Un patchwork de visages aimés

Finalement, créer des personnages, c’est souvent faire un patchwork de tous ces gens rencontrés au fil du temps. Pour autant qu’on ait bien observé et construit un dessin précis dans sa mémoire. Car l’extraordinaire n’est pas rare. Beaucoup de gens ont au moins une période extraordinaire dans leur vie. Pour d’autres, l’extraordinaire est un banal quotidien.

Et c’est avec bonheur que je ressors ces acteurs de mon passé, leur donnant un rôle dans mes récits. Parfois ils sont presque la fidèle réplique de ce qu’ils furent, comme Michel dans Les romanichels. D’autres m’ont fait la surprise de ne pas vouloir tenir dans le script que je leur avais choisi, comme Mr Dupage dans De l’autre côté de la rivière, Sybilla, qui suivrait la parution des Romanichels. Inspiré d’un de mes oncles, il n’a pas eu de plaisir dans cette vie que je lui imposais et en a exigé une autre. Et puis il y a ceux qui sont inventés sur base d’éclats de personnes réelles.

Aix en Provence, c’est ma sortie de léthargie, d’un mariage destructif, d’une observance des conventions qui m’éteignait. Et j’ai tout un kaleidoscope de souvenirs aux couleurs multiples et gaies, une palette de visages et silhouettes qui ont enrichi ma pensée et m’accompagnent encore aujourd’hui.

Comme Jonathan. Il avait été le photographe des Beatles jusqu’à l’arrivée dans leur vie de Linda McCartney, avec laquelle il ne s’entendit pas. Tant d’argent gagné si vite! A Londres, il vivait alors sur une péniche où, généreux et inconscient, il recevait sans compter une multitude de parasites. Un nuage de hashish épaississait le fog londonien, et les poissons de la Tamise devaient avoir la gueule de bois en permanence. Les descentes de police étaient devenues banales. Une fois son argent parti … en fumée (! ), il avait vendu la péniche et était arrivé, sans regrets, à Aix. Un grand type blond-roux, barbu, dégingandé aux doux yeux clairs un peu protubérants, et qui éternuait tout le temps. Chaussé de godillots à semelles compensées de bois, ce qui, avec sa haute taille – très haute! -, le faisait marcher du pas raide de la créature de Frankenstein. Mon ami pendant un peu plus d’un an, alors que nous habitions au même endroit sur terre. Il venait souvent me voir, et nous parlions inlassablement des Indiens, et des fantômes.

Il avait acheté une maison à retaper qui avait appartenu à Philippe Encausse, le fils du célèbre Papus, (membre d’un ordre kabbalistique rosicrucien, spirite, adepte du tarot etc…) et un fantôme s’était presque matérialisé sous ses yeux, vapeur blanchâtre flottant au-dessus d’une porte alors qu’un froid glacial envahissait la pièce. Les gens qui allaient chez lui en voiture voyaient leur moteur s’éteindre, inexplicablement, lorsqu’ils quittaient la route et empruntaient l’allée de terre. Enfin… c’est ce que Johathan disait en tout cas…

Quand je l’ai connu, il recommençait à zéro – et même -5 je dirais -, et passait le torchon – en souriant – sur le sol des Deux Garçons (Les deux G comme on disait… ) cours Mirabeau, ce qui indignait le chef de salle. Quoi! Avoir eu la chance de faire de bonnes études, d’avoir eu de l’argent, d’être – eh oui! – un authentique Lord écossais, et jouer les Marie-clape-sabots, c’était plus qu’il ne pouvait comprendre!

J’ai souvent essayé de retrouver Jonathan, sans succès.

Ou comme Charlie Pye-Smith. Anglais et souriant, ami de mes amis Peadar, Jonathan, et Nicholas. Sérieux, l’allure d’un futur savant, concentré. Avec lui, Michel, Peadar et Nicholas, j’ai fait une interminable promenade sur le Causse Méjean, et il nous pointait tous les détails qui faisaient de cette longue marche la découverte de l’intense vie secrète des habitants des bois. Une crotte de renard ici, l’empreinte d’un sanglier là, le cri d’un lapin … Vingt kilomètres! Ça creusait l’appétit et bandait les mollets!

Et oui, avec lui aussi les fantômes animaient les conversations. Un de ses amis avait un jour rencontré un moine sur une plage déserte, et ils s’étaient arrêtés pour parler un moment. Puis le moine l’avait intrigué en affirmant avoir la sensation étrange de ne pas savoir s’il était vivant ou mort. Lorsqu’ils s’étaient salués pour reprendre chacun leur route, l’ami de Charlie s’était retourné… le moine n’était nulle part en vue! Enfin… c’est ce que l’ami lui a dit en tout cas…

Maintenant, Charlie habite en France et est l’auteur de nombreux livres sur l’environnement, la nature, l’écologie, l’Inde, le Népal… On se reverra peut-être un jour, on se l’est promis, d’une de ces promesses suspendues à bien des aléas !

Et Peadar et Nicholas, très souvent ensemble, bien que j’aie connu Nicholas en premier lieu. A l’époque, ils alternaient « faire la manche » avec la tonte des moutons. Ils se trouvaient à Carcassonne alors qu’on y tournait « Un lion en hiver » avec Peter O’Toole, et entre Irlandais, ils avaient partagé plus d’une cuite fraternelle à la Guinness en ville, reconduisant l’acteur en zigzaguant dans leur effrayante voiture dont les portières ne fermaient plus vraiment, pour reprendre le tournage.

Peadar était un Irlandais né au Kenya, où son père possédait une grande ferme. Tout jeune il avait appris à piloter un avion pour se rendre d’un point à l’autre des terres paternelles. Il avait grandi avec les Masaïs. Il était pour moi un ami véritable, impassible et serein, attentionné. Je me souviens encore de la joie qui avait soulevé mon coeur quand il a un jour franchi, alors que je ne l’attendais pas, le seuil du magasin où je travaillais. Il a épousé une Française et vit en Californie.

Nicholas avait la plus belle voix du monde, et ressemblait alors à un gros angelot. Joues d’un beau rose Rubens, boucles blondes, joli sourire et yeux innocents. Il était né dans le Vermont d’un père sicilien (descendant du fameux Nicolà Porpora, compositeur d’opéra baroque) et d’une mère Irlandaise. Il ne fichait pas grand chose, sauf chanter, jouer de la guitare et dessiner.

 

Mon chat Jérémie – Dessin Nicholas Purpora

 

Michel – Dessin Nicholas Purpora

 

Le cours Mirabeau Nicholas Purpora

Je le considérais un peu comme un jeune frère, et Peadar et lui débarquaient régulièrement chez Michel et moi à l’improviste, revenant de Carcassonne, de la Montagne noire, d’Irlande où ils avaient joué avec Ted Furey « à la bonne franquette » et vu une Banshee dans le bus (enfin… c’est ce qu’ils disaient), de Sardaigne ou d’ailleurs. On mangeait, chantait, buvait, et ils dormaient avec l’abandon de la jeunesse sur des coussins par terre, parcourus par ma meute de chats, Marie-Salope, Salomé, Saxophone, Fritz, Jérémie… Rien n’était plus beau que la voix de Nicholas quand il chantait Les Tuileries de Victor Hugo, mis en musique par Colette Magny. Nous sommes deux drôles – Aux larges épaules – De joyeux bandits – Sachant rire et battre – Mangeant comme quatre – Buvant comme dix. J’avais les larmes aux yeux d’un bonheur trop intense quand il arrivait au dernier couplet Nous avons l’ivresse – L’amour, la jeunesse – L’éclair dans les yeux – Des poings effroyables – Nous sommes des diables – Nous sommes des dieux! Cette phrase, nous la hurlions dans un sourire, tandis que je formulais à chaque fois un souhait muet: que je l’entende encore une fois! Ça fait plus de trente ans que je ne l’ai plus entendu, et cependant … j’ai toujours sa voix dans l’oreille!

Nicholas s’est marié, a deux enfants et élève des chèvres près de Carcassonne. Mais il a résisté contre le téléphone et l’internet. Nous nous sommes revus et même reconnus malgré trente ans de rides et cheveux gris ou blancs. Nous étions les mêmes. Et nous nous reverrons. C’est lui qui m’a envoyé ces dessins venus des riches heures du fan club de Michel…

Et je ne peux oublier Jeff, perdu de vue comme bien d’autres. Jeff qui était Gallois, et ne pouvait retourner en Angleterre sous peine d’y être arrêté pour … hold-up à main armée dans une banque! Il avait donc fui son pays avec une jolie fille de bonne famille qui était trop amoureuse pour abandonner son gangster de Jeff, et en prenait un soin jaloux. Tout le monde lui avait décrit les Français comme portant un béret et une baguette sous le bras. Et le premier Français qu’il a vu en France portait effectivement un béret et un baguette! Pour gagner sa vie, Jeff lavait des vitres de magasins, et avait la charge des vitres – et des clés!!! – de la BNP… Le gangster était loin! Il venait d’un petit village gallois où on conservait dans l’église une ancre provenant d’un voilier qui était apparu, flottant dans le ciel, et qui s’était accrochée dans le clocher. Une mauvaise bagarre lui avait valu un coup de poing, le privant de la vue d’un oeil. Deux ans plus tard, l’assurance l’avait « dédommagé », et il avait fêté ça dans le même bistrot. Tournée générale. Bagarre. Et pan dans l’oeil de nouveau. Cette fois, il était crevé! Mais bon Dieu, que le Jeff que je connaissais était serein…

Et les filles, dans tout ce monde d’hommes et garçons? Adèle et rien qu’Adèle, si j’exclus des relations superficielles mais sympathiques avec des collègues, (« Jaja », « Crème Fraîche », Jocelyne, Mireille, « Titi », « Sécotine » …) et des rencontres de courte durée comme celle avec Christelle, une jolie Alsacienne qui fut, pendant un moment, la compagne d’un ami.

Adèle est de Verviers comme moi, et m’avait tant vanté Aix et ses glorieuses beautés que j’y suis partie. Quelques mois plus tard, elle est arrivée chez moi: « J’en avais marre de Verviers, j’ai tout planté là et me voici! » Elle en a bavé un peu, car au début elle n’avait trouvé à se loger que dans une maison habitée par une série de locataires qui semblaient sortis de la cour des Miracles, dont une certaine Rose que tout le monde appelait Cirrhose et qui déambulait, les joues rouge vif et le cheveu emmêlé d’un noir Belle-Color terne, ses amples formes emballées dans une sorte de parachute rouge, comme un gros mongolfière ivre. Mais elle a fini par habiter un très joli petit studio dans un hôtel particulier de la rue des quatre dauphins, et a eu, en prime, la joie de finir dans les bras d’Alain Delon alors qu’elle sortait de chez elle au pas de course.

Un jour sa soeur Jane est venue nous retrouver en auto-stop pour le week-end. « J’ai dit à maman que je partais aux courses de Francorchamps! » nous a-t-elle dit en riant.

Amie loyale, elle m’a une fois demandé ce qu’elle pouvait me rapporter de Verviers, où elle allait rentrer pour une huitaine de jours. Du fromage de Herve, ai-je dit sans hésiter. Et elle a supporté le regard soupçonneux de ses voisins de compartiment dans le train à chaque fois qu’elle entr’ouvrait son sac.

Adèle a rencontré Patrice, qui collectionnait les reptiles et d’autres animaux, et à partir de ce moment-là, elle a souvent eu des pansements aux doigts parce que l’iguane ou les loirs l’avaient mordue. Il faut dire que jamais elle n’aurait encouru le risque de se plaindre à Patrice, parce qu’elle en était folle! Il aurait pu la mordre lui-même qu’elle aurait fait semblant de ne pas le remarquer… Un jour elle m’a confié, radieuse, qu’elle avait fait un rêve au cours duquel elle se voyait mariée avec lui, assise dans une pelouse devant une maison, et ayant trois enfants.

Ensemble on allait à la chasse aux couleuvres à colliers et tortues, ou à la chasse aux émotions tout court. C’est Patrice et elle qui m’ont emmenée la nuit près des ruines d’une tour, m’obligeant à marcher à la lueur d’une bougie (que je maudissais la brise, ce soir-là!) et m’ont fait croire que les ruches à miel de bois étaient des cercueils de nouveaux-nés! Eux-aussi aimaient les chats: Papus, Merlin (l’emmerdeur) et Cassiopée habitaient alors avec eux.

Ils se sont mariés et ont trois enfants! Et une pelouse devant la maison, ce qui est plus facile sans doute.

C’est à la même époque que j’ai rencontré, lors d’un voyage en stop à Paris avec mon compagnon, le sculpteur Michel Guino, qui était son ami. Michel est le fils de Richard Guino, le sculpteur espagnol qui fut les dernières mains de Renoir, alors incapable d’utiliser les siennes pour peindre à cause de l’arthrite. Une « guerre » entre les familles Renoir et Guino anime les tribunaux à ce sujet encore aujourd’hui. J’ai logé chez Michel et sa compagne Corinne rue Daguerre, enthousiasmée de leur accueil bon enfant, et tous ensemble – avec leur fille Arianne et leur beau-fils il me semble – nous sommes allés à une soirée chez Claude Clavel, un peintre qui n’est plus à faire découvrir et est aussi le père d’Olivia Télé Clavel, membre fondateur du groupe Bazooka. Je n’ai pas grand souvenir de cette soirée sauf la vue merveilleuse que nous avions depuis son balcon rue de la Capsulerie, sur un Paris la nuit qui frémissait de lumières. Je dois aussi avouer que n’ayant pas prévu ce genre d’occasion, j’étais embarrassée de m’y trouver avec ma fatigue d’auto-stoppeuse, en jeans et cuissardes de laine, et je crois 10 francs en tout et pour tout en poche pour rejoindre Aix parce que « mon » Michel avait été dépenser les 10 autres à La Couronne avec des amis! J’ai été très gnan-gnan, et en suis encore confuse…

Michel et Corinne vivent toujours entre l’atelier de la rue Daguerre et leur maison de Bretagne, et nous avions prévu de nous revoir, ce qui risque de ne pas arriver car le temps ne fait que défiler.

Mais l’ami peintre parisien que j’aimais le plus, c’était Jacques, dit « Le Maréchal ». Maigre, doux, apaisant, discret, attentif, sachant écouter, regarder. Il habitait un duplex Porte d’Italie, avec sa compagne et Gwen Ha Du, (blanc et noir en breton), son chien. Un chien qui dormait le jour pour suivre son maître noctambule avec plus d’entrain. J’ai le souvenir d’une rangée d’avocatiers en pots, le long des fenêtres, d’une hauteur impressionnante. Et d’un appartement bien rangé qui allait bien avec cette paix qui émanait de Jacques. Il est venu ensuite chez moi dans l’Aveyron, et Michel et lui sont allés à la cueillette aux champignons avec la joie d’adolescents tranquilles.

Visages merveilleux de mes années extraordinaires, soyez bénis car je vous aime encore!

 

 

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31 réflexions sur “Un patchwork de visages aimés

  1. Anne K dit :

    Quels beaux souvenirs d’en France et de jeunesse! Un plaisir de les lire et de les decouvrir. 🙂

    • Edmée dit :

      Merci Anne… J’ai été très heureuse là-bas, ce furent des années charnière, révélatrices, et bien remplies de ce qui ne partira plus 🙂

  2. blogadrienne dit :

    quelle belle galerie d’amis inoubliables (et de portraits) à chérir!

    • Edmée dit :

      Oui, ce fut très coloré et ne s’est pas estompé…

      • blogadrienne dit :

        et une belle source d’inspiration pour des personnages hauts en couleur « sur base d’éclats de personnes réelles » 🙂
        (j’aime l’expression, « sur base d’éclats de personnes réelles »)

  3. Nicole Giroud dit :

    Quel défilé de belles personnes, on a envie de les connaître toutes! Merci pour cette restitution, Edmée, et ces moments de vie et d’amitié qui doivent te tenir chaud les jours de vent aigre ou de solitude.

    • Edmée dit :

      Oh oui… je pense que vivre à 1000% à moment donné fait germer quelque chose, si on ne vit pas sottement et de façon nuisible aux autres ou à soi-même. Mais j’accueillais tout, j’étais bien protégée d’ailleurs, et ai pu pénétrer dans un monde qui était généreux,raisonnable mais d’une énergie folle, et d’une grande gentillesse.

  4. Célestine dit :

    Quand je te lis, je me dis que ta vie a quand même quelque chose d’un roman ! A épisodes, avec des personnages truculents et attachants, un kaléidoscope de sensations, d’expériences et de rencontres inoubliables.
    J’adore ce billet fleuve qui coule pourtant avec une fluidité magnifique. Quand je vois des billets aussi longs, je prends souvent peur. mais avec toi, ça se lit si facilement.
    J’aime beaucoup aussi les croquis de Nicholas.
    Quant à ton don de description et de portrait, il est inégalable.
    Baci sorellita ♥︎
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Merci pour avoir, en effet, affronté la longueur de ce billet… Je suis comme toi, quand c’est trop long, ce n’est pas toujours le moment pour moi de m’y atteler, et alors je risque de l’oublier…

      Je finis par penser aussi parfois que ma vie est un vrai roman, mais ça vient surtout du fait que, puisque je me suis déracinée souvent, et ai dû me reconstituer des groupes sociaux, selon où je me trouvais, et dans quelles conditions, ce fut une découverte complète, alors que les gens qui passent leur vie dans un rayon plus petit n’ont pas ces rencontres hors prévisions. Mais ils ont d’autres choses que je n’ai pas eues 🙂

  5. Comme le dit très justement Célestine, on a l’impression que ta vie a été un roman ou/et que tu as eu en fait plusieurs vies. Sans doute as-tu aussi une bonne mémoire et une fine observation des situations et des personnages qui te permettent de raconter avec tant de détails.

    Il me semble que tes billets hebdomadaires sont désormais plus longs. Est-ce des coïncidences ou une volonté de ta part?

    Par ailleurs, comment ne pas évoquer le charme d’Aix-en-Provence que j’ai visitée en 2014. Pour moi, c’est vraiment la « capitale » de la Provence (plus qu’Avignon mais c’est un avis subjectif).

    Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      En effet ce billet est long, et je l’ai en réalité écrit en … 2009 peut-être, ou même 2008, sur mon autre blog. Mais comment le raccourcir quand j’avais tant à dire sur ces visages inoubliés?

      Bon week-end Petit Belge!

  6. Dédé dit :

    Bonjour. Moi j’aime les billets longs car, comme tu le sais, j’adore lire.
    Pour ce billet, j’ai aimé me plonger dans ce tableau rempli de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Chacun a son parcours de vie parfois un peu cabossé mais toujours plein de vie et d’espoir. Merci de nous livrer tout cela avec cette verve qui est la tienne et qui rend tout cela très vivant. Belle fin de semaine.

  7. Pâques dit :

    J’ai adoré ce billet ! Il m’a semblé court comme les jours d’été qui sont pourtant les plus longs 😉
    Tu as fait de belles rencontres, j’aime beaucoup la chanson et la fin – Nous sommes des diables – Nous sommes des Dieux !
    Avec mes amis (es) c’est ce que nous pensions aussi quand nous avions 20 ans …

    • Edmée dit :

      Je me souviens que nous étions toujours très émus à cette dernière phrase. Nous savions que le temps passait vite. Michel avait vingt ans de plus que nous. Nous sommes toujours là et lui nous attend peut-être en buvant un coup 🙂

  8. K dit :

    On sent bien que tu y « amis » tout ton coeur.
    Et l’on passe un bon moment, même par procuration 😉

  9. Angedra dit :

    Il y a des billets longs qui nous semblent trop courts, et le tien en fait partie. Ton récit nous fait vivre tes souvenirs dans une joyeux défilé de personnages hauts en couleurs qui nous semblent sortis d’une imagination fertile… et pourtant, non, tu nous décris bien une époque de ta vie. Une période où tu semblais si heureuse d’être libre, car ce que je ressens tout au long de ce récit c’est une grande liberté de vie, dans la joie et l’amitié que la jeunesse permet.
    La longueur de tes billets est un supplément de plaisir que tu nous offres.
    J’imagine combien de tels souvenirs continuent à embellir ta vie.

    • Edmée dit :

      Je te remercie pour n’avoir pas été encombrée par la longueur de ce billet en effet. Oui c’était une époque non seulement heureuse mais ce fut celle où je suis devenue moi, et j’ai eu la chance d’être entourée de personnes gaies, bienveillantes, généreuses et optimistes. Je suis donc alors sortie d’une vie que je croyais sans issue et entrée dans la mienne… Et j’ai, depuis, toujours eu la sensation que cette manne de joie de vivre reçue alors, je la donnerai à mon tour ici et là…

      Bonne semaine Angedra!

  10. Florence dit :

    Coucou Edmée !
    Je n’ai pas reçu de NL pour cette parution.
    Malheureusement le texte est trop long pour le moment, n’ayant ni le temps ni la tête pour le lire convenablement et le commenter, aussi j’y reviendrais plus tard, car en ce moment je suis plus du genre à regarder les images !
    Gros bisous chère Edmée, très bonne semaine et pardonne moi ! (Merci pour ton gentil com !!!)
    Florence

    • Edmée dit :

      Je comprends bien ma chère Florence, ce billet est vraiment long 🙂 Je l’avais publié sur mon ancien blog (overblog) et puis transféré en masse sur celui-ci en septembre 2012, et je suppose que c’est la raison pour laquelle aucun mail n’a été envoyé, il est considéré comme déjà publié. Ca arrivera encore prochainement avec un autre vieil article sur les Etats-Unis…

      Bonnes images et bisous à tous les deux!

  11. AlainX dit :

    Quelle belle évocation d’une vie riche et variée. À chaque ligne on ressent une sorte de nostalgie heureuse d’un temps qui n’a pas disparu mais demeure vivant en toi.
    Comme s’il ne pouvait y avoir de regrets mais un enrichissement permanent qui devient plus fertile avec le temps.
    Nous avons peut-être quelque chose des vins les plus excellents qui ont l’expérience de la durée, bonifiant un peu plus chaque jour.

    • Edmée dit :

      C’est bien ça, Alain… Je me dis que j’ai eu de la chance, que ça a semé en moi, et que ça m’appartient toujours, ça fait toujours partie de ma vie, non en chose perdue mais en chose plantée…

  12. PHILIPPE D dit :

    Tu as connu tellement de gens que tu as des personnages en stock pour des dizaines d’années, de quoi nous faire encore rêver ! Bon mercredi.

  13. Binh An dit :

    Quel patchwork, amoureusement collectés sur le mur des souvenirs. Au début, je pensais que tu avais publié des romans et que tu remémores les personnages de tes romans mélangés avec des personnes de ta vie réelle. Et je me souviens de fameux film ou des personnages sortent des tableaux pendant la nuit. Ici, ils sortent de la nuit des temps pour faire rang sur ton patchwork. Ton style est si captivant que quand je me rends compte que le billet est un peu long, c’était trop tard: on est addicted et on ne peut que lire jusqu’au bout, impossible de rester là.
    Quelle vie quand même, parcourant le pays, le monde, fréquentant tous ces gens fabuleux, généreux , talentueux, aventuriers, dont certains finalement se rangent avec partenaires et enfants, continuant quand même avec des métiers impossibles.
    Quelle vie quand même et quelle mémoire! Ton billet est si riche, coloré et doux comme un rêve.

    • Edmée dit :

      Ah merci pour ce très beau commentaire! Oui ces gens, ceux que je connais encore, sont restés fidèles à ce qu’ils étaient tout en menant des vies plus tranquilles mais une sorte de mise au net de leur vie qui criait fort autrefois. C’est une joyeuse quiétude…

  14. Alain dit :

    Cette page magnifique renvoie à d’autres rencontres personnelles.

    Une vraie et grande chance d’avoir pu et SU profiter de ces rencontres. Une aide précieuse pour nous construire, nous apprendre à évoluer, à comprendre, et accepter les différences pour faire de nous, ce que sous sommes aujourd’hui.

    J’ai pris un immense plaisir en découvrant au fil de tes lignes ces portraits attachants.

    • Edmée dit :

      Oui voilà, c’est justement ça… savoir profiter de la chance de faire certaines rencontres. Heureux les « ceux sans barrières » 🙂

  15. Françoise dit :

    Quel joli patchwork de visages aimés, Edmée. Oui, tu les as aimés, cela se sent dans tes mots. Pour ceux que tu as envie de revoir, fais-le, n’attends pas. File en Bretagne ! 🙂

    • Edmée dit :

      Michel Guino est maintenant bien âgé…. je n’ose envisager de le retrouver en Bretagne même si Corinne a mon âge… Mais Nicholas est au programme ainsi que, pourquoi pas, Charlie. Mon compagnon d’alors… je l’ai retrouvé – par téléphone car j’étais aux USA – 13 jours avant sa mort, et ce fut un bonheur pour tous les deux. L’occasion de dire … les dernières choses.

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