On prend son essor ou on est essoré

Je suis étonnée des réactions que suscitent, occasionnellement, mes livres ou mes articles.

Je constate alors avoir lancé mes phrases dans une autre direction que celle où elle aboutit chez le lecteur, et je ne cesse de me laisser surprendre parfois par l’impression que j’ai alors laissée.

Il est vrai que je parle principalement des relations, et que le mariage est à l’avant-plan. Les bons et les mauvais, et il me semble qu’on pourrait m’y croire opposée, parce que j’en démonte les rouages et les pièges, sans tendresse ni indulgence.

Dans la réalité, je suis pour le mariage.

Parce que je suis née dans un univers social basé sur la famille, laquelle repose bien entendu sur le mariage, le contrat contraignant par excellence. Et s’il a existé d’autres modèles, s’il en existe d’autres ailleurs, aussi valables, c’est ici que je suis née et dans ce modèle que je suis à l’aise. Avec dans mon passé pré-vie des générations de gens mariés dont je peux remonter le fil. Mon Papounet et Lovely Brunette, leurs parents Albert et Suzanne et Jules et Edmée. Au-dessus, Louise et Servais, Henri et Jeanne, ainsi qu’Emma et Grégoire et Justine et Edmond. Et tous les autres aux étages supérieurs, religieusement et légalement mariés même quand ils étaient agnostiques car ce n’était pas quelque chose qui se criait sur les toits. Les francs-maçons aussi passaient par la messe de mariage…

Que leurs unions aient été idylliques, maussades, déchirantes, agréables, tolérables… ça… ça reste en général leur secret, ainsi que la véritable généalogie car il y eut comme partout les écarts maritaux masculins et féminins, et on n’annonçait pas en place publique qu’en réalité le petit-frère était le fils d’un grand et beau dignitaire à Batavia (ses yeux bridés venaient… on ne sait d’où, un lieu commode qui a servi à bien des familles). Pas plus qu’on ne soulignait la ressemblance d’Henriette avec ce gentil monsieur qui était venu rendre visite l’été de 1852 et avait fait rire tout le monde…

J’espère au moins que ces « écarts » ont apporté leur lot de bonheur et que ces enfants furent des « enfants de l’amour ». Que ce fut un réconfort de les voir, alors qu’ils grandissaient, ressembler à celui qui…

Tout comme j’aime penser qu’il y avait quelque part des maîtresses amoureuses pour partager l’amour, les enthousiasmes et le passage des ans avec les messieurs… parfois aussi pour leur donner des enfants nés de l’amour qui leur ressembleraient à tous les deux.

Lucas Cranach l'ancien - le couple mal assorti

Lucas Cranach l’ancien – le couple mal assorti

Mais pour en revenir au mariage, je suis pour, et je suis même pour le mariage dont la principale raison serait l’intérêt… pour autant que cette vérité satisfasse les deux parties. Car le mariage trouve son origine dans l’intérêt. Des pays se sont formés par des mariages, des alliances et allégeances politiques. Des blasons se sont redorés, des bergères aux joues roses furent couronnées par de vieux barbons édentés. Il y avait le mariage, et la vie amoureuse se situait ailleurs, comme en témoignent les hordes d’enfants illégitimes qui ont assuré des descendances « par la main gauche » comme on disait pudiquement.

Il subsiste des intérêts de toutes tailles, et la vraie trahison est de duper l’autre avec des mensonges.

Mais si tous les deux sont contents de leur arrangement, et raisonnables, pourquoi pas ? Ils s’aimeront bien et auront sans doute ce qu’ils cherchent.

Par contre piéger quelqu’un en jouant l’amour ou la grossesse pour partir de chez soi, échapper au contrôle des parents, ou même de la part de parents, de ruser comme des maquignons pour « caser » leur fille ou leur fils un peu benêt… ou encore jouer la comédie de l’amour fou à une jeune fille (ou vieille fille, allez, c’est pas plus beau !) pour mettre la main sur son argent ou le pied dans son milieu… voilà qui mène à tout ce que je démolis. 60 ans peut-être de vie avec quelqu’un qui a coincé l’autre, sans penser aux conséquences ??? Et qui, l’ayant coincé, n’éprouvera jamais que tiédeur – au mieux – pour le prisonnier… Une horreur !

Quant à se marier pour s’abriter toute la vie derrière « le couple » afin de ne rien décider ou ne pas oser vivre… on en connaît un lot aussi. Le mariage comme déguisement : je serais une femme pirate ou Jim la Jungle si j’étais célibataire mais hélas… mon mari n’aime pas que je, ma femme refuse de… J’aimerais partir sur un bateau pendant quelques mois mais ma femme a trop peur qu’il m’arrive quelque chose alors… J’aurais aimé continuer une carrière théâtrale mais mon mari n’était pas d’accord. Je viendrais volontiers à votre petite fête mais mon mari n’est pas libre pour m’accompagner. Je dois rentrer car ma femme ne s’endort pas tant qu’elle ne me sait pas dans la maison, c’est plus fort qu’elle…

Au secours ! 60 années de frustration auto-imposée, quel triomphe de l’amour !

Et je n’ai pas de compassion pour ceux qui restent sagement dans la cage en enviant les vies qu’ils imaginent être celles des autres. Non pas que je trouve qu’ils n’ont qu’à divorcer, parce que c’est loin d’être la seule issue, mais ils n’ont qu’à oser prendre des arrangements, empoigner leur vie avec passion. Sinon, qu’ils se taisent et fassent briller les barreaux de la cage, pour moi ils peuvent même s’y installer une balançoire, mais qu’ils se taisent !

On prend son essor ou on est essoré, en bref c’est ça.

Il y a des contraintes, c’est vrai, et les fameuses « concessions », on ne peut les éviter complètement, mais celles qu’on entretient, qu’on chérit comme un martyre auquel on se sacrifie, non… c’est abandonner son existence. Ne pas oser vivre. Empêcher deux vies de resplendir dans leur essor…

Et puis, ne l’oublions pas… bien des gens ne désirent pas se marier, ne désirent pas s’engager pour la longue durée et la construction d’une famille. Nous avons tous le souvenir de l’oncle machin, resté célibataire. Ils ne dédaignent pas l’amour et l’attachement, mais refusent à lier par des promesses. Lier et se lier. Qu’on leur fiche donc la paix et les laisse aimer un peu, beaucoup, longtemps ou pas du tout. L’envie de se marier peut d’ailleurs venir quand on ne l’attend plus, assez tard pour que leur union ne soit bénie ni par un ni beaucoup d’enfants. Mais ils seront bénis par un amour spontané, et ma foi, tomber en amour est une chute qui rajeunit.

Le mariage d’amour, un engagement sincère et partagé, voilà l’idéal, non ? Une vraie liberté d’être.

Le mariage reste une belle aventure, si on évite les prémices d’une mésaventure.

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38 réflexions sur “On prend son essor ou on est essoré

  1. Florence dit :

    Chère Edmée, le mariage n’est valable que s’il ne finit pas par un divorce. Si non ce n’est pas la peine.
    4 bises bretonnes et bonne fin de semaine !
    Florence

  2. Armelle B. dit :

    Tout à fait d’accord Edmée. Le plus difficile est d’harmoniser sa vie conjugale, respecter l’autre afin de ne jamais entraver son épanouissement. C’est le cas de nombreux couples et d’artistes en particulier. Certains parviennent à tenir contre vent et marée. D’autres craquent. Aujourd’hui, ce sont les plus nombreux car la jeunesse n’aime guère les concessions.

    • Edmée dit :

      C’est bien ça. On refuse à l’autre de se développer comme il en a besoin. On épouse plus l’idée qu’on se fait du mariage que l’autre, qui n’a pas le droit de ne pas ressembler au script 🙂

  3. laurehadrien dit :

    J’aime bien cette idée des « arrangements » à l’intérieur d’un mariage. Une roue de secours vient toujours à point, aucun conducteur ne me contrariera…

  4. elleboudta dit :

    Avant l’essorage, il y a le nettoyage, à grandes eaux. Vient ensuite le séchage, si possible au grand air ou étalé sur l’herbe fraiche. Le repassage, avec ou sans vapeur(s). Et puis reprend le quotidien, un peu plus usé qu’avant et parfois plus confortable…

  5. angedra dit :

    Je te suis absolument sur ce chemin. Qu’elles (ou ils) se fassent essoré(e)s en silence !!
    Encore ce matin j’ai eu une évidente démonstration de ce style de couple dont l’un décide et l’autre suit pour ne pas faire de « vagues » ! Après s’être confiée sur ce manque de liberté et diverses autres contraintes, tout-à-coup, on met en avant « son » couple et veut faire machine arrière… alors comment faire ? Et bien tout simplement comme pour tes textes qui sont détournés… on se détourne de celle à qui l’on s’est confiée et nous voilà mise à l’index !!
    Ton texte est bien explicite et malgré tout je sais que certains pourront toujours le détourner. Personnellement je ne me sens pas du tout responsable de ces fausses interprétations, et ne ressens pas le besoin de m’en excuser. On le sait, chacun entend ce qui l’arrange d’entendre n’est-ce pas !
    Il n’y a qu’à changer de wagon et laisser l’autre se faire essorer…en silence !!
    Belle fin de semaine

    • Edmée dit :

      Ha ha ha! Je vois que tu es aussi remontée que moi contre ces pleurnicheuses qui ensuite punissent l’oreille qui a reçu leurs plaintes. Qu’elles se fassent essorer sans un bruit, après tout c’est la vie à laquelle elles s’accrochent.

      Belle fin de semaine à toi aussi chère Angedra!

  6. Françoise dit :

    Une union peut se révéler passionnée au début, se tiédir quelque peu au fil des années, et, parce que chacun a bien voulu faire des concessions, parce qu’il y a eu écoute de la part de l’un comme de l’autre, elle peut se réveiller et se bonifier.
    Bien qu’étant mariée, je ne suis pas spécialement pour le mariage. Les gens font comme bon leur semble, et ce n’est pas moi qui irai leur dire qu’ils ont eu tort ou raison. Et même s’il y a eu des hauts et des bas dans mon couple, je ne regrette pas de m’être mariée et de vivre encore avec le même homme. 🙂
    Beau week-end à toi, Edmée. Bises.

    • Edmée dit :

      Bien d’accord avec toi. Quand je dis que je suis pour, c’est uniquement parce que je ne pense pas que ce soit une étape à proscrire.

      Maintenant, comme je le dis en finale, il y a bien des gens que ça ne tente pas, et qu’on leur fiche la paix!

      Tu as raison, un mariage peut survivre à bien des choses (je ne parle pas de l’apparence de « rester ensemble » aux yeux des autres…) si comme tu le dis, il y a écoute et concessions, alors on peut évoluer et se sentir bien. Si au contraire il y a fausse réconciliation sur fond de rancoeur et scenario bourreau-victime, on est dans tout ce que je condamne à coups de bâtons 😀

  7. gazou dit :

    Oui, il y a des mariages heureux et d’autres qui ne le sont pas…il y a des célibataires heureux et d’autres qui ne le sont pas…A chacun de trouver son chemin…J’aime bien ton expression « tomber en amour est une chute qui rajeunit »

    • Edmée dit :

      Un plongeon dans la fontaine de jouvence 🙂

      Oui, chacun son chemin. Le tout étant de ne capturer personne et de ne pas confondre « mon épouse/mon époux » avec « ça m’appartient corps, âme, biens et pensées » ….

  8. Coumarine dit :

    deux de mes filles sont séparées: elles étaient pourtant rayonnantes le jour de leur mariage: elles y croyaient!
    Elles sont maintenant célibataires et ne sont pas pressées du tout d’entrer dans une autre relation… pas sures du tout de vouloir se remarier
    Elles ont été trop déçues!

  9. Il faut aussi souligner qu’en 2017, il y a moins de pression de la famille ou de la société en faveur du mariage que pour la génération de mes parents et de mes grands-parents pour qui c’était quasiment le passage obligé. Aujourd’hui, ma génération vit ses amours de façon beaucoup plus libre sans se soucier du qu’en dira-t-on, et sans devoir passer par la case mariage (enfin, c’est comme ça que je le ressens). Certains diront qu’on fait moins de concessions que nos aînés, c’est sans doute vrai, mais là aussi, la séparation ou le divorce est moins tabou qu’il y a quelques générations, les femmes travaillent (alors qu’avant, elles dépendaient financièrement de leur époux). Les mentalités ont quant même beaucoup évolué.

    • Edmée dit :

      Oui et non car si effectivement on peut éviter de se marier, avoir des enfants et acheter un appart ou une maison crée la même situation ou à peu près. Le couple fonctionne comme un couple marié. Et donc il faut les mêmes ajustements que pour un couple marié. Les ajustements de caractère, d’octroi de la liberté etc… Les mentalités ont évolué, mais pas autant qu’on l’imagine : l’infidélité est souvent cause de séparation immédiate et sans discussion, les compromis n’existent plus et les parcours sont parfois encore plus difficiles…

  10. Griseldis dit :

    Edmée, je viens de vous lire avec avidité tant vous avez fait ressortir toutes les facettes de la chose. Merci.

  11. charef dit :

    Le mariage n’a plus de secret après ta lecture. Il devient contrainte quand les enfants deviennent adultes et qu’on a envie de déserter cette cage dorée. Tous les arguments qui ont tenus durant une vie deviennent obsolètes.

    • Edmée dit :

      Oui, d’autant que le temps qui reste est précieux. La vie n’est qu’une seule, et le besoin de grandir continue. On veut ouvrir les ailes, enfin. Je pense qu’il faut le faire si le besoin est assez fort. Soit en désertant la cage (beaucoup le font, une fois les oisillons hors du nid 🙂 ) ou en la laissant grande ouverte pour s’y retrouver de temps en temps, de bonne humeur, vieux complices qui pourtant chantent une autre chanson…

  12. Célestine dit :

    J’en reste pour ce que j’ai dit chez moi: ton titre est une merveille qui résume à lui seul tous les choix importants de la vie.
    Et nul doute que le mariage soit un choix important s’il en est ! 😉
    Baci sorella mia
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Très important, et pourtant nous contractons ce pacte à un âge où on n’a aucune idée de la durée des choses : le bonheur, les désaccords, les hauts et bas et surtout notre épanouissement personnel.

      On ignore donc qu’il nous faudra admettre la liberté de l’autre ainsi que la nôtre.

      Et ce n’est pas parce que certains aiment se sentir « contraints » (et délivrés des décisions, surtout) que c’est le cas pour l’autre, qui ne veut pas du rôle de bourreau qu’on lui donne et qui l’emprisonne lui aussi…

      Baci sorellita!

  13. bizak dit :

    Le « mariage » n’est qu’un mot avec tout ce qu’il porte derrière lui dans une vie de famille, depuis que le monde est monde, et si d’autres types de relations, liaisons, entre homme et femme et aujourd’hui aussi, homme-homme ou femme-femme, existent, elles portent aussi leurs hauts et leurs bas. Dans toutes les situations, il y’a des réussites, comme des échecs, et aucun système n’est parfait. Tu en as parlé dans un de tes billets, que la relation entre homme et femme, dans un mariage ou autre, ne peut durer que quand, l’un et l’autre des conjoints, se mettent en diapason, quelque soit les difficultés qu’ils auraient à vivre dans leur vie commune. Et nous savons que rien n’est assuré, de ce que la vie nous réserve. Sinon, chère Edmée, dans tous tes développements sur ces sujets, je n’ai vu que cohérence dans tes propos, même si tout le monde ne partage pas tout forcément. En tout cas, je te vois réaliste, et mesurée. Bise Edmée

    • Edmée dit :

      Merci Bizak… j’apprécie ton apport et ton avis. Oui, chaque relation est une histoire unique. Mais ce qui doit rester sacré, c’est la liberté d’être – ou devenir – ce qu’on est. Il y a des contraintes logiques, acceptables. Il y a aussi des sacrifices provisoires à faire. Mais l’amour n’est pas un autel où la liberté s’immole! Et plus il y a contrainte,et plus la liberté devient exigeante 🙂

      Bise Bizak

  14. Le plus dur est en effet de parvenir à préserver ses passions, que l’autre ne partage pas forcément et donc qu’il ne comprend pas. Cet autre a alors l’impression qu’on le délaisse ou qu’on le fuit alors qu’on ne fait que s’épanouir Or justement on ne peut pas être attentif à son conjoint si on n’est pas soi-même au départ épanoui et équilibré. Mais comment faire comprendre à certains que la cage n’en serait plus une si elle restait ouverte et q’un nid douillet où venir se ressourcer est préférable à cette cage ?

    • Edmée dit :

      Et voilà!

      Mais il faut admettre qu’autrefois, ce problème existait moins. Les hommes avaient leur vie, les femmes la leur. Le couple partageait le lit et les repas (et encore…) et les occasions mondaines. On ne furetait pas dans la vie de l’autre. Ce nouveau modèle « toi et moi mon amour nous deux toujours collés » est une catastrophe, car on ne peut s’y épanouir. Soit on est coincé, soit on se sent un monstre de ne pas jouer à « toi et moi mon amour partout ensemble »….

      Ce modèle de mariage à la glu nous est venu des USA avec leurs films à la noix, alors que les épouses voulaient récupérer des époux qui, à la guerre, avaient connu on ne sait quelles turpitudes sexuelles et qu’elles étaient bien décidées à enchaîner pour le restant de leurs jours….

  15. Le mariage est comme tout: si l’on s’y engage avec honnêteté, sincérité, responsabilité, maturité, c’est une merveilleuse institution sociale (même si l’on se quitte ensuite, avec honnêteté, sincérité, etc.). Je crois qu’on est dans le mariage comme on est dans la vie, on y trouve ce qu’on y apporte! 🙂

  16. colo dit :

    Je crois que tu as fait le tour de la question, bravo! Prendre son essor à tous et/ou tous les deux demande des rééquilibrages constants, qui, je crois, donnent des vitamines au couple.

    • Edmée dit :

      Ou ça passe ou ça casse. Si ça casse, on s’arrange et on n’oublie pas qu’on s’est aimés : on se comporte bien. Autant que possible, naturellement …

  17. Pâques dit :

    Très bien vu et comme toi je trouve que ceux qui se plaignent tout le temps et pourtant restent dans la cage …
    Et bien qu’ils s’installent une balançoire ( j’adore!).

  18. Tania dit :

    Je n’ai pas encore eu le temps de lire tes derniers billets, mais ton titre bien trouvé me fait sourire. Bon week-end, Edmée.

  19. Pivoine dit :

    Ah ! C’est une question intéressante à discuter… Aujourd’hui qu’il existe le contrat de cohabitation légale… Un mariage est-il encore indispensable dans certains cas ? Je crois que tout est dans l’esprit dans lequel on aborde une relation. Je connais plusieurs couples de jeunes non mariés, qui sont exactement dans les mêmes cas de figure que nos parents (ou nous) qui se marièrent dûment. Certains se marient pour des raisons pratiques, sinon, se marieraient-ils? (Quand il y a expatriation par exemple).

    A une certaine époque, en plein divorce, j’ai beaucoup lu sur la question. Qu’on soit cohabitant ou marié, dès qu’il y a des biens en commun ou des enfants, les difficultés sont les mêmes. C’est principalement sur les questions matérielles et d’organisation que l’on se déchire. Désormais, le divorce est facile… Mais la séparation ne l’est jamais je crois.

    Quant au mariage religieux, je trouve que si l’on n’est pas croyant, il n’a pas de sens. Si c’est juste pour faire une fête « totale », à la maison communale, à l’église, puis la réception, le dîner et la soirée… Heuu, je serais jeune, je ne serais pas convaincue.

    En tout cas, les jeunes qui investissent dans une maison et tout un nouveau mode de vie à deux… Avec des projets d’enfants, etc. hésitent à investir une importante somme d’argent dans quelque chose qui finalement sera très passager (la cérémonie). Et bien fatigant, mais je ne suis plus du tout romantique… Sans doute ai-je été essorée o;) lol…

    • Edmée dit :

      Tout comme toi je m’étonne de ce que tout le monde assure que c’est un progrès qu’on puisse vivre sans se marier, alors qu’en vivant à deux, on crée les mêmes contraintes de toute façon. On ne se quitte pas facilement ni sans douleur, les exigences sont les mêmes, et les garanties financières aussi… Je ne vois pas du tout en quoi c’est réellement différent 😀

      Quant au montant de la cérémonie, je te rejoins aussi. « Le plus beau jour de la vie » est souvent le plus cher en tout cas!

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