L’amour part… qui revient?

Partir en claquant la porte sur un amour, ça se voit souvent. Ainsi que revenir à cette même porte…

L’idée un peu simple(tte) qu’on a sur ce sujet inépuisable est que celui qui part n’aime plus, et que celui qui revient « a compris son erreur et revient plein d’amour ». Ou celui qui le « reprend ». Mais là aussi, c’est loin d’être aussi simple !

Rembrandt - étude pour femme pleurant

Rembrandt – étude pour femme pleurant

On peut partir parce que la relation comporte aussi un pacte de souffrance qui devient trop lourd et broie cette légèreté amoureuse indispensable au terreau de l’amour. Il/elle n’est pas libre, Il/elle ne veut pas se lier (tout en étant fidèle mais…), il/elle ne peut pas rompre avec sa maîtresse/son amant, il/elle a des obligations de travail qui le/la retiennent loin et rendent les retrouvailles trop rares. Les absences sont plus nombreuses – ou en tout cas plus remarquées – que les présences…

Il arrive que l’on parte sans cesser d’aimer, mais on échange la souffrance du « c’est fini, fini, fini », contre celle des choses qui n’arriveront jamais… On ne quitte pas, mais on part. On ne rompt pas, mais on part.

On peut aussi partir pour « lui apprendre ». Une sorte de mise au pied du mur désespérée. Le bluff de l’ultimatum. Il/elle va comprendre combien la vie est désertique sans moi. Il/elle va se rendre compte que… va enfin se décider… changera… etc…

Par ailleurs, on peut revenir en comptant, justement, sur le choc causé et le sillage de promesses qui accueilleront en fanfare ce retour inespéré, promesses qu’il faudra mettre à profit. Ce retour qu’on n’attendait plus crée une euphorie, et le soulagement de ne plus souffrir – même si déjà on souffrait moins, et même… se livrait à une chansonnette joyeuse au réveil – , de ne plus être en deuil de sa relation conduit à s’engager à ce qu’on s’interdisait même de penser : oui on aura un enfant, oui on fera plus attention à l’autre, oui on restera plus à la maison, oui on deviendra qui on n’a jamais été et que l’autre veut tellement qu’on soit. On deviendra ce qui nous rendra malheureux ou, tout au moins, nous empêchera d’être heureux, d’être nous…

Ce sont des retours de courte durée, car les promesses ne tiennent que le temps du soulagement et s’effritent vite sur la réalité.

On peut hélas aussi revenir sans véritable amour, parce qu’on a la frousse depuis qu’on a claqué la porte, les années passent, les aventures aussi, on sait ce qu’on a et pas ce qu’on aura (ou pas… pensée encore pire pour certains/certaines).

Dans le chapitre des hélas, c’est pareil pour ceux qui restent, d’ailleurs. Ils ne restent pas forcément parce qu’ils sont bien, mais par peur de l’inconnu, des commérages, de la gestion nouvelle d’une vie sans l’autre. Alors ils serrent les dents et font semblant. Ils expliquent qu’ils ont compris qu’ils ne sauraient vivre sans l’autre, et baptisent du nom d’amour leur abandon d’eux-mêmes. Ils n’ont même pas d’amour pour eux, comment aimeraient-ils autrui ? Leur silhouette trahit la croix invisible qu’ils portent : ils se tassent, se voutent, ont la démarche morose ou la précipitation nerveuse.

On n’est pas un couple parce qu’on vit à deux. Ni parce qu’on a des enfants, des dettes, des amis communs… Non. Deux personnes qui font une vie côte à côte ne seront pas forcément un couple – tout comme deux personnes vivant séparées par la force du destin peuvent être un couple soudé et fort…

Et rien de ça ne serait si grave ou destructeur si seulement on accueillait la vérité sur l’histoire qu’on vit. Mais c’est la comédie qu’on se fait à soi, plus encore que celle qu’on fait aux autres, qui ronge. Car mettre un nom sur ce qui « cloche » serait aussi chercher une solution, un arrangement. Reprendre le choix de ses bonheurs et joies. Y croire.

Se redresser et marcher, l’âme, le visage et le corps heureux.

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37 réflexions sur “L’amour part… qui revient?

  1. Angedra dit :

    Tu as très bien englobé toutes ces situations « bancales » qui font que certains restent … ou partent pour revenir !!
    Tu as bien raison, pourquoi jouer la comédie du couple et ne pas oser regarder sa vérité en face.
    La vie mérite en effet comme tu le dis, de « Se redresser et marcher, l’âme, le visage et le corps heureux. »
    J’ai connu un couple dont la femme était partie pour être plus heureuse. Mais la famille s’en est mêlée lui « montrant » son indignité à laisser ainsi son mari pour son propre bonheur. Elle est donc revenue, mais durant de nombreuses années elle a entendu le reproche de celui qui avait été quitté puis qui avait eu la « grandeur » de la reprendre !! Que ce mot « reprendre » me donne envie de fuir encore plus loin………
    Oser vivre sa vie, personne ne peut la vivre pour nous. Ne pas arriver à la fin du film de notre vie en ayant été qu’un simple figurant !
    Comme toujours, tu décris très bien la mésentente entre le « je » et le « nous ».
    Très beau week-end

    • Edmée dit :

      Merci pour ton apport, comme toujours bien détaillé aussi, Angedra. La situation que tu décris, cette femme rentrée au bercail pour continuer son malheur en ne faisant pas de vagues, je la décris dans une de mes nouvelles, « Le grand pardon »; Le mari ne pardonne jamais mais joue les martyrs héroïques car il l’a « reprise »… comme un chien qui se serait sauvé!

      On ne comprend pas toujours nos motivations pour nous marier. On appelle amour bien des choses, l’envie de partir de chez soi, d’avoir des enfants, de faire comme les amis, de vivre en couple, de s’associer à telle ou telle famille, d’avoir une vie aisée etc…

      Mais il est horrible de s’emprisonner (soi et l’un l’autre) dans ce mensonge. Certes, tout le monde ne peut ou ne veut pas divorcer ou même se séparer, mais il y a alors les compromis, le respect de la vie à deux et le respect de chacun pour la vie personnelle de l’autre, qu’on n’enchaine pas.

      Mais pour ça… il faut admettre qu’on a appelé amour ce qui n’en était pas… et on préfère mentir et se décomposer lentement…

  2. sandrinelag dit :

    Edmée, je ne saurais trop te conseiller « Amoris Laetitia », la dernière exhortation apostolique du pape François. 😉
    Il y traite de la question en des termes et des analyses très proches des tiennes. 🙂

  3. claudecolson dit :

    Quelle lucidité ! Tu es mûre pour être la nouvelle « Mennie ». 😉

  4. Armelle B. dit :

    La confusion des genres, la confusion des sentiments, qui oserait affirmer qu’il n’y pas sombré et ne l’a pas, à maintes reprises, expérimentée ? Qui n’a pas pris ses désirs pour des réalités, qui n’a pas su tout simplement déchiffrer ses propres énigmes, désemmêler ses propres nœuds affectifs ? Les histoires sentimentales, les amours perdus ou retrouvés en sont les expressions diverses et variées. Rien n’est simple de ce qui relève du cœur humain si chargé de complexité. Bien vu, bien dit Edmée.

  5. C’est compliqué tout ça. J’ai toujours trop aimé ma liberté (par égoïsme peut-être) que pour me lancer sérieusement dans ette grande aventure de la vie. J’ai connu quelques élans (Dieu merci) mais lorsque la vie à deux m’était proposée, l’image de projection que je recevais n’était pas trop conforme avec mon idéal de vie. Vive la liberté, de faire ses choix personnels.

    • Edmée dit :

      Je n’ai pas non plus aimé le menu de la vie à deux, mais j’admets quand même que ça venait en partie du fait que je ne me sentais pas réellement « tombée en amour » pour les profondeurs. Quand je l’ai été, rien n’était possible, et rien ne fut envisagé. J’ai donc, comme beaucoup, transigé pour des plans qui me semblaient « pas mal » mais qui m’ont vite enfermée… Je ne sais pas ce qui serait arrivé si j’avais fait ma vie avec celui que j’aimais « à fond la caisse » 🙂

  6. kakushiken dit :

    Tout cela me parait être que manipulations…
    Manipulation émotionnelle, chantage affectif, soumission mentale…
    Un jeu de morveux incapables d’assumer la responsabilité dans l’acte.
    Je suis arrivé bien des fois à la conclusion que c’était « terminé ». La pensée, alors, a toujours rejoint l’acte, en quittant la personne définitivement sans retour possible.
    L’amour de l’autre ne devrait pas engendrer d’entraves, de contraintes. Sinon, est-ce bien de l’amour ?…
    Ces manipulations, que je perçois, ne sont que le fruit d’un narcissisme qui fait que l’on aime seulement soi-même à travers l’autre ; et lorsque l’image de nous-même au travers de l’autre est altérée, cela nous rend furieux et provoque une fuite en avant…
    L’autre n’est qu’un objet qu’on ramène à soi, qu’on contrôle absolument et à qui on ne concède rien qui ne soit soi-même…
    C’est juste une idée.
    😉

    • Edmée dit :

      Ça devrait être un long débat, mais je tends à être d’accord avec toi sur les grandes lignes. Je vois autour de moi tant de manipulations, de tours de passe-passe, de chantages affectifs comme tu dis, de rappels interminables de « tout ce que j’ai subi à cause de toi »… Bref, d’ignoble lâcheté. De ça, je ne veux pas, et n’ai jamais voulu. Mais certains n’aiment pas mourir seuls, ils entrainent l’autre… Au secouuuuuuuuuuuurs!

  7. gazou dit :

    Très bonne analyse
    Nous sommes des êtres complexes et les raisons qui motivent notre fidélité ou notre départ sont nombreuses et , hélas, souvent inconscientes, il est tellement plus facile de refuser de voir la réalité et de s’illusionner…
    Merci pour toutes ces réflexions

    • Edmée dit :

      Se tromper – et donc tromper l’autre, en quelque sorte – est souvent involontaire. Mais refuser d’y faire face est volontaire, et une tragédie quotidienne…

  8. blogadrienne dit :

    ça me rappelle le livre de François de Singly, » Séparée. Vivre l’expérience de la rupture » (Armand Colin, novembre 2011)
    J’en ai parlé à l’époque, au R comme rupture, évidemment 😉

    • Edmée dit :

      Oh j’imagine bien que je n’ai rien découvert de nouveau, ha ha ha… mais chacun a sa façon de le dire et le décrire…

      C’est effrayant de voir les « couples » qui se retrouvent face à face une fois les enfants partis et la pension venue, qui jouent au « couple » et se demandent ce qui leur a pris de gaspiller ainsi leur vie…

      Je trouve ça tellement désolant. Si seulement ils s’étaient parlé, ils auraient pu s’aider… trouver la voie pour se quitter ou rester mais accueillir la joie de vivre…

  9. Florence dit :

    Claquer la porte, pour certaines personnes impétueuses est normal, mais elles reviennent vite en faisant semblant de rien !
    Autrement, claquer vraiment la porte, lorsque l’on est vraiment fâché, c’est tout aussi normal, mais là on ne doit pas revenir, autrement c’est un comportement psy ou complétement immature.
    Un autre cas de figure : lorsqu’on a fait une grosse conn… et qu’il convient de se faire pardonner, il faut tout mettre en oeuvre pour retenir l’autre. Par contre si l’autre s’en va sans que nous en soyons responsable, il ne faut pas essayer de le retenir, même si on est au désespoir. On doit rester fier et ne pas montrer qu’on est blessé. Enfin, moi, je vois ça comme ça !
    Bisous Edmée et à bientôt !
    Florence

    • Edmée dit :

      Je pense aussi que c’est mal de retenir qui veut partir. Personne n’appartient à personne et quel que soit le chagrin que le départ inflige, on doit le supporter et pas imposer la prison à vie 🙂 Je pense qu’on peut montrer qu’on est blessé, sans drames, mais on reste digne et civil…

      Bisous Florence!

  10. Tania dit :

    Plongée dans la lecture du Journal de Virginia Woolf, j’y ai trouvé plein d’échos dans ton billet – sur les couples qu’elle observe, sur celui qu’elle forme avec Leonard Woolf.

    • Edmée dit :

      Ah ces femmes intelligentes… Edith Wharton elle aussi a basé une grande partie de son oeuvre sur cette observation sans pitié. Ta Virginia me plaît de plus en plus 😉

  11. Alain dit :

    Voilà bien un article qui me « parle ». Oh combien ! Tout en étant en total accord avec ton analyse, j’ai un exemple, qui, à mes yeux est un acte manipulé par l’intelligence des deux personnes concernées. Un couple marié depuis 28 ans. Ils ont travaillé ensemble et monté, tous les deux, une affaire qui tourne bien Des enfants élevés et libres de mener leur vie respective. Le temps a passé. La vie a continué. Une aventure non dissimulée d’un côté, une histoire plus sérieuse qui voit le jour de l’autre. Que faire ? Couper la poire pour un bénéfice moindre et des complications administratives à assumer ? Tous deux ont décidé et organisé une soirée avec leurs amis les plus proches, pour éclaircir la situation et couper court aux ragots. Pas de divorce. Juste une séparation. Depuis que je suis redescendu, je les vois régulièrement. Ils continuent de travailler ensemble D’anciens amants ils sont devenus mari et femme pour continuer aujourd’hui, en étant les meilleurs amis du monde. Leur joie de vivre, leur liberté et par dessus tout une réelle complicité est un régal pour tous ceux qui ont la chance de les côtoyer. Belle semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Cher Alain! Voici l’exemple type des gens intelligents qui se respectent et ne veulent pas s’emprisonner. Sans tout « foutre en l’air » ils s’adaptent avec générosité et intelligence à la nouvelle… équation. S’ils étaient tous ainsi… (soupir, sigh, sospiro! 🙂 )

      Belle semaine. Très overbooked pour le moment, depuis mon retour, mais je te reviens au galop dès que possible 😉

  12. Bien compliqué tout ça.
    « L’amour est comme une notice de médicaments Si on lit on prend jamais le médicament « .Dégouté à jamais.

  13. Pâques dit :

    Belle analyse !
    Que dire de plus …
    A moins d’être masochiste il arrive un moment où il faut partir, prendre une décision se donner une chance d’être heureux (se).

  14. Il devrait y avoir moyen que chacun conserve son autonomie et vive ses passions propres au sein d’un couple. Car si on aime vraiment l’autre, on accepte qu’il fasse ce qu’il aime et qui l’épanouit. Malheureusement beaucoup de conjoints voient d’un mauvais oeil cette prise de liberté de leur partenaire. Ils la vivent comme une mise à distance à leur égard ou comme de l’indifférence, ce qui n’est évidemment pas le cas. Du coup, ils manoeuvrent pour empêcher toute activité dont ils seraient exclus et la maison devient alors une prison pour tous les deux.

    • Edmée dit :

      Ce n’est pas facile en effet…Et personne ne le souhaite. Mais on ne peut légiférer les sentiments comme on légifère un contrat, et il est clair qu’emprisonner un conjoint, ou le surveiller (et alors lui déjoue la surveillance, quelle horrible jeu…), c’est sordide et sans doute plus mortifère à long terme que faire face avec tout le respect que l’on peut, pour soi et pour l’autre. Ainsi on renforce le tissage au lieu de tout déchirer dans l’emprisonnement…

  15. Alainx dit :

    Tu reprends très bien toutes ces situations de couple que l’on peut rencontrer ou avoir vécu soi-même. Elles ont peuplé mon cabinet de consultation…
    Je ne vais pas ajouter quoi que ce soit sur le fond des choses. D’autres commentateurs ont très bien dit.
    Mais une fois encore ce que j’admire c’est la « manière de dire », toute la poétique que tu y mets, et cette manière magnifique d’un écriture qui fait toucher à l’universel, c’est-à-dire : rejoindre chacun.

    J’ajoute une anecdote personnelle. Au début de ma vie professionnelle j’ai bossé dans un cabinet juridique. Une mission consistait à gérer la fortune d’un couple qui se déchirait dans un divorce. Dans le bureau nous étions deux, voire trois, car ils en venaient aux mains… puis j’ai quitté ce job qui ne me correspondait pas. Quelques années plus tard croisant un des collaborateurs, il me dit : « tu te souviens du couple Machin ? -( comment ne pas s’en souvenir )- après leur divorce ils nous ont demandé de continuer à gérer. Et là… ils viennent de se remarier !
    La femme a dit : on était vraiment cons en ce temps-là !

    • Edmée dit :

      Bien sûr moi aussi j’ai pris pour amour ce qui n’en était pas, que sait-on quand on est jeunes? Pourtant, j’ai offert le choix à quelqu’un qui ne m’aimait plus d’en suivre une autre qu’il croyait aimer d’avantage. Je n’ai pas fait ça en sifflotant ni en trouvant ça super (ça ne « tombe » jamais bien dans une vie que ça vient bousculer de fond en comble) mais je l’ai fait au bout de deux mois de chagrin, fureur, indignation etc. Tout le toutim, quoi :). Si je l’ai fait, c’était par respect de la liberté de l’autre et souci de ma dignité. Je n’aurais pas voulu l’enchaîner (et sentir le poids de la chaîne et du boulet toute ma vie!). Lorsqu’on a voulu me quitter, je me suis inclinée sans m’accrocher. Et si je l’ai fait, c’est bien que c’est possible.

      Oui, ce couple dont tu parles aurait pu apprendre à faire des concessions au lieu de rompre en grandes pompes 🙂

  16. Françoise dit :

    Un petit couple que j’aime beaucoup, en période de crise, avait décidé de se séparer, mais ils ont décidé finalement de continuer un bout de chemin ensemble. Combien de temps, nul ne le sait, mais ils vivent au jour le jour, et si cela ne leur convient pas à nouveau, ils savent que cette fois-ci ils se sépareront. On peut recoller des morceaux une fois, passer outre, mais peut-être pas deux… Ils le savent.
    Un billet qui me parle, Edmée.
    Belle semaine à toi.

    • Edmée dit :

      Je trouve que c’est magnifique d’utiliser une seconde chance… et ainsi de se diriger avec plus de maturité sur le résultat… Je leur souhaite que ce soit un succès!

      Belle semaine aussi!

  17. Lauriza dit :

    Ah ! ce mot amour mis à toutes les sauces alors que souvent il ne veut dire que Désir d’un soir, amourette d’une semaine ou attirance pendant quelques années. On croit alors que l’amour a frappé et beaucoup s’embarquent sur le bateau à deux pensant que la traversée sera sous un ciel toujours bleu. Certains se noieront, d’autres préféreront quitter le navire et sauveront leur peau et d’autres iront jusqu’au bout de la traversée préférant finir en lambeaux afin de montrer qu’ils ont bien tenu le coup.
    Aimer c’est vouloir faire le bonheur de l’autre en lui laissant la liberté de penser et d’agir en lui faisant confiance. Dans un couple, il faut que les deux se fassent confiance et gardent leur liberté d’esprit. Dès l’instant où l’un est soumis et l’autre tire les ficelles, alors il y a déséquilibre et je crois que c’est une grande majorité chez les humains à cause d’un égo plus ou moins grand. On ne peut pas être heureux si on est dominé et pour un tas de raisons que tu as très bien mises en exergue, nombreux sont ceux ou celles qui ne franchissent pas le pas de partir. Certains choix ne sont pas toujours faciles à faire et font souffrir mais parfois il vaut mieux une bonne piqûre et on en parle plus que des petits picotements qui font souffrir à vie.

    • Edmée dit :

      Je « te connais » depuis assez longtemps aussi maintenant pour savoir que tu es toi aussi sensible aux nuances et pièges.

      Je ne peux pas comprendre, ni respecter en aucune manière, l’enfermement d’un conjoint dans des « parce que nous sommes mariés » comme s’ils étaient enchaînés, n’ayant plus droit à être eux.

      Et quand l’un ose prononcer ces mots, c’est en effet que pour lui le mariage était le boulet qu’il mettait au pied de l’autre.

      C’est horrible. Et si fréquent. Et puni d’une vie misérable en fin de compte, même s’il y a un monstrueux « triomphe ». Il est accompagné de médiocrité et souffrance cachée.

  18. bizak dit :

    En lisant ton texte sur les hauts et les bas d’une relation amoureuse, de couple, il se dégage une image commune qu’on trouve partout ailleurs dans le monde ou presque, quand à l’ambiguïté des différentes situations, mais pour les réponses à donner, les solutions à trouver, elles dépendent forcément des us et coutumes de chaque peuple, de chaque pays, des différentes religions et des différentes législations. Mais il est vrai que les réponses à donner aussi dépendent certainement de l’intelligence de chacun et ou des moyens de chacun, ainsi que de leur situation. Ne réussissent généralement que ceux et celles qui sont pragmatiques, conciliants, aimants, amoureux mais pas ceux et celles qui trouvent des tas de subterfuges pour concilier l’inconciliable, c’est à dire oublier l’amour et le partage.

    • Edmée dit :

      Oui, c’est bien ça. On ne s’en sort que par l’amour, le respect… alors on partage le poids de l’orage à deux et à deux on décide de l’abri. Mais les subterfuges, les mensonges à soi-même, les renoncements à soi et donc son refus d’être aussi à l’autre sont la mort.

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