A nos guerriers petits et grands…

Mon grand (peut-être même grand-grand, je m’y perds) oncle Gaston a fait les deux guerres. J’aime me dire qu’il était un bel homme car c’est ainsi que je l’imagine, tant il est splendide dans les souvenirs qui me sont parvenus. Il ne s’est pas marié, et donc aucun descendant ne peut me mettre sur la voie, et aucune photo n’a fait son chemin jusqu’à moi non plus.

Mais ne t’en fais pas, Gaston, je te vois très séduisant…

Il est né « le derrière dans le beurre » et puis tout a basculé, son père a tout perdu au jeu, s’est suicidé et Gaston s’est retrouvé avec la mission de rembourser les dettes paternelles pour effacer la honte de son nom. Et de bien marier sa soeur. Je passe sur sa carrière, il s’est démené comme un beau diable et est allé partout, même en Chine. Quand la première guerre éclate, il est en Belgique, a 35 ans et s’engage comme volontaire de guerre dans les pionniers-pontonniers-cyclistes. Lors de la bataille de la Marne, il est celui (Tatàààààà, musique exprimant la vaillance…) qui a placé, sous le remblai du train Tirlemont Louvain, les charges explosives ayant fait sauter le rail, ce qui empêcha les Allemands d’envoyer leurs renforts vers la Marne. Comment pourrait-il ne pas être beau, avec tout ça? Je l’imagine un peu comme un audacieux Clint Eastwood, rien de moins. Sa présence dans la première guerre continue en Afrique où il est chargé du rétablissement des voies de communication téléphoniques et ferrovières, et c’est ainsi que pratiquement il a suivi tout le réseau à pied, 240 Kms de voie en 17 mois entre Tabora et Malagarasi.

Quand la seconde guerre éclate, il est en Belgique, après de nombreuses années passées en Afrique, à Jadotville. Il désire s’engager à nouveau comme volontaire, mais reste bloqué, se morfondant, à Alger (au passage, je signale qu’il est là à ses propres frais), jusqu’à ce que les Américains débarquent en Algérie en 1942, et le prennent comme agent de liaison. Il a 63 ans, mon Gaston! Et c’est un travail épuisant, qui l’usera. Mon Gaston Eastwood est mort à 70 ans avec beaucoup de décorations qui sans doute lui ont fait plaisir… homme d’honneur, qui a vraiment consacré sa vie à la dignité de sa famille et de son pays.

Mon grand-père paternel, Albert – que petite je prenais simplement pour le roi Albert, je trouvais qu’ils se ressemblaient et ne voyais là dedans rien d’extraordinaire, moi! –  a également fait les deux guerres. La bataille de l’Yser lors de la première, dont il est revenu avec l’habitude de dormir avec l’oreiller sur le visage… pour se protéger des rats.

À la seconde, il commandait une batterie (= 4 canons) de rédimés (aujourd’hui on n’emploie plus ce mot, considéré insultant, et il s’agit de la partie germanophone de la Belgique) et wallons à la bataille de la Lys. Les rédimés étaient ce qu’on appelait alors « les mauvais Belges », et les malheureux, il est vrai qu’il ne devait pas être bon d’avoir les pieds dans un pays et le cœur dans un autre … Mais il est arrivé à s’en faire respecter, et en parle d’ailleurs avec une sobre estime dans ses carnets de guerre.

Voici deux extraits de son journal.

22 Mai (1940): 21ème anniversaire de mon mariage. Je tire sans arrêt. L’Escaut présente une série de boucles et à tout moment les Allemands en prennent une ou en perdent une autre. Il m’arrive donc de devoir successivement protéger ou démolir le même endroit. Je ne compte plus les projectiles quoique le groupe me demande après chaque tir la marque, le genre, la fusée etc…. mais je sais que tous ces calculs sont illusoires et nous profitons des suspensions de feux pour les réviser sérieusement. Notre infanterie est enchantée de l’efficacité du tir et nous le fait savoir. Mais elle ne tient pas partout. Je reçois l’ordre de prévoir un chemin de retraite que je vais reconnaître jusqu’au groupe. Vers la soirée je suis appelé chez le major. Ordre de battre en retraite par Waneghem…

28 Mai – La colonne de groupe remonte par Eeghem Kappelle Hille. St Hubert Waerdamme vers Bruges. L’encombrement est celui que nous connaissons chaque fois qu’on bat en retraite. La chaussée est large mais 4 colonnes la suivent parallèlement. Chaque à coup se répercute pendant des kms. Nous dormons presque tous à cheval. À l’aube nous atteignons Oostkamp où l’on fait halte. Je m’introduis par ruse dans une maison où j’obtiens une tartine et une tasse de café. Finalement je m’endors dans un fauteuil. Vers 6 heures on vient me dire de la part du major que nous capitulons. Du coup je suis sur pieds et je vais le voir. Il me confirme la nouvelle, sans commentaires. Je suis mort de fatigue, pratiquement incapable d’émotion, mais les larmes coulent sur mes joues et je pleure sans le savoir. Autour de moi, certains se réjouissent parce que le cauchemar est fini. Je leur explique qu’il commence seulement et qu’ils regretteront longtemps ce dernier jour de liberté. Je longe ma batterie juste au moment où une auto allemande de parlementaires remonte la colonne. On me dit que certains de mes hommes ont crié « Heil » mais devant moi personne n’a bronché.

Un vent d’indiscipline commence à souffler. Je demande des instructions au major qui me dit que nous devrons remettre les pièces à l’ennemi sans y causer le moindre dommage ni sabotage, et que nous devrons les conduire à Thielt. Puis il disparaît. Je fais monter à cheval et nous reprenons la route en sens inverse vers Waerdamme et Middervoorde. À un moment donné, en me retournant, je m’aperçois que les hommes de la 8ème on mis des pivoines à leur boutonnière et aux œillères des chevaux. Je fais arrêter, et déclare que c’est jour de deuil pour les Belges et que les fleurs doivent disparaître immédiatement ce qui est exécuté sans murmures. On a demandé aux officiers de garder leurs troupes en main. Je veux que la mienne reste disciplinée jusqu’au bout. Les sous-officiers le sentent aussi. Ils s’efforcent de me rendre service chaque fois qu’ils le peuvent car ils comprennent que ce retour est un calvaire pour moi. Nous arrêtons pour le repas de midi à Ruddervoorde puis reprenons vers Thielt. Tout le long du chemin nous croisons d’immenses colonnes allemandes qui remontent vers Bruges et nous bloquent très souvent. Il pleut sans arrêt. Vers le soir nous arrivons un peu avant Coolscamp dans des prairies où les Allemands nous disent de parquer les pièces et de dételer ou continuer ensuite à pied jusqu’à la route de Coolscamp, où les chevaux forment une colonne à part. À ce moment les colonnes allemandes qui montent vers Bruges y choisissent les montures qui leur plaisent, ce qui fait que c’est immédiatement la débandade, chacun pour soi. Tous les chevaux restants sont parqués à Pilckem et remis aux Allemands. Tous les soldats rédimés sont rassemblés, on leur offre des autocars qui les ramèneront chez eux, directement. Je les vois une dernière fois et j’entends qu’ils parlent de moi aux Allemands. Ceux-ci me saluent et beaucoup d’hommes me disent adieu. Puis je reste seul sur la route avec mes sous-offs wallons : Verjus, Carabin, Schneuwis, Tekeune, le lieutenant Servais, quelques brigadiers, et un cuistot rédimé qui n’a jamais voulu me quitter. Les derniers fidèles.

Il a dû saisir le surréalisme de la situation en évoquant la liesse et ce sentiment d’avenir heureux du jour de son mariage pendant ces temps de boue, pluie, peur, bruit, mort …? Il avait 50 ans ! Qu’il devait être pénible de comparer, dans un éclair, la douceur de cette journée 21 ans plus tôt avec la lugubre ambiance de la journée présente… Que la splendide paix de son ménage devait alors avoir le goût d’un passé révolu. Sa femme, la gentille Suzanne, avait un mari et son fils unique sur le front… tout son bonheur en suspens, les certitudes anéanties. Disciplinée, elle continua pourtant à tenir son journal, bien succinct :

27 mai 1940- reçois lettre de Cady (sa belle-sœur, femme de son frère Paul… mon adorable tante Cady) de …. ( ?) où elle est avec les Louis et Alfred. Paul s’est engagé. Je télégraphie à Jean (mari de sa sœur Yvonne).

28 Mai – Le roi fait cesser les hostilités à 4 h du matin. Les ministres lui donnent tort. Naissance de Marthe ***

31 Mai – le parlement belge se réunit à Limoges

Le 26 mai, tout à fait épuisé parce qu’il avait dû porter son fusil mitrailleur et le trépied sur ses épaules pour que les Allemands ne s’en emparent pas – le servant avait disparu -, mon grand-père avait fait une crise cardiaque… à son insu ! Il est tombé inconscient de son cheval … Mais il a continué le combat, et puis a gardé son vieux cœur malade tout le reste du temps. Il est devenu chef de l’armée secrète à Verviers, et a tenu le coup jusqu’en 44 pour mourir dans une Belgique libérée.

Bataille de la lys

Mais bien sûr, la guerre a été une affaire de tous les Belges – et tant d’autres. Pas seulement ceux dont on a parlé, qui ont eu de grands faits d’armes à raconter, qui étaient gradés. Tous ces hommes, jeunes ou moins jeunes, ont eu à jamais leur sommeil changé, et plus rien n’a été banal dans leur quotidien, même quand la paix qu’ils nous avaient gardée fut rendue au pays.

Je possède un petit livre très émouvant, dédicacé par son auteur, André Taets.

Debout dans la nuit (ISBN 2-9300014-40-7).

André Taets était un jeune homme comme les autres, et est devenu un guerrier bien malgré lui, emporté par le ressac de l’histoire… Pour lui, c’est en 1940 que tout a vraiment commencé : il s’insurge contre l’occupation allemande, et veut rejoindre les forces belges à Londres. Et le voilà interné en France. Un jeune homme tout banal… un jeune homme avec la vaillance de la jeunesse, et un sens aigu du bien et du mal. Un jeune homme comme nous en connaissons tous, qui veut … rendre le monde meilleur. Impétueux. Mais banal comme le furent tous ces beaux guerriers qui ont, de gré ou de force, donné des années de leur vie – et parfois leur vie tout court – pour que la Belgique reste libre. Et André Taets, ce jeune homme ordinaire, avec son accent local et son avenir en suspens, s’est engagé dans la résistance. 1200 jours de captivité à Dachau l’attendaient. Et c’est en homme ordinaire qu’il nous raconte son expérience, qui fut celle de tant d’autres aussi, et qui, tôt ou tard, devrait nous frapper avec la violence de la révélation : quoi ? Ils ont subi tout ça ? Les tranchées, les poux, les rats sur le visage, la faim, le manque de nouvelles de leur famille, la boue, les camps, la peur, les blessures, la trouille, l’angoisse, l’incompréhensible, la cruauté, l’absurde, le chaos, le doute, la puanteur, la méfiance, l’hostilité, les bombes, la mort, la souffrance du monde alentour, les cadavres des autres, la conscience parfois que l’Allemand que l’on venait de tuer et dont les cheveux blonds ne raviraient plus aucune fille avait quelque part une mère et des projets qui n’existeraient plus … Des jeunes gens qui, dix ans plus tôt ou plus tard, au même âge, n’auraient eu comme soucis que l’acné, les cheveux indisciplinés, des grands pieds peu adaptés à la danse, une jeune fille courtisée avec savoir faire mais indécise, des études peu attrayantes …

Et la liste des guerriers s’étend si loin, chaque famille possède le sien ou les siens. Certains, lettrés ou artistes, ont laissé leur voix et les petits-enfants ont le cœur gonflé d’une légitime fierté. Oui, cette guerre, grand-père – ou grand-mère – en a fait partie. Cette paix que nous connaissons, oui… on lui doit ces jours-mois-années de grand partage, son nom, même invisible, est tissé dans notre drapeau.

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33 réflexions sur “A nos guerriers petits et grands…

  1. Armelle B. dit :

    Intéressants et touchants les souvenirs de cette époque et de ces générations qui ont eu à affronter tant d’épreuves et deux guerres terribles. Sans compter les camps de concentration et les goulags. Triste XXe siècle.

    • Edmée dit :

      Oh oui… et les civils, et les vieux, et les enfants… Nous avons tous dans nos familles (ou eu) des gens qui ont passé à travers ces ces drames…

  2. angedra dit :

    Très bel hommage à tout ces êtres qui ont tout supporté, tout perdu pour nous permettre de continuer à vivre librement dans notre pays.
    Rien à ajouter à ton magnifique texte in mémoriam…

  3. freddy joris dit :

    Merci pour vos textes toujours de qualité, dont celui-ci sur les acteurs des deux guerres m’a particulièrement touché.

  4. colo dit :

    Ces témoignages sont extrêmement intéressants et dramatiques à la fois. Merci à eux, à toi aussi.
    Dire que parfois nous nous plaignons…

    • Edmée dit :

      Ce que tu dis est tellement vrai… dire que nous nous plaignons parce que le train est en retard ou qu’on ne trouve plus notre marque préférée de biscuits…

  5. emma dit :

    de bien belles évocations !
    nous avons tous, sur ces vieilles terres de belles civilisations et de grands massacres le souvenir d’un (au moins) mort « au champ d’honneur » et en tout cas contre son gré. Maudite soit la guerre !
    Connais tu le beau poème de Jules Romains : »Je témoigne que le soldat -Qui vient de reposer son verre-Ne veut pas..  » (ici http://eperluette.over-blog.com/-)

  6. Adrienne dit :

    oui, comme tu dis, chaque famille possèdes les siens, sur deux ou trois générations… du dévouement, de la boue, les tranchées, des camps de prisonniers en Allemagne, la brigade Piron… tous les scénarios (quelle connerie la guerre)

    • Edmée dit :

      Et cependant… elle continue d’être le moyen pour arriver à ses fins, en tout cas pour ceux qui déclenchent le casse-pipes – et n’y vont pas.

  7. Des témoignages qui me touchent parce qu’évidemment moi aussi j’ai perdu un arriere-grand-père à cause de la guerre, que je suis d’ailleurs allée réchercher sur les terres belges il y a quelques années. Et puis j’habite Verdun depuis 34 ans, alors forcément… Bon week end Edmée, pour moi, il sera studieux?

    • Edmée dit :

      Studieux… je ne saurais dire, mais avec « l’âge » je mesure plus le sacrifice de tous ces hommes et femmes, et donc mon week end sera sous le signe du merci. Oui, habiter Verdun est forcément … « quelque chose »

  8. N’oublions jamais…

  9. SPL dit :

    Toutes ces vies qui s’animent sous ta plume, qui redonnent aux personnes toute leur valeur et leur unicité, c’est émouvant. On les voit bouger, parler, sourire… Et l’absurdité de ces guerres, le gâchis… tout cela est bouleversant.

    • Edmée dit :

      Je trouve aussi. Je pense à la futilité de bien de nos soucis et compare avec ces drames, ces séparations, mutilations, histoires et vies brisées…

  10. Binh An dit :

    Un long texte touchant qu’on lit d’un trait sans pouvoir se détacher. Tu n’imagines pas combien je suis ému en te lisant. La guerre est terminé chez nous en 1975. La souffrance, l’héroïsme, les morts, les survivants. Nous avons tous des membres de la famille d’un côté et de l’autre. Les souvenirs sont encore brûlants…

  11. anne7500 dit :

    Quelle belle évocation !

  12. gazou dit :

    Je suis issue d’une famille de taiseux et je ne sais pas grand chose de ce qu’ont vécu mes parents (un peu quand même) mais rien de ce qu’ont vécu mes grands parents et c’est bien dommage

    • Edmée dit :

      Oui, tu me le dis de temps à autre et on sent que pour toi c’est un manque. Et c’est effectivement un manque terrible que de ne pas savoir l’histoire… de notre sang!

  13. celestine dit :

    Fabuleux ce billet, sorella.
    Des témoignages d’époque présentés avec ton humour et ton talent habituels…Cet oncle Gaston semble tout droit sorti de la chanson de georges : Les deux oncles.
    Quelle connerie, la guerre, Barbara…
    Tout a été dit mais tu le redis bien.
    baci
    •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

    • Edmée dit :

      C’est vrai que tout a été dit et sera redit. C’est une blessure que nous avons tous et que nous grattons, soignons, bandageons au mieux. Et qu’on soit libre penseur ou guerrier, on ne peut que revenir sur ces vies héroïques par choix ou par manque de choix, car même le pauvre pétochard tremblant dans sa tranchée, qui n’a pas su se planquer lors de l’appel, même lui, il l’a faite cette sale guerre…

  14. Tania dit :

    Tu donnes ici un beau témoignage, qui leur fait honneur. Je t’envie aussi ces archives familiales qui permettent de retracer ces parcours de guerre.
    As-tu regardé les commémorations du centenaire ? Notre roi a prononcé un discours juste. Et à Paris, l’hommage était à la hauteur, avec des moments très émouvants comme les extraits de lettres dits par des jeunes de terminale et la magnifique chanson de paix interprétée par Angélique Kidjo

    • Edmée dit :

      Bizarrement, je n’ai pas regardé : j’ai eu une sorte de fièvre familiale qui m’a poussée à scanner une centaine de photos de 14-18 de mon grand père et lettres reçues durant cette guerre. Je prépare les archives pour tous mes frères et soeur. J’ai eu le sentiment que c’était une sorte de devoir pour ce jour-là (et ça m’a occupée tout l’après-midi! 🙂 )

      • Tania dit :

        Tu fais là un travail formidable pour partager la transmission, bravo. Une très belle manière d’avoir passé cette journée.
        Des vidéos de la cérémonie à Paris sont certainement disponibles en ligne.

  15. La Baladine dit :

    Tu racontes bien, et les témoignages remuent profondément. Ne cessons jamais de nous souvenir, ne cessons jamais d’en parler, Camus nous a prévenus, la paix est « toujours menacée […] le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et, peut-être, le jour viendra où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillera ses rats et les enverra mourir dans une cité heureuse. »

  16. Philirlande dit :

    Que de souvenirs de notre passé en tant que Belges
    Mon grand-père a fait 14-18 mais a été fait prisonnier assez rapidement
    Mon papa s’est engagé comme volontaire vers 44-45 et est parti pour l’Irlande du Nord pourrait la création des brigades d’Irlande, dont la brigade Piron
    Ils reposent tout les 2 au cimetière militaire de Woluwé Saint Lambert, à Bruxelles

  17. Edmée dit :

    Nous avons tous grandi avec « des chers disparus » pour la patrie, et rien à faire… ça nous reste, comme une épopée glorieuse!

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