His name was Noir. Boudin Noir

Boudin noir était un fier et impétueux coursier qui, infatigable, parcourait les plaines infestées d’indiens, de vautours, pumas, crotales, et mauvais armés jusqu’aux dents. Sur son dos noble et luisant, mon frère, hurlant tougoudouc tougoudouc tougoudouc en montant et descendant l’allée du jardin. Ben vous savez, on n’aurait pas pu faire du ski alpin dans la descente, et pas besoin de remonte-pente pour recommencer, mais il y avait, nous l’avons appris récemment, un mètre vingt de dénivellement.

Boudin noir était un ancien poteau reconverti en palomino, et Lovely Brunette, armée de sa machine à puzzle, lui avait découpé une tête bien racée ma foi, tandis que la tannerie familiale l’avait nanti du licol, du bridon et des rênes, et il avait une splendide allure. Tout comme nos parterres de tulipes infesté de crotales, les haies cachant des Comanches, le pommier abritant quelque pumas qui s’y faisaient les griffes, et le garage qui devait cacher les mauvais tandis qu’ils vérifiaient le fonctionnement de leurs Winchester. Mais mon frère devait absolument délivrer son courrier pour le Poney Express, ou traverser les lignes comanches pour porter un message au fort je-ne-sais-quoi. Parfois d’ailleurs il était un guerrier cheyenne au faciès grognon dont les tresses – de laine, faites par notre chère Sibylla – serpentaient au vent de la grande prairie tandis qu’il encerclait tout seul un convoi de tuniques bleues.

Moi, sur les mêmes allées du jardin, j’apprenais à marcher à Jacqueline. Belle Jacqueline. Ma « belle poupée » avec des « vrais » cheveux et des yeux bleus que des cils noirs et interminables cachaient la plupart du temps. Ma première poupée fut Poupette, une vraie poupée de porcelaine avec, aussi, de vrais cheveux. Elle avait une histoire qui me désole car elle a désolé Lovely Brunette ad vitam aeternam : elle correspondait (Lovely Brunette, pas Poupette….) avec un monsieur flamand (en français), un certain monsieur Opdebeek. Bon… le but était l’échange de timbres, rien de graveleux, d’ailleurs Mr Opdebeek et Lovely Brunette étaient mariés et leurs conjoints avaient donné leur consentement à ces délires genre « avec-vous un exemplaire du République de San Marino 1945 avec un palmier ? » « Les dents sont-elles intactes ? ». Mais un jour ils ont décidé de se rencontrer, et Mr Opdebeek fut invité à la maison. Il est arrivé avec Poupette pour la gentille petite fille de sa correspondante. Gentille petite fille qui a hurlé de peur devant la pauvre poupée, qui paraît-il était blonde. Je ne voulais pas la toucher, absolument terrorisée. Pourquoi, je n’en sais rien et désormais je ne le saurai jamais (à moins d’une psychanalyse du plus haut intérêt où on me dira ensuite que c’est Poupette et ses cheveux blonds qui m’ont donné le vertige et le goût de la bière, ce qui changera ma vie n’en doutons pas). Mais il paraît que le pauvre Mr Opdebeek était navré, Lovely Brunette aussi, et  que ce n’est qu’en changeant les cheveux blonds contre des cheveux noirs que j’ai développé un amour maternel pour Poupette ! Mais je m’en méfiais un peu. Pourtant on n’avait pas encore vu Chucky au cinéma…

J’ai aussi eu Alice, que mon Papounet m’avait achetée en Argentine, elle aussi nantie de cheveux blonds etc, et elle avait une particularité, c’est qu’on pouvait la faire marcher sans lui tenir les bras, car il y avait un mécanisme actionné par des bâtons qui lui sortaient des épaules dans le dos, donc on tenait ces bâtons qui actionnaient ses jambes, sa tête et ses bras. Mais je n’aimais pas cet arrangement et on a scié le mécanisme à ras : je n’aimais pas ses robes à trous à l’arrière…

Trois ans. Coralie et Tintin

Trois ans. Coralie et Tintin

Longtemps avant tout ça, j’ai eu un chien de peluche « assis » que je trainais donc sans pitié sur son derrière de plus en plus râpé avec une laisse made in the tannerie familiale, Tintin, et une superbe et noble monture pommelée, Coralie. Coralie était une patineuse puisque sur roulettes et m’avait été offerte par « Kykille », notre gentille servante. Et le premier être vulnérable à être placé sous ma garde fut Mr Bear, Teddy Bear. Le vrai authentique, celui de ma maman, très mité et avec un oeil en danger de chute libre. Je suppose qu’il a d’ailleurs fini par chuter. Mais on ne peut pas attendre trop d’une jeune petite fille-mère de trois ans… Il fallait s’y attendre.

Plus tard mon frère a eu un vélo de grand, après les tricycles et les vélos à grosses roues, et alors que Boudin noir était remisé dans un coin du garage, il ne parcourait donc plus les plaines du Texas mais

Quatre ans - prête à prendre les airs avec Teddy

Quatre ans – prête à prendre les airs avec Teddy

faisait le tour de France, vociférant avec passion les exploits des coureurs. Lui incarnait Jacques Anquetil, et était toujours premier, semant la troupe de trainards qui n’arrivaient pas à faire la montée du mont Ventoux d’un mètre vingt sans s’effondrer. Comme il n’était pas très imaginatif et que ses commentaires variaient peu, j’avais pris l’habitude de couvrir sa voix dès qu’il disait « Jacques Anquetil arrive en tête » par « Jacques Anquetil se gratte le nombril ».

Il n’était pas content du tout et ça finissait par une dispute, qui amusait ma mère car elle aussi, parfois, lasse de ce tour de France qui tournait autour de sa chaise longue où elle tentait de lire un bon livre, se joignait à moi pour évoquer le nombril du coureur.

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40 réflexions sur “His name was Noir. Boudin Noir

  1. Armelle B. dit :

    Charmants souvenirs. Je trouve qu’autrefois, les enfants avaient plus d’imagination. Aujourd’hui, ils passent leur temps devant un écran qui laisse vacante une grande partie de leur cerveau car cet écran pense à leur place. Et il pense souvent faux.

    • Edmée dit :

      Et leur dit que penser! Quelle platitude… Finalement, ce sont les doux rebelles qui s’en sortent toujours. Les soumis se font lobotomiser, les trop rebelles se font fusiller ou écarter. 🙂

  2. laurehadrien dit :

    hahaha nos jouets d’enfance… Ma poupée Caroline et mon ours Nouknouk…. Que sont-ils devenus ? Lorsque j’ai eu une amie qui s’appelait Caroline, je n’ai pu m’empêcher de lui dire qu’elle avait un nom de poupée, ce qui l’a plutôt flattée !

    • Edmée dit :

      J’avais Micheline, qui était une vilaine poupée toute de celluloïd y-compris les cheveux, mais je l’avais appelée du prénom de ma tante la plus jolie, pour lui donner un atout quand même…

  3. L’univers de nos jeux d’enfants était sans limite et cette capacité que nous avions de créer des situations rocambolesques, échevelées, qui se finissaient souvent par des bosses, des genoux en sang et des crises de larmes! Pour les poupées et peluches, mon prénom récurrent était Colette – je le trouvais d’une élégance folle (!?) – tandis que ma soeur Axelle baptisait toutes ses Barbie, ouistiti et futurs enfants Gilbert ou Gilberte (!?) « parce que c’est le plus nom du monde ». Personne dans notre entourage ne s’appelait comme ça. Cela reste encore une énigme.

    • Edmée dit :

      Dis lui que j’ai épousé un Gilbert et que ma foi… c’était pas terrible au niveau amabilité 🙂

      Colette élégant. Ben tu pensais peut-être inconsciemment à l’élégance de notre fameuse Colette un peu dénudée ici et là 😀

  4. anne7500 dit :

    J’adore le titre de ce billet et ce fameux « Boudin noir » !! J’ai ri et souri.

  5. Dédé dit :

    Boudin noir? Je me suis dit, en lisant le titre, que tu allais nous faire l’apologie de ce plat, qui ma foi, obtient mes faveurs. Et voilà que je suis entraînée dans une course avec les Indiens, que je rencontre des poupées, belles ou moches, et aussi des petits chiens tout mités ainsi que des ours qui ont traversé les années.
    Cela me renvoie à ma propre enfance. J’ai gardé toutes mes peluches… même un vieil ours tout mité qui appartenait déjà à ma maman. Il y a Oskar, Sophie, Saturnin, Jeannot Lapin.
    Et par la suite, j’ai reçu Barry, Wallace, Docteur Pink, Wolli et Benoît. Je te raconte leur histoire? 🙂 Ce serait long mais ils sont tous dans ma chambre et produisent tout leur effet. Bises alpines.

    • Edmée dit :

      J’aime aussi le boudin noir, je m’en suis fait en parmentier l’autre jour… un délice 🙂

      Jolis noms aussi pour ta famille d’enfants. Teddy l’ours mité était celui de ma maman aussi. Elle le gardait sur la cheminée dans sa chambre, avec une collection de poupées achetées en voyages, des « poupées folkloriques »… Je n’ai plus rien mais ai gardé sa poupée hollandaise…

      Mon bébé s’appelait Jean-Pierre mais elle avait encore son Jean-Marc, que mon frère a lâchement assassinée en sautant dessus pour le casser. Lovely Brunette a pleuré de consternation, je m’en souviens. Je ne sais quelle fin a fait mon Jean-Pierre, ni mes poupées qui avaient une certaine valeur, enfin … je sais mais c’est une autre histoire 😀

      Bises liégeoises et ensoleillées!

  6. blogadrienne dit :

    adorables souvenirs d’enfance -) et encore plus adorable la petite mignonne sur les photos 🙂

  7. angedra dit :

    La jolie frimousse était une véritable poupée, qui aujourd’hui nous raconte l’histoire de cette enfance si merveilleuse lorsque l’on sait imaginer des histoires extraordinaires !
    Beau récit entre les exploits de ton frère et tes jouets.
    Moi j’avais toujours le rôle de l’indien et mon frère celui du héros cow boy ou soldat… bien entendu.
    L’imagination des enfants aujourd’hui est la même si nous savons la nourrir en jouant avec eux au lieu de les laisser devant un écran même pour le biberon afin d’être tranquille !!!! et oui, cela existe bien souvent, la télé sert de nounou…
    Belle fin de semaine

    • Edmée dit :

      Tu as raison, et les enfants adorent que l’on compte sur leur imagination. Ma mère leur faisait composer une histoire, chacun ajoutait une partie, ils s’amusaient comme des fous. Alors que chez eux on les installait devant la TV pendant des heures avec des rice crispies qu’ils semaient partout, elle leur racontait les histoires que son frère lui inventait quand ils étaient petits, et c’était l’émerveillement complet…

  8. charef dit :

    Texte époustouflant ou l’imagination féconde de l’enfant repousse les limites du réel et bouscule le temps et les lieux avec comme seuls supports les accessoires qu’il glane au petit bonheur la chance.
    Le jeux ludique chez l’enfant est essentiel pour sa formation. D’ailleurs on ne sait pas quand l’enfant joue et quand il travaille. J’ai beaucoup aimé ton style d’écriture qui a su donner du rythme à tes souvenirs de jeunesse. Amitiés Edmée.

  9. bizak dit :

    Le monde des enfants est un monde féerique où tout est fantasque, rêve. J’avais beaucoup fabriqué de mes propres mains mon vélo, ma voiture, mon avion…en carton, fil de fer. Mon monde d’enfance était fantastique, je ne pensais pas l’échanger avec ce monde d’adulte jusqu’à ce que je grandisse…je n’avais plus le choix, l’âge faisant. Merci Edmée pour nous avoir fait visiter ton monde magique. Bise

    • Edmée dit :

      Rien ne nous limite. Avec ma voisine Denise nous créions des espaces de maison en alignant au sol des cubes et morceaux de domino. Ici était la chambre à coucher, la salle à manger, les portes, le jardin, la cuisine… et on y faisait bouger nos poupées (qui avaient toutes des tailles différentes 🙂 ) et les heures passaient, merveilleuses! Bise

      • bizak dit :

        Ce petit bout de chou avec Teddy, Corally et tintin, est devenu grand écrivain, quelle merveille que le monde.

      • Edmée dit :

        C’est très gentil à toi de me donner tant de grandeur mais… tu ne ferais pas l’unanimité ou devrais longuement expliquer pourquoi je suis un grand écrivain méconnu 😀

        Ceci dit oui, j’aime aussi voir les photos d’enfants en sachant ce qu’ils sont devenus, penser qu’ils avaient déjà ça en eux, ce parcours, ce talent…

      • bizak dit :

        Pourquoi un grand écrivain méconnu ? je n’ai pas encore lu tes romans, certes, mais je sais que tu en as écris beaucoup. A travers tes petits écrits sur ton blog, j’ai mon petit aperçu sur ton style, tu excelles dans le narratif, et tu illustres bien tes idées. Et puis méconnu ou connu, cela ne démontre nullement la qualité d’un écrivain, et il y’en a beaucoup de grands pas beaucoup connus et d’autres qui n’ont rien prouvé, et qui sont très connus. Bon, maintenant si tu veux te montrer modeste,Chère Edmée, c’est tout à ton honneur. Je t’invite à lire ce que pense Guy De Maupassant sur les écrivains et les critiques: http://www.matisse.lettres.free.fr/Bel-Ami/leroman1888.htm
        Bien à toi Edmée

      • Edmée dit :

        Je ne suis pas modeste, ni ne me vante. Je pense « bien écrire » parce que c’est ce que je souhaite faire, donc chacun a envie de « bien faire » ce qu’il fait pour son plaisir. Et je suis d’accord avec toi sur le fait que la célébrité n’est en rien une garantie, nous le constatons tous 🙂 … En même temps,j’aime que mon plaisir à écrire en reste un, et donc je ne suis pas intéressée en une « célébrité » qui viendrait avec ses obligations et ronds de jambe. Par conséquent… pour écrire heureux écrivons discrètement 🙂

  10. Alain dit :

    Un titre qui désoriente et tous ces beaux souvenirs que tu rends magiques au travers de tes mots.
    J’avais 4 ou 5 ans quand un pépin de santé a nécessité un séjour en clinique assez long. Pendant cette période j’ai reçu une peluche qui m’a accompagné très longtemps. Un lion magnifique. Il trônait sur mon lit. Une infirmière l’avait surnommé Titus. J’aimais me blottir contre lui, lui racontais des histoires, posais des questions et faisais les réponses dans le même temps.
    Il a été une précieuse soupape pour laisser mes pensées s’envoler. Je lui avais même inventé un jardin. Plein de dahlias, je m’en souviens parfaitement. Pas vraiment la flore idéale j’en conviens aujourd’hui. Mais à l’époque peu m’importait. Mes rêveries se mélangeaient autour de Titus et ces souvenirs restent bien prégnants aujourd’hui encore.
    Merci chère Edmée pour ce beau billet.

    • Edmée dit :

      Merci à toi, Alain, pour ce beau témoignage. Nous puisons des forces qui nous serviront toute la vie dans ces « amis » que nous savons à la fois imaginaires mais aussi… réels puisqu’ils nous consolent. Tout comme s’inventer une autre vie. Ma mère se prenait pour « Tarzanette », imaginait mille aventures qu’elle ne pouvait s’offrir dans la vie réelle, et aussi mille adorateurs aux petits soins : elle était la petite dernière qu’on n’attendait ni ne désirait plus, « la fille », et négligée par sa mère qui adorait son second fils. Tarzanette était promenée en palanquin dans la jungle, ou à dos de lion. Tout le monde la trouvait belle, et elle ne mangeait que des fruits merveilleux, entourée d’oiseaux de paradis…

      Une enfance merveilleuse 🙂

  11. Célestine dit :

    J’ai appris le mot «palomino» désignant une robe équine plutôt claire, alors pourquoi « Boudin Noir » ? les mystères de la logique enfantine, sans doute…
    Que ce billet est drôle et émouvant à la fois !
    Le Ventoux d’un mètre vingt m’a fait beaucoup rire, quand on connaît le géant de Provence…
    Quant à la photo de toi avec ton teddy dans les bras, c’est fou ce qu’elle ressemble à celle de ma prunelle avec son nounours dans les bras.
    Synchronicité …
    Baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Boudin Noir changeait de personnalité, il était alezan, poney, palomino, peut-être même lipizzan de temps à autre. Le fait est qu’il ne pouvait terminer qu’en poney, puisque le bâton s’usait tandis que le cavalier grandissait 🙂 Poney shetland 😀

      Baci sorellita 🙂

  12. colo dit :

    Tous ces souvenirs, racontés comme toi seule sait le faire, pleins de vie ressuscitée, nous font remonter les nôtres..ton billet aurait peu s’appeler nombril aussi (ça me fait rigoler).
    Ta photo: je la regarde de près, si adorable, et je me dis que nos traits changent peu..
    Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      Oui, nombril aussi, ha ha ha! Jacques Anquetil était loin de se douter…

      Je pense que les traits des enfants souriants changent peu alors que ceux des futurs pleurnichards sont parfois méconnaissables à l’âge adulte. 😀

  13. Pâques dit :

    Le monde de l’enfance, un monde merveilleux.
    J’ai encore l’une de mes poupées, Anne-Marie, prénom de ma sœur morte avant ma naissance. C’est la seule qui a traversé les années et les jeux de mes fils 😉
    On retrouve ton sourire encore aujourd’hui le même qu’autrefois !

    • Edmée dit :

      Oh c’est beau d’avoir appelé ta poupée comme ta soeur… Moi j’ai eu un frère ou un soeur avant moi, des garçons je crois, mais ils sont « morts-nés » et c’était un chagrin pour ma mère dont on n’en parlait pas. Mais elle avait gardé leur layette intacte, et elle a un jour consenti à la donner pour mon bébé Jean-Pierre. Je pense qu’elle a eu un peu de peine mais qu’elle sentait aussi qu’il fallait tourner la page!

  14. Cela nous ramène à notre propre enfance comme l’a dit je ne sais plus qui dans un commentaire. C’est vrai que nous avions de l’imagination. Et comme j’aimerais faire revivre le temps passé, parfois.

    • Edmée dit :

      Meuh non… je t’assure qu’un bout de bois trouvé sur le bord de la route peut ressembler à un chanteur de rock si on lui dessine un guitare. Un crapaud pustuleux peut avoir le potentiel d’un prince de grande allure…

  15. Tania dit :

    Tes souvenirs sont si vivants ! Il me semble ne pas avoir une telle mémoire de l’enfance, à moins que j’hésite à ouvrir la porte ?

    • Edmée dit :

      Je crois que c’est vraiment ça. Une fois qu’on s’autorise à ouvrir la porte comme tu dis, ça remonte de plus en plus… un véritable album de photos!

  16. claudecolson dit :

    Ah, l’imagination fabuleuse de l’enfance l Que de bonheurs nous procure-t-elle !

    • Edmée dit :

      C’est vrai… des bonheurs gratuits, pauvres ou riches y ont accès! Je me souviens avoir joué avec ma voisine d’en face à « la belle princesse ». Nous allions dans le grenier et sortions des malles vieux vêtements et rideaux, nous nous enveloppions et puis faisions le tour d’une vieille table de billard mitée d’un air que nous pensions noble, et « pensions » à voix haute, en se regardant mutuellement « Oh, quelle belle princesse »! Nous nous sentions belles et vêtues de manière éblouissante 🙂

  17. Ah les joies de l’insouciance de l’enfance… Qu’est-ce que j’ai inventé des histoires avec mes Playmobil !!!

  18. Florence dit :

    Que pouvions nous nous amuser avec des presque rien ! tout nous servait, tout était recyclé comme on dit maintenant. On faisait marcher notre imagination !

    (Paul est rentré hier, et tout doit se mettre en place avec l’hôpital à domicile. Aujourd’hui, il ne va pas trop bien…)
    Je vais voir ton autre article
    Florence

    • Edmée dit :

      Contente que Paul soit rentré mais contrariée qu’il n’aille pas bien… j’espère qu’il va « se poser » et que les choses se mettront bien en place!

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