Beau parce que c’est cher, beau parce qu’on le dit, beau parce que c’est beau…

La notion de ce qui est beau est indéfinissable puisque, c’est bien connu : les goûts et les couleurs…. etc, etc…

Mais justement, on ne peut pas nous l’imposer. On ne pourrait pas, devrais-je dire.

A une époque où tout le monde se targue d’être indépendant, de ne pas se laisser manipuler, convaincre, diriger, embrigader etc… la réalité donnerait le fou-rire si ce n’était pas triste.

Le nombre de choses pour lesquelles on nous « guide » avec des accents de dictature est impressionnant, que ce soit au niveau alimentaire (ce qu’on peut ou ne peut pas manger, ce qu’on est monstrueux d’encore manger, ce qu’on est inconscient d’aimer malgré tout ce qu’on sait…), vestimentaire (on veut être tendance, non ? alors pantalons framboise pour les hommes et chaussures ascenseur pour l’hosto pour les femmes), décoration (l’ancien est lourd, démodé, ridicule alors que tant de nouvelles lignes de mobilier vous font un logis provisoirement très cool et moderne… jusqu’à ce que les boulons made in China ne tournent comme des toupies et que la mode ait changé), mode de vie (nous devons être zen, trouver que le tofu est délicieux et trendy, ne pas hésiter à nous inscrire dans des « ateliers » divers pour nous épanouir et resplendir de plénitude, nous ferions bien, aussi, de nous indigner de manière sonore ou en agitant des bannières sur ce que la moitié du monde ou plus fait, moitié ou plus qui en revanche nous traite de monstres dégénérés pour faire ce que nous faisons, etc…).

Et puis on « forme » notre goût. En prime.

Maurice Blum-Collectionneur

Maurice Blum-Collectionneur

Des « critiques » artistiques foisonnent, et s’exclament à la pure merveille, à l’extase garantie, faisant chorus avec les autres. Ils veulent leur place au soleil, et malheur à celui qui oserait dire que lui, il n’a pas aimé, pas compris… On décerne des « prix » littéraires ou autres sur base, trop souvent, de ce que ça rapportera et pas de ce que ça vaut. Ce n’est pas le cas pour tous les prix, généraliser rend toute théorie mensongère, et ici ce serait nier qu’il reste des gens de bonne foi parmi ces pourvoyeurs de récompenses.

Mais on voit de plus en plus des « artistes », ayant reçu de leur éditeur/galeriste/imprésario ou tout autre avaleur de conscience, une formation de démarcheur acharné, c à d sortir de leur rôle qui serait d’entrer en contact – et en douceur – avec leur public, et au contraire faire un marketing éhonté, arrachant avec insistance l’adresse mail du visiteur ou son numéro de GSM, faisant du charme, se collant auprès d’autres plus connus qu’eux pour la photo qui témoignera de cette « amitié » on ne peut plus sincère. Bref, on leur apprend à être prêts à tout pour qu’on parle d’eux, pour une minute d’antenne, trois lignes dans la presse, leur binette souriant à une binette bien connue.

Moi je veux bien, si ça leur plaît, et s’ils sont contents avec le public qu’ils se gagnent ainsi, un public parfois trop effaré pour réfléchir ou parler. Après tout, c’est ce public qui décide, en fin de compte. Soit il est vraiment séduit, soit il se fait bouffer, tout zen et coaché pour la vie qu’il est. C’est son problème, mais si l’objet ainsi vanté n’est qu’un emballage autour de rien… c’est bien dommage.

Heureusement il reste les rebelles, les merveilleux, silencieux audacieux, qui achètent une toile à un artiste peu connu parce qu’elle est belle, leur plaît, leur parle. Ils n’ont pas acheté une signature ou un investissement, ils ont acheté une œuvre qui leur fait plaisir. Qu’ils sont fiers d’avoir vue et puis achetée, même parfois un peu plus cher que leurs moyens ne leur conseillaient de faire.

Il y a ceux qui achètent le livre d’un auteur tout aussi méconnu, peut-être par sympathie après lui avoir parlé, ou parce que quelqu’un leur a dit que, ou que la quatrième de couverture les interpelle. Ils savent qu’ils n’éblouiront personne avec ce volume sur leur table à café où les estampes d’Hokusai font plus bel effet. Mais qu’importe ? Ils sont libérés de l’envie de ressembler aux autres, d’annoncer qu’ils ont lu le dernier machin-chose ou vu le tout nouveau trucmuche en avant-première.

Ceux et celles qui donnent leur chance à une styliste débutante qui a du peps, des idées, de l’enthousiasme…  et de l’originalité.

Ces gens-là, ces merveilleux silencieux audacieux, sont ceux qui, avec les artistes qu’ils couronnent de leur attention, sauvent le vrai talent et empêchent les choses de basculer dans le « tout le monde dit que »…

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55 réflexions sur “Beau parce que c’est cher, beau parce qu’on le dit, beau parce que c’est beau…

  1. Angedra dit :

    Se laisser bercer d’illusions, vouloir absolument être dans ce qui est à la mode sans tenir compte de ses propres choix. Nous en avons des exemples criants avec toutes ces émissions dites de « télé-réalité », qui offrent en pâture ces jeunes qui n’ont d’autres ambitions que d’être vus. Ils pensent ainsi exister… exister alors que justement ils nient leur vie pour se créer une illusion.
    Tout cela dénote d’après moi d’un manque évident d’éducation, de formation… d’amour et de respect de soi
    Ton texte est la réponse à cette mode ou pour exister il faut être dans la lumière, même si celle-ci est fausse et bien cruelle.
    Apprenons à nos enfants à aimer ce qu’ils, aimer ce qui touche leur sensibilité. Ils ont le droit d’être différents et de ne pas rentrer dans le moule des faux semblants.

    • Edmée dit :

      C’est en effet dès l’enfance qu’il faut rendre l’enfant confiant dans le fait qu’il est unique et lui-même avant de devoir faire les efforts inévitables pour la vie en société. Mais parmi ces efforts il n’y a pas « mettre un masque et un costume de scène pour toute la vie »…

  2. laurehadrien dit :

    Si vrai encore une fois. Si déçue souvent de lire le dernier machin chose qu’on m’avait prêté, si délicieusement ravie de lire par accident celui d’un auteur dont quasi personne ne parle…

    • Edmée dit :

      Oh, comme on dit… « ne m’en parles pas! » 🙂 J’ai aussi lu des trucs sen-sa-tion-nels et étais effarée… « mais qu’est-ce que je vais lui dire en lui rendant son bouquin? » Il y a d’énormes fraudes littéraires (et dans les arts en général…), des auteurs qui sont médiocres mais populaires pour de mauvaises raisons (et ne parlons pas des « biographies » sans intérêt rédigées par des « nègres ») qui finissent par écrire comme s’ils tournaient une manivelle après avoir jeté les ingrédients dans un entonnoir…

      Vivent les artistes qui ont … quelque chose de vrai à dire…

  3. Lauriza dit :

    Je ne me suis jamais laissée influencer et je reste un électron libre dans mes choix. En choisissant avec son cœur en général on n’est pas déçu. Vouloir faire comme tout le monde n’apporte jamais de satisfaction et quand l’argent entre en jeu c’est ce qu’il y a de plus détestable. Toutes les pubs et les promotions faites par les artistes ou les auteurs pour vanter leurs créations me font fuir et je ne parlerai pas des peintres dont on vante les tableaux que je trouve affreux. Beau parce que c’est moi qui choisis et non pas les autres et peu importe la valeur. La seule valeur valable est la mienne. Les récompenses et les honneurs sont souvent du copinage dans chaque corporation. Beau W.E. Edmée.

    • Edmée dit :

      Tu as raison Lauriza, c’est ainsi qu’on devrait vivre. Mais il me semble que peu vivent ainsi… la tentation d’endosser l’uniforme semble omni-présente. Dommage pour eux, et heureusement qu’il y a les autres…

      Bon dimanche!

  4. Florence dit :

    Je suis entièrement d’accord avec toi, chère Edmée, et ne peux rien ajouter ou retirer à ce qui tu as écrit ! Ton dernier chapitre remonte le moral…
    Bonne fin de semaine avec mes meilleures bises bretonnes !
    Florence

    • Edmée dit :

      Et si je te remonte le moral, tant mieux! Oui il restera toujours ces heureux hommes libres, sans arrogance ni humilité…

      Grosses bises liégeoises (bises grises donc 🙂 )

  5. celestine dit :

    Je reviens d’un blog qui dit exactement la même chose concernant les « dons obligatoires  » à faire à Noël…La générosité ne se commande pas.
    https://zencok.blogspot.fr/2016/12/vivre-le-don-enfin-paisible.html
    De la même façon, la beauté ne se décrète pas.
    Il est difficile d’être soi-même, d’oser affirmer ses goûts, ses tendances, ses idées, surtout si elles détonnent par rapport à une ligne un peu imposée…
    Eduquer au goût, devrait être éduquer à écouter la petite musique intérieure qui vibre ou ne vibre pas en face d’un tableau, d’une musique, d’un livre…Et donner les clés pour entrer dans l’oeuvre.
    Au lieu de formater.
    Remettre en question, s’interroger sur le pourquoi de ce qui nous fait dire « c’est beau » ou  » c’est moche » oui, on devrait apprendre ça depuis le plus jeune âge.
    Pouvoir exprimer ses goûts sans crainte du jugement d’autrui, voilà le vrai défi d’une vie. parce que c’est ainsi que l’on apprend, peu à peu, à admettre que l’être humain en face a de la valeur même si ses goûts diffère des nôtres. Et je ne parle pas de la dictature de l’apparence physique…
    Une école d’ouverture d’esprit en quelque sorte. Y a du boulot, en ces temps d’ostracisme et de mise en cases généralisés…
    Baci sorella
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      C’est en effet un long apprentissage que d’être soi et rien que soi. D’accepter ses propres différences (au lieu de toujours parler de celles des autres que nous devons « faire un effort pour accepter »… si on nous laissait être différents nous-mêmes, ça ne poserait aucun problème!!!). J’ai eu de la chance, peu de formatage de mes parents, mais plutôt de l’école et de la famille, du carcan social. Je n’ai pas pu échapper à tout tout de suite 🙂

      Baci sorellita!!!

  6. Armelle B. dit :

    J’aime beaucoup cette formule : « les merveilleux silencieux ». Ceux qui suivent leur route silencieux et le plus souvent solitaires par refus de mettre leurs pas dans ceux des autres, ou plutôt dans ceux de cette « tendance » dont on nous rebat les oreilles.

    • Edmée dit :

      Oui… la peur d’être seuls ou honteusement différent, inférieur, pousse trop de monde à suivre cette procession de morts vivants qui gaspillent leurs années à simplement être « comme les autres » et refuser de sentir qu’ils sont un autre….

  7. colo dit :

    Comme Armelle, j’aime aussi ceux qui fuient les « avaleurs de conscience », et sont tranquillement eux-mêmes. Il nous faut/ faudrait absolument éduquer nos enfants à penser par eux-mêmes…

    • Edmée dit :

      Oui, et c’est de plus en plus difficile avec l’assaut constant de la publicité… qui nous donne la carte du bonheur assuré… Chez nous, je me souviens que nous n’écoutions jamais les disques « à la mode » ou presque, car mon père avait ramené d’Amérique du sud ce qui l’y avait charmé, aussi c’est sans artifice que j’ai trouvé normal d’écouter ou lire autre chose que « tout le monde ». On m’a souvent par la suite reproché « les drôles de disques (ou CDs) que j’écoutais, mais ça n’a rien changé…

  8. J’ai toujours été imperméable à tous les avis que j’entendais et n’en fais qu’à ma tête. Au moins, je suis seule responsable de mes déceptions, lorsqu’il y en a. Elle est pas belle la vie?

    • Edmée dit :

      Moi plutôt aussi. J’ai bien sûr cédé à l’attrait de « la normalité » ici et là, et ça m’a rarement apporté quelque chose de réellement bien. Et comme toi j’ai un jour dit à mon père que désormais (j’avais ans) je n’obéirais plus à mes parents puisque ça m’avait conduite à du mal-être, que je ferais mes propres erreurs et n’aurais que moi à blâmer. Mais j’ai gardé tout mon respect pour mes parents, sauf que j’ai pris ma vie et mes bêtises en main 😀

  9. sandrinelag dit :

    Comme c’est juste!
    Les « merveilleux silencieux », ceux qui assument d’aimer ce qu’ils aiment. C’est incroyable comme nous pouvons être conditionnés, canalisés, orientés, parfois sans nous en rendre compte. C’est terrifiant. Et comme il est difficile pour beaucoup d’avoir une pensée personnelle, des goûts personnels, un chemin décidé tout seul. C’est toute la question de la liberté humaine… tellement difficile à appréhender pour beaucoup…

    • Edmée dit :

      Je suis aussi effarée de tout ce qu’on dit aux gens qu’ils aiment, qu’ils veulent pour leurs enfants, leur famille. Et comme une armée de robots lobotomisés ils scandent « oui oui oui, j’en veux aussi »… convaincus d’être très personnels parce qu’ils peuvent décider du look de leur salon (mais toujours « dans le ton du jour, hein! ») ou « personnaliser » leur plaque de voiture…

  10. Alainx dit :

    En te lisant, je réalise que je ne suis pas du tout dans ce genre de schémas…Faudrait déjà que je sois au courant des trucs « à la mode »…
    Quant à l’art, j’ai chez moi une bonne dizaine d’œuvres d’art (peinture et sculpture) d’artistes quasiment pas connus. Ça ne plaît pas toujours aux personnes qui viennent chez moi. Comme disent certaines : « c’est spécial ! » Et là, tout est dit…
    et je ne cacherai pas que j’ai une détestation pour les gens qui ont des mauvaises copies d’œuvres connues, et ne sont même jamais allés voir l’original dans un quelconque musée…
    je trouve ça aussi kitsch que le chat en plâtre sur le buffet…

    Au fond finalement je vais finir par penser que je suis une personne relativement libre… et d’ailleurs il y a bien longtemps que je n’ai ai rien à faire du « qu’en dira-t-on »…

    • Edmée dit :

      Je crois en effet que c’est bien ça, un jour on réalise qu’on est une personne « libre », et que ça ne nous met plus mal à l’aise si ça l’a jamais fait (je veux dire qu’il m’est arrivé de me demander s’il était normal que je déteste le tofu, que Bergman m’ennuie, et ne parlons pas de Paulo Coelho 😀 )

      • AlainX dit :

        « et ne parlons pas de Paulo Coelho »
        ah que non !!!
        N’en parlons pas !!! Il a fait assez de dégâts comme ça avec sa philosophie pour neuneus !!

      • Edmée dit :

        Oh ciel que oui.. Le baîllonner on ne peut pas, mais… une camisole de force peut-être ? 😀

  11. Françoise dit :

    J’aime les rebelles ! Ceux qui n’en ont rien à faire de la mode, du qu’en dira-t-on, ceux qui osent être eux-mêmes ! qui refusent d’être des moutons de panurge ! Et comme j’aimerais leur ressembler encore davantage… 🙂
    Merci pour ce très bon billet, Edmée.
    Beau week-end à toi.

    • Edmée dit :

      J’aime surtout ceux qui ont une belle notion d’où se trouve la frontière entre eux et « tout le monde ». Savent qu’il doit y en avoir une. Alors c’est en toute simplicité, et imperturbables, qu’ils sont eux. Le plus souvent en tout cas. J’ai aussi, bien entendu, erré du mauvais côté de la frontière, mais de moins en moins : on n’y est pas bien, avec cet encombrant déguisement 🙂

  12. K dit :

    Tout est fort bien dit, ce qu’il convient de, ce qu’il faut, etc… Conformité, snobisme,..
    Le prêt à penser, la plaie.

  13. Alain dit :

    Quel article !
    Entre être in, ou être out, pour moi, l’essentiel est avant tout de se sentir en accord dans ses choix. Le droit d’être soi même est parfois difficile à acquérir quand on doit, aussi, revendiquer aussi le « droit à la différence », comme disent certains.
    J’ai toujours eu tendance à me méfier des promotions diverses et variées. Du roman du siècle et davantage encore du film de l’année ! Cela peut paraître présomptueux de ma part, mais je préfère être qualifier de « rebelle ».
    Fouiner, pas forcément pour faire une affaire, juste pour le plaisir d’une éventuelle « bonne affaire » qui ne l’est, souvent, que pour moi. Mais c’est aussi un cadeau de la vie de se faire plaisir sans suivre les dictats imposés.
    Bonne semaine chère Edmée.

    Et merci, pour cette page qui fait du bien.

    • Edmée dit :

      Oui, toi tu as aussi dû revendiquer bien d’autres choses 🙂 Mais soyons nous-mêmes, et fouiner (« chiner » comme on dit en Belgique) pour trouver ce qui nous donne la joie de la découverte parce qu’on sait que c’est… « juste ce qu’il nous faut »… c’est quand même plus intelligent qu’acheter ce dont on nous dit que c’est « exactement ce qu’il nous faut, ils le savent bien »!

      Bonne semaine Alain! T’écrirai bientôt!

  14. Bien vu tout cela. Je suis tellement peu « branché » sur tout ce qu’on « doit » lire en ce moment que je passe souvent pour un ignare béotien pour n’avoir aucun livre de X ou Y dans ma bibliothèque. Le mépris avec lequel ces gens « à la page » me regardent alors n’a d’égal que le sourire ironique que je leur renvoie et qu’ils ne comprennent manifestement pas.

    • Edmée dit :

      Je suis souvent aussi en décalage, autrefois j’en étais un peu déconcertée car comme toi j’avais droit à un regard suffisant ou horrifié, maintenant que je me rends compte que j’ai autant si pas plus de bon raisonnement que ceux qui se sont empoisonnés la vie avec ce qu’ils FALLAIT avoir lu, je suis soulagée 😀

  15. Pâques dit :

    L’important c’est d’être en accord avec soi-même, de se sentir bien !
    J’aime bien les rebelles qui osent s’affirmer et ne pas suivre le troupeau 😉
    Parfois il faut un certain courage, surtout quand on est jeunes …

    • Edmée dit :

      Quand on est jeunes on se plante beaucoup 🙂 Et les racines deviennent vigoureuse, héhé. Mais par la suite on se sent moins seul à avoir ses goûts. Je me souviens que je ne supportais pas Jacques Tati, ni la 7ème compagnie, et ne ne supporte toujours pas… Je ne compte pas me forcer 🙂

      • Lauriza dit :

        Faut surtout pas te forcer, moi non plus je n’ai jamais aimé Jacque Tati ni la 7ème compagnie et ce n’est pas parce que Louis de Funès en a fait rire plus d’un que je vais en faire autant. Je n’ai jamais aimé les tartes à la crème dans la figure et en général tous ses films. Je suis passive devant des situations à 2 balles. J’aime beaucoup rire mais j’aime bien la finesse et je n’ai pas envie de me forcer pour changer ma nature, d’ailleurs au bout d’un certain temps elle reviendrait au galop ……….

      • Edmée dit :

        Voilà… je n’ai jamais eu envie de me force (mais l’ai fait parfois, soyons juste, j’étais plus influençable autrefois) mais bon… on n’est vraiment pas obligés d’aimer ce que « tout le monde » dit aimer!

  16. gazou dit :

    Je lis les critiques littéraires avec intérêt mais je ne me suis jamais sentie obligée d’acheter ou d’aimer le livre dont on parle…Je sais avec qui j’ai des affinités, je sens ce qui m’attire et peu importe si ce n’est pas celui dont tout le monde parle…J’aime aussi me laisser surprendre et élargir mon cercle d’horizon…J’aime bien ton article qui nous fait réfléchir à ce qu’est la beauté..Merci Edmée!

    • Edmée dit :

      Oui moi aussi je suis comme toi, je suis mon instinct, et ma foi… je ne me trompe pas plus qu’en suivant celui des autres, et au moins c’est alors mon erreur, ma faute, ma très grande faute et je fais amende honorable 🙂

  17. bizak dit :

    A notre époque des médias à grande échelle et tous azimuts, où même, cet outil ou ce machin est devenu un tremplin pour élire des présidents de pays, je ne vois pas ce qui nous reste, nous , simples regardants passifs.
    Belle journée

    • Edmée dit :

      Il nous reste notre vie, que nous menons le plus possible comme il nous plaît. Nos opinions que nous partageons si nous le pensons utile ou agréable ou gardons pour nous en souriant. La vie passe et un cortège bien futile passe aussi. Nous sommes aux loges, avec notre existence, celle qui compte.

      Belle journée aussi!

      • bizak dit :

        Oui il nous reste notre feeling, notre lucidité, notre sens des choses, sans forcement croire aux conseils menés tambours battants. Merci Edmée

  18. Tania dit :

    Le conformisme a de beaux jours devant lui, avec l’aide des réseaux sociaux et l’uniformité médiatique. Les moteurs de recherche livrant de plus en plus des résultats « conformes » à notre utilisation habituelle d’internet, cela ne peut que s’aggraver.
    Je suis toujours heureuse de découvrir un intérieur qui échappe aux critères de la déco vantée dans les magazines, impersonnalité comprise.
    Bref, bravo pour ta critique du « beau si à la mode ». Restent deux questions, dont la seconde est la plus difficile : est-ce nouveau ? comment définir la beauté ?

    • Edmée dit :

      Le conformisme n’est certainement pas nouveau, mais a la vie dure tout en se déguisant en « moi je suis différent parce que… ». Je riais aux USA des gens qui voulaient des carnets de chèque « personnalisés ». Mais bon… il n’y avait pas des modèles à l’infini, et je voyais défiler les anges, les petits chiens ou chats, les Jésus, les initiales… par milliers! 🙂 Tous se croyaient très innovateurs…

      Et je pense aussi qu’on ne peut définir la beauté, elle varie pour chacun de nous. C’est un peu grâce à ça d’ailleurs que moi je n’ai jamais été amoureuse de Brad Pitt ou Kevin Bacon, et que je trouvais très belles les taches de vieillesse de ma grand-mère 🙂

  19. Françoise dit :

    J’ai adoré ce billet qui crie comme j’aime à le faire toujours, contre vents et marées, « Vive la liberté ! « , celle de penser, de dire et d’aimer comme on le sent et non comme on nous le conseille ou pire on nous l’impose.
    Tant pis si c’est politiquement incorrect de dire ce que nous ressentons vraiment. Au diable les diktats qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs ; je veux être libre de ne as faire, de ne pas être comme tout le monde même si c’est parfois difficile à vivre.
    Bonne journée et merci pour ce billet qui m’a rassurée (comme beaucoup d’autres petites choses en ce moment. Le changement de société se profilerait-il ?)

    • Edmée dit :

      Mon dieu ce serait bon de le penser mais je doute un peu… il y a toujours ceux qui pensent tout bas autrement mais ne font pas de bruit, et soit se rangent soit s’affirment, font un peu plus de bruit et puis s’en fichent, s’assument et ouvrent leurs ailes en grand. Mais en bas, sur le trottoir, il y a les petits robots en rang qui les montrent du doigt, fiers de leur vie ennuyeuse mais… conforme 🙂 S’ils comptent sur leur récompense au paradis, ça va pleurer là-haut! 😀

  20. Christw dit :

    Il peut être difficile à vivre de ne pas placer son pas dans celui des autres. Mais loin du tohu-bohu, le silence (je lis le «merveilleux silencieux» chez une commentatrice) a des qualités appréciables qui n’empêchent pas de prêter une oreille aux voix mélodieuses.

    • Edmée dit :

      On ne peut pas non plus se différencier par vanité… Ce serait tout aussi stupide. Mais on devrait tout simplement pouvoir être soi autant que possible, et savoir que son propre avis vaut bien celui des autres quand il s’agit de notre plaisir, notre bien-être, notre chemin de vie…

  21. Christw dit :

    J’ai remarqué que parfois le retrait peut entraîner cette marque de vanité. Être soi en faisant preuve de diplomatie et sans heurter, c’est du savoir vivre. Un forme d’art ?
    Merci pour ces points de vue intéressants, bonne journée.

  22. Béa de C dit :

    Comme je le disais: « savoir dire NON »!!!! Comme ton amie Françoise plus haut « Vive la liberté » et aimer ce qui nous plait vraiment… tout simplement!
    Moi, j’ai lu 2 Edmée de Xhavée et j’ai adoré! Pas connue en dehors de notre Province, qu’importe, j’ai adoré, je le répète!
    (Ça, c’est le petit clin d’oeil avec un gros bisou)

    • Edmée dit :

      Que tu es gentille! Mais ça fait tellement plaisir de pas forcément être connu de tous mais juste de ceux qui nous ont… reconnus, surtout. Bises aussi…

  23. Philippe D dit :

    Moi, je te soupçonne de faire partie des rebelles…

    • Edmée dit :

      Ce n’était pas vraiment de la rébellion mais je persistais doucement avec mes goûts à moi. Mais je suppose que venir d’une famille « différente » aidait: je n’entrais pas dans les normes quoi que je fasse et donc… n’essayais pas.

  24. Binh An dit :

    Bonjour Edmée,
    Noêl s’est passé dans le calme, j’imagine que c’est ainsi aussi pour vous. La famille s’est réunie. Des cadeaux très « utiles », car on s’est consultés longtemps avant. Chacun a beaucoup parlé, modérément bu….Nous, les parents, sommes ravis car les enfants travaillent bien, progressent, et chacun, en plus du boulot, a un hobby qui les passionnent.
    La vie continue, vous dîtes…
    (après votre passage, j’ai réécrit mon texte chez moi)

    • Edmée dit :

      Merci pour votre visite! Noël fut pour moi un peu trop calme car malade j’ai dû renoncer à aller chez mon amie qui m’invitait, mais comme ça m’a remise sur pattes, c’est finalement un gros cadeau… 🙂

      Oui Noël permet aussi de constater que les enfants vont bien et nous rassurent sur l’exemple que nous avons pu donner!

  25. Binh An dit :

    Bonjour Edmée,
    J’ai eu ma période d ‘ »hostilité », puis je me suis calmé. J’achète Télérama, pour avoir les adresses, mais ne suis pas les « étoiles », avec lesquelles je suis pourtant assez d’accord en général.
    Pour le verbe « aimer » concernant les arts, mon attitude est pour comprendre et apprécier, il faut « mettre les mains à la pâte ». J’ai appris à dessiner, crayon, fusain, aquarelle, acrylique, huile, encre de Chine, … Et je regarde les tableaux très différemment, de façon plus ressentie, à ma façon bien sûr. Et j’ai eu des émotions bien plus fortes je crois. J’ai aussi appris la photo, la flûte, etc… J’ai appris le français très sérieusement, j’ai appris à lire, et même à traduire les poèmes, quel culot !
    On ne peut pas tout apprendre, mais chaque fois qu’on a testé soi même, on sent plus l’effort, la recherche, la souffrance de l’artiste…
    Quant à l’avis des gens, c’est leur affaire, il faut les respecter, et on est tous contents…

    • Edmée dit :

      Un parcours de courage et d’amour, et d’appétit pour les choses et les découvertes, c’est remarquable!

      J’ai des amis pour quelques jours et donc suis peu sur le net… d’où mon retard à vous répondre 🙂

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