La corde pour se pendre est tissée de mensonges

Mensonge blanc, mensonge pieux, mensonge bénin, gros mensonge… C’est une grande famille que celle des mensonges. Mais le pire est sans doute celui qui arrive seul, pour une bien mauvaise cause, et doit rameuter tous les siens – les petits mensonges accessoires – pour survivre.

Car il tue.

Je ne parle pas des « non je n’ai pas fait les soldes, c’est un cadeau de Mireille », « je ne sais pas comment ça s’est cassé, je l’ai trouvé comme ça », « Monsieur le directeur, vous qui partez à la retraite, nous vous regretterons tous… ».

Je parle de ce mensonge immonde né de la colère, de la jalousie, de la perfidie ou du désir d’avoir raison quand on ne l’a pas. La chose affreuse que l’on invente ou déforme pour bien démontrer qu’on a subi un dol, un dommage, une offense. Deux clans vont s’affronter : ceux qui s’allient au Pinocchio diabolique, offensés pour lui, scandalisés, portant haut ses couleurs d’innocence. Et les autres, ceux qui peut-être ne connaissent pas les motivations de Pinocchio mais par contre n’ont pas une hésitation : il invente.

Il ment.

Le temps passe et le mensonge reste là, hérissé de piquants incandescents. Pinocchio, dans son besoin d’avoir raison – d’autant qu’il sait qu’il a tort – n’existe plus qu’en mode comment pouvez-vous croire que je mens ? Insinuez-vous dire que je mens ? Il ne supporte pas les pauses et temps morts, car il lui semble alors qu’on l’oublie. Il brandit donc sa bannière et revient à la charge : on ne l’a pas encore dédommagé, on ne s’est pas excusés, on n’a pas reconnu le tort qu’il a subi. Sa vie n’est plus que ça. Ses fidèles refont chorus au premier rappel des troupes.

Le Mesnil-Aubert - La médisance

Le Mesnil-Aubert – La médisance

Les adversaires, plus calmes mais lassés de ce duel qui use les patiences, produisent l’un ou l’autre fait déroutant. Des raisonnements logiques. Des preuves. Et là, Pinocchio ne peut plus qu’appeler un autre mensonge à la rescousse pour protéger le premier. Et un autre pour protéger le second. Ce n’est pas vrai, il a été mal compris, ce papier est un faux, la photo est photo-shoppée, ce témoin l’a toujours détesté, ce n’est pas du tout ça qu’il a voulu dire, il est formel mais… Chœur sonore de ses adeptes qui, instinctivement, ont désormais choisi de ne plus réfléchir. Il est quand même gênant de se faire pincer en délit de défendre un coupable en faisant tout ce tintamarre, non ?

Dès lors Pinocchio et ses Pinocchietti s’installent dans le déni, refuge confortable. Si les Pinocchietti sont mis le dos au mur par une réflexion des opposants, ils courent en zigzaguant comme le lièvre à travers les champs pour le dire à Pinocchio, lui laissant le soin de les rassurer. Ce qu’il fait d’une nouvelle pirouette. Aux mensonges s’ajoutent les « je ne suis plus tout à fait certain du jour mais », « je peux me tromper sur un détail mais », « évidemment maintenant c’est trop loin et je ne saurais plus le prouver mais »…

Le clan des Pinocchietti est désormais un château de cartes : que l’un bouge et ils tomberont tous. Ils se surveillent les uns les autres, et glapissent de peur à la moindre lueur de doute dans le regard des autres, et retiennent leur respiration, des cernes sous les yeux et toute leur énergie de vie concentrée sur … pas bouger, ni le corps ni les pensées. Pinocchio et ses Pinocchietti ont l’air de dormir, nuit après nuit, dans un champ de mines. Défaits, le regard fuyant, le doute et la mauvaise foi se disputent leur santé. Quant à Pinocchio, il s’est pendu haut et court avec sa corde en tissu de mensonges : alors qu’il fut une période au cours de laquelle il aurait pu avouer en expliquant sa colère, il a maintenant charge d’âmes autrefois crédules et à présent sous auto-hypnose : les Pinocchietti.

Et il meurt lentement, oscillant au bout de sa corde, sous le regard de ses fidèles qui, mollement, feignent de croire que le pauvre… tout ça aura eu raison de lui…

Publicités

31 réflexions sur “La corde pour se pendre est tissée de mensonges

  1. Armelle B. dit :

    Voilà une description imagée et très vraie de ce que nous vivons aujourd’hui. Le mensonge recouvre d’un voile épais, et chaque jour davantage, la vérité. Nous en sommes arrivés à ne plus discerner d’horizon et à naviguer dans les brumes. Et d’immenses écueils se profilent à l’horizon où nous pourrions soit nous échouer, soit nous fracasser.

    • Edmée dit :

      Aligner ses journées sur les mensonges de la veille doit être un étau de plus en plus serré… où on étouffe. Mais en attendant on enquiquine sérieusement son monde!

  2. bizak dit :

    Le mensonge est comme un labyrinthe, quand on y plonge, on suit ses dédales infiniment, jusqu’à un point de non retour.
    Bonne journée Edmée

  3. sandrinelag dit :

    Le chantage du menteur outragé est, comme l’arrogance de l’ignorant, quelque chose de douloureux à constater et sur laquelle on n’a pas ou peu de prise. Nous en sommes hélas tous les jours les spectateurs ou les victimes.
    Plus c’est gros, plus c’est indécent, plus l’immensité du vide qu’ils entraînent dans nos consciences impuissantes est vertigineux, crucifiant. Tu trouves les mots justes pour expliquer la laideur de leur mauvaise foi et ce qu’elle provoque à une échelle plus vaste.

    • Edmée dit :

      Oui… c’est comme parler un autre langage, car on n’est pas entendus. Le déni constant, l’agressivité mensongère sont tellement insultants et pitoyables qu’on ne peut qu’admettre une chose: on a perdu contact et au fond… le dialogue est rompu. Autant se taire et laisser le corps se balancer au bout de sa corde. C’est son suicide et non notre crime!

  4. kakushiken dit :

    Une bien belle façon de raconter le mensonge.
    Tout comme toi, je ne poursuis pas le mensonge dit pour protéger la personne ou ses proches d’une inquisition malhonnête.
    Sinon le mensonge est l’outil préféré de l’égocentrique qui s’aime tellement qu’il ne supporte pas la moindre égratignure ; tout comme le mensonge est l’outil préféré de l’émotionnel qui succombe à l’émotion sans aucun contrôle, perdant sa personnalité.

    Les deux sont abjects, et coupent la trame des liens qui font de l’espèce humaine une entité reliée à chaque individu.
    Cette façon d’agir est, pour moi, un déni d’humanité, de l’entité que nous sommes. Ainsi ils ne sont plus humains, et il est inutile dès lors de converser avec eux, voire de les côtoyer…

    Je sais, on peut me taxer de froideur. Mais lorsqu’un produit toxique se répand, il est conseillé de s’en écarter…

    Belle journée à vous très chère.

    • Edmée dit :

      Merci très cher 😉 Comme tu le vois dans ma réponse ci-dessus, je te suis parfaitement. Ce n’est pas de la froideur; mais il faut bien admettre que tout ne peut pas s’arranger avec amour et patience. Aussi on peut effectivement décider de ne pas se laisser détruire par l’auto-destruction du menteur… Un mort suffit amplement…

  5. Marie-Noëlle Fargier dit :

    Cette note presque puérile, naïve de ce texte (« pinochietti…, champs de mines » Et « mines » avec tous ses sens ! Bravo Edmée !Le mensonge existe car la naïveté, la confiance sont là comme lorsque nous étions enfants avec les contes de fée, le père Noël… Finalement, le mensonge ne réveille t-il pas ce qui est enfoui en nous : l’envie de croire ? Tu l’exprimes très bien Edmée ! Mais faut dire que les « conteurs adultes » sont très forts. Pour en avoir croisés (comme tout le monde) et avoir percé à jour ce trait de caractère, à ma question « Tu sais si bien mentir, qu’on dirait que tu t’en persuades toi-même ?  » Cette personne me répondit « oui »….

    • Edmée dit :

      Parfois ça fonctionne bien parce que c’est si gros qu’on ne peut imaginer un mensonge de cette taille, toujours renforcé, qui plus est, d’autres qui surgissent sans fin comme par miracle à l’appel… J’ai deux menteurs pathologiques dans mon entourage et c’est exténuant, ainsi que nuisible à la santé, pire que la cigarette 🙂

      • Marie-Noëlle Fargier dit :

        Au fil du temps, ces menteurs pathologiques perdent leurs neurones, tant ils les ont utilisé à mauvais escient ! Et là, ils se perdent dans le labyrinthe qu’ils ont créé.

  6. Comment se sent-il face à lui-même, ce vrai gros menteur? Je me demande.

  7. Florence dit :

    Nos politicards se reconnaîtront, mais Pinocchio était trop mignon pour donner son nom aux salopards qui ont pris la tête des institutions de nos pays ! Et ce serait trop beau s’ils pouvaient se pendre avec toute leur clique, mais faut pas rêver !
    Certains menteurs de la vie courante (et non pris dans les hautes sphères) me font rire parfois vu la puérilité de leurs inventions et l’air penaud qu’ils prennent lorsqu’ils sont démasqués. D’autres m’horripilent lorsqu’on leur met le nez dedans et qu’ils ne veulent pas l’admettre et continuent à mentir de plus belle, comme tu le narres ! Je deviendrais vite violente avec eux !
    Gros bisous Edmée et bonne fin de semaine avec ou sans soleil !
    Florence

    • Edmée dit :

      Tu as raison, Pinocchio est trop mignon… Et je pensais en particulier au troisième type que tu mentionnes, ceux qui n’admettent pas et s’enfoncent de plus en plus dans le mensonge, provoquant en effet un dégoût très violent et un exaspération qu’on ne soulagerait qu’en donnant une belle volée de coups 😀

      Bonne fin de semaine à toi et Paul aussi. Pas de soleil pour l’instant mais nous ne savons plus ce que c’est… 🙂

  8. Un sacré sujet le mensonge. Vaste, ténébreux, hypocrite et j’en passe. En tous lieux il y a eu le mensonge. Mensonge pour cacher. Mensonge pour leurrer. Mensonge pour abuser. Là ou mon opinion diverge avec votre conclusion, si vous le permettez, c’est la pendaison. Je pense que comme tous les coupables ils sont la plupart du temps « graciés ». Etre un menteur n’est pas affaire d’imbéciles. Maintenant je vais vous poser une question a vous et à ceux qui liront mes lignes.
    Ou pensez vous que j’ai trouvé le plus de menteurs ou de menteuses…?????
    En tous cas un billet qui me plait et qui en fait devrait être le sujet d’un grand débat. Il y aurait tant à dire :-).

    • Edmée dit :

      J’ignore la réponse à votre question 🙂 Y aurait-il un lieu privilégié, un grand parc à menteurs?

      Oui il y aurait bien à dire sur les diversités du mensonges, ses nécessités, ses lettres de noblesse et ses monstres cachés. Moi je connais deux menteurs abominables et franchement, à voir la misère de leur mine, je les vois bel et bien pendre. Ils sont arrivés au bout. Et j’en suis ravie puisque je n’ai rien à y voir. Ils ont donc bel et bien tissé eux-mêmes la jolie corde qui les étrangle déjà…

      • Un parc…..Ho que oui. Joli le mot « parc » car en effet c’est une sorte de parc. A moi de ne pas voir vos deux menteurs. Je donne ma langue au chats. Deux menteurs ce n’est pas beaucoup…

      • Edmée dit :

        Ce sont les deux abominables. Les menteurs « ordinaires » sont moins nuisibles. Ici je parle de sombres individus sans doute très malades (mais on en vient à dire qu’on n’en peut rien et qu’on n’a pas à en supporter les effets, d’autant qu’il savent qu’ils mentent, donc il y a un choix!) qui ont détruit de belles années à bien des gens, et continuent. Je les parquerais volontiers dans un zoo psychologique 🙂

  9. Lauriza dit :

    Les menteurs sont pénibles et ils ne se rendent pas compte qu’à la longue on ne les croit plus. En général c’est pour se faire mousser ou se déculpabiliser de quelque chose. En essayant de noyer le poisson, ils tombent parfois dans leur propre piège et s’engluent sans pouvoir s’en sortir. Il y a des mythomanes qui affabulent car ils sont malades et ceux qui volontairement comme nos politiques par exemple mentent pour arriver à leurs fins. Aux gens sains de déceler la rouerie ou la supercherie afin de ne pas se laisser prendre. Les belles paroles ne m’ont jamais impressionnée surtout la flatterie pour arriver à ses fins.

    • Edmée dit :

      Il y a des menteurs qui trouvent que leurs mensonges les mènent plus loin que la vérité, donnent d’eux une image plus charismatique. Et puis ils s’engluent dans les mensonges, la dépression (après tout… ils ont fait en sorte qu’on aime quelqu’un qui n’existe pas…) et deviennent malades, mythomanes sans toujours le réaliser. Bien que finalement… ils ont quand même l’adresse de chercher à couvrir leurs mensonges, qui sont donc loin d’être aussi… innocents que ça!

  10. Angedra dit :

    Les menteurs sont les premiers à se faire p(r)endre dans leurs filets. J’en ai connu, mais je pense plus particulièrement à deux personnes à qui mon coeur avait donné le titre d’Amies et qui ne savaient pour l’une que mentir en voulant donner à sa vie la couleur des rêves qu’elle entrevoyait chez les autres. La 2e s’était inventée une vie de victime et s’est tellement enfermée dans ce rôle qu’elle est devenue sa propre victime aujourd’hui, quand tout le monde a fini par l’ignorer. Elle a voulu aller jusqu’au bout de son rôle et donner une belle fin (à son sens) à son histoire. Aujourd’hui elle comprend qu’elle a tout perdu mais plus personne ne veut continuer à la plaindre.
    Tu as compris que j’ai mis de très nombreuses années à supporter leurs mensonges que je voulais voir comme un mal être, un besoin d’attention. J’ai redoublé d’amitié, de gestes et d’efforts de compréhension, les défendant même lorsque cela était indéfendable. Voyant mon rôle d’amie comme devant être le pilier qui résiste à tout, même lorsque tout le monde les abandonne. Je suis ainsi en amour comme en amitié, j’essaie de garder mon coeur et les bras ouverts !
    Mais il y a eu le (les) mensonges de trop et l’une comme l’autre sont définitivement dans mon passé. Elles ne comprennent pas et continuent leurs mensonges auprès d’autres personnes en m’incluant bien entendu dans leurs tourments !!!
    Merci ! Pour moi tout va bien mieux. Je sais que l’amitié tout comme l’amour sont des sentiments trop beaux pour être abimés par de tels menteurs.
    Pour les politiques… c’est un autre problème. Je crois que le mensonge fait partie intégrante de leurs études pour arriver aux postes qu’ils ambitionnent.
    Très beau week-end loin des menteurs.

    • Edmée dit :

      Je connais ce type de personne… La compassion nous empêche de voir clair, et on en voit en effet que ce que le menteur ou la menteuse nous montre (et met en scène): des collègues machiavéliques, une malchance impossible qui s’acharne, des membres de la famille diaboliques… La manipulation est infinie et un jour, épuisés, on se dit « mais non… une telle guigne est impossible même au cinéma… et on comprend qu’on a aimé une pauvre victime qui n’existe pas et est en réalité un démon succube…

      Bien sûr, les politiques… pratiquent le mensonge de bonnes manières et de grande ambition, et comme tu dis, bien que détestable… ce n’est pas la même chose 🙂

  11. Nadine dit :

    Le mieux est de les ignorer, de ne pas entrer dans leur jeu, mais pas facile quand on les croise au quotidien et que leur nez s’allonge indifiniment. Et je sais de quoi je parle. Heureusement, il existe aussi des personnes formidables, auprès desquelles on peut savourer de vrais moments de bonheur en oubliant les méchants. Bon dimanche Edmee.

    • Edmée dit :

      Je vois en effet que tu sais à quel genre de menteurs je me réfère… 🙂 Hélas certains sont très habiles, et ont fait beaucoup de mal avant qu’on ne réalise qu’ils mentent…même si une fois qu’on a ouvert les yeux on se demande comment diable on a été aussi aveugles 🙂

  12. Alain dit :

    Peut-être, du fait de mon activité professionnelle et de l’habitude d’entendre des mensonges en tous genres, j’ai très vite appris comment les débusquer. Je ne suis pas exempt de défauts. Plus jeune, j’ai menti pour des bêtises qui n’en valaient pas la peine. Aujourd’hui, et depuis longtemps, je préfère dire tout net ce que je pense. Ça plaît ou pas. Il ne sert à rien de se cacher derrière des histoires inventées ou des maux imaginaires. Pour celles ou ceux qui s’y complaisent, et quand, pris dans leur propre piège, il leur faut trouver une parade supplémentaire ils inventent encore et encore. Quelle fatigue inutile. Mais arrive toujours le moment où tout s’écroule, eux avec.
    Conclusion, restons debout !
    Très bonne fin de Dimanche Edmée. À bientôt.

    • Edmée dit :

      Me voici bien tard pour répondre mais j’étais hors de chez moi. Comme tu le dis, un mensonge a toujours besoin d’un autre pour couvrir et c’est un vrai labyrinthe en plus…

      Et oui, un beau jour tout s’écroule… en fanfare…

      Bonne semaine et à bientôt.

  13. Françoise dit :

    J’ai eu affaire à des menteurs, à une menteuse plus précisément. Elle s’était tissée une vie complètement imaginaire, et elle s’est elle-même prise dans sa toile, perdant tous ses amis auxquels elle avait raconté tant de bobards. Sur le coup, je l’ai presque plainte, c’est mon défaut je trouve toujours des excuses aux autres, donc j’ai continué notre relation, et puis je me suis éloignée car je ne lui faisais plus confiance, je ne savais plus si ce qu’elle disait était vrai ou faux, si elle se repentait vraiment ou bien si elle continuait à jouer la comédie, et lorsqu’on ne fait plus confiance, cela ne se répare pas.
    Belle soirée à toi, Edmée.

    • Edmée dit :

      Si ce n’est elle c’est donc sa soeur, car je connais le même cauchemar féminin à la vie imaginaire 🙂 . Nous sommes conditionnés à trouver des atténuantes aux comportements les pires, il faut « avoir bon coeur » etc… J’ai cessé d’avoir bon coeur car je me suis souvenue aussi qu’on ne donne pas de perles aux cochons 😀

  14. Philippe D dit :

    Je n’aime pas du tout les mensonges ! Il faut pouvoir assumer ses actes et ne pas essayer de s’en dépêtrer avec des mensonges. Et puis, le menteur n’est plus cru, même quand il dit la vérité !
    Bonne fin de semaine.

    • Edmée dit :

      C’est vrai aussi… menteur un jour menteur toujours, du moins on le croit. Et pour ne pas s’emberlificoter dans les mensonges, c’est un casse-tête!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s