Une explication n’est pas une excuse….

Les mythomanes… on leur répond quoi ?

J’avais 20 ans peut-être, et avais comme compagne d’école une voisine que j’avais aimablement surnommée en secret « Scrofule ». Je ne la détestais pas, mais ne l’aimais certainement pas non plus et hélas pour moi je devais faire les trajets avec elle car elle habitait un peu plus bas que chez moi et m’attendait fidèlement. Et comme elle était courte et replète sur pattes et moi longue, on nous surnommait Doublepatte et Patachon. Elle était assoiffée d’admiration et ne reculait devant rien pour ça. Ainsi j’ai eu droit à des légendes que le Baron de Münchhausen lui aurait enviées…

Il y eut la fois où, en plein hiver, craignant de glisser alors qu’elle se rendait à la gare, elle s’était assise sur sa valise et s’en était servie de traineau, prenant des tournants impeccables et même la volée d’escaliers de « Ste Juju », le nez rouge mais l’assise assurée, pour arriver pile poil à sa destination, pas même un peu décoiffée…

Je ne savais comment intervenir dans ce récit glaçant, non seulement à cause du verglas mais devant l’aplomb de son mensonge. Ce n’était pas une petite fille trop imaginative, mais une jeune femme de 20 (qu’on se le dise !).

Une autre fois il y eut un combat d’amoureux sous ses fenêtres : un amoureux indécrottable s’en était pris à un autre bien plus puissant et attirant, qu’elle décrivait comme un général de l’armée, et ces deux personnages en rut se permettaient de se comporter en ivrognes de taverne sous les fenêtres de sa respectable maison (sans que ses parents s’en inquiètent), que le meilleur gagne. Le général de l’armée était mort dans la lutte (je suis encore très déçue du mutisme obstiné de la presse devant ce haut fait, qui aurait mis mon avenue bien tranquille sous les projecteurs de l’amour…), gardant le poing serré (après quelques ardentes minutes de boxe contre le rival…), tellement serré qu’une fois mort il avait sans doute fallu une clé anglaise et des pinces de plombier pour le dé-serrer, et y découvrir … la photo de Scrofule dans un médaillon. Comme quoi on peut être général d’armée et porter un médaillon comme une héroïne de Barbara Cartland, l’un n’empêche pas l’autre….

Là encore je me limitais à dire des oh ! mince alors ! oh le pauvre ! Comme il t’aimait…. Prête à m’enfuir et appeler « la voiture jaune », celle qui emmenait les fous, tout au moins c’est ce que nous disions enfants : la voiture jaune va venir te prendre…

Et il y eut, trop longtemps pour mes nerfs, pendant des années qui m’ont semblé éternelles, une autre dont je tairai le surnom, pour me contenter de La folle. Rien ne lui semblait trop énorme. Ne lui semble, car elle a mon âge et n’a jamais faibli. Mais je pense que le pompon (à dire vrai, il y a tant de pompons qu’on dirait une tenue de danseuse mexicaine…) revient à celle-ci :

Elle et son mari vont à Cape Canaveral (ça, ça peut être vrai….). Ils visitent et là, on demande au groupe de touristes lequel veut se plier à un test auquel on soumet les astronautes. Devinez qui se propose ? La trompe-la-mort, la je-sais-tout, la folle en personne ! L’expérience est faite sans questions préliminaires, du genre « avez-vous mangé 15 pancakes au sirop avant de venir, ou un cheese burger avec ketchup et extra cheese, ou bu deux ou trois Samuel Adams…. » rien de ce genre. Hop, on s’y met ! On insère la folle dans une bulle de plexiglas, en position de l’Homme de Vinci, bras et jambes écartés et bien calés, son sac à main je ne sais où, et on lui dit sans sommations de faire tourner la bulle vers une direction donnée. Mais ça, c’est encore facile (on imagine le cheese burger qui tourne aussi et se mélange aux doughnuts du matin…), car pour donner du relief à l’aventure on la prie de calculer mentalement des racines carrées très difficiles (pour les astronautes…) et… de noter le résultat sur un carnet. Je n’ai pas compris si elle devait noter à la bouche ou par télékinésie, mais voilà… Dur-dur d’être touristes à Cape Canaveral, c’est le moins qu’on puisse dire. Je vous aurais prévenus ! D’autant que la folle a déjà du mal avec la table de multiplications par deux…

Là, elle avait 60 ans quand elle m’a raconté ça, et bien que je n’aie rien dit (le rien justement manquait d’admiration stupéfaite… une admiration toute méritée pensait-elle) elle m’a accusée d’être jalouse de tout ce qu’elle savait faire, elle. Le hic c’est qu’elle m’a accusée de la manière la plus tonitruante qui soit, je pense que des flammes sortaient de sa bouche et léchaient la nappe, et comme tout ça se passait dans un restaurant japonais, une brochette de jolies geishas se tenait derrière elle, livides et prêtes à l’empaler si le ton montait encore. Mais leur regard choqué m’a hantée longtemps… C’était mon restaurant préféré et je n’ai plus osé y aller pendant un an !

Mais que dit-on à ces gens ? Comment, alors qu’en apparence ils mènent une vie normale (on les trouve un peu bizarres et s’en tient à l’écart, mais ils travaillent, se marient parfois, ont un semblant de vie sociale…) ils ne voient pas qu’il est impossible de croire à ces sornettes ??? Ou ils ne peuvent s’en empêcher… La folle, je pense, ne peut s’en empêcher, son besoin d’en savoir plus et mieux l’y pousse, et elle éclate de colère quand elle réalise qu’on ne la croit pas… Ce qui l’enfonce encore plus dans son isolement et augmente son besoin d’être remarquée… Un cercle vicieux. Bien sûr, ces gens sont à la recherche de quelque chose, bien sûr ils sont « à plaindre ». Mais ça, c’est une explication, et en aucun cas une excuse.

Moi j’ai déclaré forfait…

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45 réflexions sur “Une explication n’est pas une excuse….

  1. Philirlande dit :

    Ne t’inquiètes pas, j’en connais certains également qui croient dur comme fer ce qu’ils racontent, et si par malheur tu leur racontes avoir voyager en business un verre de champagne, ils te répliqueront qu’ils ont partagé toute une bouteille dans le cockpit avec le commandant de bord et une hôtesse sur les genoux… Et comme je ne fume pas, je ne peux pas toujours m’éclipser pour en griller une! je compatis et j’abdique aussi bien souvent

  2. Armelle B. dit :

    Voilà des personnes à éviter mais toujours très collantes. Du moins ont-elles eu le mérite de vous inspirer un récit très drôle et coloré.

    • Edmée dit :

      J’ai en effet dû me résoudre à « rompre » officiellement avec La folle, après 60 ans de mensonges absurdes et souvent suivis de méchancetés, je lui ai dit que je n’avais plus envie de faire semblant de la croire et que donc c’était mieux qu’on ne se voie plus 🙂
      La pauvre Scrofule a disparu dans une vie dont je ne sais rien, ce qui m’arrange bien …

  3. charef dit :

    Edmée tu ne penses bien dire. C’est un calvaire pour moi quand je rencontre mon beau fils. Il trouve le moyen de fabuler sur tous les sujets qu’on aborde. Je ne sais pas ou il va chercher tout ça. Mais je me suis fais une raison. Ma fille ne doit pas s’ennuyer. Elle a tout le temps le nez pointé dans son smartphone. Bon vendredi l’amie.

    • Edmée dit :

      Oh là c’est pénible quand c’est dans la famille! La folle est de ma famille aussi ce qui m’a fait la supporter très – trop – longtemps par loyauté familiale. Mais là… je ne peux plus 😀 Bon vendredi aussi 🙂

  4. Angedra dit :

    Merci à toutes ces personnes, grâce à elles nous voilà une fois encore emportés par ton récit plein de folies mais si captivant.
    Je crois que nous avons tous côtoyé un peu ce genre de personnes mais bien souvent nous ignorons qu ils sont diagnostiqués comme malades.
    Je connaissais un jeune homme charmant qui a chaque rencontre avait une aventure assez extraordinaire à me raconter…. étonnée d une vie si trépidante… jusqu’au jour où ses parents finirent par me dire qu en réalité il etai schizophrene … et selon qu il prenait son traitement ou non …
    je crois qu il y a beaucoup de malades qui s ignorent !!!
    Mais toi tu sais si bien raconter ces désordres et en faire un très agréable texte.

  5. Dédé dit :

    Ma chère Edmée, je ne t’ai pas tout dit. Je suis allée une fois sur la planète Mars et j’y ai rencontré des girafes bleues et des ours blancs volants. La navette spatiale qui m’y a conduite était pilotée par Napoléon qui voulait agrandir encore son Empire.
    Une autre fois, j’ai chevauché dans la toundra un cheval ailé et j’ai gagné plusieurs courses aux championnats d’Asie centrale.
    Maintenant je vais aller manger dans le plus cher restaurant de la station. On m’y accueille toujours en grande pompe. Une fois, si tu es gentille, tu auras le droit de monter dans ma Ferrari, modèle unique, qui franchit les Alpes d’un bond quand j’ouvre les deux portières avant. 😉 Bises alpines.

    • Edmée dit :

      Eh bien je déchaine les imaginations 🙂 J’avoue qu’à 8 ans j’ai fait croire à mes amies de classe que je circulais la nuit en tapis volant. Une a demandé si elle pourrait m’accompagner, j’étais ravie, mais lui ai dit qu’elle ne se souviendrait de rien le lendemain (prudente, la petite menteuse 🙂 )…. Le lendemain je lui ai raconté nos aventures merveilleuses de la nuit…
      Bises pluivieuse et mosanes …

  6. alainx dit :

    En ce qui me concerne, la dernière fois que j’ai rencontrée Poutine, bras dessus bras dessous avec Donald Trump, pas plus tard qu’il y a trois jours, lors d’une partie de golf que je disputais avec eux dans le ranch de Donald, je les ai trouvés tous deux tenant des propos très exagérés et pratiquant sans arrêt la surenchère. Des vrais mythos mégalos
    C’est ainsi que l’un disait à l’autre qu’il pouvait détruire son empire avec des nouveaux engins atomiques en moins de trois minutes, alors que l’autre disait qu’il pouvait riposter en moins de 30 secondes. Et leur entourage confirmait la thèse de chacun.
    J’ai donc pris la parole, moi qui suis l’un des êtres les plus écouté sur la planète, pour leur démontrer l’impossibilité absolue de ce genre de chimères.
    Pour pas que je divulgue leurs propos, Trump et Poutine m’ont donné chacun 15 millions de dollars. J’ai immédiatement protesté que je roulais le triple. Tu penses bien que vu mon influence, la queue entre les jambes, ils ont tout de suite obtempéré.
    À bientôt, la prochaine fois je raconterai comment je suis allé à pied sur la planète Mars.

  7. La Baladine dit :

    Ah les pinocchios, ces menteurs pathologiques! J’en avais fait un billet… Tricher, truquer, manipuler, c’est toute leur vie. Je doute qu’ils s’aiment beaucoup, mais ce dont je suis à peu près certaines c’est qu’ils n’aiment guère autrui. Et comme je ne suis pas psy, je les évite. Soigneusement. Chapeau bas, tu as tenu longtemps!
    Quoiqu’il en soit, ton texte m’a bien fait sourire, tout comme certains commentaires! 😀
    Bises rieuses

    • Edmée dit :

      S’ils savaient qu’on s’amuse à leurs dépens, en plus… leur ego prendrait l’eau! Oui en ce qui concerne La folle j’ai certainement mérité le paradis pour ma ténacité 🙂

  8. Florence dit :

    Et oui, les mythomanes ! Plus ou moins pénibles. C’est drôle parfois. Je me demande si nous ne fabulons pas tous un peu, pour diverses raisons ? Ca va du mensonge pur et simple pour se faire mousser à l’exagération quand la vie manque de sel, en passant par beaucoup d’imagination… Il y a pas mal de mythomanes dans les romanciers.
    Bonne fin de semaine chère Edmée, bisous et kenavo !
    Florence

  9. Célestine dit :

    Dans ta galerie de portraits de toutes ces sangsues que nous rencontrons au cours d’une existence, celle-là est particulièrement gratinée…Et je comprends que tu n’aies pas envie de lui trouver d’excuses : on peut traverser des difficultés sans devenir mythomane, c’est certain.
    J’ai connu une de mes collègues directrice d’école, qui s’enferrait dans des mensonges si grand qu’il n’y avait plus qu’elle pour y croire…

    Euh…la voiture jaune ? Vous aviez un truc contre la poste française ? 😉

    haha !

    Baci sorellita
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Edmée dit :

      Je ne sais pas d’où vient cette légende colorée… Soit de la poste française ou alors des taxis new yorkais, qui saura jamais? 😀

      Baci sorellita!

      • Florence dit :

        Le jaune est la couleur des fous chère Edmée ! Mais aussi celle des traites, des cocus etc.
        Bisous bien frais aujourd’hui !
        Kenavo
        Florence

  10. On les écoute, ces gens! Leurs récits paraissent passionnants! On joue le jeu, on les incite à en dire plus. A prendre des photos lors de leur prochaine visite à XXX! Je ris, c’est accablant, quelle détresse…

    • Edmée dit :

      On en rit bien plus quand on en est débarrassés… La folle, je me défoulais après chaque rencontre en faisant l’inventaire des affabulations du jour. Mais ça restait un stress…

  11. colo dit :

    Tes histoires sont fort amusantes …à lire, à vivre, tu as raison, elles provoquent en nous du stress(comment s’en sortir? en inventant des trucs encore plus gros?) et surtout un ennui mortel.

    • Edmée dit :

      D’autant que c’est finalement loin d’être innocent : en se valorisant ces gens nous envoient le message que NOUS, nous ne serions pas capables de faire ça, ou bien NOUS, nous aurions eu peur, etc… Il y a un fond hostile. Chez La folle c’est clair : tout le monde se détourne d’elle écoeuré et lassé tôt ou tard car, vu toutes les gloires dont elle se couvre et son air supérieur, elle se positionne toujours en « j’ai vu/fait mieux »… 🙂

  12. Adrienne dit :

    hé bé! à ce point-là?
    ma plus belle affabulation c’est quand j’avais cinq ans et que je m’étais inventé une Mademoiselle Marie-Paule, institutrice de rêve et ma grande amie, qui habitait là-bas dans une belle maison fleurie 🙂

    • Edmée dit :

      Que tu étais sage… ma foi, on a l’imagination plus ou moins folle et aussi le besoin plus ou moins pressant d’être remarqué, spécial. Mais il y a une limite au-delà de laquelle on perd pied…

  13. emma dit :

    tour à tour pittoresque ou pénible pour les proches, cette pathologie est parait-il l’expression d’une angoisse, cette personne a-t elle construit une famille malgré ce handicap ?

    • Edmée dit :

      Scrofule, je l’ai perdue de vue. Mais La folle hélas non, et elle a rendu la vie de tout le monde infernale. Elle s’est mariéeà un divorcé que peu à peu elle a isolé de ses enfants, de sa mère, de sa soeur, il ne lui restait qu’elle. Elle était horrible avec lui, et lui imposait de mentir avec elle : par exemple il cuisinait (et elle ne sait pas faire un oeuf au plat) et puis elle l’appelait en cuisine avec un « viens m’aider pour la finition » alors qu’il avait tout fait… Elle s’est disputée avec toutes les personnes qui se sont laissées berner pour un temps. Elle a fait le vide autour d’elle mais n’a jamais compris que ça venait d’elle…

  14. gazou dit :

    Cela m’a toujours semblé bizarre, ces gens qui se racontent des histoires si bien qu’ils finissent par y croire eux-mêmes; à être dupes de leurs propres mensonges

    • Edmée dit :

      Je ne suis pas certaine qu’ils y croient. Je n’ai pas assez connu Scrofule pour comprendre son but, mais La folle sait qu’elle ment et d’ailleurs elle prépare ses mensonges. Par exemple si elle a prévu de dire qu’elle revient de Chine (où elle n’a jamais été) elle va lire un compte-rendu de voyage de quelqu’un d’autre et s’en approprier les expériences. Bien entendu, ses mensonges ne tiennent le coup que si on ne pose pas de questions, alors là on a des réponses vagues comme « ah, le village de Tchiang-Tchiang, oui bien sûr… tu ne devinerais jamais ce qui m’y est arrivé ». Et ça s’arrête là. Elle joue alors la mystérieuse qui n’en dira pas plus 🙂 .Elle est donc parfaitement consciente du fait qu’elle ment! Je ne comprends pas une vie entière de vantardises auxquelles personne ne croit…

  15. K dit :

    Je comprends mieux pourquoi j’ai eu du mal en prétendant avoir inventé le fil à étendre le beurre… merci Edmée :-).

  16. Coumarine dit :

    ma meilleure amie ) 20 ans, me racontait des histoires dramatiques la concernant: un fiancé mort en scooter, puis deux ans plus tard, un nouveau fiancé malade puis mort de leucémie. Je l’écoutais, la consolais, j’étais très affectée
    Un jour j’ai tél chez elle pour avoir de ses nouvelles: son père m’a répondu, très ennuyé!
    Il m’a dit que sa fille était mythomane…malade donc!
    Moi je la croyais sur parole, cette histoire m’a fort affectée, et j’ai cessé de la voir, j’ai coupé tout contact

  17. Coumarine dit :

    pour elle, je crois qu’il ne s’agissait pas de vantardises…elle avait besoin de se faire aimer, et c’est le moyen qu’elle avait trouvé!!

    • Edmée dit :

      Oui, on le dirait bien. Dans le cas de La folle, elle est en réalité horriblement jalouse de tout, et son seul moyen de compenser est de s’inventer des situations extravagantes en espérant rendre jaloux… C’est absurde et seul un traitement psychiatrique aurait pu aider, mais hélas… soit on ne l’a pas suivi jusqu’au bout (elle change sans cesse de médecin, gourou, pillule magique, diète etc… parce qu’elle « sait mieux ») ou c’est très inefficace sans la collaboration sincère du patient…

  18. Toujours autant de plaisir à te lire !
    Peu de gens écoutent et au moindre mot renchérissent pour se donner de l’importance voire se faire aimer et pensent se faire valoir aux yeux des autres en racontant parfois des histoires abracadabrantes.
    Ils ont tellement l’habitude d’inventer, que leurs rêves sont devenus pour eux réalité et même une seconde nature.
    Bien sûr, ce sont des malades qui souvent s’ignorent. J’essaie de les éviter mais je trouve qu’ils sont nombreux.
    En général, les êtres humains aiment bien parler d’eux et sont loin d’être modestes !

    • Edmée dit :

      Oui, ils sont nombreux. Il y en a qui sont supportables, on respire quand on les quitte mais on tient le coup le temps d’un café ou d’un repas. Mais d’autres… c’est un sacrifice surhumain de les fréquenter 🙂

  19. epalobe dit :

    coucou Edmée , oui , c’est très fatiguant le mensonge et l’affabulation , que ça vienne de paumés ou d’escrocs de haut vol, de politiciens , de n’importe qui , c’est un vol , une perte de temps et d’énergie ; toute autre chose est que l’on ne doit pas tout à tout le monde , contrairement à ce qui est parfois bêtement enseigné sans aucune subtilité , oui , c’est du lourd ton article , les autres aussi , c’est bien

    • Edmée dit :

      Tu as raison, c’est ça qui nous achève : cette impression que « parce que ce n’est (peut-être) pas de leur faute, on doit supporter ». On nous accable avec des charges que nous n’avons pas à porter, d’autant que… ça ne sert à rien, ces gens ne vont pas mieux parce que nous encaissons, ils ne vont même pas bien. Aussi que chacun fasse avec ses forces, au mieux, sans s’abandonner soi-même pour autant…

  20. bizak dit :

    Si au moins elle mentait avec grâce, on aurait bien voulu croire à ses fabuleux mensonges. Saint Exupery disait : Elle pleure la pauvre de ne pas être crue quand elle ment.
    Bises vraies

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