Les bons et les mauvais

Bons et mauvais

Je suis souvent étonnée de la pudeur que certains ont à admettre que quelqu’un qu’ils connaissent est “un/e mauvais/e” pur/e et simple, et ce parce que de temps en temps la froideur, le dédain, la méchanceté, les ironies constantes sont entrecoupés de fugaces épisodes “gentils”.

Et ça provient d’où?

Qu’ils ont peut-être une soudaine conscience de ce qu’on attend d’eux (un geste ou un mot de compassion, de générosité) à ce moment pour qu’on continue de les apprécier. Il leur faut aussi arriver à leurs fins, et ils savent qu’un sourire ou un mot aimable ouvrira la porte. Ou encore qu’ils sont “gentils” avec les leurs, leur clan, parce qu’il faut vivre aussi sereinement que possible avec son groupe.

Hitler a bien charmé Eva Braun… avec son côté flirteur, sa petite moustache qui chatouillait, ses peintures de fleurettes, une chanson… qui sait? Il a sans doute caressé un chien ou pris un enfant dans ses bras sans y être forcé pour sa campagne publicitaire.

Mais ça n’en fait pas un brave type.

Un homme violent peut terroriser et frapper sa femme jour après jour et puis se montrer sincèrement repentant et contrit une fois qu’elle est truffée de tubes et plâtrée à l’hôpital, au point qu’on va penser qu’il a enfin compris et qu’il l’aime vraiment, ça se voit… jusqu’au prochain passage à tabac.

Une épouse au mépris condescendant peut, elle aussi, avoir un moment de brève métamorphose si le mari est malade, et même demander la clémence à ses enfants pendant la guérison, alors qu’elle les a dressés à faire chorus dans les soupirs et échanges de regards excédés autour du malheureux quand il se porte comme un charme.

Mais la gentillesse de ces gens vis à vis de leurs victimes habituelles est passagère, surprenante, atypique. Elle ne fait pas d’eux des personnes gentilles, mais des personnes qui ont un comportement gentil dans certaines occasions. Que l’on mentionne d’ailleurs toujours avec un petit étonnement qui flotte dans la voix.

Tout comme les bons ont leurs moments de fureur et de mauvaise foi, de colères sonores. Que, là aussi, on mentionne avec le même étonnement que pour la bonté éphémère des mauvais. Leur côté sombre ne fait aucune ombre sur leur vraie nature : ils sont bons, avec parfois un fichu caractère, et les autres sont mauvais, avec parfois un sursaut agréable dont on connaît la superficialité.

J’ai travaillé sous la surveillance insupportable d’une femme insupportable qui n’avait que le dédain sortant de ses lèvres, et qui croyait se racheter en offrant des Saints Nicolas de chocolat à tout le service le 6 décembre. Un jour je lui ai dit qu’ils n’avaient jamais compensé pour ses rosseries de toute une année.

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45 réflexions sur “Les bons et les mauvais

  1. Angedra dit :

    Combien croisons-nous dans notre vie de telles personnes ! Tout sourire (uniquement de façade) accroché sur leur visage, alors qu’ils sont parfois tortionnaires chez eux auprès de leur femme ou de leurs enfants.
    Combien de femmes que l’on dit malheureuses car devant subir un homme violent … mais qui laissent ce mari frapper, violer ses enfants sans réagir ? Elles pourraient agir au moins pour sauver leurs enfants si elles, elles ne désirent pas l’être.
    Les autres, ceux qui « arrondissent les angles » pour justement ne pas faire éclater au grand jour leur incompatibilité d’humeur dans leur couple, dans leur famille, dans leur travail…. que dire ?
    Nous ne sommes pas tous égaux et n’avons pas tous la même frontière qui nous fait dire : Non.
    Le bon et le mauvais sont parfois très voisins et se croisent sur les crêtes de la vie.

    • Edmée dit :

      Oh oui et ça prend parfois du temps avant d’y voir clair et d’oser classifier la personne, dans notre registre personnel, dans le rayon « mauvais ». C’est ça qui m’agace, ce sont ces atténuantes que l’on s’efforce de mettre quand quelqu’un que l’on sait nuisible se comporte brièvement bien. On on va chercher des excuses dans son enfance ou un drame pour inciter autrui à supporter l’insupportable de cette personne.

      On connaît tous et toutes cette pression, mais dans certains cas elle est véritablement dangereuse. Des oeillères qui nous aveuglent et nous rongent…

  2. sandrinelag dit :

    Devant de telles personnes, j’ai toujours une petite ampoule dans la tête qui clignote avec dans un phylactère, le mot « ATTENTION! » Attention à cet homme, cette femme, que mon instinct, mon intuition appellent à la prudence. L’éviter, contourner l’obstacle, garder ses distances et, malgré sa méchanceté ou sa jalousie, lui donner tout de même un coup de main en cas de total désespoir ou de danger de mort. Un coup de main d’être humain à être humain, une solidarité interne à mon espèce et, peut-être, cela à cause d’une sorte d’apitoiement devant la déchéance, le pathétique que provoque sa mauvaiseté.
    Je crois qu’au fond, l’Homme méchant me fait grand pitié et, au-delà de l’envie de lui donner une bonne leçon, ou de le dédaigner ostensiblement, ou de lui fiche une claque, on devrait lui tendre un miroir et lui dire, en tête à tête: « Regarde-toi, qu’as-tu fait de ta vie? » Je crois qu’il y a toujours au fond de sa perversité une petite bulle d’enfant malheureux qui ne demande qu’à être délivré. 🙂

    • Edmée dit :

      Je comprends bien ce que tu dis et suis d’accord sur le principe. Mais pour certains on ne peut rien. J’ai le cas dans ma famille, deux personnes qui, effectivement, sont « malheureuses », mal dans leur peau, et trompent la souffrance en persécutant les autres. Patience, tentatives chaleureuses de pacifier et aider, rien n’a servi sinon à persuader ces deux êtres qu’ils avaient bien raison de persécuter.

      Ce fut pour nous une véritable agonie, tant d’efforts, de compréhensions, de « nouvelles chances » accordées pour qu’en fin de compte l’autre ne souffre pas moins d’une part, mais que nous nous rongions d’autre part.

      Personnellement, je « sors du jeu ». Certaines relations semblent attiser la souffrance de qui on veut aider au lieu de leur venir en aide. Fermer la porte est en tout cas la paix revenue pour nous. Après 60 ans de souffrances, ils nous faut prendre soin de nous et nous mettre hors d’atteinte…

      J’ai pitié aussi, mais désormais c’est juste un état de fait, je sais que je n’ai pas à intervenir…

  3. Armelle B. dit :

    C’est par chance, chère Edmée, ce que l’on acquiert en vieillissant : le discernement. On sait faire la part des choses et ne plus espérer l’impossible quand le possible vous tourne le dos à ce point. On devine très vite la vraie nature des gens et ainsi on trie le bon grain de l’ivraie.

  4. eckatelefil dit :

    Ah! la versatilité des comportements ! Plusieurs visages…

  5. amandine dit :

    Il y en a pour qui c’est une lame de fond dominante du caractère alors buiten uhuh biz

  6. amandine dit :

    je parle de leur méchanceté lol

  7. Lauriza dit :

    Bien souvent, les personnes qui font souffrir les autres sont jalouses, mal dans leur peau ou complexées. En un mot elles ont souvent des problèmes psychologiques et leur seul plaisir est de voir et de rendre les autres malheureux car pourquoi seraient-elles les seules. Il y a les violents mais le pire ce sont les manipulateurs pervers narcissiques qui jour après jour, à l’insu de tous, distillent les mots qu’il faut pour déstabiliser et arriver à déposséder leurs victimes de leur personnalité. Moi aussi cela m’agace de voir que l’on recherche constamment des circonstances atténuantes. Il vaudrait mieux leur conseiller de se faire soigner ou de les soigner. Dès que l’on peut, il faut fuir ces personnes et éviter d’en avoir dans son entourage. C’est trop facile d’offrir des fleurs ou des chocolats pour se faire pardonner les rosseries éternelles. Je vois qu’avec toi cela ne marche pas, alors nous sommes deux ……

    • Edmée dit :

      Nous sommes deux en tout cas 🙂 Si la compassion et la patience sont de mise pour des individus encore jeunes, même si adultes, personnellement j’abandonne quand amour et sollicitude sont systématiquement inutiles au profit d’une attitude qui reste, malgré d’illusoires et microscopiques éclaircies, nuisible. Chocolats et fleurs ne changent pas le coeur de qui les offre!

  8. kakushiken dit :

    La Bible n’en parle t’-elle pas « la faute du père est la faute des enfants ? (retranscription à « l’emporte-pièce »).
    L’inclinaison de chacun remonte à l’éducation des parents… La faute est à la source.
    Une personne d’inclinaison mauvaise va souiller ses progénitures qui vont pérenniser la toxicité ds géniteurs. Un effet « boule de neige » en quelque sorte…
    Quant à la gentillesse ou la méchanceté, c’est un point de vue du receveur et de ses attentes égocentriques…
    Être gentil avec quelqu’un le dessert parfois ; tout comme être « froid » avec quelqu’un ne le dessert pas forcément…
    Heureusement que je ne suis pas leader d’un pays, parce que je serai catalogué comme « mauvais »… Ma première résolution serait de faire passer un permis de procréer et d’éduquer. Toute personne échouant, serait stérilisé immédiatement (tout genre confondu) et aurait interdiction d’approcher des gosses (adoption, éducation, etc.)
    Alors… gentil ou méchant ?…
    😉

    • Edmée dit :

      La Bible est un effroyable livre d’horreur 🙂

      Ce que tu dis semble déresponsabiliser de tout. Dans certains cas, il est vrai qu’il y a des contextes dont il doit être difficile de sortir intact ou en tout cas valide. Mais dans une même fratrie on trouve des personnalités très différentes. Et de tout temps il y a des gens qui veulent exister en tant que dominateur, dominé ou libre. Quels que soient les parents (on en a deux, d’ailleurs… des parents).

      Quant à ton programme de stérilisation, j’avoue y songer parfois 🙂 Mais être bon ou mauvais est plus, je crois, question de comportement.

      Et quand je dis « gentil » je parle des gens qui ne sont pas forcément plongés dans l’aide d’autrui et le monde des bisounours, non, mais plutôt ceux qui sont bienveillants au départ, qui se comportent sans chercher à écraser ou malmener etc… Pour le reste, je dis toujours qu’on ne donne pas de perles aux cochons: je suis d’une froideur polaire avec qui je veux éviter après avoir été malmenée et risque de l’être à nouveau. J’ai même été « méchante » dans ma jeunesse, ne sachant pas bien doser mon triomphe 🙂 Je ne le suis plus. Mais je suis froide et hors d’atteinte si nécessaire…

      • kakushiken dit :

        Je ne sous-entend pas la déresponsabilisé… Au contraire ! Chaque individu est responsable de ses actes. Ce que je voulais dire est qu’un chien ne fait pas de chat… sourire

      • Edmée dit :

        Tout à fait vrai, il y a des comportements qu’on apprend chez soi (se hurler dessus ou attendre que maman soit assise pour manger, par exemple) mais de tous temps il y a ceux qui veulent être autrement (en mieux ou en pire, ha ha ha), donc il y a malgré tout une sorte de choix qui s’opère une fois qu’on sort de son milieu pour aller à l’école par exemple. On peut être très attiré par des enfants qui ont d’autres manières, se sentir à l’aise avec eux malgré les chiens ou chats qui nous ont conçus 🙂

  9. blogadrienne dit :

    ces sursauts de gentillesse, c’est le plus souvent un comportement manipulateur, je pense…
    plus graves encore, pour moi, sont ceux qui par après « réécrivent l’histoire », oublient, gomment, colorient jusqu’à ce que le tableau les montre parfaits

    • Edmée dit :

      Je pense comme toi. Ils savent quand ça sert leur desseins, d’être « gentils ». Et oui, en effet ils reconstruisent toute l’histoire. Un manipulateur que je connais a fini par nous amuser tous beaucoup car quand il invente une histoire de toutes pièces (ou en se servant d’un infime détail véridique comme point de départ) il « se souvient parfaitement, clairement, précisément ». Sans le savoir il nous envoyait ainsi le signal « Gros mensonge, gros mensonge! ».

      Quant aux « ce n’est pas vrai », « ‘je ne m’en souviens pas » ‘ je n’ai jamais reçu ce mail, cette lettre, ce message »… c’est l’ordinaire 🙂

  10. gazou dit :

    D’une part, je pense que tout être humain peut se transformer, quel que soit son âge et devenir plus bienveillant qu’il ne l’avait été jusqu’alors: je connais quelqu’un qui, toute sa vie, a été agressif et ronchon et, les derniers mois de sa vie, quand il a su qu’il n’avait que peu de temps devant lui, il a changé de comportement et il est devenu beaucoup plus agréable et compréhensif, il a pu ainsi passer ces derniers mois dans la paix avec les siens…
    Mais , par ailleurs, je crois comprendre ce que tu veux dire : il y a des gens dont il faut savoir s’écarter car aucun dialogue ne semble possible et ils sont néfastes et dangereux parce que très manipulateurs…mais on peut garder espoir quand même….et se préserver quand même

    • Edmée dit :

      Oui, on peut changer, et c’est bien pourquoi parfois je pense que « rester mauvais » est en partie un choix 🙂 Certes il y a beaucoup à débattre sur ce sujet, Il y a aussi des niveaux de « mauvaiseté » et de manipulation, de patience et compréhension chez les autres etc….

      Et si personne ne peut en effet décider que quelqu’un ne changera plus désormais, c à d en être certain, on peut malgré tout décider qu’on ne veut plus être impliqué, que si la personne change, ce sera sans nous. Parce que, comme tu dis, il faut se préserver et ne pas oublier la légende du scorpion et du crapaud, le scorpion demandant son aide à un crapaud pour traverser une rivière et lui promet que non, il ne le piquera pas. Mais arrivés au milieu de la rivière, le scorpion le pique. Le crapaud proteste qu’à présent ils vont donc mourir tous les deux et le scorpion lui dit « je n’y peux rien… c’est ma nature »…

    • Lauriza dit :

      Ce n’est pas au moment où l’on sait qu’on n’en a plus pour longtemps qu’il faut devenir gentil, il fallait y penser avant et vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Là on voit bien que la peur de mourir y est pour quelque chose. Enfin, mieux vaut tard que jamais …..

      • Edmée dit :

        En règle générale, je dirais comme toi. Certains deviennent tout miel pour que l’on ne leur serve pas la soupe qu’ils ont fait manger aux autres! Et il y a aussi les immondes époux ou épouses qui ont toute leur vie méprisé, ridiculisé le conjoint, et qui, lorsque ce malheureux martyr est sur le point d’enfin aller se reposer éternellement, ils/elles soignent comme des anges célestes pour qu’on admire, au passage, leur « bonté ».

        Je suis comme toi, j’en ai trop vus de tous les genres pour attendre des métamorphoses miraculeuses. Qu’ils les vivent sans moi 🙂

  11. bizak dit :

    Peut-on être dans la peau de tous les êtres, mauvais, bons, gentils, humains? hélas non ! peut-on tous les comprendre? héla, non aussi. Moi, étant souvent naïf, pensant que le monde ne peut être que bon, combien j’ai vécu à mes dépens , tellement de déception, de révoltes à cause des comportements vilains des hommes et des femmes. Oui, on peut être de nature bon! mais parfois sous le coup de la colère déverser des insanités. Et on peut aussi être mauvais et avoir des éclaircies de bonté. Il y’a autant d’êtres humains que de comportements et de caractères mauvais ou bons et ceci depuis que le monde est monde. Alors peut-on décrypter les différentes natures humaines , nous ne pouvons le savoir qu’à nos dépens ou en notre faveur. Je pense que chacun d’entre nous devrait faire un effort sur soi d’abord et tenter un tant soit peu de chercher le meilleur moyen d ‘être en parfaite compagnie et de fuir à mille lieu les esprits dépravés, mais pour cela, il faudrait être averti et ne regarder et déceler en chacun, ce qui va de sa bonne foi et non de sa bonne fortune.

    • Edmée dit :

      C’est toujours difficile. Et en plus; il y a des gens qui sont tout à fait différents selon la compagnie avec laquelle ils sont. Impeccables et prévenants au travail et ignobles avec leurs proches.

      On ne peut savoir dès le départ. Mais nous avons un instinct et devrions l »écouter. Sans faire ces allers et retours dans la culpabilité « comment ai-je pu penser ces horreurs sur X qui sort d’ici maintenant avec un bouquet de fleurs? ». Si on a pensé des horreurs, c’est qu’il y en avait, et les fleurs ne prouvent qu’un changement momentané de tactique… 🙂

  12. La nature humaine est compliquée, ces gens qui ne sont gentils que dans de brefs sursauts, sont-ils vraiment conscients de leur comportement? Tout cela m’échappe. Mais lorsqu’on est victime d’un tel caractère, bordel. Ce qui serait intéressant d’analyser, c’est la réponse…Comment réagir lorsque par exemple ns subissons un tel comportement ds notre travail. C’est la débandade car bien souvent, ces personnes sont aussi manipulatrices.

    • Edmée dit :

      Je pense qu’hélas ou on se soumet pour garder sa place ou on la quitte. La « dame » (créature serait plus juste) dont je parle était ignoble, mais je n’ai commencé à lui faire face ouvertement que lorsque j’ai su que deux contrats dans le service allaient prendre fin (et tataaaaa… j’avais gagné « mon C4 » donc…) et que désormais elle ne pouvait pas aggraver ma situation. Mais avant ça… je tenais un profil bas, n’ayant pas vraiment les moyens de risquer mon poste (elle était claire : « c’est ça ou le chômage » était sa menace fétiche).

      On a peu de défense contre eux, et souvent pas de pouvoir. C’est un peu ainsi qu’on apprend à les renifler plus vite 🙂

  13. Nous savons bien que les autres sont le miroir de nous mêmes !

    • Edmée dit :

      Si nous le décidons ainsi, mais ils ne le sont pas en réalité.Oui c’est vrai que bien des gens voient dans les autres les qualités ou défauts qu’ils ont parce qu’ils ont du mal à imaginer un autre fonctionnement. Mais c’est tout à fait faux…

  14. Alain dit :

    Bonjour Edmée. Pendant la plus grande partie de ma vie professionnelle, mon poste obligeait à beaucoup de patience, de diplomatie, d’écoute, d’attention. (Pas vraiment mes qualités premières). Je m’y suis plié. Très vite j’ai appris à repérer le vrai du faux. Combien de fois ai-je dû faire semblant ? Plus simplement être pris pour un con. (Pardon pour le mot, mais c’est le seul qui convienne réellement). Devant la mauvaise foi, des mensonges qui dépassent l’entendement, des rivalités imbéciles ou de temps à autres, une violence prête à exploser, j’étais celui qui devait prendre une décision. Un sourire que la personne croyait complice, suffisait parfois à la déstabiliser et finir par la perdre elle même dans son cheminement de nuisance. J’ai parfois remarqué que la méchanceté se retournait contre celle ou celui qui s’en servait comme une armure. Aujourd’hui, libre de ces obligations, et qui plus est, avec l’âge qui avance, je n’ai plus envie de perdre mon temps, de faire semblant, encore moins. Il n’est pas question de jouer à l’aveugle non plus. Dans ma vie personnelle et face à ces personnes, je ne me m’oblige plus à rien. Ni un sourire forcé ou un salut poli. Je continue mon chemin, et je me sens bien ! Bonne semaine.

    • Edmée dit :

      Je pense que toi et moi sommes arrivés à la même conclusion. Et liberté: la fin de la vie active nous libère en grande partie de ces codes pacificateurs qui ne servent d’ailleurs qu’à maintenir l’illusion…

      Bonne semaine à toi aussi Alain!

  15. Pâques dit :

    Le mieux est d’éviter la compagnie de ces personnes néfastes, il faut savoir faire le tri 😉

  16. Tootsie22 dit :

    les « peau de vache » on en rencontre souvent dans la vie…

  17. Colo dit :

    Il faut tout un temps, des années dans mon cas, pour se méfier d’emblée de trop souriants(es), des « qui parlent trop bas », et des, et des…. »trop charmants(es)! Hélas, hélas…
    Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Il y a des indices que j’ai tout de suite pris en grippe, mais d’autres, comme toi, j’ai parfois inconsciemment choisi de les ignorer parce que j’étais sous le charme ou une emprise morale quelconque… Ce qui m’a toujours beaucoup agacée par la suite: je savais que j’avais reçu les signaux avertisseurs et que j’avais fait le choix de fermer les yeux.

      Grrrrrrrrr 😦

      Bonne semaine aussi Colo

  18. celestine dit :

    Un jour quand j’étais encore avec cette « amie » qui n’en était pas une, nous rencontrons un ami à moi, et discutons cinq minutes. Peu de temps après, je le revois, et il me dit: « quand je l’ai vue à côté de toi, j’ai eu l’impression de voir un ogre prêt à te dévorer »
    Son ressenti s’est révélé exact après coup. Cette fille était une manipulatrice et pourtant je la trouvais gentille. J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de cette relation et à redonner ma confiance à quelqu’un d’autre.
    Cela pour dire que de vrais méchants se cachent parfois sous des airs de gentils.
    Maintenant ils ne m’abusent plus, je les repère.
    Baci sorella
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Oui ça prend du temps et des fins d’amour ou d’amitiés traumatisantes pour avoir un flair de léopard…Je suis certaine que ton amie avait un visage pour toi et puis son vrai visage, que ton ami a vu pendant sans doute qu’elle te regardait. Elle venait se coller à ton rayonnement pour attirer quelques proies dans ton sillage – et toi en premier.

      Baci baci sorella!

  19. Nicole Giroud dit :

    Quel plaisir que cette conversation! Chaque fois que tu mets un nouveau billet, il touche profondément et l’échange commence.
    Je lis l’intervention de chacune et de chacun.tes réponses, les reprises, c’est comme si nous nous trouvions dans un salon paisible où des personnes de qualité échangeaient à coeur ouvert, attentives au message de l’autre, cherchant à apporter un éclairage supplémentaire.
    Un vrai, profond plaisir de l’échange.
    Merci à tous.

    • Edmée dit :

      C’est vrai que moi-même j’aime beaucoup tout ce qui suit mon billet, cet échange d’avis et d’expériences. On approfondit le sujet – qui a toujours de multiples faces! Parfois je dis à un ami ou une amie : va lire mon billet de la semaine, tu aimeras les commentaires 🙂

      Merci à toi!

  20. Françoise dit :

    Je pense que l’on se fait avoir une fois, deux fois, et qu’ensuite on devient beaucoup plus prudent et vigilant. Cela m’est arrivé de croiser des personnes charmantes et si gentilles, et qui s’avèrent être des manipulateurs(trices) de première classe. J’étais très naïve, mais je me méfie maintenant, et pourtant je n’aime pas la méfiance, mais il faut bien se protéger.
    Belle fin de semaine à toi, Edmée.

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