Les femmes en pantalon

PantalonLes femmes qui font de grandes enjambées, qui n’ont pas « besoin » d’un homme pour exister – même si elles en ont un avec qui elles préfèrent, oui, partager jours, nuit et vie -, les femmes qui n’aiment pas le rôle de la belle du sud que l’on doit suivre avec les sels, de Blanche neige qui siffle en rangeant l’abominable chaos des 7 autres, de Popotte qui avait tant de bons secrets de cuisine, de la « fée du logis » qui laissera comme seul souvenir sa discrétion et sa tarte aux pommes…

Elles ont toujours existé, bien avant que les féministes affirment les avoir libérées.

Et si oui, certaines ont eu le chemin facilité parce qu’elles étaient de famille riche et ont ainsi eu accès à de nobles reconnaissances telles que femme explorateur, artiste vivant de son art, hôtesse parfaite de petits salons intellectuels où les sujets politiques et littéraires se chevauchent… il y a eu toutes les autres. Et elles furent légion.

Mais il est faux de parler sans cesse d’une abominable domination des mâles comme s’ils étaient tous de vrais barbares sans sensibilité. L’expression « cherchez la femme » parle d’elle-même : derrière bien des hommes qui ont réussi (que ce soit une carrière artistique, de tueur, de politicien et scientifique…) il y a eu en tout cas une femme. Ou deux ou plus encore. Oui le monde est en apparence régi par les hommes. En apparence. On murmure dans les couloirs de ce même monde que les femmes juges sont bien moins indulgentes que leurs confrères, que les femmes se montrent plus cruelles que les hommes dans bien des instances, et même que les femmes sont les pires ennemies des femmes, très souvent. Ces mères aux vies ratées qui se dévouent à saccager celles de leurs filles, ces femmes désoeuvrées qui usent le temps à salir les autres, ces cheftaines de bureau que l’on verrait bien bottées, casquées et nanties d’un fouet…

De tout temps il y a eu des femmes, dans tous les milieux, qui ont senti que la case « fonder une famille et rester  tranquille » n’était pas pour elles. Héloïse, oui, la belle Héloïse elle-même, considérait le mariage comme rien de moins qu’une prostitution de la femme. Elle voulait aimer son Abélard mais pas devenir sa servante. Et elle ne l’a épousé que contrainte et forcée.

Il y a eu des femmes pirates, des femmes bandits, des proxénèteresses, des supérieures de couvent, des directrices d’écoles, des petites mains se lançant dans la grande couture, des femmes de science, des espionnes, des Salomé et des Dalila, des Marie qui préfèrent écouter Jésus que touiller dans l’eau de vaisselle, des reines (du peuple ou des truands, mais reines), des actrices ou femmes de lettre, sculptrices, alpinistes, anthropologues, devineresses, jeteuses de sort, rebouteuses, héroïnes silencieuses en temps de guerre, favorites, concubines follement aimées et écoutées.

Femmes importantes dans un monde d’hommes.

Et toujours soupirer qu’elles devaient subir des mariages arrangés… eh bien les hommes aussi ! Certains et certaines avaient de la chance, les autres allaient subir, même si pas trop souvent on l’espère, une intimité peu agréable. Vieux barbons parfois oui, mais les bougonnes moustachues et bien grasses ne manquaient pas non plus. Et il fallait se dévouer pour la postérité. Et vive l’adultère qui améliorait l’ordinaire.

Quant aux maris martyrs… nous en connaissons tous et toutes, allons !

La femme n’est faible que dans les contes de fées. Et même là…

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29 réflexions sur “Les femmes en pantalon

  1. Oh oui, tu as raison, les femmes agissaient dans l’ombre et ont choisi dorénavant d’agir dans la lumiere. C’est juste, non?
    Beaucoup de femmes en pantalon marchent avec distinction et élégance, au sens propre et au sens figuré. Je connais bien des femmes actrices de leur vie, actives dans les affaires ou dans la vie publique qui sont tout à fait raffinées et pas du tout aigries.
    Je sens bien que tu as quelque compte à régler ma chère Edmee.

    • Edmée dit :

      Pas à régler, mais je suis toujours stupéfaite que l’on pense ces femmes issues du féminisme comme si sans le féminisme elles auraient été derrière les casseroles 🙂

  2. Angedra dit :

    Mais oui les femmes en pantalon ont longtemps eu cette étiquette de marquer ainsi leur regret de ne pas être nées homme. Les hommes comme les femmes ne pouvaient admettre que ces femmes étaient bien au contraire, de véritables femmes bien plus féminines que celles qui jouaient à se plaindre de vapeurs et se donnaient elles mêmes l’étiquette de « pauvre petite chose » incapable de survivre seule dans un monde fait par et pour les hommes.
    Tu as raison Edmée de dire «  »Oui le monde est en apparence régi par les hommes. En apparence. » » Mais moi je rajouterai « quelquefois » ! Et cela fait toute la grande différence.
    Pour ces quelques femmes qui agissent dans « l’ombre » d’un homme, et là encore est-ce vraiment une victoire de rester tapie encore et toujours derrière l’homme sans avoir droit à la même lumière ?
    Oui pour ces quelques femmes, combien continuent à dépendre du bon vouloir et des décisions à sens unique de Monsieur !
    Combien de femmes restent au chevet et mettent leur vie en pointillé pour soutenir l’homme malade, ou assumer un enfant « différent » ? J’en ai connues et j’en connais encore de ces femmes qui restent alors que l’homme, « pauvre petite chose » trop sensible, préfère fuir vers une autre vie, une autre femme, un autre enfant qui lui donnera l’impression de ne pas être responsable mais bien au contraire d’en rejeter la faute sur la femme.
    J’aime les hommes et si personnellement ils me l’ont bien rendu, en me respectant, m’acceptant telles que je suis sans vouloir me changer, me laissant m’épanouir comme je le souhaitais professionnellement, amoureusement, familialement… autour de moi je vois surtout des femmes qui n’osent affirmer leurs choix face à l’homme, qui sous couvert de ce fameux terme « concession » qui ne fonctionne que dans un sens, vivent toute leur vie sous les règles de l’homme et trouvent cela normal !.
    Alors je me dis que finalement, seule la femme est responsable de cet état de fait et que l’homme a encore de beaux jours pour lui.

    • Edmée dit :

      Ha ha, tu m’as bien amusée avec tes femmes qui ont leurs vapeurs et faiblesses agaçantes et les hommes « pauvres petites choses ». Et j’adhère avec ta conclusion: bien des femmes qui disent vivre sous la botte des hommes se précipitent sous la botte en pleurnichant, au lieu de déclarer dignement qu’elles aussi ont une vie qui leur appartient, et qu’elles préfèrent la partager que la marchander…

  3. Armelle B. dit :

    Ah ! ah ! on en connaît toutes et en grand nombre et de plus en plus de ces femmes qui ont quitté depuis longtemps la cuisine et le plumeau et ont chargé leurs époux, de la main droite ou gauche, de les remplacer. Quant aux femmes de tête, d’audace, d’influence, de génie, leurs noms sont inscrits dans l’histoire. Je ne m’en fais pas trop pour elles, car elles ont toujours su se sortir du pétrin en laissant parfois et astucieusement croire le contraire.

  4. sandrinelag dit :

    Très chouette article qui remet les pendules à l’heure et comme cela fait du bien! On pourrait presque dire que les femmes, qui sont pourtant clairement distinctes des hommes – ne sont en fin de compte que des hommes comme tout le monde.
    On est ce que l’on peut, on est ce que l’on se donne la peine d’être, nul besoin de trouver mille excuses.
    En tant que femme, je suis souvent gênée par certaines enragées qui parlent en mon nom de ma soi-disant fragilité, de ma condition précaire, de ma sujétion, ma résignation, mon statut de victime, etc. Jamais elles ne mentionnent qu’être femme m’a aussi ouvert beaucoup de portes, m’a donné des armes pour lutter d’une certaine manière, similaire ou pas à celle des hommes et selon les circonstances.
    La bouillie idéologique d’un certain féminisme me hérisse le poil (parce que oui, moi aussi, comme les hommes, j’ai des poils). Elle n’a fait qu’enfoncer la femme dans une caricature grotesque et l’écarteler davantage dans son identité.

    • Ah là… je crie en choeur avec toi. Je ne suis pas une victime de l’homme, ni sous sa coupe ni sous sa botte. J’ai eu des obstacles dont des hommes étaient la cause, et d’autres nés des femmes. J’ai eu mes moments d’emprisonnements, et en suis toujours sortie. Et moi non plus je n’ai pas besoin des « féministes » pour m’expliquer qu’elles m’ont « libérée ». Je me débrouille très bien sans elles… 🙂

  5. celestine dit :

    Je crois que le manichéisme n’a jamais donné rien de bon.
    Il y a des caractères identiques chez les hommes et les femmes, c’est vrai, les premiers ne sont pas tous des monstres et les secondes de douces vahinés. Le portrait que tu fais de certaines femmes occupant des postes de responsabilité est très juste. Certaines sont de vraies furies, j’en ai connu dans ma carrière.
    Cependant, il nous faut quand même constater que sur le plan du droit, légalité n’est pas gagnée globalement, même s’il y a quelques avancées…D’autre part, si les hommes se sentaient tant dominés que ça, ils auraient fondé le MLH. Or, malheureusement, dans beaucoup de sociétés humaines, et notamment orientales, les femmes ont simplement le droit de la fermer…J’avoue que je préfère être une femme française que de vivre au Yemen…
    Le mythe de l' »héritier » mâle a quand même la peau dure, et pas que chez les rois d’antan… (voir ce qui s’est passé en Chine quand ils n’avaient plus droit qu’à un enfant.)
    Cela dit, tu as raison, les femmes libres ont toujours existé : mais c’est plus facile de l’être quand on a l’indépendance financière. Et que l’on a eu la force ou la chance (ou les deux) de s’extraire du carcan des traditions.
    Baci bella ragazza
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Oui et non. L’argent a ouvert certaines portes mais a créé aussi bien des prisons. Je suis d’accord sur le fait que socialement l’égalité est plus inégale dans certains endroits du monde mais il y a plusieurs manières d’être indépendante, ou dominatrice, ou garce, ou épanouie. Et ça, ça se trouve dans la personne et non pas dans son décor social…

      Baci sorellita!

  6. gazou dit :

    Les hommes ne sont pas tous des monstres et les femmes ne sont pas toutes des victimes….Des personnes qui veulent dominer les autres et imposer leur volonté , il y en a peut-être autant chez les femmes que chez les hommes…et il faut se méfier des apparences et des généralisations hatives

    • Edmée dit :

      Tout à fait… Ce sont les personnes qui sont dominatrices, mauvaises, asservies, serviles, fausses, cruelles, manipulatrices etc… et non pas le fait qu’elles ont homme ou femme, riche ou pauvre.

  7. Pâques dit :

    Je pense comme Gazou que désormais dans notre société occidentale il n’y a plus de différences, l’homme et la femme ont les mêmes droits.
    Parfois il y a quand même des victimes, femmes battues etc…
    Surtout dans les milieux modestes, des mères sans travail et dépendantes …

    • Edmée dit :

      Il y a des femmes battues dans tous les milieux, mais les milieux plus favorisés cachent avec plus de ferveur leurs tares. L’inceste se trouve partout aussi. Et bien sûr il y a des femmes battues et des victimes, mais il s’agit malgré tout de circonstances et non pas de fatalité.

  8. Les temps et les mentalités ont heureusement bien changé, mais contrairement à Marcelle ci-dessus, je n’écrirai pas qu’il n’y a plus de différences dans notre société occidentale. Car tant qu’une femme ne gagnera pas le même salaire qu’un homme pour le même job (ce qui est encore le cas en Belgique), l’égalité hommes/femmes ne sera tout à fait réelle (même s’il y a eu de formidables avancées ces dernières années). Si on prend le cas de la politique, je pense que l’opinion publique est beaucoup plus dure et exigeante avec les femmes ministres qu’avec les hommes ministres.

    Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      Tu as raison en ce qui concerne les salaires, et il y a d’autres inégalités notoires; c’est vrai. Mais mon « discours » soulignait le fait que de tous temps et sous tous les cieux il y a eu des femmes qui ont osé tenter la vie sans joug et y sont parvenues, ont décidé d’exposer leurs talents et s’en sont trouvées bien, ont été l’égale de l’homme dans l’indépendance et le courage…

      Bonne semaine Petit Belge!

  9. Colo dit :

    Des femmes brillantes et fortes, il y en a et en a eu des masses, dans tous les domaines, mais leur visibilité a longtemps été si faible!ª
    Pour les femmes occidentales chanceuses de ma génération, Simone de Beauvoir et quelques autres ont ouvert des voies royales. Mais c’est loin d’être cas pour toutes, hélas. Et je parle de l’Europe!
    Parfois, en regardant la télévision, débats politiques, foot, découvertes…je suis prise d’un ras-le-bol d’hommes. « Où sont les femmes? » chantait Patrick Jouvet.

    • Mais il y a aussi plein de femmes « libres » et méconnues, tout simplement des épouses ou célibataires contentes de leur vie ici ou ailleurs, des femmes qui rient, sont aimées par des amis et des maris ou enfants, sans chichis et sans dépendance asservissante. Qui tiennent un commerce, cousent, abattent une journée de travail sans se sentir dominées par autre chose que la vie qui veut que l’on travaille et « gagne son pain à la sueur de son front », sans craindre ni homme ni femme… Ces femmes-là ne se voient pas, on n’en parle pas, mais elles existent et sont aussi libres que les hommes!

  10. K dit :

    Il y a à la fois tout ce que t u dis et qui met bien l’accent sur le schématisme qui peut s’avérer un piège et desservir ce qu’il prétend faire avancer …et …
    il y a la vigilance – sans doute dans d’autres domaines du côté des droits – pour ne pas mettre la marche arrière.

    Et, au fait,fort belle photo !

    • Edmée dit :

      Oui, les droits font partie du « tout » mais justement, n’en sont qu’une partie. La vie n’est pas seulement affaire de droits légaux mais surtout d’espace pour être dans le quotidien. Certes ici on vit plus largement que là, mais partout il y a une notion d’existence, de bien être. Ce que l’on veut ici ne s’imagine même pas là; mais là on rêve aussi. Un rêve plus restreint mais qui a les parfums d’une liberté personnelle.

  11. eckatelefil dit :

    Bonjour Edmée, bel écrit encore que celui-là . Dans mon enfance il y avait une voisine qui me gardait chez elle quand mes parents n’étaient pas là .Je me souviens qu’on disait qu’elle avait une fille ,une aventurière partie au loin ,en pantalon et qui avait un révolver dans la poche de sa veste…Sur une sellette,dans la chambre de cette voisine je regardais souvent une photo de cette jeune femme brune, belle et portant pantalon. C’était un mystère….Sa mère n’en parlait jamais ou presque…Etais-je trop jeune ? Etait-ce tabou ?….
    Amicalement.

    • Edmée dit :

      Oh quel beau roman on pourrait faire au départ de cette anecdote! Une sorte de Calamity Jane… et il y en a eu, des Calamity Janes!

      • eckatelefil dit :

        Oui ,je n’y avais pas songé,mais c’est vrai qu’à mes yeux d’enfant elle était comme une héroïne…!

  12. Alain dit :

    Belle synthèse qui ne pousse pas à la polémique mais oblige à a réflexion. Me concernant, je le reconnais volontiers, je dois ma réussite professionnelle à deux femmes. Intelligentes, engagées, avec aussi leur caractère, elles ont su gagner leur statut de dirigeante par leur seule intelligence et capacité à déléguer. Plus que tout, elles ont su intervenir là, où les hommes restaient frileux. Tout n’était pas rose tous les jours, certes, mais j’ai vécu quarante années d’activité salariée, parsemées de très belles rencontres, de très fortes amitiés, de voyages et de bonheurs multiples. Récompense suprême, ne jamais avoir eu « la boule au ventre » pour aller travailler. Dans mon « cinéma » je constate une grande évolution. Le réalisateur argentin, Pablo Agüero a déclaré pour la sortie de son dernier long-métrage : « Ce nouveau film accroît encore plus mon intérêt pour la passion féminine et approfondit ma conviction qu’après des siècles de soumission, nous sommes entrés dans l’ère de la femme.
    « Femmes importantes dans un monde d’hommes » écris-tu.
    Il est évident que la femme est l’égale de l’homme. Il est là le problème, en tous cas pour tous ceux qui pensaient, ou souhaitaient, ne jamais voir la vapeur s’inverser.

    • Edmée dit :

      Je pense aussi qu’elle est l’égale de l’homme, de façon naturelle, et qu’il faut surtout que « l’égale » ne veuille pas signifier « la même ». Personnellement je ne suis pas d’accord par exemple avec les quotas de femmes dans les administrations etc… car il faut des gens compétents et basta. Qu’il y ait tout d’un coup plus de femmes ou plus d’hommes n’a aucune importance et « équilibrer »… déséquilibre l’administration en question, bien souvent. Mais une femme intelligente vaut un homme intelligent, et peut aussi le surpasser sous certains angles…

      Quelle chance tu as eue, Alain, de travailler avec bonheur. J’ai fait pas mal de choses différentes et parfois avec enthousiasme, mais je n’ai jamais fait quelque chose que j’avais vraiment envie de faire 🙂 (au travail, s’entend 😉 )

  13. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Tout à fait vrai ce que tu dis !
    Je rajoute mon grain de sel !
    Une femme peut tout faire, mais fait-elle tout bien ? J’en doute ! Dans toutes les espèces animales, les sexes sont bien définis et bien distincts, on ne peut se tromper (sauf parfois avec les bébés chats !(°v°)! ) Mais l’homme, qui est le plus nuisible des mammifères, tente à l’unisexe. On voit ce que cela donne, pas du joli joli ! L’homme doit rester un mâle et la femme une femelle avec tous leurs attributs et leurs fonctions, surtout s’ils s’unissent pour fonder un foyer. Autrement, ils peuvent faire se qu’ils veulent s’ils ne nuisent pas aux autres. C’était quand-même bien pour les enfants lorsque la mère était « une femme au foyer ». Beaucoup en étaient très heureuses d’ailleurs et plaignaient les femmes qui travaillaient au dehors. Je connais à l’heure actuelle, des femmes qui aimerait bien être « femmes au foyer », mais leurs maris veulent qu’elles ramène une paye. Autrefois, les femmes avaient une dote et aujourd’hui… une profession « qui rapporte »…
    Gros bisous chère Edmée et bonne semaine !
    Florence

    • Edmée dit :

      Comme toi, chère Florence, je déplore cet « unisexisme » presque imposé. Il est d’être une femme et de s’en trouver bien, pareil pour les hommes.

      Gros bisous et bonne semaine à toi aussi chère Florence!

  14. lulu dit :

    J’aime ta réflexion, Florence, car même si je suis plus ou moins d’accord avec les propos des autres intervenants, il y a deux choses qui me reviennent constamment en tête quand on parle de l’égalité entre hommes et femmes.

    La première est que l’égalité, elle est là, de toute façon, et elle se trouve dans le respect de la différence. Quand un homme me dit que l’homme est supérieur pcq il est plus fort physiquement, chaque fois, je réponds la même chose « c’est vrai, mais… alors, vous, entre hommes, vous avez une hiérarchie et dans cette hiérarchie l’homme le plus fort physiquement est supérieur aux autres? »

    La deuxième chose qui m’agace, c’est ces femmes qui font carrière et se vantent de travailler autant que les hommes, si pas plus. Si c’est une femme qui a un enfant, chaque fois je me dis « il y en a une qui ne peut pas se lever et dire la même chose, car les enfants il faut s’en occuper de toute façon », et du coup ces femmes de carrière font appel à une « nounou » pour s’occuper de leurs propres enfants, nounou payée de façon dérisoire souvent, car s’occuper de notre plus grand bien au monde ne peut coûter cher!

    J’ai toujours travaillé, j’ai juste adapté mon temps de travail et mes horaires quand les enfants étaient là (et mon mari a aussi adapté ses horaires), je ne le regrette pas, nous n’avions pas les moyens pour que je reste à la maison, mais c’était eux notre priorité, ce qui ne m’a pas empâché de toujours bosser de façon rigoureuse et motivée et d’aimer mon travail.

    Là où je te rejoins, Edmée, c’est quand tu dis que tu es contre les quotas, je me fais la même réflexion que toi:il faut des gens compétents, qu’ils soient homme ou femme.

    Biz,
    lulu

    • Edmée dit :

      Mais voilà Lulu, tu le dis en début d’intervention: l’égalité est là de toute façon. Et je ne mets pas plus haut dans l’échelle de la réussite la virago carriériste que la « femme au foyer ». On n’a pas tous les choix effectivement, (les hommes non plus), et pas toutes les mêmes aspirations. Je pense que l’on peut porter les pantalons en mignon tablier, c à d être une efficace « maîtresse » de maison qui y trouve son plaisir et se suffit aussi à elle-même, consciente de qui elle est en tant qu’épouse et en tant qu’elle-même. Ce qui compte est de se trouver dans sa propre peau, et de s’y étendre, d’en prendre tout l’espace, d’être complète. Peu importe la manière, mais surtout pas en geignant, harcelant, s’accrochant, menaçant et se déclarant victime…

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