La messe, supplice préliminaire aux joies du dimanche

Mon père n’était pas catholique. Il était athée, en fait. Ma Lovely brunette de mère l’était (catholique) mais comme on lui tournait le dos depuis qu’elle était une abominable divorcée, elle tournait le sien avec un petit mouvement du postérieur assez irrespectueux.

Mon frère et moi allions donc à la messe seuls.

Agenouillés sur les spartiates chaises paillées nous regardions les poils oubliés par le rasoir sur les mollets de la dame devant nous. J’avais mon missel, objet de fierté et d’amour car il m’avait été offert pour ma communion par une amie de Lovely Brunette, l’éternellement bronzée Madeleine. Il avait une odeur de bénédiction et racontait la vie de Saint-Antoine de Padoue. Entre les pages j’avais des souvenirs de communion de mes amies et cousines, ainsi que du Petit Johnny, le neveu adoré de notre gouvernante Sibylla. Jésus avait toujours le pied nu pointant avec coquetterie de sous la robe et une chevelure fraîchement frisée au fer, torture odorante que j’endurais parfois moi-même sous la main ferme de Mademoiselle (Sibylla), la tante du Petit Johnny en question. Le visage de ce Jésus publicitaire avait une pâleur suspecte et émettait une lumière sainte restreinte dans un cercle parfait. Parfois des anges agitaient palmes et trompettes, leurs cheveux bouclant dans l’auréole circulaire. Regarder ces images et sentir l’odeur du missel faisait passer le temps.

(Au passage il n’est pas inutile de préciser que toute cette pâleur et langueur des saints et grands personnages de mon livre de catéchisme me dérangeait au point que tout le monde, Jésus, Gabriel, Marie, Sainte Anne, Moïse, Salomon… tout le monde avait été rehaussé par mes soins enthousiastes de bandeaux et plumes d’indiens dans les cheveux, d’un carquois rempli de flèches et d’un arc de belles dimensions… Un peu d’ambiance, pardi!)

Mais revenons à nos pieux fidèles du dimanche….

Dans l’église quelqu’un toussait. Les pieds des chaises hurlaient contre le carrelage centenaire et tristounet. Il faisait froid, le froid des pierres, du devoir, des radiateurs de fonte impuissants contre ce gouffre froid. J’aimais les cantiques qui flottaient dans l’air et caressaient les statues de saints de plâtre aux pieds de la même couleur que les cochonnets de massepain, dansaient autour de la belle chaire sculptée au bois luisant, s’élançaient vers les vitraux aux teintes de pierres précieuses, s’enroulaient autour des austères colonnes de la nef, rasant le goupillon, tournoyant dans les robustes bénitiers. C’était ennuyeux et répétitif, mais d’un ennui sensuel avec un zeste d’irréalité. La hauteur de la voûte, l’odeur de l’encens – qui m’a fait m’évanouir en tout cas à deux reprises -, les rituels, le latin, les habits sacerdotaux dont j’avais appris les mystères et le nom en classe … la force du temps se concentrait une fois par semaine dans cette heure et demie de familière austérité.

Communion de Suzanne (elle est devenue très anti-curés par la

Au sortir de l’église, le soleil ou la neige sur la dalle du parvis nous ramenait dans ce jour à la qualité particulière : Dimanche. Le jour des petits pains le matin. Du bon dîner. De la tarte. Des visites. Du cinéma l’après-midi. Je touchais mon chapelet dans ma poche, remontais mes chaussettes. On embrassait quelques joues poudrées de tantes qui nous rappelaient avec une feinte surprise hebdomadaire auquel de nos deux parents nous ressemblions. Les tantes de ma mère la reconnaissaient en nous, celles de mon père juraient que nous étions son portrait craché.

Et puis on se hâtait à la maison, l’estomac gémissant à l’idée des délices dominicaux qui feraient notre joie sur la table parée d’une nappe neuve qui serait changée le dimanche suivant. Gare à qui ferait la première tache !

 

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47 réflexions sur “La messe, supplice préliminaire aux joies du dimanche

  1. Armelle B. dit :

    Quel joli texte que je partage d’autant mieux que j’ai vécu la même chose, mes parents, à l’époque où j’étais enfant, ne pratiquaient pas. Ils se sont rattrapés ensuite.J’allais donc seule à la messe du dimanche. Cette solitude me pesait beaucoup. Surtout que chez les dominicaines, j’avais ensuite la messe du vendredi et le salut chaque soir après la fin des cours. Beaucoup de religiosité chaque semaine … Votre texte laisse planer ce climat très particulier qui marque profondément l’enfance.

    • Edmée dit :

      Finalement, ça ne renforçait pas du tout l’élan religieux, on s’ennuyait ferme, c’était une corvée. Je me souviens qu’en pension, à 17 ans, on devait aussi aller à la messe le mercredi soir, et la soeur entrait dans toutes les chambres pour nous appeler. Le truc, aller à la toilette, mais elle nous attendait à la sortie. Et si on n’était pas dans nos chambres, elle revenait dix minutes plus tard pour nous coincer. Aussi il nous est arrivé, mon amie Monique et moi, de passer l’heure de la messe sous notre lit, plutôt que d’y aller, en proie aux fous-rires 😀

  2. Angedra dit :

    La messe du dimanche a toujours été pour moi une belle cérémonie qui participait à la célébration de cette si belle journée dès le matin. Mon frère et moi nous y allions avec nos amis, les garçons avec la bible et les filles avec nos missels. J ai toujours mon missel avec sa belle reliure en cuir incrustée du visage de la vierge. L odeur de l encens, les chants, les prières en latin, le soleil au travers des vitraux…. À la sortie nous allions dépenser les pièces que nous avions (reste de l aumône pour la quête !!!) pour acheter des sucreries. Puis comme chez toi le grand, copieux, et appétissant repas dominical sur nappe blanche et belle vaisselle.
    Papa se chargeait du dessert en passant prendre sa commande de gâteaux à la pâtisserie.
    Que de beaux souvenirs avec ma famille dans la célébration de l amour qui nous unissait autour de la messe.
    Merci pour ces tendres souvenirs…. bien que les tiens semblent un peu différents sur la religion !
    Belle fin de semaine

    • Edmée dit :

      Oui les miens sont dénués de sentiment religieux, c’était une corvée, et ce fut en tout cas bien la faute de la façon dont la « charité chrétienne » a été appliquée envers nous, grands pécheurs immondes. Sais-tu que j’ai dû faire ma communion toute seule, un autre jour que les enfants de parents qui se trompaient avec allégresse mais… ne divorcaient pas? Comme si un péché me recouvrait toute entière et que je ne devais pas contaminer les autres. Notre curé était gentil mais couillon et dénué de psychologie, et il appliquait ce que le clergé lui avait dit.

      Quant à la famille, le divorce a quand même fait ses dégâts aussi, la famille s’est scindée et il y a des cousins que je n’ai jamais vus de ma vie 🙂 Pas plus d’intelligence ni de psychologie dans les foyers bourgeois qui voulaient être en bons termes avec le clergé…

      Mais je suis heureuse de voir que ce n’était pas ainsi pour tout le monde 🙂

  3. SPL dit :

    J’ai un pincement au coeur en te lisant, un pincement de tristesse et de colère. Je pense à l’insondable gâchis dont l’Eglise catholique s’est rendue coupable (avec tout le reste, impardonnable) alors qu’il y avait une substance, un élan, un éclat, une force de beauté et de vie inégalés. Une foi magnifique et ronde qui ne demandait qu’à mûrir et s’épanouir. Et nous voyons aujourd’hui le résultat. Un immense gâchis.
    Je lisais récemment un article sur les catholiques américains: il y a « those who stay » et « those who leave ». Moi, je n’arrive plus à me situer, ou plutôt si, tiraillée, indécise, mon latin malmené, je suis aujourd’hui dans la catégorie « sur le fil du rasoir », entre deux, de « those who don’t stay »… Mais il me reste comme toi les missels truffés d’images pieuses de mes aïeules et quand même, aussi, beaucoup de tendresse pour une culture qui disparaît.

    • Edmée dit :

      Voilà, il y a des souvenirs attachés à la messe, mais je n’y vais plus. Sauf pour mariage ou funérailles etc… où je trouve normal de célébrer ensemble un évènement de ce calibre avec ceux qui le désirent « religieux ». Ca n’est pas un effort. Mais il y a eu tant d’affronts au nom de la messe, du catéchisme, de la « religion » que je me suis détachée de tout ce rituel qui a trop souvent été hypocrite…

  4. Dédé dit :

    Je ne vais pas entrer dans le débat « messe ou pas messe ». Mais il faut reconnaître que ces dimanche-là étaient empreints de retrouvailles et de plaisir. On prenait le temps de respirer, de se retrouver. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on court partout, même le dimanche! Bises alpines encore ensoleillées avant l’arrivée de la pluie et de la neige demain. 🙂

    • Edmée dit :

      Bien sûr, j’ai des amies qui continuent d’aller à la messe alors qu’elles pourraient avoir lâché prise. Il faut dire que sans que je sois hostile le moins du monde aux catholiques en général, je suis horrifiée du mal que certains imbéciles catholiques (religieuses et curés) ont pu semer dans les vies de leurs victimes. Notamment la mienne et celle de ma mère. Mais c’est vrai que dans certaines familles… le dimanche et la messe étaient le lieu des bisous et sourires familiaux…

      Bises liégeoises où on annonce aussi du froid et de la neige sur nos timides « hauteurs »…

  5. Nicole 86 dit :

    J’étais, quant à moi, heureuse d’aller seule à la messe, c’était le seul vrai bon moment du dimanche. C’était le moment de vie avant un déjeuner expédié pour libérer mon père, joueur et entraineur de foot, avant l’après-midi seule avec ma mère occupée à corriger les cahiers de ses élèves ou à broder. A son retour l’humeur de mon père dépendait des résultats du match, puis venait le temps d’écouter en silence les résultats sportifs sur le vieux poste de radio. Les beaux dimanche, je les lisais dans les livres d’école mais je ne les vivais pas.

    • Edmée dit :

      Oh ça c’est tristounet, comme souvenirs de dimanche… mais si la messe apportait un peu de lumière et de joie, au moins à certains elle était bénéfique!

  6. anne7500 dit :

    On s’y croirait !Cela dit, je n’ai jamais rechigné non plus à aller à la messe…

    • Edmée dit :

      J’imagine qu’il y a beaucoup de contextes différents, et qu’ainsi le ressenti l’était aussi. Pour nous, c’était un long ennui, une chose qu’on « devait » faire. Et qui n’avait aucun sens parce qu’en ce qui me concerne en tout cas, la Bible, les Evangiles, les sermons… tenaient des légendes et n’avaient rien de réel. Je n’y croyais pas plus qu’à Peter Pan (je pense que je croyais plus à Peter Pan, en fait 😀 )

  7. emma dit :

    quelle belle évocation ! les rituels d’où qu’ils soient, soudent les sociétés, rapprochent les humains ; ceci dit, la messe (d’avant gospels et guitares) quelle corvée ! et que dire de la cruauté de certaines lois, comme celle que tu évoques, appliquées par certains prêtres…

  8. Philirlande dit :

    Bonne description de mon enfance..
    En plus, en 1970, mon papa est devenu un des premiers diacres en Belgique
    Résultat des courses : un nombre important de bénédictions de mariage, de baptêmes autour de moi !
    J’ai été un élu vu qu’il m’a « marié » 2x la première femme étant décédée…
    La religion tout un poème

  9. Adrienne dit :

    jolis souvenirs 🙂 mais tout de même : une heure et demie, la messe? chez nous les grands-messes chantées duraient une heure

    • Edmée dit :

      Ca me semblait atrocement long. Certaines étaient plus longues que d’autres suivant l’horaire, j’avoue que je ne sais plus trop la vraie longueur, mais c’était looooooong 😀

  10. charef dit :

    J’apprécie ce regard d’enfant sur la pratique mystique. Mes petits enfants m’accompagnent dans mes prière et leurs yeux grands ouverts me déconcertent souvent. Bon weekend Edmée

  11. gazou dit :

    J’étais très croyante quand j’étais enfant et j’allais à la messe avec ferveur…J’ai pris beaucoup de recul depuis…Peu importe que l’on suive une religion ou pas…pourvu que l’on vive d’amour

    • Edmée dit :

      Je reste chrétienne et suis l’enseignement chrétien autant que possible. Comme tu dis… je vis d’amour, avec mes lacunes mais ce bel objectif toujours présent. Pour le reste… je me dis que la religion, comme la gymnastique et les régimes, ça se fait en solo ou en groupes, selon son tempérament. Moi je fais tout en solo. J’ai appris l’italien toute seule avec Assimil, me suis cassée des muscles avec l’aérobic de cette follle de Jane à domicile, et fais mes régimes (recettes personnelle de privations et suppression…) seule sans avis. Pareil pour la religion 😀

      Bisous Gazou!

    • PGå dit :

      De l’instant où j’ai appris que le Père Noël n’existait pas, j’ai rejeté tous les mensonges apostoliques (je me suis, cependant, laissé avoir par la suite, une fois ou deux, par l’un ou l’autre homme politique).

      J’ai, tout comme Edmée, été dans l’obligation d’assister à la Sainte Messe, puis suis parvenu à la sécher en traînaillant, avec mon frère, sur le marché qui jouxtait l’église.

      Enfin, ma mère a abandonné son rôle de surveillante de mon âme, et j’ai pu faire de mes dimanches ce que j’avais envie d’en faire : lire.

      • Edmée dit :

        Un peu pareil… Certains faits bibliques étaient plus difficiles à gober que les riches heures de Dracula, comment aurais-je pu croire à ces sornettes? Etre enfant veut peut-être dire être encore ouvert à bien des possibilités, mais trop c’était déjà trop 🙂

  12. Cela me rappelle mes années de catéchisme, mais moi, c’était catéchisme le mercredi après-midi et messe le samedi à 18h, avec une carte qu’on devait faire signer au curé pour prouver notre « taux de fidélité ». Tout cela me paraît très loin, mais reste de bons souvenirs. Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      Oui, et on se faisait réprimander si on ne nous avait pas vus à la messe dimanche passé.. Je n’étais pas une impie, je suis en fait assez attaché à la culture chrétienne, mais je ne croyais rien de toutes ces « légendes », et surtout… j’avais appris tôt qu’être « chère soeur » ou « mon père » ne rendait pas meilleur…

  13. celestine dit :

    Je n’ai pas d’aussi bons souvenirs de cette période d’obligation liturgique…J’ai fait plus d’une fois la messe buissonnière avec mon frère… Ça m’obligeait à mentir et je détestais ça. cette prise en otage sociale…L’hypocrisie y régnait en maîtresse, et bien peu de fidèles étaient vraiment sincèrement pieux. Ça me tordait les neurones, à l’époque… 😉
    Baci sorella
    •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

    • Edmée dit :

      C’était le mal nécessaire pour profiter du dimanche ensuite… Comme hypocrisie, elle était bien là en effet, le tout étant surtout d’avoir été vus à la messe (avec un nouveau bibi, ou avec sa femme comme si on n’avait pas la maîtresse avec son mari derrière le pilier près du baptistère 🙂 )

  14. colo dit :

    Merci pour ces mots choisis, ces souvenirs de pâleurs et autres!
    Longues messes, en profitais-tu toi aussi pour faire de l’œil aux enfants de chœur?
    Bon week-end Edmée.

    • Edmée dit :

      😀 Aux enfants de choeur, non, mais vers les dernières années de ma piété dominicale imposée, j’allais en effet à une autre paroisse et une autre heure de messe pour voir un garçon. Je le voyais, et ne lui parlais même pas 🙂 Mais j’étais toute « remontée comme un coucou » pour le repas qui allait suivre …

      Bon week end aussi Colo!

  15. Pivoine dit :

    Ah, j’aime bien lire ta perception de la messe Edmée (sur nos blogs, on est libre d’en parler…) Je pense que la durée de la messe s’est raccourcie avec Vatican II, de même que le prêtre s’est retourné face aux fidèles, et qu’on a abandonné le latin. Je subissais la messe, avec des plus et des moins en fonction de l’église où on allait (j’aimais la Cambre que mes parents n’aimaient pas – à cause d’un des membres du clergé je crois). Je détestais la Trinité et l’église des Servites de Marie, je ne sais ce qui était le pire, le sermon je pense (l’homélie…) Et l’obligation d’y aller avec mes parents. Bien que ma mère eût quelques fous-rires … D’église.
    Plus tard, je suis allée seule le dimanche soir à la Cambre et puis un jour, j’ai tout envoyé promener. Maintenant, j’aime bien aller dans les églises pour la qualité du silence et la liberté que l’on a de méditer, de prier (pourquoi pas) de pleurer… De penser… Sans que personne ne s’étonne. Je ne suis plus anti-cléricale parce que j’ai fréquenté les anti-cléricaux acharnés et que je les ai trouvés aussi pénibles (si pas plus et tout aussi bornés) que les autres… Pourtant, on pouvait se séparer, divorcer, ce qu’on ne pouvait pas faire, enfin, c’est très relatif, c’est se remarier. Honnêtement, tu peux entrer dans n’importe quelle église et communier dix fois sur la journée, personne ne va te demander ton état-civil. Mais naturellement, cette époque-ci n’est pas celle d’il y a xx années o:)))

    • Edmée dit :

      Comme toi j’aime beaucoup entrer dans une église et m’y apaiser, et j’y ai toujours senti la foi des autres, ou bien « une présence », en tout cas de la paix. Mais je vois que nous avons subi les mêmes messes imposées, et les revers de « la charité chrétienne »…

      Je n’ai pourtant jamais adhéré aux groupes de « bouffe-curés »… je ne condamne que ceux qui m’ont blessée, ou qui ont blessé d’autres par esprit vicieusement fermé ou sottise impardonnable. Pour le reste… je suis une chrétienne démissionnaire de tout ce qui est « il faut »… 🙂

      Merci pour ton témoignage!

  16. Binh An dit :

    J’aime ton texte. J’imagine la scène, j’imagine toi, dedans. Les souvenirs sont toujours doux. Surtout vers ces années-là.
    Ceci dit, es-tu croyante ? C’est quoi avoir de la foi ?

    • Edmée dit :

      Ah là… tu m’en demandes beaucoup.

      Je suis « croyante », ce qui voudrait peut-être dire « membre d’un groupe humain tendant vers la charité et la compassion, l’affection » et sans doute d’autre choses. Ce qu’on appelle « le bien »… Je ne pense pas croire en un « Dieu » extérieur qui dirige l’orchestre, mais en une intelligence-force-énergie dont je fais partie (et toi aussi 😉 ), et qui subit des rotations bien/mal constantes selon la proportion des « bons et des mauvais » 🙂

      Qui sait, An?

      • Binh An dit :

        J’aime bien ta réponse. Il ne s’agit pas de Dieu, mais de foi. On ne peut pas vivre sans foi! La foi donne sens à tout ce qu’on fait. Tu ne crois pas ?

      • Edmée dit :

        C’est aussi mon avis… ça correspond à cet élan que l’on a vers « le bien », le mieux de tous, tandis que ceux qui « n’ont pas la foi » font partie de la force obscure et individualiste, et n’aspirent sans doute pas au mal en tant que tel mais au bien personnel uniquement… et tout ça anime le balancier!

  17. Sans aucun rapport avec ton texte (que j’ai déjà commenté), il y aura bientôt sur mon blog un article qui devrait t’intéresser… Sois attentive dans les prochains jours…. (de l’art de garder un peu de suspense).

  18. bizak dit :

    C’était une époque bien difficile, où les enfants étaient les soufre-douleurs de tout ce que dictaient les adultes, croyants ou non croyants. Et pourtant nous aimons parfois rappeler à nos jours, par nostalgie surement, nos souvenirs du passé, avec un regard un peu moins sévère.
    Bises Edmée

    • Edmée dit :

      Oh tu sais… plus vite on apprend à obéir sans trop discuter et plus vite on s’adapte à la suite…. je n’ai pas de rancoeur à ce sujet. Et avec le recul, je constate que ce furent… des expériences de vie!

  19. Écrirature dit :

    Un style qui me plait bien, un humour subtil, je m’abonne.

  20. La Baladine dit :

    Je n’ai connu ça qu’un temps très bref, et à ma demande. J’allais à la messe dominicale avec une copine, on achetait à la sortie la version catho du magazine jeunesse de l’époque, et on salivait devant l’administration de l’hostie, nous qui n’avions pas communié! Sur le coup (j’avais 10-11 ans) je trouvais surtout passionnante l’attitude des gens qui priaient, chantaient… Ma copine et moi on les observait beaucoup et ensuite on s’étonnait ensemble: comment pouvait-on rendre les adultes dociles à ce point? Ça nous sidérait!
    J’ai vite lâché tout ça, ainsi que le cathéchisme, en refusant de communier. J’ai eu la chance d’avoir des parents absolument pas pratiquants, aussi!
    Aujourd’hui, je dirais que j’étais à l’époque une agnostique totalement spontanée mais qui s’ignorait…
    😉

    • Edmée dit :

      Je trouve que vous vous posiez des questions intéressantes : la docilité des grands. Je n’y pensais pas, je dois dire. Moi je devais toujours « copier » sur les autres car je ne retenais pas quand on devait se battre la poitrine, se lever, s’agenouiller, ne pas regarder etc… Je trouvais tout ça épouvantablement ennuyeux et indigne de mes efforts pour m’en souvenir!!!

      🙂

  21. Nadezda dit :

    Très beau texte, beaucoup d’humour et agréable a lire.
    Souvenirs, souvenirs… je souris en pensant à la première tache 🙂

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