurai envie aussi que ça ne dure pas inutilement. Mais reste avec nous le plus longtemps qu’agréable et possible le permettront!

      Gros bisous, Florence!

  9. On montre qu’on vieillit lorsqu’on cesse de montrer des photos de sa jeunesse. Vieillir c’est d’abord grandir, mûrir, parler moins de soi et faire attention aux autres. Vieillir est un cadeau pour notre âme

  10. Angedra dit :

    Vieillir est pour moi la plus belle façon de mourir ! Oui, mourir très vieux en aimant toujours la vie voilà ce que je souhaite à tout le monde … et me souhaite également.
    Malheureusement dans ma famille jusqu’à présent la vie ne nous a pas accordé ce bonheur de vivre vieux. Mes disparus avaient tous entre 40 et 50 ans ou 60 et 75 ans… aucun n’a pu atteindre la véritable vieillesse. Mais cela ne m’empêche pas d’espérer connaître ce beau cadeau de la vie, m’offrir la joie de devenir une « vieille » souriante et aimante.
    En attendant de vieillir (je n’ai pas fixé d’âge pour vieillir !!) je continue à être moi, avec mes joies, mes plaisirs et surtout mes désirs et mes rêves. Je pense que tant que j’aurai la faculté de rêver et d’aimer je garderai ma jeunesse d’âme et c’est bien le plus important.
    Oui vieillir est un cadeau… qui n’est pas offert à tout le monde, c’est pourquoi lorsque la vie nous fait ce cadeau nous nous devons de l’accueillir avec gratitude et comment dire le mieux « merci » à la vie si ce n’est en profitant pleinement de chaque jour !
    Les médias, les politiques, les patrons… suivent la mode actuelle de mettre dans la « corbeille » les vieux (dès 50 ans passés nous devenons vieux !!!) mais à nous de nous libérer de ces idées et de ce vocabulaire et de nous définir « autrement » que vieux et de tirer parti de cette vie qui continue à dérouler ses attraits à qui sait s’aimer.
    Merci pour ce texte qui sait faire ressortir l’envie de « mourir vivante » comme tu le dis si bien.

    • Edmée dit :

      Tu en parles bien. On a tellement envie de « vivre jusqu’au bout ». Ma mère n’avait pas une famille qui vivait très vieille non plus, personne n’arrivait aux 80. Alors si tu avais vu le triomphe que ce fut pour elle, de fêter son 80ème anniversaire, comme si elle avait rallongé la longévité de ses descendants…

      Vivons, vivons… il ren restera toujours quelque chose 🙂

  11. gazou dit :

    Merci pour ton billet très vivifiant…Je ne crois pas que je serai encore là à 90 ans mais en attendant, je veux être vivante jusqu’au bout

  12. amandine dit :

    BIEN JE CONNAIS DES JEUNES DEJA VIEUX MAIS VIEUXXXX BIBIZZZZZZZZ

  13. C’est vrai que la vieillesse n’est pas une maladie. C’est vrai aussi que ce fameux capital génétique compte pour beaucoup dans notre vie. Et dès le début de notre existence. Le fait même d’être capable, d’avoir la force (certains diront le courage) de tenir tête aux vilains revers tant physiques que psychologiques est un sacré atout.
    Ma mère a 90 ans. Elle vit seule dans son petit appartement parisien. Elle fait ses courses, sort chaque jour (même si, depuis peu, elle a dû se résigner à s’aider d’une canne). Elle est issue d’une famille dont les membres vivent vieux 🙂 . Mon père n’a pas eu cette… chance. Question espérance de vie, ma branche paternelle n’est pas au top 😦 .
    Toute notre vie, nous sommes classés, répertoriés. Je me rappelle cette chanson d’un artiste qui a accompagné mon adolescence : « Petites boîtes »… Jeunes, vieux, âgés (ce que nous sommes tous). On marche tous vers la même issue. Vive la vie…

    • Edmée dit :

      Je pense que capital génétique et caractère ont à y voir. Tout simplement parce que nous connaissons tous des gens qui utilisent « la maladie » comme moyen d’avancer dans la vie, en se faisant porter. Logiquement ils vivront moins vieux car ils usent inutilement leurs « batteries » 🙂 … Mais il est vrai qu’il y a des familles à la longévité surprenante…

      Oui, on va tous vres le même point. J’aime y aller en vivant, comme toi!

  14. Nadine dit :

    Je crois que tu vas pouvoir encore nous régaler très longtemps avec tes billets car les membres de ta famille bénéficient d’une longévité exceptionnelle ! Et c’est tant mieux parce que chacun de tes billets est une pépite.

  15. chantal22140 dit :

    j’ai 75 ans et 1/2 et oui déjà
    Certes je ne ressemble plus à la photo de mes 25 ans de mon permis de conduire …
    mais je vois toujours clair avec mes lunettes (j’avais 8 ans pour les premières),
    J’ai des réflexes de d’jeune et surtout je dors 10 heures sans somnifère..
    Si je n’avais « d’alerte douleur » à cause mon genou gauche quand je veux marcher vite je crois que je ne me sentirais pas « vieille »
    D’abord je ne me sens pas vieille ni jeune j’ai mon âge c’est tout
    et j’annonce ma date de naissance sans complexe … 1er février 1940!!
    vive la vie… comme elle est avec des hauts et des bas…

    http://tootsie.skynetblogs.be/

    • Edmée dit :

      C’est ainsi qu’on doit se voir… se sentir. On a pris de l’âge, mais ça ne nous rend pas vieux pour autant. Il y a tant de vieux dans un corps jeune …

  16. Mes grands-parents ont 85 et 84 ans, sont encore tout à fait autonomes dans leur maison, n’ont pas de gros problèmes en dehors des classiques de l’âge (arthrose, manque d’équilibre, moins de force, p.ex.), font leurs courses eux-mêmes, ont la visite d’enfants/petits-enfants plusieurs fois par semaine.

    Ce qui les attriste beaucoup, c’est la diminution de leur vie sociale. Petit à petit, leurs connaissances décèdent, vont en maison de retraite, perdent la tête, etc. En dehors de leurs descendants, ils ont de moins en moins de visites d’amis. Leur voisinage change : les « anciens » partent et sont remplacés par de jeunes voisins qui, bien que gentils à leur égard, travaillent et n’ont pas le temps d’aller passer du temps avec eux.

    Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Oui, c’est une grande tristesse que de rester et voir les autres partir. Mon papa avait aussi ce regret. Vient un temps où le passé a plus de poids que l’avenir, les petits-enfants l’intéresaient encore mais… moins. Il préférait … se souvenir et raconter!
      Bonne semaine à toi aussi!

  17. saravati dit :

    Quel beau billet plein d’optimisme et d’exemples qu’on aimerait suivre !
    Mais l’avancée en âge est comme le reste devenue un fonds de commerce …
    Je n’ai pas eu comme toi la chance d’avoir autour de moi des longévités réussies, sauf une tante de 86 ans qui roule encore à vélo et participe à toutes les festivités…
    A l’époque où ma belle-mère vivait encore, j’ai écrit ceci
    http://saravati.skynetblogs.be/apps/search/?s=vieillir.
    Pas un catalogue d’exploits de personnalités flamboyantes, mais l’expression d’une séparation douloureuse.

    • Edmée dit :

      Je suis allée voir tes articles concernés, certes pas dans le même esprit mais réels aussi…Notre rêve à tous et toutes ne serait-il pas de partir en dormant après un bon repas, ou de tomber comme un oiseau en se servant un café?

  18. jeanne dit :

    merdum…………..perdu mon commentaire …
    vieillir j’avoue que ce n’est pas facile pour moi
    encore que nous sommes la même bande d’amis et on vieilli ensemble ..
    pas encore vieux vieux mais bon
    mais je vois bien ..
    je pouvait soulever les montagnes..
    ce ne sont que des collinettes..
    je me sens parfois plus fragile
    même si j’ai toujours ma « révolte vive »
    que j’espère garder jusqu’à ma fin
    je souris suis même pas vieille ….

    merci Edmée

    • Edmée dit :

      Zutum, je déteste aussi perdre un commentaire 🙂 … Oui, il y a des choses physiques qu’on ne peut plus faire. Ou toute chose, souvent, qui demande une énergie instantanée comme même certaines discussions enflammées qui nous laissent KO plus vite qu’avant (j’excelle encore 😀 ). Mais de là à se sentir « vieux »…. on est loin du compte!

      Même pas vieille non plus 🙂

  19. Lauriza dit :

    Devenir vieux est un privilège et merci à la vie quand celle-ci nous épargne de graves maladies et d’un mental qui se délite. Quand je rencontre des gens alertes et vifs d’esprit c’est un réel plaisir de pouvoir converser et loin de moi de voir en eux des gens vieux, même quand ils vont avoir 99 ans comme une cousine de ma maman qui va encore réunir autour d’elle en octobre prochain pour son anniversaire tous les gens qu’elle aime (amis comme ce qui reste de sa famille, c’est à dire des neveux et nièces). Dommage que je ne sois pas doué pour écrire car sa vie est un vrai roman et malgré tous les malheurs qu’elle a eu jusqu’à perdre son fils unique à l’âge de 80 ans, sa grande fortune vers 65 ans où elle s’est placée comme dame de compagnie pour subvenir à ses besoins et où elle s’est retrouvée orpheline à l’âge de 8 ans pour débuter sa vie, elle a toujours su rebondir et faire résilience si bien qu’elle a une vieillesse extraordinaire. Tenez vous bien elle va 3 fois par semaine dans 2 maisons de retraite pour animer et donner du bonheur à ses petits vieux de 80 an, comme elle dit. Où est la vieillesse ? J’ai adopté sa devise : « plus je vieillis et plus je rajeunis ». Croyez moi, ça marche ! Même si les douleurs arrivent comme tout un chacun, il faut vivre avec et aller de l’avant et surtout ne pas s’apitoyer sur soi et pleurnicher. Les vieux ont tous des problèmes et si les conversations « t’a mal où » vont bon train entre deux vieux, cela ne résout rien. Alors il vaut mieux parler de choses gaies qui font oublier ses bobos. Personnellement, je me sens dans ma tête de plus en plus en forme. J’étais vieille jusqu’à 50 ans, un peu moins jusqu’à 70 dix et maintenant que j’avance dans la vieillesse, je me dis que j’ai encore de belles années devant moi et qu’il faut que j’en profite. On verra bien jusqu’où j’irai mais je compte bien finir en beauté !!!!!!!!!!!!

    • Edmée dit :

      Oh que j’aime ta philosophie. Moi aussi il me semble que j’étais plus « vieille bique » quand j’étais plus jeune… maintenant je largue les amarres. Je ne parle jamais de mes « méhins » (bobos en wallon), et abrège les listes des méhins des téméraires qui les commencent. On a tous et toutes quelque chose qui se détaque. Mais tant qu’on a le contrôle et sa tête et l’envie de rire… tout va bien! Finissons en beauté!

  20. Pâques dit :

    Un billet très joyeux mais nous ne sommes pas tous égaux hélas devant la vieillesse …
    Je reviens de l’hôpital, mon frère est malade depuis 2008, un cancer dû à l’amiante, il avait une vie saine, un moral à toute épreuve (et encore maintenant, malgré tout). Pourtant c’est triste de le voir dépérir, s’amoindrir, résister, lutter ..;
    Il vient d’avoir 78 ans, pour son épouse aussi c’est pénible, il ne pèse plus que 48 kg …
    Triste !!!

    • Edmée dit :

      Hélas je le sais, Marcelle, d’où mon billet… Je voulais souligner que si des cas bien sombres comme celui que tu cites et tant d’autres existent, ils ne sont pas, malgré tout, « la règle ». Y-a-t-il une règle, en plus? Question de chance, de hasard, de gènes, de tant de choses…
      Mais certains ont bien des épreuves. Je compatis surtout pour les gens qui ont vécu sainement (mentalement et physiquement) et qui sont frappés par la maladie. Je suis moins compatissante pour les éternels malades de convenance, d’existence et d’habitude, un bobo les faisant remarquer… Un beau jour ça les emporte mais j’avoue avoir très peu d’empathie…

  21. colo dit :

    Chouette ce billet qui fait penser à tous ceux sans âge: ils vont bien, rigolent à 80 ans. On en connait mais c’est vrai, la vie fait qu’on s’occupe/s’attarde plus sur ceux qui vont mal.
    Ma voisine (V. dont je parlais dans mon dernier billet) , 76 ans, résume en ces mots: je vais très bien, juste les maux de l’âge, mais ça ne compte pas!
    Merci!

    • Edmée dit :

      J’ai déjeuné hier avec une amie de 89 ans. Elle écrit un livre par an depuis qu’elle en a 84, est jolie et élégante, aime boire un bon vin et bien manger… coquette et bien décidée à vivre jusqu’au bout!

  22. J’ai lu ce billet avec attention. Tout y est juste mais je crois que tu as voulu oublier un peu les désagréments – plus ou moins importants – qu’apporte l’âge et auxquels il faut constamment s’adapter…
    Bravo pour ton optimisme
    Denise

    • Edmée dit :

      J’ai volontairement oublié les désagréments comme tu dis car on nous en parle assez, et par contre on tourne le dos à tous ceux qui prennent de l’âge avec grâce et sagesse, même si ils sont nauturellement aussi touchés par bien des choses peu agréables 🙂

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