Les vrais bons et mauvais

Chien qui aboie ne mord pas. Méfiez-vous des eaux dormantes. Trop poli pour être honnête…

On nous le dit, pourtant. On nous l’a dit sur tous les tons.

Mais voilà, souvent quand on les a sous le nez, on ne voit plus que le show qu’on agite sous ce fameux nez qui d’ailleurs nous empêche de voir plus loin que son bout, et l’essentiel y disparaît.

Prenons cette dame. Maman. Maman se met en pétard pour rien, c’est presque devenu une légende dans la famille. Papa, qui est toujours calme en revanche, se contente de lui dire, d’un ton patient comme celui qu’emploie le docteur, que si c’est pour à nouveau se mettre à crier ou pleurer, c’est aussi bien qu’elle aille se coucher tout de suite. Maman a alors des yeux comme des révolvers, tremble, serre les poings, semble chercher ses mots et puis se décide à se lever de table, renversant la chaise, des larmes fumantes de rage égarée lui striant les joues, et elle sort en claquant la porte. Il arrive même qu’une assiette murale se détache. Papa se tourne vers les enfants, secouant la tête d’un air perplexe et soupire un moment, puis il explique calmement à l’aîné que les femmes sont vraiment des bombes à retardement et qu’il faut veiller à ne rien leur passer, sans quoi ce serait encore pire. Ensuite il se tourne vers la petite sœur, lui assure qu’elle ne sera pas comme ça, elle, et que bon… maman ne supporte aucune remarque, c’était quand même vrai que la purée était trop sèche, et il l’avait déjà dit gentiment pas plus tard qu’hier… Et que c’est quand même malheureux que la précieuse assiette de Delft qui avait traversé plus de cent années fasse les frais des fantaisies caractérielles de maman. Bonne maman allait être si triste !

Devant les invités, papa a toujours le mot pour rire, fait des clins d’yeux quand maman a oublié le sel, ou renverse un peu de sauce sur la nappe, ou trébuche en débarrassant. Maman finit bien des soirées en pétard. C’est qu’elle n’a pas un caractère facile, maman. Mais comme papa le dit, ce sont toujours les bons types qui se retrouvent avec des furies, c’est une loi de la nature …

Mais dans une autre maison, pas bien loin, on a un papa toujours furieux. Il pique des colères stupéfiantes, dont on n’a plus peur depuis longtemps car on connait la chanson : il crie, menace de châtiments éternels, s’isole, et se fait tout penaud par la suite. Maman, elle, est pourtant douce et sans aspérités. Jamais elle n’élève la voix, par exemple. Tout au plus dit-elle des petites choses tranquilles et rassurantes comme Les enfants, ne fatiguez pas votre père, vous savez qu’il a une une looooooooooooooongue journée de plus. Ou bien, quand il est parti sur un de ses « dadas » comme elle dit et commence une conversation sur le nouveau plan d’urbanisme, elle sourit et dit ah non ah non ah non, pas de nouveau ton urbanisme et tes espaces verts, les enfants n’y comprennent rien. Papa en vient même à dire qu’ils ne comprendront jamais rien à rien si on ne leur parle que des pokémons, insiste que c’est pour leur bien s’il engage des conversations qui amènent la réflexion, qu’il aimerait que l’on développe des idées, et pas juste qu’on parle la bouche pleine, et déjà à ce stade il s’agite, alors que maman dit avec un petit sourire qu’à propos de bouche pleine, il est en train de postillonner de la soupe aux tomates et ressemble – pas vrai, les enfants ? – à un gros champignon vénéneux et couvert de taches rouges. Et comme les enfants s’esclaffent, papa se lève, furieux, tend le doigt vers maman et bégaye ah toi… toi… alors qu’elle, en revanche, ne perd pas contenance et fait juste un chuuuuuuuuut les enfants, on se calme, n’énervons pas papa un peu plus en continuant de découper sa côtelette.

 

Ces couples, nous en avons vus. Parfois nous avons été dupes, trop prompts à voir une mise en scène grossière, à accepter sans esprit critique d’appeler ces bourreaux discrets des victimes, et de nous émerveiller qu’ils tiennent le coup

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42 réflexions sur “Les vrais bons et mauvais

  1. Armelle B. dit :

    Autrefois, on tentait de tenir le coup vaille que vaille quand le couple tanguait. Aujourd’hui, les jeunes se carapatent dès le premier accrochage et sont moins patients ou résignés que leurs aînés. Il faut dire que la vie commune est rarement un long fleuve tranquille et qu’il faut faire preuve de pas mal de philosophie et d’accepter pas mal de concessions pour que les caractères, fatalement différents, parfois opposés, parviennent à se supporter. Je n’ai vu mes parents se disputer qu’une seule fois et j’étais tétanisée puisque cela n’arrivait jamais. Je crois qu’ils ont été très heureux mais qu’ils y avaient mis des conditions et que celles-ci ont été respectées. C’est rare mais leur bonheur conjugal a été à ce prix.

    • Edmée dit :

      Ce que je voulais mettre en évidence ici, ce sont les tyrans domestiques qui ont l’air d’être le martyr.

      J’ai connu un père de famille qui a laissé la réputation d’être un rouspéteur colérique. Or, sa femme, la bouche en cul de poule, ne cessait de le ridiculiser subtilement à table, sapant le respect des enfants, faisant de lui une caricature. Ses enfants, encore aujourd’hui, ont des « pauvre maman comment a-t-elle fait pour tenir le coup? » comme commentaires, car elle n’a cessé de rappeler les épisodes qui la mettaient en valeur.

      Or… il était réellement un homme jovial et chaleureux, et elle… le serpent dans l’herbe.

  2. bizak dit :

    Vaut peut être mieux parfois dans des familles entre les époux qu’il y’ait ces petites querelles, dissensions, que d’assister à un calme olympien où rien ne sort, tout le monde se tait, et se regarde en chien faïence. Mais cela dit : pas trop quand même, les scènes de ménages m’exaspèrent quand on ne fait trop. Bises et bon weekend, Edmée.

    • Edmée dit :

      Bien entendu, le tout est dans la mesure, et la mesure dépend des tempéraments. Chacun son volume et moyen d’expression. Mais les sournois qui n’élèvent pas la voix parce qu’ils tuent l’autre jour après jour… faisant de lui un fantôme ridicule dans la maison, ce sont des monstres.

  3. La vie à deux, une belle soupe de compromis. J’ai envie de dire Et l’amour dans tout ça…

    • Edmée dit :

      Je pense que quand il est bien là, c’est sur lui qu’on s’appuie. Si on aime, on ne cherche pas à dominer, on ne cherche pas à créer une image factice, à flatter un public de proches otages, à se sentir mieux en faisant mal.

      C’est quand l’amour n’est pas au rendez-vous qu’on a ces sinistres scenarii…

  4. Les masques de ta photo d’illustration résument parfaitement ton propos : encore et toujours, les apparences peuvent être trompeuses. Celle qui prend des airs de sainte, celui qui porte toute sa vie une tête de victime, l’autre encore qui est une « emmerdeuse », voire une gorgone alors qu’elle a, lorsqu’on prend la peine de gratter, un coeur véritablement tendre. Combien de ces mains de fer dans un gant de velours et de ces mains de velours dans un gant de fer passent pour ce qu’ils ne sont pas à cause d’apparences entretenues, vicieusement alimentées par un entourage que cela arrange, ou même parfois par eux-mêmes, par habitude, ou pour se conformer à ce que l’on attend d’eux. Il y a ce qu’on voit et il y a ce qu’on ne voit pas – la face cachée de l’iceberg humain, le plus important.

    • Edmée dit :

      Combien d’oncles-dragons étaient en fait mis à mort par la vierge-tante sans que personne ne le remarque. Et de mamans-sorcières expulsant en criant une douleur quotidienne infligée par un papa-noble-courage dont les mots arrachaient le coeur…

  5. La Baladine dit :

    Deux parfaits exemples de manipulation…

    • Edmée dit :

      Eh oui… De celles qu’on ne voit pas toujours avant qu’il ne soit bien tard 🙂

      Et, en dehors de ça, Baladine, pas moyen d’accéder à ton site, je suis avertie que tu n’autorises pas la connexion…

      • La Baladine dit :

        ??? Je ne comprends pas pourquoi… Même si tu tapes l’url sur le moteur de recherche?

      • Edmée dit :

        Eh bien si! Ce n’est pas la première fois, et cette fois je me disais « mais pourquoi mettrait-elle son site en lien si on ne peut pas y aller? » (parfois j’ai ainsi un éclair fulgurant 🙂 ). Je suis contente que tu m’aies signalé cette autre possibilité 🙂

      • La Baladine dit :

        Bon, effectivement, via ton blog, ça coince 😦 et c’est un complet mystère pour moi, j’ai des lecteurs qui viennent de WordPress pourtant. Si tu veux vraiment venir faire un tour, tu peux passer via le blog de Célestine ou AlainX…

      • Edmée dit :

        J’ai su y arriver 🙂 Je me suis aussi inscrite, en espérant rendre les choses plus faciles 😀

  6. Florence dit :

    Eh bien chère Edmée ce n’était pas triste chez toi ! (chez moi non plus d’ailleurs !)…
    Bisous et bonne soirée !
    Florence

  7. Angedra dit :

    J ai bien compris qu il ne s agit pas de ta famille, mais bien de montrer les faux visages qui sont donnés à la galerie de façon à jouer un rôle qui sera à son avantage tout en dénigrant savamment et discrètement l autre !
    J en connais de ces couples et malheureusement beaucoup dans leur entourage tombent dans le piège.
    Je préfère un couple qui se dispute lorsqu ils ont des désaccords …. Au moins ils jouent carte sur table. Dans ces couples l amour à plus de chance d exister que dans ceux dont tu parles.
    Mais dans combien de couples l amour est toujours la …. Alors ils trichent pour tenter de survivre !
    Beau week end

    • Edmée dit :

      C’est bien ça le piège affreux, c’est que l’entourage ne voit que ce qu’on lui montre, et que finalement il est presque impossible de mettre fin au jeu de rôles. La victime est devenue complice, et couvre les failles et duplicités du conjoint qui l’humilie.

      Beau week-end à toi aussi!

  8. charef dit :

    Ceux sont les tonneaux vides qui résonnent le plus. Ils font du bruit mais comme toi je n’aime pas les silences de ceux qui sont pleins de je ne sais quelle mauvaises surprises qu’ils nous réservent.
    Amitiés Edmée.

  9. Pierre dit :

    À la première lecture j’ai eu du mal à cerner le sens de ta chute, évoquant les « bourreaux discrets » se faisant passer pour des victimes. Parce que pour moi, le bourreau a longtemps été forcément celui qui crie. Je garde ce réflexe interprétatif même si j’ai compris que ce n’était pas aussi simple.
    Finalement, en lisant les compléments que tu apportes dans les commentaires, j’ai mieux compris le sens de ton propos et le léger malaise qu’il a suscité en moi. Cela me conduit à présenter un autre cas de figure : le système bourreau-victime alternatif. C’est à dire quand les deux inversent continuellement les rôles de « bourreau » et de « victime ». C’est très perturbant et, pour ma part, il aura fallu des décennies pour que je comprenne cette inversion instable des rôles (jeu de postures) dans le couple parental.
    Un père maltraitant et autoritaire (ça c’était le visible) associé à une mère soumise et manipulatrice (le second point étant difficilement perceptible sous l’habit de la « victime »). Les deux se présentant simultanément comme « victime » de l’autre en devant en supporter les défauts rédhibitoires. L’un prenant à témoin les enfants ouvertement (très gênant), l’autre le faisant sournoisement, à l’insu du premier (très malsain). Pour les enfants, je ne suis pas certain qu’un tel modèle éducatif ne laisse aucune séquelle dans leur construction psychique…

    Bref : merci pour ce billet qui rejoint quelque chose d’assez sensible dans mon parcours de vie 🙂

    • Edmée dit :

      C’est bien plus difficile à voir en effet, car automatiquement on tend à prendre parti pour celui sur qui on crie sans cesse, et on ne remet rien en cause. Et oui, je pense que ça laisse des traces profondes chez les enfants qui sans doute « savent » au fond d’eux-mêmes mais ne peuvent affronter l’idée, même adultes, qu’ils ont soutenu le bourreau et abandonné la victime.

      La famille que je connais a des enfants dont aucun ne sait s’assumer et a endossé le rôle de victime (mais en réalité de bourreau sournois qui sape l’autre, surtout). Leurs enfants tendent à reproduire, les filles d’une des filles sont agressives avec le père (un homme à qui on dit sans cesse qu’il est un tyran domestique) et avec leurs maris…

      • Pierre dit :

        Personnellement, quand j’ai commencé à prendre conscience que je commençais à reproduire, avec mes enfants, ce dont j’avais souffert moi-même, j’ai entrepris une psychothérapie. Un long travail de conscientisation, de désapprentissage, de déconditionnement, de désimprégnation à débuté et a duré… des années. Parce que les enfants grandissent et que le rapport parent-enfant/ado évolue de même. J’avais toujours l’impression d’être en retard dans ma progression.
        La relation de couple, évidemment, faisait partie de tout ce qu’il a fallu remettre en question. D’ailleurs… on ne se choisit pas par hasard 🙂

        Le question du sentiment de culpabilité de l’enfant-complice du bourreau est terrible, parce qu’un enfant n’est pas doté du recul nécessaire, même s’il perçoit bien que quelque chose ne va pas, n’est pas « juste ».

      • Edmée dit :

        Tu as bien fait, mais tu avais l’intelligence pour agir ainsi. Beaucoup ne l’ont pas. Et comme tu dis, les enfants ensuite ont le fardeau du remords et de la confusion, n’ayant pas de recul, comme tu l’explique. De plus, on leur fait remarquer des choses réelles, mais dont ils ne connaissent pas la cause : vous voyez maman comme elle se met en colère pour un rien, une mouche vole de travers et hop, elle explose! Ils ignorent le long travail invisible pour eux qui mène à ce désespoir de maman (ou de papa… car les femmes sont aussi horribles dans ce domaine!)

        Merci mille fois pour ton apport!

  10. gazou dit :

    Oui, il est bon de se méfier des apparences qui peuvent être très trompeuses et parfois c’est celui qui sème la zizanie qui se fait passer pour la victime…Mais a-t-il conscience de sa tromperie, de ses manipulations…Je pense que très souvent il n’en est pas conscient, il se trompe lui-même tout autant qu’il trompe les autres…Et puis il est vrai qu’il est toujours plus facile d’accuser l’autre que de se remettre soi-même en question et qu’il faut du courage pour être lucide

    • Edmée dit :

      Certains peut-être en effet ne sont pas vraiment conscients et reproduisent un comportement familier, sans plus. C’est vrai. D’autres aiment ce pouvoir de manipulation sur la vie et l’opinion d’autrui, ça les fait se sentir puissants.

      Et en effet il faut du courage et de l’intelligence pour faire un « examen de conscience » comme on nous le conseillait autrefois, et d’y être objectifs!

  11. Philippe D dit :

    Chez moi, disputes continuelles ! Pas de tyran ou de martyr, mais torts bien partagés ! Ils ont quand même plus de 60 ans de mariage !

    • Edmée dit :

      Ça, c’est autre chose. On peut mettre ça sur le compte de tempéraments bien trempés 🙂 Certains se disputent, ne peuvent pas communiquer autrement. Ça ne veut pas forcément dire qu’ils ne sont pas bien ensemble, tout comme ceux qui ne se disputent pas ne sont pas heureux pour autant.

  12. Célestine dit :

    Ah ces jeux de rôles, le fameux triangle de Karpman, bourreaux, victimes et sauveurs, et toutes ces manipulations…on est loin du long fleuve tranquille…
    Les êtres humains sont épuisants, par moments…
    Baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

  13. Alain dit :

    Voilà une page qui trouve un écho dans ma mémoire.
    Les années 50 à 70.
    Une femme, belle, trop en avance sur son époque, très libre, aussi, qui, bien que mariée, vivait sa vie. Dans cette petite ville de province, impossible d’empêcher les ragots. Son mari poussait haut la voix devant les autres, se taisait dès qu’il s’agissait d’elle. Aujourd’hui l’homme est décédé. Elle finit la sienne dans des plaintes constantes et tente de jouer aux veuves exemplaires. Y compris devant ceux qui connaissent tout de son passé. Pas tout à fait un couple, mais davantage une alliance au milieu de laquelle un enfant a grandi.
    Il a trouvé un salut dans l’amour de son grand-père, l’affection de son oncle et celui de sa tante. Dans la fuite, aussi.
    Étrangement il semble y avoir gagné en étant ce qu’il a toujours revendiqué, dans le respect de l’autre et sa liberté totale d’être ce qu’il est vraiment.
    Bon dimanche Edmée.

    • Edmée dit :

      Heureusement, oui, que dans ces chaos il y a des oncles, des grands-pères, des tantes, qui donnent un amour désintéressé et extrêmement vivifiant. J’ai connu moi aussi de ces femmes, qui en fait finissent leur vie martyrisées par la conscience qu’il ne leur reste que quelques années pour ancrer une légende sur leur vie, et effacer la réalité des mémoires. Mission impossible et bien amère.

      Les parents ne sont pas toujours autre chose qu’un moyen d’entrer dans la vie. Et s’il n’en tenait qu’à eux on ne s’y accrocherait pas beaucoup. Mais il y a les autres, ces gens d’amour qui le sèmeront à la place des parents, trop occupés à subir leur existence pour avoir rien à semer!

      Bon dimanche à toi aussi 🙂

  14. colo dit :

    Parfois, Edmée, je me demande s’il n’y a pas des personnes qui aiment être manipulées, croyant peut-être être plus malins/malignes que les manipulateurs/trices.
    En bref je me gratte souvent la tête, perplexe.
    Bon dimanche!

  15. blogadrienne dit :

    ton portrait est terrible (et terriblement reconnaissable)

  16. Dédé dit :

    Ta plume est en verve pour décrire ces couples… horribles. Cela me fait presque froid dans le dos. Bises alpines et fraîches.

  17. AlainX dit :

    Les auteurs de vaudevilles n’avaient pas à chercher très loin pour trouver de la matière afin de rédiger leurs pièces…
    et si cela faisait tellement rire, c’est que ça ressemblait à beaucoup…

    En cela, ma mère aurait dû faire du théâtre, étant donné qu’elle était excellente comédienne à la maison, avec ses colères fabriquées de toutes pièces. En plus, chaque jour, nous avions des tickets gratuits pour assister au spectacle. Que veut-on de mieux !
    J’étais trop jeune pour comptabiliser, mais elle a bien dû se suicider un bon millier de fois en quelques années… enfin elle se contentait de nous raconter comment elle allait le faire… bientôt… et elle avait des idées particulièrement intéressantes en la matière !
    Heureusement que nous étions briefés par notre père : la raison en était simple : elle était folle ! (Ce qui d’ailleurs était la réalité…).
    Mais quand même, elle était fatigante… sauf quand elle allait en psychiatrie… un répit de quelques semaines….
    Moi, pour partir loin de tout cela, j’ai choisi la polio, histoire de m’éloigner quelques années. Ça a marché. J’ignorais que j’avais quand même fait une connerie… dans une autre vie, je ne ferai plus polio…
    Dans une autre vie, je ne choisirais plus une mère folle…

    • Edmée dit :

      Oui, le pouvoir du psychisme est infini, et la comédie humaine aussi. Les enfants commencent, finalement, leur parcours dans le plus pénible apprentissage qui soit, et souvent le lavage de cerveau des « spectateurs qui veulent avoir la paix » est cause de confusion terrible : tu dois être gentil avec ta pauvre maman si courageuse! Tu dois être un grand garçon comme papa qui a tant de patience… On sent qu’il y a erreur, mais qu’on ne nous croira pas car on est… les enfants, ceux qui par définition ne savent pas.
      Sentiment de grande solitude.
      Non tu n’as pas choisi de bonnes cartes. Mais es-tu certain d’avoir choisi? 😦

      • AlainX dit :

        Avoir choisi ?
        C’est là toute la question… c’est ma légende personnelle, pas totalement absurde au plan somatique, mais pas démontré scientifiquement… donc pas dangereux pour la santé, comme Il paraît que ne l’est pas vraiment le glyphosate ou l’amiante…
        J’ai tenté d’apporter quelques éléments à ma thèse dans un texte assez ancien, primé, et par ailleurs publié en Belgique… dont le titre était « tiens-toi tranquille » injonction de ma mère à laquelle j’ai fini par obéir…
        mais je le répète c’est une légende personnelle à laquelle je ne demande surtout à personne d’y croire…

      • Edmée dit :

        Je me souviens avoir lu, il y a longtemps, le cas d’une femme qui d’un jour à l’autre n’a plus pu marcher. Or il n’y avait aucune raison physique ou virale etc pour expliquer ce phénomène. Et lors d’une consultation psy, elle s’était souvenue alors qu’à l’époque son mari avait une liaison et qu’elle craignait qu’il ne la quitte, elle avait donc pensé « si j’étais paralysée il n’oserait pas me quitter »… Le mythe de l’échange, du troc. C’est terrible mais très puissant.

        Nous sommes d’étranges phénomènes…

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