On le lui avait dit, pourtant….

Ce billet m’était sorti des doigts en 2009. J’étais encore aux USA et une amie perplexe m’avait téléphoné pour me parler d’un drame dans son quartier, une femme tuée par son mari après des années de coups. Elle ne comprenait pas, me disait que tout le monde l’incitait à quitter ce mari qui n’était autre qu’un bourreau sans cagoule, lui expliquant que la mort seule mettrait fin à l’histoire si elle ne s’en chargeait pas. C’est à croire que ça lui plaisait, concluait mon amie, effarée

En parle-t-on, de ces femmes battues… Elles ne sont même pas, comme on a pu le croire pendant longtemps, le fait d’une certaine couche sociale, celle dont on pense pouvoir dire que… rien à faire avec nous. On ne peut plus dire que non, nous n’en connaissons pas, ne risquons pas d’en connaître dans notre environnement. Pourquoi restait-elle avec lui? demandons nous stupéfaits quand le drame est consommé. Si elle est retournée avec lui après tout ça, il faut croire que ça lui plaisait

Femme battue avec une canne - Goya

Femme battue avec une canne – Goya

Et pourtant… cette routine, ce scénario immuable, c’était devenu sa vie, sa seule certitude, après qu’il l’eût patiemment isolée de ses amis, de sa famille. Envieux, lui disait-il! Ou des garces, condamnait-il. Au début, elle avait juste décrété qu’elle les verrait sans lui, pour que ça ne le gêne pas. Et elle l’avait fait. Le temps qu’elle passait avec eux s’était effrité au fur et à mesure que sa mâchoire à lui tendait la peau sur ses joues à son retour, dénonçant son irritation. Son autonomie avait fini par disparaître alors qu’elle était aspirée dans cette existence à deux, rien que nous deux, sans tous ces parasites envahissants.

Sa vie, c’était donc cette succession de jours gentiment banals et vécus avec prudence.

Jusqu’au jour où, une fois de plus… elle l’énervait.

Elle en avait le don, disait-il. Elle cherchait alors à se rendre invisible, sans succès. Parfois son esprit à lui rôdait autour d’elle comme une meute de loups affamés pendant des jours, mais la métamorphose pouvait s’opérer aussi en un seul instant. Elle savait alors que tout ce qu’elle devait attendre, c’était que les coups cessent vite. Elle espérait que les marques ne seraient pas trop visibles, que les voisins n’allaient pas intervenir et mêler la police à leur vie, qu’elle pourrait aller travailler le lendemain, que ses cris traverseraient sa rage aveugle, atteignant malgré tout l’homme qui disait l’aimer, ne voulait pas la perdre, lui faisait jurer qu’elle ne le quitterait jamais.

Ensuite, le calme. L’amour s’échouait sur la plage de cette île désormais familière, laissant rouler les flots furieux qui fouettaient les roches, et courir les nuages anthracites dans un ciel livide. Des serments, des pleurs, l’éternel je ne sais pas ce qui m’a pris, mais avoue que tu as le don de m’énerver parfois, ma petite princesse de cristal, doux miel de ma vie… Des mots plus grands que nature qui la paraient de fleurs et de joyaux. Des mots qui lui donnaient un pouvoir de Madonne: celui du pardon.

Les femmes battues, pensait-elle, c’est tout autre chose. Ce sont de pauvres filles sans instruction qui s’amourachent d’un bon à rien ou d’un saoulard, une amourette de série B dont l’amour n’a jamais fait partie. Elle savait, elle, qu’il l’aimait comme personne d’autre ne l’aimerait jamais. Il était un enfant éperdu d’effroi à l’idée qu’elle pourrait le chasser de sa vie. Un enfant victime d’une enfance difficile, d’un malheureux verre de trop, ou d’un stress implacable dans sa vie. Un enfant dont le repentir était si sincère qu’elle savait qu’elle devait le pardonner cette fois encore, avoir confiance en l’avenir.

Il le lui affirmait d’ailleurs : il ne serait rien sans elle et se tuerait, il le jurait, il se tuerait si elle le quittait. Pourrait-elle vivre ensuite, avec sa mort sur la conscience?

Le regard des voisins, des collègues, elle le bravait en se serrant contre lui avec une tendresse renouvellée. Elle en parlait fièrement, soulignait avec emphase le cadeau qu’il lui avait fait, une tâche ménagère à laquelle il l’avait aidée, une idée de voyage qu’il projetait pour eux deux. Elle voulait qu’on l’envie, que l’on s’émerveille devant le caractère unique de leur histoire.

Un jour pourtant, elle avait croisé une femme au regard vide dans un magasin, et avait réalisé que c’était son reflet dans un miroir. Elle s’était mise à remarquer le timbre éteint de sa voix, la crispation dans les épaules, l’aura grise autour de tout son être. Elle avait pardonné encore une fois pourtant et s’était alors étonnée de ne plus se sentir puissante et magnanime mais diminuée, délavée. Elle l’avait quitté. Pour aller dans sa famille, ou une amie. Et là, le dégoût qu’on éprouvait pour lui et l’incompréhension devant sa passivité lui avait fait voir leur histoire telle qu’elle était : une de ces amourettes de série B sans amour. Partie cette femme adorée au pardon de Madonne, parti cet amour sans comparaison. Evanouie à jamais cette conviction de vivre une histoire unique, vibrante.

Elle n’avait pas supporté cette compassion dans laquelle elle se sentait disparaître comme un halo de poussière. Dans l’anonymat, une vulgaire banalité. Ah ce regard en arrière pour contempler des années de pardons inutiles, de bleus, bosses, terreurs et membres cassés !

Mais une fois de plus, une fois de trop, elle n’avait pas résisté au cri d’amour qu’il lui avait pleuré, ce baume de mots scintillants, cette couronne de larmes.

Et elle lui était revenue, emportant avec elle l’inquiétude et la déception qu’elle avait vues dans le regard de qui l’avait aidée pour la perdre à nouveau. C’est à croire que tu aimes ça… Elle voulait croire qu’à présent, comme il le lui promettait, il avait compris.

Oui, il avait compris. La fois suivante, il ne lui donna pas l’occasion de pardonner. Et se justifia en disant qu’elle avait le don de l’énerver, l’avait poussé à bout, qu’il l’avait toujours traitée comme une reine, mais qu’on la lui avait changée. Par envie, par jalousie. C’était sa faute, elle avait le don de l’énerver…

Le coeur dur et noir comme de l’onyx, les yeux recouverts du froid reflet liquide des larmes qui ne tomberont pas, ceux qui l’aimaient balbutient on le lui avait tous dit que ça finirait ainsi. Et ils évoquent son rire, ses fossettes, son intelligence, tout cet avenir ensoleillé qu’elle aurait pu avoir si seulement….

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35 réflexions sur “On le lui avait dit, pourtant….

  1. Dédé dit :

    Et bien… j’ai beaucoup de peine à commenter. Sans doute parce que cela fait remonter des choses. Alors je me tais pour toutes ces femmes qui souffrent et qui n’ont pas trouvé de solution, qui n’ont pas la force de partir et de refaire leur vie. Et j’aspire à ce que nos autorités, nos services sociaux, les voisins, les amis, sachent trouver les bons mots et les bonnes solutions pour en finir. Mais cela va encore prendre du temps.
    Un jour, dans mon bureau, j’ai reçu une de ces femmes et je n’ai rien pu faire. Elle parlait d’une chute d’un escabeau quand elle avait voulu enlever la poussière de son étagère. Je l’ai regardée en lui disant simplement que je savais ce qui se passait. Mais je n’ai pas réussi à la tirer de là. Et quelques mois après, elle en est morte. Et cela m’a bouleversée et rappelé une autre histoire…
    Bises alpines

    • Edmée dit :

      Je te comprends. Ce qui est « drôle » (enfin… coquetterie de langage, hein 😉 ) c’est qu’en voyant l’histoire de Jacqueline Sauvage, les choses me remontaient, et je ressentais (trop) bien ce qui lui arrivait. J’ai compris que bien que je m’en souvienne clairement, je ne le ressentais plus, c’était enfermé, et le film a eu un effet de geyser. Dans un sens… j’imagine que ce n’est pas plus mal : c’est sans doute sorti comme une vilaine fièvre!

  2. Armelle B. dit :

    Oui, des romances souvent difficiles à croire, des drames intimes plus courants qu’il n’y parait, des faiblesses qui peuvent être considérées comme coupables, des actualités que l’on s’applique à cacher, pauvre humanité couchée dans les plis froissés de la cruauté et de la bêtise.

    • Edmée dit :

      C’est une horreur discrète, beaucoup se taisent (témoins et victimes) car ça fait « trash », ça fait vraiment trop… nul. L’échec d’un mariage reste souvent une honte comme si c’était la base de la vie, de l’existence. On s’obstine parfois à rester autant par peur de l’échec qui sera évident pour tous que par peur tout court…

  3. charef dit :

    Ton article m’a perturbé pareil aux scènes de violence dont je peux être témoin au détour d’une rue. Seul son amour pour lui peut justifier le don de sa chaire. Il était parti après la promesse de ne pas la quitter jusqu’à sa mort. Il la quitté. Pour elle il était mort. Fidèle à son amour pour lui elle a exaucé la promesse qu’il lui avait fait avec l’unique moyen qu’il lui avait transmis : la violence.

  4. Angedra dit :

    Si bien racontée cette tragédie qui utilise l amour pour une histoire qui n en comporte pas. Tu as raison nous avons pu connaître tous au moins une fois cette femme qui confond les coups avec un trop plein d amour. Heureusement que toutes ces histoires ne se terminent pas comme celle-ci.
    La femme que j ai connue à finalement eut le déclic pour partir, divorcer et trouver le véritable amour.
    Difficile de comprendre ces femmes qui subissent sans se révolter ni écouter ceux qui les aiment vraiment.

    • Edmée dit :

      Il y a un enchaînement psychologique très fort. C’est pour ça que c’est aussi difficile de se désenchaîner… Chantage affectif, menaces contre d’autres chers, supplications… ça marche longtemps, et souvent trop longtemps. Il faut un déclic. J’ai vécu ça et ai pu m’enfuir avec mes membres au complet, mais je ne te dis pas le temps que ça prend de « remonter la pente »… 🙂

  5. Florence dit :

    He bien chère Edmée, je ne sais pas commenter cette nouvelle. Je vais sortir pour oublier tout ça sous le soleil breton comme je ne peux rien y faire. Tu dis l’avoir vécu ? J’ai du mal à y croire, tu sembles si forte !!! Moi, on aurait pu me frapper une fois, par surprise, mais pas deux !!!
    Bonne journée quand-même et kenavo !
    Florence

    • Edmée dit :

      On ne sait pas du tout ce qu’on ferait, crois-moi! Il ne s’agit pas que de coups. Il y a une emprise psychologique qui se nourrit très adroitement de la victime, de ses confidences conscientes et inconscientes, et tout un contexte extérieur aussi… c’est loin d’être aussi simple qu’on le croit!

      Bonne journée Florence!

  6. SPL dit :

    C’est bouleversant. Et l’on comprend l’enchaînement, l’emprisonnement affectif, la fatalité infernale du chantage. De l’extérieur, il est difficile de juger.

  7. Tania dit :

    Certaines n’y survivent pas. Ton billet me rappelle quelqu’un qu’il ne nous a pas été possible d’aider, tant elle était accrochée à son idée de la famille à garder unie (elle qui n’en avait pas eu). Avec les années, cette violence intrafamiliale est moins tabou, c’est un grand progrès.

    • Edmée dit :

      C’est vraiment un grand progrès, oui… au moins on sait ne pas être « la seule à qui ça arrive » et surtout, surtout… que tenir bon ne sert à rien de bon!

  8. Adrienne dit :

    pas si simple de quitter un homme, un mari et toute une vie (maison, revenus etc) et pas si simple d’oser avouer qu’il vous frappe (et d’ailleurs c’est de votre faute s’l vous frappe, vous n’avez qu’à pas l’énerver en faisant ceci ou en ne faisant pas cela)
    mais vu de l’extérieur, oui, ça paraît simple

  9. Je n’ai pas de mot. J’ai connu ça des dizaines de fois dans ma vie professionnelle. Le fait qui m’a le plus touchée: un type de 55 ans qui battait sa mère. Ce n’est pas une violence conjugale proprement dite mais le gars habitait chez sa mère…

  10. Quel texte fort ! Et qui présente cette situation malheureusement si fréquente avec une lucidité glaçante.
    Merci pour votre commentaire d’hier sur mon blog. Je vous ai répondu.

  11. marieminoza dit :

    Un récit bouleversant!…En tant qu’enseignante, j’ai rencontré de ces femmes certaines battues mais d’autres humiliées psychologiquement (ça ne laisse pas de traces) mais ça fait aussi très mal…Toutes espéraient que leur mari allait changer et redevenir l’amoureux des premiers jours…

    • Edmée dit :

      Vrai que psychologiquement ça mine aussi, et détruit en silence. Ces femmes sont leurrées par la force du lien, qui est en effet exceptionnelle puisqu’il y a une inter-dépendance maladive, mais qu’elles veulent associer à… la force de l’amour!

  12. colo dit :

    L’illustration si bien choisie en dit long.
    Ton récit est fort, si juste et permanente cette culpabilisation de la femme, ce « je ne peux pas faire autrement » et surtout ces « ya qu’à ».
    Il y a les bleus de l’âme et ceux du cœur, si profonds…
    Depuis un court temps, cependant, de plus en plus de femmes osent, parfois au péril de leurs vie, dénoncer ou du moins en parler. S’éloigner, franchir le pas est souvent si difficile!

    Bon week-end Edmée, et merci.

    • Edmée dit :

      C’est important en effet qu’on en parle, ça permet à ces femmes de comprendre qu’elles ne sont pas les seules et qu’elles ne sont pas seules, qu’elles sont en danger réel, et que la société, enfin, comprend leur martyre….

      Bon week end aussi Colo 🙂

  13. Visiteuse dit :

    La vraie tragédie, c’est la solitude. Quand la victime n’a personne pour la protéger, ni sur qui compter.
    Il y a longtemps, j’avais 25 ans je savais qu’une collègue tunisienne (zéro famille en France) était battue par son mari. Je partais en vacances et lui ai donné les clés de chez moi au cas où elle voudrait souffler un peu.
    Je suis rentrée de congés et elle était là avec son fils de 6 ans . Qu’est-ce qu’on s’est fait harcelés ! J’étais devenue l’ennemie Number one. Poubelles déversées sur le pas de la porte, appels téléphoniques nocturnes, il venait à notre travail pour l’attendre à la sortie (une fois elle s’est cachée dans le coffre d’une voiture).
    Et puis un jour son mari a réussi à lui arracher son sac à main avec son carnet d’adresses. Il a appelé ma mère pour me menacer. Celle-ci, ne s’est pas démontée et lui a répondu de faire très attention car elle avait aussi des « relations » et plutôt dangereuses… Bref après ça, on a monté une autre stratégie et elle s’est installée chez ma meilleure amie dans une autre ville, le temps que son futur ex comprenne une fois pour toute qu’il n’avait plus de putching ball et que la partie était finie.

    • Edmée dit :

      Ah là elle a été bien aidée, la pauvre, mais il faut de la détermination. J’ai un jour aidé une Portugaise ainsi à empaqueter ses affaires et fuir chez son frère, pendant que le mari « cuvait son vin » en prison pour une journée je crois. Le hic… c’est qu’ensuite elle est retournée avec lui! Il ne l’a pas tuée, elle a fini par s’en sortir mais il est allé à la banque et a vidé tout SON compte, en signant. L’employé n’a pas bronché, il a fait le virement!

      • Visiteuse dit :

        C’est bien parce qu’elle était déterminée qu’on l’a secourue et qu’elle est allée jusqu’au bout, sinon,c’est peine perdue. Elle nous a aidé à l’aider car comme dit ma mère, on ne demande pas à un aveugle de nous aider à traverser la route.

  14. Binh An dit :

    Edmée, j’ai vu des cas. Mais je ne saurais dire avec autant de force que toi. C’est très complexe, et les cas des gens ne sont jamais les mêmes. Dans cette zone, il y a une maladie, grave, appelée PNM (perversité, narcissisme, manipulation), identifiée par les psychiatres. Tu sais cela ?

    • Edmée dit :

      J’en ai deux dans ma famille… mais comme je l’ai déjà dit, une explication n’est pas une excuse. Les perversions existent mais les gens qui les exercent, très souvent,le font dans le secret et se donnent beaucoup de mal pour offfrir un autre visage à l’extérieur. Ils sont donc bien conscients! 🙂

      Where have you been? Contente de te revoir!

  15. La Baladine dit :

    Eh bien, je suis en plein travail de documentation sur le féminicide…
    Le paradoxe, c’est que ce mécanisme de domination, que tu décris parfaitement et précisément, est la plupart du temps relaté, par les proches tout comme par les medias (rubrique faits divers), comme des coups de folie par excès d’amour ou de jalousie: le fameux drame conjugal, ou le crime passionnel. Comme s’il s’agissait d’amour!
    Alors qu’il s’agit d’un schéma de domination sexiste très construit, passant par la violence, où c’est la victime qui est culpabilisée, pas le bourreau. Au sein du couple évidemment, et dans l’entourage (ce fameux « c’est à croire qu’elle aime ça »). Et on la regarde s’enferrer…
    Oubliant trop souvent que le bourreau, lui, la préférera morte plutôt que libre.

    • Edmée dit :

      C’est tout à fait ça. Il n’y a pas d’amour là-dedans mais possession, plutôt la trucider que de la laisser partir, c’est à moi et à personne d’autre. Maintenant… je connais une femme qui est ainsi également. Son mari a dû être si content d’enfin mourir de mort naturelle. Et elle l’a pleuré, oui oui oui!!!

  16. gazou dit :

    Tout à fait d’accord, il n’y a pas d’amour là dedans mais seulement un besoin de possession, un besoin de transformer l’autre en » objet d’amour » pour mieux le manipuler et lui faire croire qu’on l’aime et ainsi le duper pour mieux assurer sa soumission

    • Edmée dit :

      Il y a une grande arnaque à vouloir associer la jalousie avec l’amour, puisque la jalousie est possession mais pas amour. On peut avoir les antennes titillées au vu ou su de certaines choses et être tout simplement amoureux, mais on ne va pas en conclure que « c’est à moi, et donc je sévis et ferme la cage »…

      Et on a beau dire que ces tortionnaires mâles ou femelles sont en réalité des êtres peu sûrs d’eux… qui se rassurent en dominant un conjoint soumis et tétanisé… ça pourrait se soigner autrement que par des coups : il y a l’asile, la remise en cause ou la prison…

  17. Philirlande dit :

    c’est étonnant que tu abordes le sujet alors que vient à nouveau de démarrer une campagne télévisuelle sur le sujet…
    on a peut-être trop facilement tendance à dire « c’est qu’il/elle aime cela, si il/elle y retourne »….
    on oublie que la personne est d’une certaine manière « conditionnée » pour s’accrocher à son tortionnaire, et je crois qu’il y a un rapprochement à faire avec le syndrome de Stockholm, mais qui suis-je pour penser ainsi, je ne suis pas un scientifique

    • Edmée dit :

      Le fait est qu’on ne connaît jamais les mécanismes « secrets » des gens, ni même les nôtres. Nous sommes nombreux à être convaincus que « si telle chose nous arrivait, nous ferions ceci ou cela » et puis la chose arrive et on est en plein marasme, on se cogne aux murs et court comme un poulet sans tête…

      Certaines se dégagent, bien aidées, d’autres se désengluent lentement, parfois trop, et d’autres restent sous l’emprise maudite…

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