Animaux, chers compagnons….

Lovely Brunette aimait les animaux, et il n’est donc pas étonnant que nous n’ayons pas conçu la vie sans eux. On avait des chats – à une époque où on s’en occupait bien peu et les pauvres mouraient les uns après les autres du typhus ou écrasés – dont Pou, Ticheliche, Minette, Bijou, Pompon, Donald, Poussi-poussinette-enfant-de-Paris (oui… c’est peu discret, mais elle s’en accommodait bien), Pepsy-chou… Des chiens, toujours. Nana (Kiddy avant qu’on la rebaptise), Petit Moïse, mort de la maladie de Carré à mon grand désespoir et remplacé par son frère Poupet (qu’on appelait parfois Mimile bien qu’il ait été couronné d’un pédigrée assez usurpé dans son cas, la maman ayant eu des faveurs pour un chien d’une autre race), Mémé (Bari avant qu’on ne l’affuble de trop d’autres noms mais il les a tous compris et adoptés), Fofo (on ne saurait expliquer comment de Twist on est arrivés à Fofo) Flay-Flay (qui est mort trop jeune, dans mes bras et sous mes yeux horrifiés, avant qu’on ait eu le temps de changer son nom…), et aussi Belle, une magnifique chienne perdue qu’on avait récupérée mais que ses maîtres sont venus rechercher. Larmes de tous les côtés : la chienne pleurait de soulagement, les maîtres de joie, et nous d’arrachement.

On avait des poules et des pigeons, et des lapins. Bizarrement rien de tendre n’exista jamais entre les lapins et nous, je les regardais d’ailleurs dépiauter sans émotion, simplement curieuse. Par contre j’aimais les poules – nous avions surtout des Sussex toutes pareilles à mes yeux, et Lovely Brunette me disait que celle qui « se laissait attraper » était « Suzette ». J’ai dû manger plus d’une Suzette au curry et en bouillon, mais ne le soupçonnais pas. J’ai aussi fièrement appris à mes petits canetons – achetés de mes deniers ! – à… nager dans une bassine ! Ils en avaient peur au début puis ont vite compris. Je me sentais une âme d’institutrice pour canards. Ils sont devenus grands, et j’adorais les prendre contre moi, les serrer, leur embrasser la tête.

Avec mes canetons

 

Parmi les pigeons, nous avons surtout aimé « Pigeonnette » qui a eu une triste fin, massacrée à coups de becs par les autres pigeons… Nous l’aimions particulièrement : son infâme mari l’avait abandonnée et elle guettait le ciel en vain, je t’attendrai à la porte du garage, tu paraîtras dans ta superbe auto… et non, jamais il ne revint. Nous avons alors eu la mauvaise idée, bien innocemment, de lui acheter de la compagnie et lui avons imposé deux couples de pigeons, qui l’ont massacrée. Nous en avons été mortifiés, car nous étions responsables de l’erreur…

Il y a naturellement eu les chevaux, et une ânesse.

Mais nous avons aussi eu des poissons rouges, dont nous ne nous occupions pas vraiment, nous les voyions un peu comme des objets vivants et rien de plus, une souris blanche que l’on avait surnommée « Gros Pète » et qui n’a pas vécu très longtemps il me semble. Mais je l’aimais beaucoup malgré son gros pète peu attirant. J’aimais, elle aussi, la caresser et l’embrasser. En ces temps bénis on ne pensait pas que nous allions devenir un élevage de germes et parasites en vivant près des animaux… Nous avons eu des canaris, des bengalis, des perruches. Un perroquet, Jacquot.

Quand on a commencé à vendre des crocodiles (des bébés), nous en voulions un. Il mesurait 5 cms et nous n’imaginions pas qu’il allait grandir et grandir. Ma mère a dit « bon, si la femme de ménage accepte de venir le nourrir pendant les vacances, on en prendra un ». Heureusement, la femme de ménage n’avait pas l’intention de le nourrir un jour de sa personne et si le malheureux est certainement mort très misérablement, ce ne fut pas chez nous…

Quand nous avons eu la télévision une de nos émissions favorites fut bien entendu « Le jardin extraordinaire » et nous éclations de rire en lisant le générique : Arlette Vincent et Edgard Kesteloot présentaient avec la contribution de Marise. Marise était une héroïne, une trompe-la-mort sans égal. Tarzan l’aurait voulue comme épouse. Et elle aurait peut-être considéré sa demande vu sa qualité d’homme-singe. Car c’était Marise qui arrivait sur le plateau tenant la main d’un gorille, un condor appuyé sur le bras, un boa enroulé autour du cou, accrochée à un aigle qui cherchait à l’emporter dans les airs, laissait courir des mygales sur ses avant-bras et voler des chauves-souris dans ses cheveux, sans jamais perdre son sourire.

Ah, Marise et Suzette…

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42 réflexions sur “Animaux, chers compagnons….

  1. Chez mes parents, nous avons eu bien sûr des chats ( jusqu’à 11) gardés longtemps et soignés amoureusement par Denise, notre bonne ou par Frédine, notre femme de ménage. Il y eut Typhon, le cheval de ma soeur et surtout Pax le chien que j’aimais, puis ….bref mon père avait toujours un chien près de lui.
    Chez moi, je n’ai jamais voulu d’animaux mais j’ai cédé à la demande des enfants pour un cochon d’inde et puis Tomoko, une rate à l’intelligence remarquable. Mais hélas, elle n’a pas vécu longtemps 😦

    • Edmée dit :

      Gros Pète n’a pas vécu bien longtemps non plus, je ne sais pas combien de temps ça peut vivre, d’ailleurs… Gros Pète était très intelligent aussi, et je lui avais bricolé une sorte de petite chaire de vérité accrochée au bord extérieur de son enclos de verre, il y accédait par une échelle et s’installait dans sa chaire pour humer les fumets quand nous mangions. On lui donnait alors le nom de notre abbé. Seulement pendant le repas 😀

  2. Armelle B. dit :

    Je vois que vous avez eu enfant, chère Edmée, une véritable ménagerie, plutôt un zoo miniature. Comme vous, je suis arrivée à apprivoiser une souris qui faisait du ramdam dans la maison de campagne, un lapin à qui j’ai évité de finir dans la marmite, une mouche qui me suivait partout, charmante mouchette qui aimait partager nos repas, des chiens, bien sûr, dont l’insubordonné Pipo ,abattu par le garde-chasse de la propriété voisine parce qu’il levait ses poules faisanes en train de couver, enfin Globulette et Nautilius, nos poissons fétiches, qu’il n’est plus utiles de présenter. Oui, les animaux nous ouvrent des horizons extraordinaires et sont plein d’amour. Alors la question se pose : qui a créé l’amour puisque, à l’évidence, il n’est pas une création proprement humaine ?

    • Edmée dit :

      Je viens de me souvenir de la mouche aussi, et comme pour les poules elle s’appelait Suzette, et je pensais que c’était toujours la même et… je lui parlais. Bzzzzzzzzzz Bzzzzzzzzzzz 🙂 Comme elle faisait la même chose j’étais convaincue qu’elle répondait…

      Et donc vous avez aussi eu une Mouche affectueuse. Pauvre Pipo qui s’amusait trop avec les poules faisanes… Dura lex! Et bien entendu… qui ne connaît pas encore Globulette et Nautilus?

      Bonne question… et constatation: l’amour n’est pas réservé aux humains…

  3. Florence dit :

    Que serait notre vie sans nos chers petits compagnons ?
    Bonne fin de semaine Edmée !
    Florence

    • Edmée dit :

      On apprend tant de choses à leur contact. Du comportemental, de la responsabilité, et aussi des touchers et odeurs tellement variés, et tous ces regards qui parlent sans mots…

      Bon week-end Florence!

  4. Anne-Michele Hamesse dit :

    Fausse Agathe et moi avons vivement apprécié ton beau texte.
    Chère Edmee ……

  5. sandrinelag dit :

    Nos animaux sont des membres à part entière de la famille. Chez nous, à la maison, c’était plus classique: nous n’avons jamais été au-delà des chiens et des chats. Pourtant, ma mère, adolescente, avait reçu de son père un macaque de Java qu’elle avait appelé Daisy, une femelle qui lui était très attachée. Ma mère était l’aînée d’une fratrie de quatre, dans un appartement parisien, avec un singe qui ne vivait que dans les bras de sa maîtresse et faisait les 400 coups… Il sautait sur les visiteurs du haut des armoires… volait dans les placards de la cuisine la nourriture et la jetait sur les invités, terrorisait les voisins, jusqu’aux concierges… Ma grand-mère devenait folle, mes grands-parents n’osaient plus recevoir personne…
    Quand nous sommes nés, ses enfants, ma mère a mis un point d’honneur à ne plus verser dans l’exotisme, eu égard à sa mère qui, avec ce macaque, en avait bavé…

    • Edmée dit :

      Ha ha ha! Oui, nous voulions aussi un singe mais heureusement on nous l’a refusé, mon père qui vivait « au Congo » nous avait rapporté Jacquot le perroquet, mais nous a expliqué qu’un singe serait malheureux et nous ferait des blagues innombrables pour se distraire… Mais la mère de Lovely Brunette a aussi eu un singe, sans doute aussi un pauvre macaque, qui un jour s’est enfui et s’est amusé à déboulonner des vis ou je ne sais quoi sous le tram, qui ne partait plus et on se demandait pourquoi 🙂

  6. Angedra dit :

    Que d’animaux en effet dans ton enfance !
    Contrairement à toi, pas d’animaux dans mon enfance et cela ne nous a jamais manqué… mais il faut dire que nous étions tout de même 5 enfants et je comprends tout-à-fait mes parents refusant de s’occuper également d’une ménagerie.
    Par contre, nous avions toujours les enfants des amis ou voisins qui participaient à nos sorties pique nique, nos fêtes de Noël… les parents ne pouvant le faire, mes parents ouvraient grands leurs bras. Ceci explique peut-être cela.
    Plus tard entre ma vie professionnelle, ma famille, peu de temps également à donner à des animaux surtout lorsque l’on aime partir chaque WE et plus… Seule une chatte a décidé par un beau jour de nous adopter sans nous demander notre avis. Les animaux nous apportent beaucoup, mais à notre tour nous nous devons de leur donner beaucoup. Alors ceux qui peuvent être toujours présents pour eux, s’en occuper journellement, les amener en voyages avec eux, etc très bien. Pour les autres, mieux vaut s’abstenir.
    Même si nous n’avons pas eu les mêmes compagnons, je te suis dans ton si agréable souvenir…

    • Edmée dit :

      Je n’en ai plus pour le moment: mes deux dernières chattes sont mortes et, si je les regrette, j’ai aussi besoin pour le moment d’un peu de liberté et donc je résiste au grand plaisir de partager mon lit et ma vie avec de nouveaux félins. Nous avions la place, et n’étions que deux enfants, ça fait une différence avec les 5 de tes parents!!!

  7. Hécate dit :

    Bonjour Edmée, cette évocation m’a bien sûr captivée, enfant je désirais si fort un animal ,chien,, ou chat. Refus obstiné de mes parents. Un jour un chat du voisinage est venu comme ça , puis s’est quasi installé chez nous. Il s’appelait Moumouche…il attrapait les mouches ! Un gouttière dur et fier,mais qui acceptait de moi que je le couche dans mon landau d’enfant, que je le promène,que je lui mette sur le nez des lunettes de soleil de poupée, même que je l’habille ! Oh! je n’abusais pas, dès qu’il se lassait je laissais faire…Il partait se battre pour les belles minettes ,revenait la gueule fendue ,une oreille en dentelles ….Puis, après ,une chatte s’en vint chez nous du bout de la rue ,délaissant ses maîtres qui acceptèrent son choix et ma mère céda….Quand vinrent les petits chatons ,un autre problème se posa…Celle qui fut gardée s’appela Bella, douce et tendre ,les perles lui allaient si bien ( un cours instant bien sûr )…Et puis il y eut Calin , qui ne l’était pas trop…Minette …ah! quelle douleur ,elle eut le ventre percé en sautant par-dessus une grille ,je la cherchais partout…Je l’ai ramassée, ramenée dans mes bras. Refus de mes parents de voir un vétérinaire. Alors, avec du fil et une aiguille ,j’ai tenté de recoudre la plaie, le boyau sortait….Dans l’après-midi ,ma mère enfin émue…mon père emporte Minette chez le vétérinaire. Trop tard a-t-il dit, de peu ,il aurait pu la sauver ,elle avait perdu tant de sang. Minette ,jetée dans la poubelle après une piqure finale….Quel chagrin !!!!
    Bien plus tard ,alors que je vivais dans un vieux manoir que nous devions quitté, j’ai récupéré un bébé pigeon blanc tombé de la tourelle au toit percé…Ah! pas facile à nourrir un jeune pigeon….Je l’adorait ,il se couchait sur mes genoux le bel Iris et dansait sur la musique….Un jour ,on veut lui offrir une compagne, la douce Flora, plumes noires et blanches. Erreur de vouloir les mettre d’emblée ensemble. !!! Il ne voulut jamais d’elle ,et ,elle ,elle s’éprit de lui ,et désespérait de sa beauté ,elle allait se regarder dans un miroir ,pensive ….Iris perdit la vie d’un cancer du poumon, trop jeune, il avait 9 ans, Flora le suivit à peine un an plus tard d’une hépatite. J’étais mal ,si mal….de chagrin, en quasi dépresion. Mon médecin conseila de reprendre un oiseau. Plus jamais d’oiseau décréta mon compagnon . Il rêvait d’un chien….Nous trouvâment une chienne….en solde ,eh! oui ,l’été au moment des vacances, une chienne de 7 mois,personne n’en voulait plus. Longs poils noirs ondulés ,notre Agua …Une semaine plus tard , je sors la promener en laisse pour la première fois et là…..elle trouve, quoi ??? Un pigeon ramier que je ramène à la maison bien sûr….Passons…car après, arrivèrent les corbeaux !!! Il y en a eu 7, mais trois voulurent rester….Le plus âgé est un adorable freux qui a 18 ans à présent. Agua les aimaient beaucoup ,et eux l’aimaient aussi….Nos corbeaux firent de leur mieux pour nous consoler…Voilà …C’est assez long comme cela…
    Bonne journée Edmée

    • Edmée dit :

      C’est long mais ce fut un plaisir de te lire…Ah ces chats qui nous choisissent. Ma mère a été choisie par une Minette aussi, moi par Pompon et Zouzou. Les autres, nous avons été assez impudent que pour croire que nous les avions choisis, mais bon… J’ai d’ailleurs un jour choisi un chat qui ne s’intéressait pas du tout à moi, et qui par contre a un jour adopté un coupe d’amis communs avec peu de délicatesse à mon égard, mais entre eux ce fut l’amour fou!

      J’aime ces animaux qui sont venus dans ta vie que tu le veuilles ou non. Une de mes amies italiennes a aussi eu Brunildina, une corneille estropiée qui est venue chercher refuge chez elle. Elle a vécu 15 ans… et ameutait bruyamment lorsque des intrus de pointaient!

      C’est beau d’aimer les animaux… et d’être aimés par eux, surtout!

      Bonne journée et merci!

      • Hécate dit :

        Oui Edmée l’amour des animaux est total ,et c’est cela qui est merveilleux.Un joli nom pour la corneille que celui Brunildina. Cet oiseau est vigilant, très intelligent. Merci de m’en avoir parlé….J’aime tellement les corbeaux !…
        Amicalement

  8. blogadrienne dit :

    Le jardin extraordinaire était l’émission préférée de mon grand-père, il aimait beaucoup les présentateurs!
    Je ris avec les noms qui se succèdent pour le même animal, mes chats ont généralement eu un deuxième nom, une fois que leur caractère était mieux affirmé 🙂
    Et oui, un chien perdu auquel je m’étais évidemment attachée a retrouvé ses maîtres, j’en étais à la fois heureuse pour lui et triste pour moi…
    Bon week-end!

    • Edmée dit :

      Ah ce jardin extraordinaire, quel régal, surtout la « participation de Marise » qui vraiment n’avait peur de rien!

      Difficile en effet de rendre un chien perdu aux siens, même si on sait que tout finit bien, mais au fond, le fait qu’il est « perdu » et trouve refuge dans notre amour crée un lien très fort. Mais il est souvent très provisoire, ce que les enfants n’imaginent pas. Larmes et larmes, même si on sait que le chien a enfin retrouvé son panier 🙂

      Bon week-end aussi!

  9. gazou dit :

    Enfant, j’ai eu un chien quelques mois mais il aboyait beaucoup et maman n’a pas voulu le garder et je l’ai bien regretté..sinon pas d’animaux à la maison..Mais actuellement,;;la chienne de notre voisin nous a adoptés et vient très souvent chez nous et nous accompagne quand nous allons nous promener

  10. Nicole Giroud dit :

    Parlez d’animaux, donnez aux lecteurs leurs petits noms d’enfance, ajoutez chagrins et tendresse et tous les yeux brillent, perdus dans des souvenirs pleins de petits coeurs palpitants et d’yeux pleins d’amour…
    Merci, Edmée!

  11. Colo dit :

    J’imagine ton enfance avec envie. Nous étions 4 enfants et mon père refusait tout animal à la maison prétextant qu’il avait déjà assez avec ses « quatre singes ». No comment.
    Maintenant nous avons chien, poules, lapin, perruches…je parle avec tous, ils comprennent, je le sais, oui!
    La relation avec les animaux apporte tant et, comme le dit Milan Kundera : « La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical qui se situe à un niveau tel qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux(…) »
    Bon weekend Edmée.

    • Edmée dit :

      Oui, quatre singes, ça prend du temps déjà… 🙂

      Milan Kundera a raison, oh combien. Avoir des animaux et créer un lien avec eux donne une toute autre dimension à notre état d’humain. Il ne faut pas grand chose pour comprendre qu’en effet l’amour et la générosité existent en dehors de tout concept philosophique. Et donc… que nous sommes bien peu de chose;, importants certes mais sur un chemin où nous sommes loin d’être l »élément supérieur ou préféré de cette force que l »on appelle Dieu ou Créateur – ou Création…

  12. obni dit :

    Que d’animaux ! Que de petites vies ! Mais pas de canaris ou de petits oiseaux ? Chez moi, il n’y avait que ça… Leurs chants, leurs nidifications… C’était l’apprentissage du cycle de vie.

    • Edmée dit :

      Si, je les mentionne à la fin d’un paragraphe: nous avons eu des canaris, des bengalis, des perruches et le perroquet Jacquot… Des tortues, un hérisson sauvé au milieu de la route, des tourterelles en convalescence… Merveilleux souvenirs et oui, l’apprentissage de la vie, du deuil aussi, des évocations heureuses de nombreux « chers petits disparus », le sens des responsabilités et des conséquences de la négligence…

  13. amandine dit :

    Comme déjà dit , ils nous en disent des choses sur la vie

  14. saravati dit :

    Tous ces beaux (et moins beaux) souvenirs mêlés aux animaux …
    L’amour des animaux n’était pas le propre de ma mère qui en avait plutôt peur. Alors nous adoptions ceux des autres : les chats de la ferme voisine, les chevaux, des chiens errants que nous cachions dans la grange …
    Mes enfants ont eu des chats, des rats (dont un adorable qui m’a fait pleurer quand il est mort d’une tumeur) un lapin donné par des cousins pour l’anniversaire de ma fille, des hérissons qu’elle ramassait sur la rue et dernièrement une poule qui a émigré chez nous et qui a sympathisé avec les chats.
    Les animaux sont une source d’empathie pour les enfants.
    Merci pour ce texte qui ravive tant de souvenirs !

    • Edmée dit :

      Je dois dire que ça me fait toujours plaisir quand un de mes textes réveille des souvenirs similaires, et alors surgissent les pièces d’un grand patchwork de mémoire… Je pense aussi que les enfants qui vivent en contact avec les animaux sont plus confiants… J’ai toujours été tellement déconcertée quand des gens ont peur d’un chat ou d’un chien (naturellement, s’il a les crocs découverts et une cascade de bave… je comprends 🙂 )

  15. Nadine dit :

    A part le perroquet, j’ai côtoyé, durant mon enfance, tous les animaux que tu évoques, avec en plus des moutons, des chevreaux et des cochons. Eux-aussi avaient des prénoms. Je garde de merveilleux souvenirs des chiens, joueurs et câlins. Je me souviens surtout de Quita qui, lorsque je partais à la pêche avec mon grand-père, attendait notre retour sur la rive. Dès qu’elle voyait la barque revenir, elle se précipitait vers nous, folle de joie. La perte de tous nos chiens a toujours été un déchirement. Les chats, on les voyait moins, la plupart du temps, ils étaient dehors.

  16. J’avais moi aussi mon mini-zoo. Mais j’avais une passion pour les escargots. Je les ramassais et les rassemblais et passait des heures à les regarder se promener. Ma grand-mère trouvait ça tellement étrange qu’elle l’avait signalé au médecin…

  17. Alain dit :

    Quel plaisir de lire cette page ! Je suis en accord total, quand, dans une de tes réponses tu soulignes que les animaux nous choisissent. Mon dernier chien, Homère, un cocker magnifique venait de la SPA. C’est lui qui est venu lécher ma main quand je l’ai tendue au travers de barreaux. Ce jour là, j’ai gagné le gros lot, le plus beau, le plus affectueux. Nous nous sommes sauvés mutuellement. Je reprends l’intéressante réflexion d’Armelle : »Oui, les animaux nous ouvrent des horizons extraordinaires et sont plein d’amour. Alors la question se pose : qui a créé l’amour puisque, à l’évidence, il n’est pas une création proprement humaine ? » Pour ma part, trois chiens. Le premier, Arès, un Berger Belge un cadeau pour mes dix ans. Mon bel Enzo, un Lhassa Apso magnifique et d’une jalousie qui m’amusait (ou me rassurait). Le dernier, mon très cher Homère. Je peux encore difficilement en parler même si cinq années se sont écoulées. J’ai également eu la chance d’avoir plusieurs chattes, toutes récupérées. Dali, Isis, Scarlett et la dernière, Pauline qui est morte dans mes bras à vingt deux ans. Très classique en fait, pas de crocodile. Aujourd’hui, si je le pouvais, j’aimerais partir ou bon me semble, de préférence en suivant le soleil, avec deux vieux compagnons que j’aurais récupéré dans un chenil pour tenter de leur donner une belle fin de vie. Un rêve … Bonne semaine chère Edmée.

    • Edmée dit :

      Cher Alain, que j’aime ta réponse! Oui ils nous sauvent souvent, comme nous les sauvons. Ce sont des histoires d’amour quand on n’en fait pas une histoire de standing (parader avec un chien rarissime que l’on déguise en Donald Trump canin) ou de revanche sur autrui – ah ces gens qui hurlent sur leurs animaux et sont les larbins du reste du monde…). Finalement, l’amour, il est là, et nous trouve tous. Animaux, humains… mais bienheureux ceux qui reconnaissent sa lumière secrète car ils auront, en quelque sorte, la vie éternelle. Isis pour toi, Pompon pour moi, et tant d’autres… vies courtes et célébrées à l’infini. Pompon est mort il y a plus de 40 ans, et sa mort me fait toujours mal… il me manque encore…Mais quand il me manque, il me rend ce qu’il me donnait alors, sous la forme de souvenir chargé de force…

      Bonne semaine à toi aussi, Alain!

  18. celestine dit :

    Il y a de nombreuses études qui démontrent l’importance des animaux dans l’éducation sociale des enfants, ce que l’on appelle pompeusement la « socialisation ». Apprendre à respecter un être vivant, à s’occuper de lui, à le connaître et à s’en sentir responsable, c’est une bonne base de relations humaines.
    Quelle ménagerie, quand même, chez toi, quand on fait le bilan… 😉 Chez nous c’était surtout le lapin qui partait en voyage systématiquement au bout de quelques mois, avant un civet dominical…je ne faisais jamais le rapprochement. Ma mère disait « civet » je croyais que c’était un animal. J’imaginais des troupeaux de civets…je me demandais à quoi ça ressemblait.
    Mes chats me manquent aussi, beaucoup.
    baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      C’est trop drôle, ton troupeau de civets, ha ha ha ha! Moi ma mère m’enfermait dans la cave « avec les rats » disait-elle. Je ne savais pas à quoi ressemblait un rat, et j’imaginais de grands éléphants plats un peu fantomatiques (car j’étais dans le noir, en prime…). Par contre mon frère m’a un jour demandé si une virgule… c’était méchant! 🙂

      Baci baci!

  19. Michelle Alho dit :

    Je deviens accroc de votre blog depuis qu’Alain m’a donné l’adresse. Je trouve votre écriture, belle, simple dans le bon sens et pleine de richesses. Sur le message d’Alain m’autorisez-vous de rajouter une chose ? J’ai connu tous ses animaux, à l’exception d’Arès. Savez-vous vous quoi ? Il « parlait » à ses chiens et chats, Homère en particulier, Ils se regardaient. Se comprenaient. Je n’ai jamais compris ce qui se passait entre eux. Un humain face à son chien. Tous les deux, et pardon pour être excessive, c’était comme une rencontre d’âmes. Je veux croire que le animaux ne donnent pas que de l’amour. Ils laissent une plus qu’une empreinte dans le coeur qui ne s’efface jamais.

    • Edmée dit :

      C’est bien exprimé, une rencontre d’âmes. C’est une erreur de juger les animaux comme « moins importants, inférieurs » que nous parce qu’ils ne parlent pas (et comprennent bien plus sans parler…). Ce sont des êtres, des âmes, oui. Bien chanceux sont ceux qui ont un vrai échange avec ces âmes. Moi aussi j’ai toujours parlé à mes animaux, Lovely Brunette aussi… on leur expliquait qu’on allait au cinéma, qu’ils ne pouvaient pas venir. On leur expliquait qu’on partait en vacances et qu’on enverrait « une carte » (au chien). Le chien avait son coin au palier contre une porte, et sur la porte nous punaisions ses cartes postales 😀 … Ils avaient leur tirelire où on mettait des piécettes avec un joyeux « oooooh! » qui leur faisait agiter la queue car quand la tirelire était pleine « ils s’achetaient » un gâteau et invitaient leurs amis 🙂

      Mais que de joies et combien ils étaient de vrais compagnons!

      Merci pour votre visite 🙂

  20. Philippe D dit :

    J’ai eu des poules, des pigeons, un chien, des chats, mais à tout ça, j’ai ajouté des escargots, des grenouilles, des épinoches que je ramenais de mes balades dans la nature. Les papillons, malheureusement, je les écrasais pour en faire collection. Cruel garçon !
    Tes chiens avaient des noms bien particuliers!
    Bonne fin de semaine.

    • Edmée dit :

      Les papillons oui, j’ai aussi essayé de faire ma collection – je voulais égaler celle de mon grand-père qui en avait « chassé » en Amérique du sud – mais ma mère m’a alors raconté un horrible rêve qu’elle avait fait, petite, alors qu’elle se livrait au même passe-temps: elle avait vu voler un papillon la tête en sang. Je dois dire qu’elle a mis fin à ma collection…

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