Quand le conjoint est un miroir non déformant

On se marie pour bien des raisons, et les mauvaises peuvent mener à une union bien agréable si on a la souplesse de faire les concessions légendaires, alors que les bonnes … on devine la suite.

Le mariage n’est sans doute pas vraiment une loterie, mais quand même un Kinder Surprise dans bien des cas.

Car beaucoup prennent soin de dissimuler qui ils sont vraiment. Je ne vais pas m’étendre aux violeurs de la pleine lune ou adeptes de l’auto-flagellation en face d’un crucifix… Mais il y a ceux qui se savent un peu (ou beaucoup) plus bêtes que les autres et naturellement ne s’en font pas une publicité. Ceux qui aiment trop ou pas assez les plaisirs ou horreurs du lit conjugal. Ceux qui ne savent pas suivre les conversations animées d’un groupe passionné car ils sont semés par le raisonnement et les opinions. Ceux qui ne comprennent l’humour que quand tout le monde a fini de rire – et encore, ils ont juste saisi que ça devait être drôle mais que, quant à eux…. Ceux que le toucher indispose, qui n’aiment ni faire ni recevoir câlins ou petits gestes chaleureux. Ceux qui sont dénués de générosité, de compassion, d’empathie en dehors d’affirmations tout à fait rhétoriques.

Mais se marier reste une sorte de label de normalité. Souvenez-vous : il n’y a pas si si si longtemps qu’on entendait « elle ne trouvera jamais de mari », « elle n’a pas trouvé de mari », « il est resté vieux garçon, personne n’en voulait ». Aussi ces êtres qui sont programmés pour vivre seuls s’obstinent-ils à démontrer que non, ils ont trouvé un mari ou une épouse, tout va bien chez eux.

Ces malheureux (oui, on peut quand même leur concéder qu’ils le sont souvent) font de leur mieux, pendant le temps béni de la conquête, des fiançailles, de la cour acharnée, des prémices, des œillades, invitations et petits cadeaux, pour se montrer plus conformes aux autres. Tel que l’autre les aimera. Peut-être convaincus qu’ils vont y arriver.

Et comme c’est bien connu.. chassez le naturel et il revient au galop.

Une fois que les bulles des premiers émois se sont calmées comme celles d’un champagne oublié dans une flute, peut-être même devenu le lieu de noyade d’une guêpe poivrote, ce fameux naturel n’a pas besoin de beaucoup de temps pour se remettre en place.

Et l’autre, celui qui avait marché à fond dans la comédie de ce compagnon ou cette compagne bien agréable et à sa mesure, laisse percevoir stupeur, étonnement et déception, jour après jour.

La jeune fille qui se couchait dans la paille pour se donner et se donner encore a désormais une migraine chronique. Le jeune homme qui riait à gorge déployée aux bonnes blagues des amis laisse l’ennui ternir son visage – et l’ambiance. Celle que l’on appréciait parce qu’elle écoutait les autres au lieu de pérorer s’avère d’ailleurs être incapable de pérorer ou simplement parler, car elle n’oserait jamais avoir une opinion contre laquelle on lèverait les boucliers, aussi le silence est sa présence…

Et ce comédien médiocre et démasqué s’effrite peu à peu, plein de ressentiments envers le conjoint qu’il n’a pu duper longtemps. Il lui reproche de toujours se sentir mis à l’écart à cause de lui, nul, inintéressant, quantité négligeable. Il lui en veut d’être, lui, sympathique, actif, vivant, débrouillard. D’avoir une personnalité. Il essaie d’ailleurs de le déstabiliser s’il le peut : se croit plus malin que les autres, a le monopole de la conversation (surtout avec un conjoint muet, c’est un euphémisme…), est un je-sais-tout, croit amuser ses amis ce qui est loin d’être sûr.

Et, de manière plus ou moins évidente, il le déteste. Secrètement souvent, car il ne peut se permettre, la plupart du temps, d’être fichu dehors : il faudrait tout recommencer !

Mais ce qu’il déteste en vérité… c’est l’image de lui-même qu’il voit dans le regard de cet autre qui désormais le connaît trop bien. Image qu’il s’empresse de « flouter » par de multiples justifications à son mal-être : le mal ici ou là, le manque d’argent, l’absence du conjoint qui travaille tout le temps, l’angoisse des maladies certainement embusquées pas bien loin, et « un certain regard » distant et illusoirement supérieur sur tout ce qui est le monde de l’autre…

Et se dire qu’ils sont, en fin de compte, ceux qui sans doute souffrent le plus n’est pas une panacée…

 

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44 réflexions sur “Quand le conjoint est un miroir non déformant

  1. laurehadrien dit :

    Et il faut ajouter que l’amour rend aveugle, ce qui n’arrange pas les choses…

  2. Armelle B. dit :

    Et qu’il malmène le plus souvent le bon sens de la plupart d’entre nous.

    • Edmée dit :

      Nous sommes nombreux à nous faire prendre, mais en tout cas ceux qui l’admettent sont ceux qui ont pris des mesures : ajustements, séparations, concessions ou autre. Tandis que les malheureux qui se tuent à jouer la comédie du couple ravi… se tuent, c’est le cas de le dire 🙂

  3. angedra dit :

    La comédie humaine dans le sujet le plus prolifique qui soit !!
    Je continue de penser que ceux qui tombent dans ce jeu sont ni victimes, ni accusés, car il faut être deux mauvais acteurs pour accepter cette comédie et même si l’on a été floué au départ, l’on peut quitter la scène dès la découverte du scénario qui ne nous convient pas.
    Pour éviter de se laisser prendre dans les filets de ce style de film d’horreur, apprendre en premier à se connaître et à ne pas se sous-estimer. S’aimer nous apprend à aimer et à ne pas tout confondre…

    • Edmée dit :

      Je suis d’accord avec toi, il faut se libérer – si on le peut – ou au moins prendre de fameux arrangements, sans quoi comme tu dis… on devient soi aussi un mauvais acteur dans la pièce!
      D’accord aussi sur le fait qu’il faut se connaître, mais on est souvent très surpris parce que tout le monde ne fonctionne pas comme nous : tout le monde ne dit pas la vérité, tout le monde ne se livre pas, tout le monde n’est pas honnête. Et en début de vie, parfois même plus tard, on se laisse « avoir »…

  4. Adèle Girard dit :

    D’où l’intérêt des longues fiançailles d’autrefois!

  5. bizak dit :

    Je ne sais comme tu arrives à trouver les mots pour décrire, ce qui se trame au fin fond de notre ego, « d’êtres finalement trop fragiles, au point de vivre dans les simulacres ». Tout finit pas remonter à la surface ! « on ne peut cacher le soleil avec un tamis « , disait un proverbe kabyle. Oui, la vérité finit pas se savoir, et ça fait trop mal et même si le chrono reprenait à zéro, il n’y a pas grand chose à reprendre.
    Vivons simplement, ne nous laissons pas berner par le regard des autres, et si même on n’est jamais sûr de conquérir, celui ou celle qu’on aime, on ne se ternit quand même pas.
    Bises Edmée aux mots toujours palpitants.

    • Edmée dit :

      😉 Tout ce que tu dis est juste, mais il n’y a pas que les imbéciles qui se font avoir, bien au contraire. Car quand quelqu’un a l’intention de manipuler quelqu’un d’autre, il a une sacrée longueur d’avance : il est le seul à savoir que le terrain est friable. Et il se sert de la bonne foi et de l’amour-confiance de l’autre sans aucun scrupule, ou parfois même en se bernant lui-même : je pourrais vraiment « rester » ainsi toute ma vie.

      Bises à Bizak

  6. gazou dit :

    Certains vivent mieux en restant célibataires, d’autres ne peuvent envisager de vivre seuls et ont besoin d’un partage quotidien…A chacun de découvrir ce qui lui permet de vivre le plus épanoui possible

    • Edmée dit :

      Certains sont faits en effet pour vivre seuls, mais ils n’aiment pas exposer leur personnalité. Qui est souvent vue aussi, il faut le dire, comme un échec : »on » ne veut pas d’eux, pas étonnant avec le caractère qu’ils ont. (Comme si les gens mariés avaient forcément un caractère agréable, ha ha ha…. ou respiraient le bonheur!).
      Ils leur faut donc piéger quelqu’un. Et puis lui en vouloir de sa déception quand il ouvre les yeux!

  7. Dédé dit :

    Je reste persuadée que l’amour, le vrai, existe. Mais il n’est pas simulacre, il n’est pas que concessions, il est dialogue, respect, il laisse de la place à l’autre, il construit sans déconstruire. Ai-je tort d’y croire encore? Non, je ne le pense pas mais ce que tu décris dans ton texte (toujours avec les bons mots) me fait un peu froid dans le dos car j’y retrouve bon nombre de couples qui m’entourent… Dire que cette année, je suis invitée à 4 mariages… :-)))) Bises alpines.

    • Edmée dit :

      L’amour existe, et comment! Mais comme tu dis… il est sincérité, spontanéité, partage, respect etc…
      Mais le mariage, pour beaucoup, n’est rien d’autre que le mariage, et ils y déposent peu d’amour sauf pour eux mêmes. J’en connais des multitudes aussi, de ces couples.
      Ca ne rend les autres que plus éblouissants et plus convaincants que oui, l’amour existe!
      Bises liégeoises bien frisquettes mais ensoleillées!

  8. bernardhalleux dit :

    Vous lire est toujours un plaisir : cette légèreté,-propre aux gens heureux ?- cette douce nostalgie -propre à l’âge, au temps passé, vécu et bien vécu …je ne boude jamais mon plaisir de lire vos « madeleines »…

    • Edmée dit :

      C’est un charmant commentaire 🙂 Je suis très heureuse d’en effet distiller ma douce nostalgie, le recul que donne l’âge et le bien vécu. Oui je suis heureuse, je ne saurais être autrement bien longtemps 🙂

  9. Coumarine dit :

    oui, ce que tu décris me fait froid dans le dos… tu donnes là des portraits très sombres de couples qui au fond, n’en sont pas…
    Heureusement il y a des couples pour lesquels le dialogue est important, à la fois pour communiquer/échanger en vérité mais aussi pour dire les choses quand elles ne vont pas: on écoute l’autre, on s’exprime, on tente de se comprendre…
    Il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour continuer à s’aimer, tune crois pas?..

    • Edmée dit :

      Ah non, vraiment pas! Les couples heureux que je connais sont souvent assez contrastés, mais vivent ça avec amusement, et.. voilà : ils échangent avidement! On les reconnait bien, les vrais couples : qu’ils se ressemblent ou pas, ils se sourient en complices parmi les autres, s’amusent des mêmes choses et même si assis loin l’un de l’autre, s’envoient des regards contents…
      Une merveille!

  10. Adrienne dit :

    le contraste entre ma vie d’avant – comme femme mariée – et celle de maintenant, ne saurait être plus grand: je jouis tellement de cette liberté à vivre seule que je me demande parfois si ce n’est pas de l’égoïsme 🙂

    • Edmée dit :

      On est bien obligées de se choyer, non? C’est délicieux. Ca ne fait pas de nous des égoïstes mais des amies de nous-mêmes. Enfin! Car un mauvais mariage (et bon.. je suis experte : j’en ai eus trois :-O ) nous rend étrangères à notre intime!

  11. SPL dit :

    Peut-être se marie-t-on trop vite?
    N’a-t-on pas le temps de démasquer le comédien après quelques années de vie plus ou moins commune avant le contrat de mariage? 🙂

    • Edmée dit :

      Oui, ce serait l’idéal. Pour ceux qui tiennent tête aux influences! Je me suis mariée, moi, parce que toutes mes cousines de mon âge étaient mariées, parce que si je voulais des enfants il valait quand même mieux… J’ai eu tort et c’est ma responsabilité, oui, mais en attendant…. quel gâchis 🙂

      Nous avons discuté avec « mon bien-aimé » il y a peu et sommes convenus que si on s’était revus à l’époque de notre vie où tout était encore possible… nous ne nous serions pas mariés! Sauf peut-être, comme tu dis… des années après!

  12. La Baladine dit :

    Voilà pourquoi je prône pour la jeunesse ce que je me suis autorisée en mon temps, apprendre à vivre seul.e, à ne compter que sur soi, prendre le temps de savoir ce qu’on aime, ce qu’on désire, ce pour quoi on est fait, vivre ses aventures indépendamment de quiconque, avant de s’engager dans une vie de couple et familiale…
    Quand on a à peu près compris qui on est, on est plus apte à reconnaître sa moitié d’orange 😉

    • Edmée dit :

      Tout à fait! Savoir vivre seul sans se sentir perdu ou « pas choisi » est important. Mais aussi… ne pas subir les pressions variées de parents ou »amis », collègues etc… Tout le monde, au fond, n’est pas capable d’être indépendant, c’est une part du problème!

  13. emma dit :

    ah, tu abordes à nouveau, et si finement, l’inépuisable théâtre de la conjugalité, qui est à l’amour ce que le gros rouge est au champagne ; soit un ajustement/arasage de personnalités anguleuses et jusque là inconnues l’une à l’autre dans un consensus obligé, avec l’effet terrible du miroir impitoyable que tu décris si bien.
    j’aime cette image du  » champagne oublié dans une flute, peut-être même devenu le lieu de noyade d’une guêpe poivrote » , gueule de bois des lendemains de passion. Mais pourquoi faut il absolument vivre ensemble ? c’est le glas de la passion, même si ça peut devenir une agréable association pratique ou intellectuelle.
    et le terrible mot de la fin : « qu’y a t il de pire que de vivre à deux, si ce n’est vivre seul ! »….

    • Edmée dit :

      Certains « vivre ensemble » sont un plaisir évident, je connais des couples heureux, qui aiment vivre ensemble.
      Mais en effet ce n’est pas obligatoire… L’amour, c’est l’amour, il ne demande ni mariage ni vivre ensemble pour exister. On fait ce qu’on veut, et pas ce que la société ou la raison veulent, sauf si on est d’accord avec ça.
      Je comprends parfaitement les mariages « de raison », « d’intéret », et d’amour. Mais pas de « faut bien faire comme tout le monde »… et encore moins qu’on s’y entête en regardant tristement à travers les barreaux les autres, ceux qui sont heureux et amoureux…

  14. Célestine dit :

    Ah la fameuse forteresse…
    Personne (à part quelques exceptions que l’on note toujours avec une espèce d’émerveillement incrédule) n’est vraiment content de ce qu’il a : les célibataires ne rêvent que de mariage, les mariés ne rêvent que de reconquérir leur liberté..
    Au final, tant qu’on ne se sera pas désempêtrés de tous ce fatras religieux (même si on ne se marie que civilement) qui fait du mariage hétéro une sorte de passage obligé pour élever les enfants, on ne sortira pas de ces situations douloureuses et gâcheuses de temps et d’energie.
    Le mariage est un récit vieux comme le monde auquel on est sommé de souscrire, même si on n’en a pas envie. Et il faut une sacré force de caractère pour résister à la pression sociale du qu’en dira-t-on…
    Bourrage de crâne, quand tu nous tiens… 😉
    Baci bella ragazza
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Je pense qu’il est très humain de parfois rêver à ce que serait notre vie si seulement nous avions fait d’autres choix, notamment nous marier ou pas. Mais les exigences d’une part et l’intransigeance d’autre part (on ne ferme plus les yeux, on attend des choses impossibles souvent, l’ingérence dans la vie de l’autre, la liberté que l’on veut pour soi et pas pour l’autre… )… font que ca ne marche vraiment pas « comme sur des roulettes » pour la plupart!

  15. Quand je regarde autour de moi dans ma génération, il y a d’abord très peu de couples mariés. J’ai plutôt une majorité soit de célibataires soit de couples non mariés. Le mariage (je parle de la cérémonie civile ou/et religieuse) n’est plus du tout la norme, et le regard de la société a quand même évolué sur ceux qui ne sont pas mariés officiellement. Donc, pour ma génération, je trouve qu’on est quand même plus libres. Les femmes travaillant, elles ont aussi la possibilité de se séparer plus facilement. Et avec les familles recomposées, le modèle traditionnel classique de la famille mariée avec deux enfants a quand même beaucoup évolué.

    Et à tous, j’ai envie de dire : faites ce que vous avez vraiment envie au fond de vous! (même si c’est parfois plus facile à écrire qu’à faire). Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      Je sais, tu as raison, mais en vivant ensemble on a les mêmes exigeances démesurées que l’on met dans un mariage, aussi le résultat est souvent le même. La liberté est assez illusoire, c à d qu’on lui met des limites très étroites 😀

      Bon dimanche cher Petit Belge!

  16. Nadezda dit :

    Quel sujet. Trois mariages, deux flops 🙂 Le troisième ça fonctionne, il respecte ma liberté et moi la sienne.
    Mon rêve c’était de retourner en Afrique pour un reportage photo, l’occasion s’est présenté , un ami médecin m’a proposé de l’accompagner dans sa tournée des dispensaires au centre du Congo . Il m’a tout expliqué puis a ajouté que dans la brousse il se pourrait qu’on soit obligé de dormir dans le même lit. J’ai tout expliqué à mon mari et il m’a dit : si tu peux me promettre qu’il ne se passera rien entre vous deux , je suis d’accord que tu partes. . Je n’ai pas pu le lui promettre et je ne suis pas partie. Cinq années plus tard je suis partie avec deux photographes et nous avons partagé la même chambre pendant huit jours, sans aucun problème. Nous apprenons a nous connaitre mutuellement, il est mon miroir, je suis son miroir .
    Bon dimanche, il fait beau sur Liège.

    • Edmée dit :

      Voilà. Moi aussi trois mariages mais trois flops. Ta relation est belle. Il m’est arrivé aussi – exceptionnellement – de partager mon lit ou/et ma chambre avec un ami, et il ne s’est rien passé, juste dormir! Mais je ne l’ai accepté que parce que je savais qu’il n’y avait aucun « risque ». Dans le doute… je n’aurais pas fait!
      Je ne sais dans quel quartier de Liège tu as du beau temps, car ici… certes c’est moins froid qu’hier mais aussi gris et pas très pimpant 🙂 Mais voilà, c’est le temps qui décide!

      • Nadezda dit :

        En fait j’habite à 30km. de Liège. Ce matin, de la fenêtre de mon atelier, j’ai vu le soleil et je me suis dit que c’était la même chose à Liège 🙂 10min. après, le soleil a disparu pour faire place au magnifique gris belge 🙂

      • Edmée dit :

        Gris belge est la couleur exacte 🙂 Rebelote pour ce matin, en tout cas à cette heure matinale 😉

  17. marcellepaques dit :

    Un beau et vaste sujet parce que nous sommes tous différents et l’idée du mariage change de couleur avec le temps…
    Le rose c’est périmé, le noir aussi, un beau camaïeu c’est plus logique.

    • Edmée dit :

      Mais tu sais, ce que nous appelons mariage, nous, c’est le « vivre ensemble » maintenant mais avec les mêmes exigeances souvent. Donc à mon sens ça ne change pas grand chose. La seule chose qui ne soit pas nuisible dans le mariage ou vivre ensemble ou pacsé, c’est la composante du couple. Si un des deux veut contrôler l’autre et le posséder, on est fichus, mariés ou pas. Car malgré tout, les enfants et l’achat d’une maison…c’est un lien aussi fort que le « contrat » de mariage.

  18. marcellepaques dit :

    Un beau et vaste sujet !

  19. colo dit :

    Un plaisir de te lire!
    Il y a tant à dire…on peut aussi être agréablement surpris par des talents ou qualité cachés:-)
    Pour les côtés négatifs découverts, ils peuvent ne pas nous déranger outre mesure, ou, au contraire, nous insupporter et dans ce cas…et bien, fuir!!
    Bonne semaine Edmée.

    • Edmée dit :

      Ah mais tout à fait! Il y a des lacunes/défauts/travers qui sont supportables que l’on met dans les « concessions à faire ». C’est normal.

      J’imagine que beaucoup dépend de la sincérité que l’on met dans la relation : correction, amabilité, concessions quand besoin est.

      Mais les conquistadores… les écraseurs (ça vaut au féminin aussi), manipulateurs, abuseurs, lents étouffeurs, égocentriques… non!

      Bonne semaine aussi Colo

  20. Tania dit :

    Quel défi, la vie en couple. Quel défi, les années qui s’ajoutent aux années. Parfois il vaut mieux se séparer, oui, mais quelle tristesse pour les jeunes enfants.

    • Edmée dit :

      Je pense que si on peut « tenir » (quitte à créer les fameux « arrengements ») rester ensemble vaut mieux en effet. Par contre si la mésentente est si bruyante et évidente que même les enfants en sont affectés… je dirais que de deux maux il faut choisir le moindre, bonne vieille recette connue! 🙂

  21. PHILIPPE D dit :

    Et des amours heureuses? Ça existe?

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