La vie jusqu’à la lie, cuvée 2016

La fée du doute s’est penchée sur mon berceau. Et je l’en remercie. Je n’ai jamais cru que le “Bon Dieu” me faisait tomber de vélo pour me punir de ne pas avoir terminé ma côtelette. J’ai soupçonné – et dénoncé, perplexe – l’arnaque diabolique lorsque ces malheureux pantins d’Adam et Eve sont mis en face d’un pommier ployant sous les fruits mûrs qu’ils ne pouvaient absolument pas toucher sous faute de punir toute leur progéniture, avertissement donné par un “bon dieu” qui savait parfaitement bien qu’ils le feraient puisqu’il savait tout tout tout. J’avais beau ne pas avoir eu d’éducation sexuelle, je savais que pour avoir des poussins il fallait un coq et une poule, et que pour avoir des lapins il fallait un mâle et une femelle. Caïn et Abel, ok, je suivais, mais qui avait porté les “bébés” de Caïn sinon Eve?

Je ne contestais pas Dieu mais le portrait qu’on en faisait, une sorte de caractériel toujours prêt à tempêter, punir, la vengeance au bout des doigts et dans le regard. Et si l’ancien testament me ravissait – mon premier recueil d’histoires d’horreur – il y avait trop d’inconsistances pour que j’y croie.

Bien entendu mes questions pertinentes en classe étaient qualifiées d’impertinentes et peu à peu apparurent sur mes bulletins de furieux commentaires du genre “dissipe ses compagnes”…

Brave fée du doute. Merci, ma vieille amie!

Sophie Anderson - A Greek girl

Sophie Anderson – A Greek girl

Je ne fus pas un terrain fertile pour la culpabilité, même si parfois elle a fleuri malgré moi. Quand mes parents ont divorcé, une brave et ignorante institutrice m’a conseillé d’aller réciter des neuvaines à l’église tous les mardis avec Lovely Brunette pour que mon papa revienne. Nous l’avons fait, usé nos chapelets en ânonnant nos prières. Comme ça ne suffisait pas, elle m’a conseillé de prier la Sainte Vierge tous les soirs pour qu’elle intercède auprès de son fils, ajoutant que si je priais bien elle m’écouterait. Evidemment j’ai mal prié. Et pendant un temps ça m’a préoccupée.

Mais bon… j’ai vite refait surface. Compris par des voies difficiles que la vie n’était pas linéaire, que ce qu’on était aujourd’hui on ne le serait peut-être plus demain, puisque petite fille aussi bien que les autres j’étais devenue une pauvre petite qu’il fallait garder par charité chrétienne après le divorce. J’ai vu les “grandes personnes” mentir, arranger les faits, prendre parti, enfermer dans des catégories.

Et j’en ai fait bon usage. Je n’ai pas éprouvé de respect inconditionné. Ni de rancune. Simplement, la fée du doute et moi avons marché bras dessus-bras dessous, nous échangeant des clins d’yeux entendus.

Et je n’ai pas pensé qu’avec ce que la vie m’avait asséné, j’avais toutes les raisons d’offrir au monde un visage au citron. Car comme tout le monde, j’ai encore eu pas mal de bosses durant le parcours. Et s’il m’est arrivé, plus jeune, de penser que c’était à cause de… que ma vie avait ce décor, j’ai fini par me débarrasser de ce paravent trop facile. Oui, le coup d’envoi de mes souffrances était toujours “à cause de…”. Une maladie, quelqu’un, un évènement inattendu. Mais ce que je faisais de cette souffrance était mon fait. Je pouvais la mettre sur un podium sous un projecteur et la gratter sans cesse pour entretenir la brûlure ou je pouvais aussi m’attaquer à sa guérison une fois le choc absorbé.

Dieu ne me punissait de rien, ma vie avait son tracé et ses épreuves comme toutes les vies. Il fallait simplement continuer d’avancer, même si parfois je m’asseyais sur un banc pour pleurer ou pester. Et mes erreurs, je les assumais, sans accepter les blâmes de ceux qui n’osaient pas bouger de peur d’en faire et d’être punis par les doigts pointés sur eux.

C’est ce qui fait la différence entre les gens qui aiment la vie et les autres. Aimer la vie signifie aussi avoir un certain détachement, ne pas voir les choses découpées en devoirs et droits.

On ne mérite rien, pas plus ce qui nous arrive de bien que ce qui nous tombe dessus en nous laissant KO. Elle/il n’a pas mérité ça. Mais non, bien sûr, il n’y a ni vengeance ni récompense. Ca arrive et c’est tout. Et maintenant c’est à elle/lui de se mettre en mouvement pour retrouver au mieux son confort.

Et la vie n’est facile pour personne. Mais chacun est responsable de la sienne, de ses choix, de ce qu’il fait de ses épreuves. On peut parfois s’appuyer sur l’épaule d’autrui pour verser des larmes, reprendre force, mais on n’a pas le droit de rester accroché sur cette épaule comme un vautour et de rendre l’autre bossu. Et d’ailleurs… quand on aime sa vie, la liberté c’est ça aussi : éviter d’en faire dépendre les bienfaits des autres.

En avant les amis! Une nouvelle année est sur le seuil, ouvrons grande la porte à cette tranche de vie cuvee 2016, que nous aimerons malgré les uppercuts et farces et attrapes inévitables…

Publicités

71 réflexions sur “La vie jusqu’à la lie, cuvée 2016

  1. Armelle B. dit :

    Oui, rien n’est écrit. Quelle chance ! C’est nous qui écrivons notre tranche de vie en ce monde et nous l’écrivons comme nous le pouvons avec talent ou sans, avec chance ou malchance, car les dès tombent souvent au hasard. Et c’est bien qu’il en soit ainsi. J’ai eu très tôt, comme vous Edmée, des accointances avec la fée du doute qui m’a plus d’une fois remis la tête à l’endroit. Adam et Eve ne m’ont jamais fait rêver mais j’aimais bien Joseph vendu par ses frères. Un réalisme toujours d’actualité. Excellente votre saine colère à propos de ce que certains clercs voulaient nous faire avaler. Oui, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints…car Dieu sait se taire alors que ses clercs ont la langue trop bien pendue. Et ouvrons grande la porte aux 364 prochains jours qui seront ce que nous en ferons.

    • Edmée dit :

      L’ancien testament me plaisait beaucoup et est sans doute à l’origine de mon goût très prononcé pour les livres et films d’horreur de mon adolescence. Jésabel jetée aux chiens, Joseph vendu par ses frères, Abraham prêt à égorger son fils…

      Oui Armelle, ouvrons les portes à deux battants et j’ai confiance: nous saurons prendre ce qui viendra par le meilleur angle! 🙂

    • annerenault dit :

      Totalement d’accord : « ça arrive et c’est tout ».
      Un seul bémol : la religion ne se résume pas à des neuvaines, des actes de contrition et des rituels obsessionnels. Je dirai que c’est l’envers du décor. L’endroit, c’est l’amour. Certains ont la chance d’y avoir accès, d’autres se contentent – ce qui est déjà bien- de l’amour sur terre, aider son prochain quand on peut, ne pas lui marcher sur les pieds, D’autres font sans, ou comme ils peuvent. Ce qui est TRES important c’est de ne pas avoir de culpabilité.
      Tous mes vœux, chère Edmée, continue à mener ta vie avec entrain, courage et détermination.

      • Edmée dit :

        Tous mes voeux à toi et les tiens aussi, chère Anne. Et non, la religion n’est pas que ça si on ouvre son coeur et ses yeux. Dans chaque école ou pensionnat catholique où j’ai été, il y toujours eu les vipères, les tièdes qui tournaient avec le vent; et quelques merveilleuses créatures que l’amour faisait toujours sourire…

  2. Jean Louis dit :

    Edmée, pas envie de faire long, tu sais pourquoi : splendide ton texte , je me permets de le partager sur ma page. Pour avoir quelques nouvelles de ma sortie d’hosto, tu y verras également quelques infos. Je t’envoie beaucoup d’amour, à toi ainsi qu’aux êtres qui te sont chers, et te dis tout ce que tu sais déjà : beau début d’hiver pour changer du classique joyeux départ de la nouvelle année, et si le printemps commence dans une heure, même si je respecte et aime tant notre planète, je serais quand même content que les petits zoziaux volettent et virevoltent, que les jacinthes fleurissent, que le soleil rayonne, et, concernant le réchauffement, qu’il s’applique à celles et ceux qui ont froid et faim, à Dame Nature qui l’accepterait car les fées et les magiciens auraient magiquement baguetté un renversement inouï de quelque loi physique inconnue jusqu’ici, Dame Nature lors heureuse et surprise, verrait ses glaciers par magie ne point fondre, les ours polaires danseraient et ripailleraient avec les manchots et les baleines, et … et … je vais continuer à ,prolonger mon rêve plus en avant dans les secondes à venir. Bises, beaucoup d’amour, de complicité, d’amitié, et un océan propre, épuré de plasticité, un océan bleu vers toi de belles pensées … A tout bientôt. Jean-Louis.

  3. M-Noëlle FARGIER dit :

    Bonne année Edmée ! Comme tu dois t’en douter, (tu doutes n’est ce pas ?:) ta vision me plaît. Continue à douter, toujours et toujours, envers et contre tout, Elle est là, la vraie liberté Bises

    • Edmée dit :

      Merci Marie-Noëlle de reconnaître toi aussi les vertus du doute… sans lequel nous ne sommes que des robots sans cerveau 🙂

      • Jean Louis dit :

        Merci pour ton signe sur ma page, Edmée. Tu as vu le partage de ton texte avec l’exergue ? J’ai sollicité Manon pour qu’elle en prenne connaissance. (ma fille, mais oui, tu connais ! ). Elle va peut-être faire la démarche de s’abonner à ta lettre infos. Suis pas certain, car ado, 17 ans, en dernière année humanités, chef louvettes, cours de piano, de dessin, équitation, randos, sorties avec ses coops, déléguée de classe, escalade, , danse, j’en passe, habite avec sa maman à LLN (Louvain-La-Neuve), et déjà souvent de dire ::  » Papa, je n’ai pas assez de temps pour… et tu sais que, … et alors j’ai, … mais je dois te laisser,… car, tu comprends, hein, papa … et … …  » AUTRE : j’abonde . Rires ! En ta réponse à Marie-No. Bises.

    • Jean Louis dit :

      J’abonde, Marie-No, et en profite pour te dire coucou ici. Et merci pour ton tél juste au bon moment l’autre jour … où j’étais encore vachement dans le doute ! Pour une autre raison, t’en souviens-tu ? Rires ! .

  4. Myosotis dit :

    Très joli billet qui me parle beaucoup :-). Je te souhaite une très belle année 2016 Edmée et avec une vision comme la tienne, elle le sera …. indubitablement ! 😉

  5. marie leone Gaye dit :

    quelle chance tu as de coucher si facilement vie et souvenirs ….j’aime

  6.  » Il fallait simplement continuer d’avancer, même si parfois je m’asseyais sur un banc pour pleurer ou pester »

    Voilà qui est bien. Douter, ne pas dépendre des autres, être parfois Ko et se relever. Merci pour cette leçon de vie, Edmée. Et bonne année à toi :))

    • Edmée dit :

      Bonne année Jean-François… Je ne pense pas donner des leçons de vie mais juste un peu calmer les choses: on est dans une époque d’auto commisération facile, au point qu’on pense que ceux qui ne se plaignent pas ont une vie comme sur une piste de danse au son des violons… 🙂

  7. Jean Louis dit :

    Edmée a écrit :
    1 janvier 2016 à 8:26
    Je ne sais pas si je suis du bon matériel pour les ados… pauvre fifille 🙂
    Tu m’as fait rire, Edmée, et tu as raison, Mais Manon me connaît. Elle va m’écrire  » Oui, oui « , puis ne pas le faire, … et elle aura raison aussi. Je suis tellement prompt à vouloir lui communiquer un max de chemins pour stimuler sa créativité, apprendre, découvrir et connaître, lors qu’elle se débrouille très bien, et tu as justement écrit en ta petite phrase ce que je pense finalement. Et tellement comique, ta phrase ! Bises.

  8. Colo dit :

    Aucun doute, te retrouver ici chaque semaine est un vrai plaisir!

    Je te souhaite de garder cette distance joyeuse chère Edmée!

    • Edmée dit :

      Merci chère Colo! Je suis agréablement flattée de ce commentaire.

      Une très bonne année à toi, ton blog, les tiens, tes plaisirs et tout ce que tu aimes!

  9. Florence dit :

    J’ai toujours douté de beaucoup de choses et même pour certaines je n’ai « jamais marché dedans », Il ne faut pas exagéré et pousser le bouchon trop loin… Il y a bien longtemps que je considère tout cela comme un conte pour adultes. Bien-sûr, les points d’Histoire sont réels, mais ils ont été bien romancés.
    Par contre j’adore la pompe qu’avait la religion catholique, et j’ai beaucoup apprécié celle de la religion orthodoxe, que j’ai connue en Roumanie. Tout cela, avec les chants magnifiques, ça me transporte ! Comme un beau jeune curé en soutane !(°v°)!
    Heureusement, on ne m’a jamais culpabilisée, car j’en ai tellement vu, que cela aurait été vraiment trop injuste, surtout, que l’un dans l’autre, j’étais une brave petite !
    Bonne année sans croyances exagérées, mais en gardant envers et contre tous, tes racines chrétiennes.
    Bisous nantais, bien mouillés aujourd’hui !
    Florence

  10. sandrinelag dit :

    Tu as vraiment l’art et le talent de décliner, de développer dans tous ses replis les plus cachés ton thème de prédilection: « la vie est ce qu’on en fait. » Tu touches juste à chaque fois avec les mots qu’il faut, les exemples les plus parlants (et les plus drôles) qui illustrent parfaitement ce que tu défends. C’est un vrai régal. Et je te suis, en plein accord avec tes arguments, car ton humour et ta générosité (et la cohérence de tes démonstrations) font toujours mouche.
    J’ajouterai, en tant que fervente catholique (à ma façon… 😉 ) que Dieu est Bon parce que, justement, il nous laisse une totale liberté: celle de devenir ce que l’on est au plus profond de soi et d’avancer, confiant, debout et digne. 🙂

    • Edmée dit :

      Merci Sandrine 🙂 Moi aussi je crois en le « Bon Dieu » qui est loin d’être à la solde d’une Eglise mal guidée – ou suivie – mais en effet nous offre une liberté qu’il nous demande de chérir… car ce n’est qu’en étant exactement nous-même que nous remplissons notre petite tâche!

      Bonne année Sandrine, et tu le sais… j’attends toujours tes articles non pas avec impatience (non… il faut savourer l’attente!) mais avec le plaisir de savoir qu’ils paraîtront et me plairont!

  11. saravati dit :

    Merci, Edmée pour ce témoignage poignant de sincérité.
    Nos éducations ont été ce qu’elles ont été; On n’avait pas appris aux parents à prendre du recul par rapport aux événements.
    La culpabilité était une valeur sûre mais elle n’alimente que la perte de confiance en soi. Heureusement, nous nous sommes enrobées d’une lucidité bienveillante, j’entends aujourd’hui,les messages de mes filles tout empreints de sagesse.
    Je te souhaite de continuer à cultiver les mots avec ton talent particulier pour cette année qui commence en oubliant les saisons.

    • Edmée dit :

      Nos parents, pendant qu’ils étaient nos parents, étaient aussi de jeunes adultes que la vie malmenait parfois. Ils luttaient sur plusieurs fronts et s’en tiraient du mieux qu’ils pouvaient…

      Mais c’était plutôt l’école, quant à moi, qui cultivait la culpabilité. Dans mon cas ce ne fut pas grave puisque le terrain rejetait avec splendeur! 🙂

      Bonne année pour toi aussi… profitons en bien malgré, en effet, le chaos des saisons!

  12. MM dit :

    Un nouveau très beau billet. Mes meilleurs vœux pour 2016, à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

  13. Marielle dit :

    je crois qu’on aime tellement mieux les gens qui doutent que ceux qui « croient », qui sont sûrs de leur croyance. Le doute laisse une ouverture à l’autre incomparable, comme une gourmandise offerte…
    Merci à vous de ce beau texte

    • Edmée dit :

      Merci surtout à vous pour l’avoir lu et aimé… Oui, il me semble plus normal de douter et de se faire peut-être peu à peu des certitudes plutôt que de partir avec des certitudes qui vont baliser notre vie et étouffer notre essor! Bonne année Marielle!

  14. Lauriza dit :

    Merci Edmée pour vos vœux laissés sur mon blog. Oui ces derniers mois je me suis faite rare mais ne pouvant refaire le monde, j’ai privilégié ma famille en essayant de lui donner tout le bien être qu’elle attendait et surtout l’affection dont elle avait besoin. Maintenant je vais être un peu plus libre et dès lundi je vais reprendre le chemin des blogs.
    Après avoir lu votre billet, on ne peut plus avoir de doutes. C’est bien nous qui sommes responsables de notre vie et vous démontrez bien qu’il vaut mieux avoir les pieds sur terre que la tête dans les étoiles qui vous ont été formatées. Comme vous j’ai prié étant petite mais peut être que je n’y mettais pas tout mon cœur pour faire les miracles que j’aurais voulu. Maintenant je préfère croire en ma bonne étoile et faire en sorte de suivre son chemin. Que la cuvée 2016 soit excellente pour vous et ceux que vous aimez.

    • Edmée dit :

      Contente de vous retrouver, Lauriza et bien entendu la famille a besoin de temps, temps qu’on lui donne plus que volontiers… Mais c’est un plaisir de savoir que vous allez bien et reprendrez le chemin des blogs bientôt!

      Encore une fois… une toute belle année 2016!

  15. blogadrienne dit :

    je vois que tu es mûre pour une séance de Tout nouveau testament 🙂
    (merci pour ce joli billet qui fait du bien et qui explique bien :-))

    • Edmée dit :

      Je suis, tu l’auras constaté, peu encline à offrir mon épaule plus que le temps nécessaire. Tant de gens qui cultivent le victimisme et trouvent des raisons très alambiquées pour accuser les autres de ce qui ne va pas chez eux. Oui pourquoi pas un tout tout nouveau testament? Mais le Pape sera obligé de faire une bulle spéciale à cause de moi 🙂

  16. obni dit :

    Merci Edmée pour ce beau texte que je partage. Les années défilent, les certitudes s’estompent et les plaisirs naissent ici ou là d’impromptus, de hasard ou d’idées bien ancrées. C’est ainsi que se déroule la vie et c’est très bien ainsi.

  17. TooTsie22 dit :

    Bien sûr que 2016 nous réserve des quantités de « Coup de Jarnac », mais n’y pensons pas trop ..
    Bonne année 2016 et tenons une lampe allumée dans nos vies celle de l’Espoir…

  18. K dit :

    Très beau texte, bravo, merci!

  19. K dit :

    Oui bonne année aussi!

  20. Nadine dit :

    Il y a plein de choses qui me plaisent chez toi : ta joie de vivre, ton humour, ton optimisme, ta capacité à analyser les comportements humains… et bien entendu ta sublime écriture ! Très bonne année.

    • Edmée dit :

      Merci Nadine, tu es vraiment gentille de me complimenter aussi généreusement!

      Bonne année à toi, ta famille et Chaussettes naturellement…

  21. Angedra dit :

    Croire et douter ! Ils s’accommode très bien tous les deux à la sauce de la vie. Je crois et je doute aussi mais je n’ai jamais cru à la culpabilité telle que tu l’as décrit. Pourtant à l’école des soeurs en ce temps là, il y avait des soeurs aux sourires lumineux qui me faisaient rêver de prendre le même chemin qu’elles… mais il y en avait une aussi la Supérieure, qui elle ne souriait pas et tentait de nous faire culpabiliser et faire entrer la peur en nous.
    Je peux comprendre que certaines âmes plus faibles en aient souffert et en gardent des séquelles, pourtant moi je n’en garde que de beaux souvenirs avec de très belles cérémonies , des chants qui me faisaient toucher le ciel, des prières et des senteurs de fleurs, encens, cire… qui enivraient ma foi de mystérieuses merveilles.
    Mais au fond de moi je n’ai jamais cru les paroles de culpabilité que certains voulaient faire entrer en moi. J’ai toujours parlé à Dieu en direct sans sentir la nécessité de passer par d’autres.
    J’ai continué mon chemin avec le message d’amour de la foi sans doute que j’avais compris très tôt que les religieux(ses) n’étaient après tout que des humains, eux.
    Le fait d’avoir beaucoup d’amour en famille et une enfance heureuse m’a sans doute donné cette force de croire. Croire en moi, croire en ceux que j’aime et croire …

    • Edmée dit :

      Il vaut mieux, en effet, s’adresser à Dieu plutôt qu’à ses saints. Je fais la même chose. La foi, je l’ai. Mais je doute du filtre humain 🙂

      Bonne année Angedra!

  22. Nicole Giroud dit :

    Et la vie va, n’est-ce pas, autant la prendre avec panache, comme toi, Edmée, Et courage aussi. Voilà une vie réussie, non?

    • Edmée dit :

      Je ne sais trop, mais finalement, elle est bien à moi, cette vie, et sans écraser personne j’en fais ce qui me donne envie de me lever le matin et me met le sourire aux lèvres le plus souvent.

      Bonne année Nicole!

  23. eckatelefil dit :

    « On ne mérite rien « …c’est dur à admettre ça ! C’est certainement une façon de se protéger des déceptions.
    Bonne journée Edmée.Un plaisir de te lire.

    • Edmée dit :

      Je veux surtout dire « mériter » dans le sens négatif. Quelqu’un qui subit un drame s’entend toujours dire qu’il ne méritait pas ça… mais c’est évident. Pas plus qu’on ne mérite de gagner au loto… On mérite, tout au plus, ce qu’on a obtenu par l’effort mais le sens ici est différent.

      Les déceptions se vivent, comme les joies. L’évitement conduit à un état de non-vie. Je n’y tiens pas 🙂

  24. Voilà une excellente dissertation qui me manquait tant, après des mois passé dans le néant de la blogosphère…
    Oui, tout est lucide dans vos mots et tout est aussi « responsable ». On peut, un premier temps, se lamenter d’être victime de gens malsains et dégénérés ; mais on ne peut s’y attarder…
    Comme vous le dites si bien, s’ancrer dans la victimisation nous rend absolument inutile dans la société.
    Il nous appartient « d’apprendre » et de « réagir ». Ne devenons pas des êtres inutiles et insipides…
    Bonne et rafraîchissante nouvelle année à vous…

    • Edmée dit :

      Merci Mort-vivant qui me semble opter pour la vie ici 🙂 Exact, je n’ai pas de tendresse pour les victimes qui sont rapidement les tyrans de ceux qui les entourent, des tyrans que l’on plaint. Moi pas. Je suis capable de reconnaître qu’ils sont « à plaindre » pour leur incapacité à affronter les épreuves, mais c’est une constatation rhétorique uniquement, car entrer dans leur jeu est les maintenir dans cette vision et… payer de sa personne! Une très bonne année aussi!

      • jeanlouisgillessen dit :

        Bravo, Edmée. J’abonde à donf ! C’est également un des concepts de l’A.T. : le triangle fermé VPS Victime Persécuteur Sauveur (La personne passe de l’un à l’autre sans discontinuer) dont la seule issue est de le quitter dès que l’on s’y sent enfermé ! Certains n’en prennent pas conscience, et gardent ce mode de fonctionnement car ils n’ont pas accès aux clés pour s’en sortir. (ex : dans certaines formes de harcèlement ).

  25. Pâques dit :

    Je suis entièrement d’accord, c’est aussi ma philosophie !!!
    Meilleurs vœux pour 2016 et une bonne année c’est en fait une année où nous sommes en paix en cohésion avec ce que nous sommes, quoiqu’il arrive 😉

    • Edmée dit :

      Tu as raison… on tient bon, on savoure le bon, on fait passer le mauvais au plus vite et on respire un grand coup en se disant que l’air est frais et le ciel bien beau… Bonne année Marcelle!

  26. jeanlouisgillessen dit :

    Beaux tous ces commentaires, et agréables. Marcelle, j’apprécie tout particulièrement celui par toi tout juste posé. Il me convient ( A plusieurs je crois.) ET la réponse d’Edmée itou. Bises à vous deux. Beau début d’année, à défaut de … belle fin d’hiver. Rires.

  27. Marie dit :

    Bonjour et merci pour ta visite sur mon blog ce qui m’a permis de te découvrir. je partage à 100% ton article.Il est trop facile de se lamenter sur son sort en attendant que l’on nous mâche tout. , il faut se secouer les plumes sacre bleue( expression peu utilisé de nos jours, hihihi). Bonne continuation pour cette nouvelle année mais vu ce que je lis je ne m’inquiètes pas pour toi. l’année sera belle. Bonne journée.

    • Edmée dit :

      Ravie de te rencontrer, Marie. Moi aussi j’aime l’expression Sacrebleu, mon père l’utilisait beaucoup (on s’indignait poliment de ce temps 🙂 ) et j’aime à le savourer encore. Toi aussi une très bonne année… et bonne fin de journée!

  28. celestine dit :

    Un de tes meilleurs billets, Edmée. Et je le dis sans flagornerie, tu me connais assez maintenant. La fée du doute est toujours ma compagne, et je ne regrette pas d’avoir cheminé jusque là en sa compagnie.
    les religions sont ce qu’elles sont, mais elles n’ont pas le monopole du coeur, et l’on peut mener une vie digne et belle sans la béquille d’un dieu. Ce qui n’empêche pas de ressentir des choses spirituelles très fortes. Tout est résumé dans cette phrase magique : « Aimer la vie signifie aussi avoir un certain détachement, ne pas voir les choses découpées en devoirs et droits. » Echapper à ces manichéismes faciles qui divisent le monde en deux catégories, c’est s’ouvrir à la richesse des nuances et de la multiplicité.
    Très belle année 2016, dévoreuse de vie !
    Baci bella ragazza
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Sorellita, je sais que ma fée ma marraine, la belle dame du doute, est sans doute la tienne aussi. La religion ne me gêne pas mais je ne me laisse pas entraver par ce qu’en ont fait ses « fidèles adeptes » fournisseurs d’esclaves, de zombies, de chair à divans (de psys 🙂 )… Comment « avoir la foi » ne serait-il pas source de joie, d’élan, de projets, de choses à faire, de gageures innombrables. Se sentir vivre, voilà la vraie foi. Pardi, on nous l’a donnée, cette vie, elle est un cadeau, qu’on ne nous l’emballe pas dans du fil barbelé…

      Non mais…

  29. Tania dit :

    Ce que je lis en ce moment rejoint ta conclusion : cultivons la joie !

  30. Philippe D dit :

    Mieux vaut tard que jamais. Je passe te souhaiter une excellente année 2016. Puissent tous tes projets se réaliser !
    Heureusement, les cours de religion ont bien changé ! En tout cas, moi, je ne raconte jamais ce genre de sornettes aux enfants !

    • Edmée dit :

      Je l’espère bien! Je me souviens des histoires idiotes destinées à nous terroriser, en particulier celle d’un petit garçon qui avait volé un renard et l’avait dissimulé sous son manteau. On lui demandait d’avouer qu’il l’avait volé et il niait, refusant de confesser son méfait. Et pendant qu’il niait, le renard lui rongeait le foie, et il mourait! 😀

      Bonne année Philippe!

  31. Très joli texte. Et tu as raison : au lieu de se lamenter et de voir le verre à moitié vide plutôt que le verre à moitié plein, il faut voir le côté positif des choses et prendre sa vie en main. Et en ce qui concerne la religion, ce sont des gens comme Sœur Emmanuelle qui m’inspirent surtout. Quelle joie de l’écouter à la télévision à plus de 90 ans!

    • Edmée dit :

      Moi aussi j’admire des gens comme soeur Emmanuelle, mais ce n’est pas la religion particulièrement qui fait d’elle ce qu’elle est: c’est un amour des autres, auquel souvent la religion donne un merveilleux support. Mais ces personnes sont très loin du fanatisme ou du sectarisme, c’est l’autre qu’elles aiment et secourent, c’est leur apostolat de vie, ce qui les rend pleinement heureuses – malgré l’endurance que ça demande à tous niveaux…

      Bonne année!

  32. Françoise dit :

    Décidément, j’adore te lire, Edmée. Dans mes bonnes résolutions de début d’année : venir te lire plus souvent (sourire).
    C’est vrai, chacun est libre et responsable de ses propres choix, cela ne sert à rien de rendre les autres responsables de nos erreurs, il faut assumer, c’est tout, et avancer.
    Je te souhaite une très belle année 2016, tout plein de bonheur et de joie, et une bonne santé ! Je t’embrasse.

    • Edmée dit :

      A toi aussi une belle année 2016 bien remplie – de choses heureuses s’entend 😉 – et qui ne s’écoule pas trop vite… Un jour à la fois…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s