Fripetta et Créponetta « in Bruges »

Et les voilà, du haut de leurs trois fois vingts joyeuses années, partant à Bruges. Faisant gémir les roulettes de leurs petites valises bondées (oui, on ne sait jamais… faut penser au soleil, à la pluie, au vent, à un coup de gel estival, les tricostérils, le bouquin, trucs au cas où, la trousse de toilette…) sur les pavés (sous lesquels il y a, on le sait, la plage) en direction de l’hôtel elles riaient déjà. Et elles ont ri tout du long, et à chaque repas, et en ayant mal aux pieds, et en faisant des photos, et en évoquant les vacheries du bon vieux temps, et en abusant des surnoms et sobriquets, et en soupirant j’ai mal au dos, je suis fourbue….

Bref… tout fut parfait, jusqu’au dernier jour, où elles ont décidé de faire la traditionnelle promenade sur les canaux. Ben oui… In Bruges, on fait ça, et année après année ça reste un délice. Sauf les “capitaines commentateurs” qui se prennent pour Surcouf Baedeker. Mais on les écoute à peine… si on les écoute.

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Fripetta et Créponetta s’installent sagement, et Créponetta mitraille cygnes, ponts et vieux murs avec sa camera. Parfois oui, elle lance une impertinence et Fripetta rit, mais il y a quelque chose d’un peu coincé dans son rire. Pour tout dire… parfois elle rit jaune.

Surcouf Baedeker annonce qu’on arrive au bout de notre intrépide traversée et rappelle que si nous avons apprécié ses commentaires rien ne nous empêche de l’en récompenser avec munificence. Créponetta n’hésite pas à suggérer à Fripetta de se faire passer pour des Italiennes, puisque les explications n’ont pas été données dans cette langue, qu’elles sortiront d’un air affairé de la barque en disant “spaghetti, ravioli, buongiorno, signorina, dolce vita” etc… Une conversation soutenue, quoi. Et elles rient avec la complicité de complotteuses de longue date.

Mais soudain, Créponetta croise le regard de l’élément masculin d’un jeune couple assis en face d’elles. Un regard menaçant, désapprobateur, méprisant, froid. Elle n’en rit que de plus belle, à la vue de ce jeune homme qui, si tôt dans la vie, a un sens de l’humour censuré. S’il en a…

« Il me fixe ainsi depuis le début de la promenade » murmure Fripetta…

Elles quittent la barque en se faisant muettement traiter de vieilles biques par Surcouf Baedeker, le jeune couple – tous les deux affichant un visage de pierre, deux gisants debout… – sur leurs talons. Mais bon, In Bruges, c’est pas si grand et les probabilités d’avoir quelqu’un qui respire dans votre cou sont élevées.

Mais… attendez un peu : elles tournent à gauche, les gisants tournent à gauche. Elles s’arrêtent, les gisants s’arrêtent. Elles repartent, ils repartent. Ils tentent même de faire connaissance par un bonjour à l’accent bizarre, qu’elles ignorent. Ils se séparent, un semble avoir disparu, puis ils resurgissent, un à gauche et l’autre à droite, sans jamais se parler. Pire… le gisant mâle se met à siffler, inlassablement, l’air du Parrain.

Fripetta et Créponetta tentent tous les stratagèmes… elles marchent vite, frôlant le galop, ou ont le pas d’une procession funéraire. Zigzaguent. S’arrêtent pile en bêlant “oh que c’est joliiiiiiiii” devant des montagnes de pralines ou bijoux, peu importe. Prennent des virages en épingle à cheveux. Décident même d’aller perdre du temps aux toilettes. Mais quand elles en sortent… les gisants sont là, et ils ne rient pas, et lui, il siffle.

Bon… au début, elles riaient bien un peu, parfois même beaucoup. Mais au bout de 20 minutes (et non, pas un seul policier en vue…) le rire est devenu un peu nerveux. Palsambleu, c’est leur dernier jour de vacances, et elles n’entendent pas que ce soit leur dernier jour tout court. Ce sifflotement sinistre a le souffle de la démence. Non, on ne les aura pas, même si on les chasse en couple, gisant mâle et femelle alpha trottinant à distance.

Créponetta empoigne le petit bras de Fripetta sans avertissement, la forçant à faire un splendide demi-tour et en avant toutes au pas de course In Bruges. Elle ne peut s’empêcher de sentir le potentiel comique de la scène et arrive à dire presque en riant : C’est ici qu’on lève nos sacs au-dessus de nos têtes en hurlant au secouuuuuuuuuuuuurs!!! Pataclop pataclop, lâchées comme deux juments de nuit (oui, on pouvait s’attendre à quelques nightmares par la suite!) elles s’engouffrent dans un magasin bondé de décorations de Noël. Fripetta, déjà petit format, se sent une taille de géante et s’accroupit craintivement en gémissant “pourvu qu’ils ne nous aient pas vues!” tandis que Créponetta surveille la rue dehors et… voit passer les gisants. La femelle alpha la repère, la pointe du doigt, éclate de rire, et… ils passent leur chemin.

Repérés trop ouvertement, ou lassés du “jeu”? Partis à la recherché d’autres victimes courant moins vite?

Comme quoi, In Bruges, l’aventure est aux aguets.

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51 réflexions sur “Fripetta et Créponetta « in Bruges »

  1. Alain dit :

    Elles sont mignonnes Fripetta et Créponetta. Dommage pour elles de ce « demi-tour et en avant toutes au pas de course » … Bruges se mérite. Pour ma part, des souvenirs magnifiques grâce à un « Surcouf Baedeker » qui avait su, lors de notre première visite nous indiquer les bonnes adresses. Je n’ai rien oublié du merveilleux Hôtel du cygne. Du splendide Duc de Bourgogne. Grâce à cet homme providentiel nous avons découvert, pas à pas et en prenant le temps, toutes les merveilles de la Venise du Nord. Mémoire intacte des tableaux de Jan Van Eyck. Toutes ces splendeurs découvertes en plein hiver. Du haut du Beffroi, le froid brûlait nos yeux. Mais quelle vue magnifique ! Le soir le feu de bois crépitait dans les cheminées. Nous y sommes retournés cinq à six fois. Chaque saison offrait un bonheur sans égal et différent. Et toujours cette lumière remarquable. La gentillesse des guides ou des Brugeois est incomparable et reste intacte dans mes souvenirs. Quelle chance d’avoir connu cette splendide ville à deux. Dans le partage et l’amour. Merci Edmée. Au travers de tes lignes j’ai repris le chemin des souvenirs qui font chaud au cœur.

    • Edmée dit :

      Heureusement, cher Alain, nous avions bien visité avant cet interlude, et j’y vais chaque année! J’adore cet endroit, mais rassure-toi, le Surcouf Baedeker n’a rien d’un guide patenté mais d’un capitaine nonchalant qui récite en deux ou trois langues les gros titres de ce qu’il y a à voir à gauche et à droite. La troisième langue a tout en différé (plus rien à gauche ni à droite à voir) et forcément, il censure beaucoup 🙂

      Bons souvenirs, alors!

  2. Comme quoi la pensée est créatrice et la peur aussi!!

  3. celestine dit :

    Les meilleures trouilles ce sont celles que l’on se fabriquent entre copines quand on s’amuse à se faire peur…
    N’mporte quel quidam peut prendre des allures de serial killer pour peu que l’on fasse marcher son imagination à fond la caisse.
    Ça prouve que l’on peut avoir trois fois vingt ans et se comporter comme si on en avait six fois moins.
    Ton épopée brugienne (? Brugesque ? Brugeoise?) est délicieusement drôle et bien contée.
    Baci sorella deliziosa
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Nous avons pas mal ri après coup, et pendant, mais d’une autre manière. Franchement… si c’était une « blague » elle était de mauvais goût, et j’ai vraiment l’impression que le but était de nous « encercler » à deux quelque part et de nous délester de nos sacs. Puis ce fut risqué et ils ont cherché des proies plus lentes… Ils avaient vraiment de sales tronches, et ne se sont pas dit un mot pendant la croisière avec Surcouf Baedeker à la barre… Je pense que la croisière et les joyaux de Bruges ne les intéressait pas plus que nos sacs!

  4. Colo dit :

    J’adore Bruges hors saison….
    Après ce genre de mésaventure, on peut se sentir un peu honteux d’avoir eu peur (de quoi, vraiment?), mais on rit rétrospectivement…merci pour cet récit si vivant!:-))

    • Edmée dit :

      🙂 C’était normal qu’on ait peur puisque c’était ce qu’ils cherchaient, nous inquiéter. Franchement, c’était désagréable, cet air maffieux dans nos cous et ce talonnage systématique…

  5. Nicole Giroud dit :

    Merci au couple mafieux de nous avoir offert à nous lecteurs cette cavalcade littéraire si vivante!

  6. Hécate dit :

    Depuis que j’avais lu Rodenbach,et son Bruges la Morte, j’avais rêvé d’y aller la voir cette ville. Elle est enchanteresse ,et le soir ,le concert de carillons……………Ah!
    Un récit bien amusant….c’est bon d’avoir peur…après !!!

    • Edmée dit :

      Pour tout dire, tout de suite « après » nous avons eu un peu trop peur, à l’idée des mille et une choses qui avaient pu motiver les gisants. Depuis, nous en rions beaucoup et trouvons que ça a donné du relief à notre séjour 🙂

  7. blogadrienne dit :

    hé bien, il y a des touristes qui s’amusent à de drôles de choses 🙂
    très amusante façon de raconter, aussi 🙂

    • Edmée dit :

      Je pense que c’étaient des touristes détrousseurs 😀 J’ai fait leur photo sans y prendre garde sur la barque, et donc… si on signale trop de sacs disparus sur Bruges… j’ai de quoi sévir!

  8. Angedra dit :

    Je comprends tout à fait que vous ayez eu peur et je regrette que ces deux individus vous aient mises dans une telle situation même si cela nous permet de savourer comme toujours,ta façon de conter cette histoire !
    Dans d’autres circonstances, j’ai déjà eu peur d’individus « suiveurs » qui n’avaient pas de bonnes intentions, et il n’y a rien d’agréable à cela !
    Vous avez bien fait de vous réfugier dans un endroit très fréquenté, que voulaient-ils ? une mauvaise blague envers deux femmes qui leur semblaient heureuses de leur escapade ou bien avaient-ils vraiment de plus mauvaises intentions ?
    Le bonheur des uns a parfois des réactions assez négatives sur d’autres.
    Heureusement tout c’est bien terminé…

    • Edmée dit :

      Je pense qu’ils espéraient nous approcher d’assez près pour, à deux, nous piquer nos sacs. Il est évident que la promenade en barque ne les avait pas du tout intéressés et que, par la suite, ils cherchaient à nous intriguer, nous parler, obtenir une réaction où nous aurions été contraintes de parler avec eux, ce qui sans doute sous couvert qu’ils ne parlaient pas bien le français, leur aurait permis de nous « isoler dans un endroit calme »… Des coupe-jarrets des temps modernes… En tout cas je doute que ça n’ait été qu’une blague car faire une promenade en barque de 45 minutes sans s’y intéresser prouve que l’intérêt était ailleurs. Par la suite nous les avons vus faire la file pour entrer dans un musée…

      Nous en avons été quittes pour une belle émotion et de l’exercice pour nos mollets 🙂

  9. j’adore cette ville aussi et comme j’allais souvent à Den Haan, une escapade à Bruges, c’était facile. Quand je songe aux km parcourus dans ces rues …Mais jamais ne n’ai croisé le regard ce ce sulfureux. Quelle aventure…

  10. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Un roman noir à Bruges avec deux grands-mères intenables !
    On ne saura jamais les intensions de ce couple maléfique !
    Peut-être simplement apprendre à ces deux vieilles dames mal-élevées à être un peu plus correctes en leurs faisant peur ? On ne se donne pas en spectacle ainsi en public !
    Bonne fin de semaine Edmée !
    Florence

    • Edmée dit :

      J’espère que tu plaisantes? Nous n’avions rien d’intenable ni de mal-élevées, où as-tu pris cette idée? Nous nous amusions, je pense que c’est au contraire une qualité, et qu’eux n’avaient aucune leçon à donner mais beaucoup à recevoir 🙂

      • Florence dit :

        C’est pourtant toi qui le dis Edmée !
        –  » Mais soudain, Créponetta croise le regard de l’élément masculin d’un jeune couple assis en face d’elles. Un regard menaçant, désapprobateur, méprisant, froid. Elle n’en rit que de plus belle, à la vue de ce jeune homme qui, si tôt dans la vie, a un sens de l’humour censuré. S’il en a…  » –
        Il a  » un regard désapprobateur  » et il n’a pas le sens de l’humour.
        Donc j’en déduis qu’il devait penser tout cela de ces deux vieilles dames, et qu’il voulait leurs donner une leçon en leurs faisant peur. Tu ne parles pas de toi, mais tu racontes une histoire. Moi j’essaie de comprendre l’attitude du jeune couple par rapport à ton histoire, et ce n’est pas mon jugement personnel sur ces vieilles dames, bien évidemment !
        Florence

      • Edmée dit :

        Ah oui, d’accord, vu comme ça tu as raison… Mais je crois qu’en réalité c’était un moyen de nous intriguer, et d’entrer en contact avec nous pour ensuite nous approcher en paix et nous piquer nos sacs… Bien entendu, ces oeillades sévères étaient destinées à créer un peu d’intérêt… 🙂

  11. Voilà une amusante histoire, et quel talent comme toujours pour les raconter! Quant à Bruges, il y a quelques années que je n’y suis plus allé, mais c’est effectivement une ville pleine de charme. Bon week-end malgré la grisaille.

  12. gazou dit :

    L’aventure est racontée avec beaucoup d’humour et l’on imagine bien la scène

  13. sandrinelag dit :

    Le thriller avec en guest stars Fripetta et Créponetta! J’ai beaucoup ri et honnêtement, j’ai fini par me demander si le couple de gisants n’étaient pas de vrais infiltrés, de mèche avec Surcouf Baedeker, le gondolier des Flandres, un des maillons du réseau. Un réseau de quoi? je ne sais pas au juste mais un réseau très dangereux, c’est sûr!!
    C’est fou comme on peut se faire des scénarios avec des détails mais qu’est-ce que c’est drôle!

    • Edmée dit :

      Il n’est en effet pas exclu du tout qu’ils étaient de mèche avec Surcouf qui, lésé de son pourboire somptueux, a son armée de pick pockets. Un claquement de doigts, un geste du menton, et hop… on détrousse les resquilleuses 🙂

  14. Philippe D dit :

    Mais où es-tu allée pêcher des prénoms pareils ?
    Je vais à Bruges pendant le congé de Toussaint. La Venise du Nord m’attire toujours autant. Peut-être, cette fois, pourrai-je monter au beffroi…
    Bon dimanche.

    • Edmée dit :

      Quand on est soit fripée, soit que la peau ressemble à du papier crepon… eh bien on se surnomme en conséquence, voyons Philippe 🙂

      Bonne semaine…

  15. Nadine dit :

    En ce qui me concerne, c’est à Bruxelles que j’ai vécu une histoire assez rocambolesque, mais qui serait un peu longue à raconter. Stress, peur, incompréhension, étonnement et, pour finir, joie : trois heures d’émotions successives et partagées avec l’amie qui m’accompagnait. Peut-être de la matière pour une future nouvelle…

  16. Damien dit :

    J’ai bien ri. C’est drôle et précis. Un chouette thriller comme on voudrait en lire un peu plus.
    Je suis souvent allé à Bruges (ma mère possédait une maison à Westkappelle) et me suis souvent perdu dans les petites rues éloignées de la Grand Place. C’est – c’est bien connu – une ville extrêmement dangereuse où les policiers sont absents et où on ne compte plus les touristes éliminés, estropiés, mutilés, v(i)olées, abandonnés dans des canaux luisants d’immondices où pullulent les rats…Vous êtes bien téméraires d’y être allées avec vos valises à roulettes. Vous auriez pu choisir Lagos ou Mogadiscio en sacs à dos. Enfin, vous êtes vivantes, c’est le principal. Sinon, j’adore cette ville et mon CV (bidouillé) de bodyguard est fin prêt. Pensez-y avant de vous lancer têtes baissées dans des aventures insensées.

    • Pâques dit :

      Une aventure plutôt comique, j’ai les images devant les yeux 😉
      J’adore Bruges ( je la préfère sous la pluie, sans trop de touristes).
      Damien a beaucoup d’humour, j’adore !

    • Edmée dit :

      Ah Damien, si tu t’offres en garde du corps, nous nous en souviendrons certainement… D’autant que tu sembles connaître tous les coupe-gorges et les venelles sinistres des lieux peuplés d’étranges psychopathes…

  17. Comme quoi la réalité dépasse parfois la fiction. :)) Mais avec cela, le lecteur ne sait toujours pas ce qu’il y avait dans vos sacs !

  18. Armelle B. dit :

    Ah ! cette histoire, j’ai eu le privilège de l’entendre de la voix même de Créponetta et Fripetta qui en avaient encore des trémolos en me la contant ! C’était un jour exquis, bien loin de toutes ces turbulences. Je ne suis pas encore allée à Bruges mais cela ne saurait tarder. Et, bien entendu, j’aurai une pensée pour Créponetta et Fripetta qui n’on rien de vieilles dames, croyez-moi Florence, elles sont pleines de vie, de charme, avec juste un petit brin d’insolence qui prouve combien elles sont jeunes…

  19. obni dit :

    J’ai adoré ce texte ! Bien étrange ce comportement …

    • Edmée dit :

      Ah, enfin… car ce n’était pas vraiment comique sur le moment, ha ha ha! J’ai regardé les jours suivants sur le net si on ne parlait pas d’eux, car je suis certaine qu’ils ont recommencé, mais rien… Mais je garde précieusement leur photo! 🙂

  20. Lauriza dit :

    Quelques frissons mais tout de même un bon souvenir qui permet d’écrire avec le sourire …….

  21. J’avais adoré Bruges!

  22. Anita dit :

    C’est à Bruxelles qu’une de mes amies s’est fait délester de son sac (du contenu en fait). Et son récit a été moins drôle que le vôtre !
    Continuez à être joyeuse !

    • Edmée dit :

      On m’a aussi délestée de mon portefeuille deux fois: une fois dans le métro bruxellois et une autre dans un tram à Turin…

      Merci, et oui,,je compte bien continuer d’être joyeuse… 🙂

  23. Tania dit :

    C’est très drôle – mais seulement après coup ! J’espère que la version des détrousseurs gêneurs ne se trouve pas racontée quelque part, genre « comment nous nous sommes payé la tête de deux touristes à Bruges », ce serait le comble.
    Je comprends très bien votre peur. Il m’est arrivée une drôle d’histoire du même genre dans le parking de la Grand-Place à Bruxelles, et depuis je n’y vais plus jamais seule.
    Excellent récit ! Bonne semaine, Edmée.

    • Edmée dit :

      En effet c’est drôle après, mais sur le moment… bien que nous voyions le ridicule de la chose et en plaisantions un peu, nos rires n’étaient pas exactement joyeux… 🙂

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