Crédule

Ma mère – Lovely brunette – n’aimait pas que je mange du chewing-gum. Elle trouvait que c’était affreusement vulgaire de mastiquer comme un chameau, de faire des bulles qui s’écrasaient sur joues et nez et puis d’abandonner cet immonde machin rose sous une chaise ou une semelle. Il est clair que je n’en rêvais que d’autant plus fort… J’ai donc été ravie quand ma voisine Denise, qui elle, avait la permission (ou l’absence d’interdiction) de savourer ces innommables vulgarités, avait décrété que je pourrai les avoir quand elle en serait fatiguée, c’est à dire qu’elle les aurait mastiqués jusqu’à en avoir les mandibules enflammées. Hélas nous avions aussi notre voisin et ami, Jean-Marie, interdit de « chicklets » également, qui était sur la liste d’attente, juste avant moi.

Bubble gum bis

Notre trio de comploteurs se retrouvait au fond de nos trois jardins, contigus, car nous habitions trois rues différentes et nos jardins se rencontraient. Denise offrait son chewing-gum dur et privé de toute sa saveur 100% chimique à Jean-Marie, avec un sucre pour y ajouter une touche gourmande (un geste généreux), et nous bavardions de choses et d’autres pendant qu’il se repaissait de ce plaisir interdit en salivant comme un bulldog. Et quand lui aussi avait mal aux mâchoires, c’était à moi. Avec un sucre également. C’était absolument délicieux et aussi sale qu’on puisse imaginer, mais comme j’ai une santé de fer, je conclus que c’étaient des vitamines…

Finalement, nous avons été découverts. Un vil espion a dû nous donner, je ne sais plus. Ou j’ai gardé mon morceau rose dans la poche de ma robe et l’y ai oublié, il a peut-être même fini dans la lessive puis sous le fer à repasser, faisant hurler mademoiselle d’horreur… quoi qu’il en soit, Lovely Brunette a demandé à la sœur aînée de Denise de m’en dégoûter à la première occasion. Et son inspiration fut de me dire que les chewing-gums étaient faits avec des os de Chinois morts (il valait mieux qu’ils soient morts, mais les mots os et mort l’un près de l’autre étaient supposés hérisser tout mon système pileux de frayeur). Comme elle était « une grande » d’au moins 15 ans – c’est aujourd’hui une dame très distinguée… – je l’ai crue sans trop m’étonner. J’étais assez fière d’être informée d’un tel secret de fabrication. Et ça n’a pas atteint son but car j’ai pris soin, par la suite, de déceler le goût des os de Chinois dans la pâte à mastiquer, j’étais certaine de l’identifier. Il y avait un petit je ne sais quoi en plus…

Bubble gum

Découragée, Lovely Brunette n’en a plus parlé, m’a laissé en acheter de temps à autre (ces hideux gros carrés de bubble-gum) et produire le « pop » de la bubble éclatée se collant sur mon visage. C’est ainsi que je n’y ai plus trouvé aucun attrait, et ai abandonné les saveurs post mortem de l’Asie et ses mystères…

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59 réflexions sur “Crédule

  1. Anne-Michele Hamesse dit :

    Savoureuse lecture , les bulles de ton talent claquent toujours autant, je t’embrasse .

  2. dieudonné dit :

    Amusante histoire; j’en profite pour placer une histoire lue ce matin dans le journal: une dame d’Arlon, 80 ans, a été condamnée à payer 200 euros parce qu’un voisin l’a filmée non pas occupée à mastiquer du bubblegum, mais à nourrir les oiseaux dans son jardin. J’ai décidé d’écrire à cette dame , et je profite de la moindre occasion pour combattre ces mesquineries. Bonne chique!!!

    • Edmée dit :

      :)… Oui la police est très active à détroussser les citoyens pour des péccadilles, et peu présente quand on est en danger. On m’a réprimandée comme si je coupais les jarrets des passants parce que je traversais au rouge (alors que la rue était déserte), mais quand j’ai appelé la police pour un homme dangereux qui me menaçait, on m’a dit qu’on avait des choses plus importantes à faire. Oui, arrêter les dangereuses vieilles qui traversent mal ou nourrissent les oiseaux 🙂

  3. Angedra dit :

    Le plaisir de contourner les interdits !!
    Chez nous cette pâte à mâcher n’était pas interdite mais il nous était recommandé de mastiquer plus « délicatement » et surtout de ne pas le faire devant les adultes.
    Mais bien que certains enfants se passaient en effet leurs gommes bien « machouillées » de bouche en bouche, je n’ai jamais pu le faire. Ni bonbon, ni gomme…. ni boire après d’autres sans avoir essuyé le verre ou la bouteille !
    J’ai remarqué bien plus tard que mon fils également avait le même comportement que moi.
    Heureusement que toi tu avais cette interdiction et que tu mâchais après deux passages dans d’autres bouches… car sans cela nous n’aurions pas eu droit à cette adorable histoire !!
    Bonne fin de semaine.

    • Edmée dit :

      Pour tout dire, je trouve ça assez dégoûtant aujourd’hui,mais pas alors. Par contre je n’ai jamais su boire à une bouteille après personne. Bonne fin de semaine à toi aussi 🙂

  4. Interdit également chez moi. Je ne sais pas (plus) ce qu’en pensait ma mère mais mon père refusait de nous voir mastiquer ces friandises. L’envie en était d’autant plus grande 🙂 .
    À ce propos, je me rappelle une petite anecdote . Je devais avoir 6/7 ans et je souffrais d’un violent épistaxis 🙂 . Une voisine m’a proposé un remède souverain : une tablette à mâcher au fort bon goût. Et ça a marché 😀 . J’ai cherché longtemps quel pouvait être ce médicament -sans avoir de réponse, bien évidemment-. Ce n’est que quelques années plus tard, lorsque l’interdiction paternelle n’était plus qu’un lointain souvenir que j’ai retrouvé le produit miracle : une tablette de chewing-gum chlorophylle.
    Voilà qui démontre la force de l’esprit sur le corps

    • Edmée dit :

      C’est en tout cas une belle histoire, il faut admettre! J’avais aussi de fréquents saignements de nez et on devait venir me cautériser… mais jamais on n’a eu l’idée souveraine de m’en soigner avec les « chicklets » honnis! 🙂

  5. Hécate dit :

    Bonjour Edmée , tu racontes si bien avec dr^lerie. J’ai vu autour de moi cet engouement pour ces pâtes à mâcher….Enfant , on m’interdisais toute friandise, je n’avais même droit au classique bonbon…et j’étais assez obéissante.
    Bonne journée à toi.

    • Edmée dit :

      Nous non plus, tu sais! Il y avait « l’armoire aux bonnes choses » que l’on n’ouvrait que… le dimanche! Les sucreries telles que le pain d’épices dont on avait une tranche parfois à 4 heures ou le sirop de Liège que l’on mettait sur les tartines étaient considérés « bien assez »… Et on n’avait pas tort!

  6. Pilouche48 dit :

    Je me rappelle avoir mâchouillé de succulents Bazooka 😉 et avec ma sœur nous fessions même des concours de la plus grosse bulle (mais interdiction de les faire dans la maison )
    Ma grand Mère nous disait que ces chewing-gum étaient fait avec des peaux de souris … mais nous étions quand même dubitative !!!

    Pour info : Au Royaume-Uni, le marché du chewing-gum estime à 400 millions d’euros par an nécessite un budget de 200 millions pour le nettoyage

    • Edmée dit :

      Oui je m’en doute que c’est une crasse à nettoyer, sans compter les animaux qui les ingurgitent par erreur aussi… Eh bien peaux de souris ou os de Chinois morts… on se dévouait pour nous dégoûter sans grand succès 😀

  7. blogadrienne dit :

    Cette histoire m’a bien fait rire!
    Chez nous aussi le sucre était ce « poison blanc » qu’il était également pour la mère d’Amélie Nothomb… et mâcher du chewing-gum le comble de la vulgarité, c’est tellement évident 😉

    • Edmée dit :

      Eh oui… Les Américains avaient laissé le souvenir de leurs voix nasillardes, de leur rire facile, de leurs distributions de chocolat et bas de soie, mais le chewing-gum était le « no no » absolu 🙂

  8. Nadine dit :

    Un billet vraiment très drôle ! En ce qui me concerne, je n’ai jamais aimé cette pâte à mastiquer. Je me souviens de mon prof de russe au lycée, traitant ceux qui osaient mâchouiller devant lui de vaches ou à d’Américains. Le chewing-gum a toujours autant de succès à l’école à en voir tous ceux qui se retrouvent collés sous les bureaux !

    • Edmée dit :

      Je n’aimais pas vraiment, d’autant que je le recevais vraiment sans aucun arôme, et que j’ai eu l’occasion d’en goûter des « nouveaux » et trouvais que c’était pas terrible. Mais… ne l’oublions pas… c’était interdit, quoi de mieux?

  9. gazou dit :

    L’ATTRAIT DES CHOSES INTERDITES est vraiment puissant

  10. sandrinelag dit :

    AAhh ce sacré chewing-gum! Quel délice! Plus il était chimique, sucré, collant, plus on l’aimait! Après m’avoir démantibulé, les glandes salivaires à sec, je l’avalais, essoré de toute sa substance bien qu’on m’ait dit que ça entortillait les boyaux et que l’on devrait m’opérer du ventre si je persistais. Mais je continuais quand même… avec une pointe d’appréhension.
    J’en ai goûté du naturel à Chypre il y a 20 ans (du chiclé qui se vendait dans des feuilles de papier pliées en 4), moins acidulé que nos friandises chimiques… Je ne sais plus quelle était cette gomme ni de quelle plante elle était tirée.

    • Edmée dit :

      A Chypre je pense que c’est le « mastiki », que je ne sais plus quel tyran Turc faisait mastiquer à son jeune amant (une éphèbe comme il se doit) pour qu’il ait l’haleine parfumée… Mais je m’en suis vite lassée de celui-là aussi, et d’ailleurs je ne suis pas un éphèbe, ha ha ha!

      Moi aussi je croyais que l’on mourait d’avaler le chicklet, et ne l’avalais pas. Je lis que tu étais donc une trompe la mort… Mais moi j’ai risqué ma vie éternelle sans hésitation: comme on nous avait dit en classe q’un péché mortel était un péché que l’on faisait délibérément,et qu’on en mourait sur le champs, j’en ai fait un devant mon petit frère en lui disant « tu vas voir, c’est pas vrai » et j’ai fait le signe de la croix sur mon derrière avec l’eau bénite de notre petit bénitier! Yeaaaaaaaaah!

      Et je vis encore 😀

  11. claudecolson dit :

    Moralité : dire mais laisser chacun faire ses expériences, savoureuses ou non. 🙂

  12. celestine dit :

    Ma mère, elle, m’avait dit que c’était fabriqué avec de vieux pneus usés…Mais qu’est-ce qu’elles avaient toutes, à parler de ça comme si c’était le diable ?
    ¸¸.•*¨*• ☆

  13. Florence dit :

    Tu nous avais raconté une histoire similaire et peu ragoûtante. Tu n’étais vraiment pas dégoûtée. Je ne me souviens pas avoir fait ce genre de choses, mais je ne me souviens pas de tout de ce qui vient de ma tendre enfance. Je ne sais pas si cela vient que je suis un peu plus jeune que toi, que ma mère était moins pointilleuse là dessus, mais je pouvais en manger et j’ai eu très vite ceux à la chlorophylle qui étaient mes préférés. A l’époque ils se vendait à l’unité, et c’était bien pratique car j’avais très peu d’argent : la petite monnaie des courses, la moitié de la quête et une petite partie de ce que me donnait mes grands-mères etc…(le reste étant mis à la caisse d’épargne) pour mes anniversaires. Sur cet argent il ne me restait rien, car il me servait à acheter les cadeaux de Noël pour ma famille. Donc c’était bien pratique de pouvoir acheter juste un « Hollywood » à la fois. Par contre, pour faire durer le plaisir, je le reprenais avec un peu de cassonade, mais je n’aimais pas sentir ses grains dans la pâte lisse. Ah la la, comme elle était « dure » notre vie d’enfant !(°v°)!
    Merci « Edménette » pour ce petit tour dans notre passé !
    Gros bisous et bonne fin de semaine !
    Florence

    • Edmée dit :

      J’ai plein d’histoires peu ragoutantes en réserve, ha haha! Qui n’en a pas? Oui je me souviens de ces plaquettes Hollywood à la chlorophylle… mais je n’ai jamais été adepte. On disait que ça « nettoyait les dents » aussi je comptais un peu sur ça, mais rien ne vaut la brosse 🙂

      Bonne fin de semaine Florence!

  14. Armelle B. dit :

    Je viens d’appeler Yves pour lire cet article avec moi et rire de conserve. Très drôle cette initiation aux plaisirs interdits. J’ai découvert le chewing-gum grâce à un américain qui avait été blessé lors du débarquement et guérissait de ses blessures chez les religieuses, dont le couvent se trouvait proche de chez mes parents. Souvent il s’asseyait sur un banc qui donnait sur notre boulevard, là où je poussais mon petit chien d’alors dans un landau. C’est lui qui m’a donné à goûter le premier chewing-gum de ma vie. J’ai modérément apprécié à l’époque, préférant de beaucoup les chocolats américains pleins de caramel collant qu’il me distribuait également.

    • Edmée dit :

      Oui ils avaient des arguments de séduction 🙂 .

      Avec mon frère on se moquait de ma mère en l’imitant lorsqu’elle s’était tartinée les lèvres de rouge qu’ils lui donnaient: on faisait un sourire idiot Panamerican, et on agitait les doigts en les passant devant la bouche pour mettre en valeur le « vernis à ongles » qu’elle avait aussi reçu. Elle n’aimait pas trop mais riait quand même – un peu nerveusement. Je pense qu’elle faisait vraiment ça 😀

  15. Alain dit :

    Bonsoir Edmée. Tu ne peux imaginer à quel point j’aime l’expression que tu emploies pour parler de ta mère. « Lovely brunette ». Elle résume en deux mots complicité et amour. Pour revenir à ton dernier article qui m’a beaucoup amusé et fait rire, il m’a rappelé, dans un autre genre, une histoire de gomme à mâcher. Il y a une dizaine d’années, un fan a mis sur eBay un chewing-gum soi-disant mâché, par je ne sais plus qui. Avant d’être retiré du site, pour cause d’ADN contenu dans la salive de la prétendue célébrité, l’enchère était montée à quelques 14.000 dollars. Je préfère de loin ton récit qui nous rapproche tous de ces interdits qui les rendaient plus savoureux. Me concernant les « Hollywood chewing-gum » me rapprochaient déjà de « mon cinéma ». Un ancienne pub que j’ai trouvé sur un vieux site américain disait à peu près ceci : « Dans chaque enfant, il y a un rongeur qui sommeille. Ongles, gommes, crayons, livres, règles, etc. sont les proies faciles et dangereuses de ses petites dents. Protégez-les. Donnez à votre enfant un moyen salutaire de libérer ses nerfs et de se décontracter. Offrez-lui un chewing-gum Hollywood ». Bonne semaine chère Edmée, je garde intact le goût de tes récits. Avec Armelle vous me donnez beaucoup plus que tout ce que pouvez imaginer.

    • Edmée dit :

      Tout d’abord merci pour la gentille et délicate façon que tu as toujours d’apprécier mes billets, quant à moi de mon côté j’aime toujours la manière dont tu encourages à aller voir ou ignorer un film,avec ton point de vue; Chaque fois que j’ai suivi ton avis (d’aller voir!) j’ai été séduite…

      Je dois dire que les Américains avaient donc déjà le sens de la pub. Mais il est vrai qu’avec moi Lovely Brunette avait enfanté un castor: je mangeais mes ongles, gommes, crayons, règles de plastique et… un jour mes gants blancs que l’on m’avait enfilé pour la fête des mères afin que je ne ronge pas mes ongles, et comme ils étaient fermés par uen grosse pression que je ne savais disjoindre… je les ai mangés pour pouvoir ronger mes ongles en paix!

  16. Philippe D dit :

    Mystère, en effet, car je ne sais pas ce qu’on peut trouver à ça! Je suis comme ta maman, je trouve ça très vulgaire, de chiquer!
    Bonne semaine qu’on nous annonce pourrie côté météo!

    • Edmée dit :

      Je trouve toujours ça très vulgaire et laid, surtout si c’est avec déploiement de jeu de mandibules et bruits mouillés. Les ballons n’en parlons pas 🙂 . Ceci dit, il m’est arrivé de chiquer pour m’enlever un mauvais goût de la bouche acec les plaquettes à la chorophylle, mais une fois l’arôme 100% chimique envolé, je n’en voulais plus…

  17. amandine dit :

    je chique encore à 42 presque 43 ans avec des bulles mdr

  18. Tania dit :

    Il faudrait peut-être propager une rumeur aussi folle que cette drôle d’histoire d’os (merci de nous la raconter, elle est goûteuse) pour éviter aux trottoirs des villes de se couvrir de sombres ventouses d’autant plus collantes qu’elles ont été mâchées et remâchées (par je ne sais combien de personnes). C’est une de ces incivilités affreuses qui déparent les espaces collectifs (les crachats en sont une autre, tant qu’on en est aux affaires de bouche – réaffichera-t-on un jour dans les trams « ici interdit de jurer et de cracher » ?).

    • Edmée dit :

      Je faisais justement cette réflexion il y a une petite semaine, que désormais il n’y a plus d’interdiction de cracher, de nous insulter, de jurer. Par contre,,n’osons surtout pas prendre le passage piétionnier si ce n’est pas VERT, n’est-ce pas… nous pourrions déranger un conducteur même s’il est hors de vue!

  19. colo dit :

    Quel savoureux billet! même s’il y a des os chinois dedans, même si j’ai pesté pendant des années à ôter, gratter les dessous de pupitres….j’adore toujours mastiquer!

  20. Lauriza dit :

    Délicieux billet ! je n’ai jamais été une fervente du chewing-gum car en peu de temps j’avais les mandibules HS. Quant à goûter à celui des autres, Peuh ! trop peur d’attraper des microbes, pourtant c’est comme cela qu’on se vaccine. Depuis que ma fille toute petite est revenue les lèvres couvertes de fiente de poule, je fais moins la dégoûtée et quand j’ai lu que c’était un engrais naturel et de qualité alors j’ai été rassurée sur son innocuité. Sache que chaque vendredi j’attends avec impatience le plat ou le dessert dont tu sais savamment mêler tous les ingrédients et il est toujours agréable de déguster ta petite touche d’humour qu’elle soit pimentée, poivrée, salée ou sucrée ……

    • Edmée dit :

      Je n’ai pas tâté de la fiente de poule, mais je buvais l’eau de l’écuelle du chien (un berger malinois) et touchais sa langue de ma langue en me disant « si je l’aime, ça ne doit pas me dégoûter ». Ha ha ha! Et je jouis d’une santé qui étonne tous les médecins. Donc oui, j’ai dû me vacciner contre pas mal de choses…

      Mercio pour me signaler que tu aimes mon blog, tout comme d’ailleurs j’aime le tien. Nous sommes toute les deux des optimistes tranquilles et réalistes…

  21. saravati dit :

    J’adore ton histoire parfumée aux relents de chewing gum usagé.
    Personnellement, je n’ai jamais eu envie de chiquer et de recevoir ces chiclettes sur mon nez. Mes filles adoraient ça.
    Mais je les laissais faire, tolérance oblige.
    Quant à ta mère, quelle imagination elle avait pour pallier à tes envies et aux échanges de bactéries …
    Belle journée pluvieuse !

    • Edmée dit :

      Mais elle n’avait pas grand succès… Dans un sens… je suis assez « fière de moi »: j’utilisais mon propre jugement 🙂 Oui, il pleut doucement. Les jardins sont contents…

  22. Pâques dit :

    Très drôle !
    J’ai essayé aussi mais surtout pas après les autres …
    Sans doute pas assez motivée 😉

  23. Je crois que nous avons tous eu l’interdiction de manger du chewing-gum ce qui le faisait devenir un merveilleux de convoitise

  24. Très amusant et bien conté….Le charme de l’interdit et toute sa puissance !

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