Une gentille belle-mère pour une douce belle-fille

Ma mère – Lovely Brunette – a épousé un fils unique, orphelin. Un jeune homme encore en phase d’évolution, bousculé par trop de changements. Quitter l’Uruguay ensoleillé de sa naissance et venir vivre à huit ans « pour toujours » en Belgique, où il devrait faire sa place parmi cousins et cousines méconnus dans l’enfance ; le choix définitif d’une nationalité – belge ou uruguayenne – qui lui valut de faire la guerre ; le décès de sa mère adorée et puis, un an plus tard, celui de son père. Et la perte d’un œil qui fit planer au-dessus de lui, pour la seconde fois de sa vie encore bien courte, le nuage anthracite de la mort. Beaucoup de drames pour un jeune homme qui se mit alors à la recherche du bonheur perdu. Ma mère, timide, un peu délaissée dans une famille trop fantasque pour lui prêter l‘attention qu’elle aurait dû recevoir, désireuse d’aventure et d’amour, avait le parfum de ce Shangri-la. Et ils vinrent habiter la maison de ses parents à lui. Celle où leur odeur et leurs vêtements jaillissaient des penderies d’acajou du grenier, clamant encore leur indéniable possession des lieux.

La maison de mes beaux-parents, disait ma mère, qui ne les avait pas connus mais les vénérait, ayant absorbé le souvenir que son mari en avait comme une terre merveilleuse absorbe la pluie. Mais ce fut avec sa belle-mère que s’établit la relation la plus intime. Celle après laquelle elle se languissait. Une belle-maman qui lui aurait chuchoté ses astuces pour bien tenir son ménage, l’aurait fait rire avec des anecdotes sur son époux bébé, lui aurait fait des cadeaux suivis d’un baiser chaleureux. Une belle-maman qui l’aurait complimentée sur la lourdeur de sa chevelure sombre, sur son délicat menton ovale, et aurait écouté les récits de son enfance.

Elle changea bien peu de choses aux lieux, et ce ne fut que timidement, des années après le divorce, qu’elle s’y résigna peu à peu, selon les nécessités. La salle de bain a eu un nouveau lavabo parce que j’ai cassé l’ancien, ce large et magnifique lavabo de star du muet en marbre de Carrare, en me hissant dessus pour me regarder dans le miroir. On me l’avait bien dit pourtant que la vanité était punie. J’ai eu une fessée mémorable. Mais la baignoire est toujours restée la même, ainsi que le bidet et la toilette, la balance, et la manne à linge en osier. Le vieux linoléum vert sombre veiné de blanc.

Et puis ses meubles à elle ont peu à peu pris la place de ceux que mon père avait repris, ces meubles de famille qu’elle avait toujours vus et qui furent accueillis par les autres sur les tapis orientaux usés se chevauchant sur le tapis plain du salon. Les cors de chasse dans l’entrée, le saint bonhomme sur le bahut du vestibule, sa bassinoire ancienne en cuivre, la chaise de Joseph au palier du premier… Sa collection de poupées sur la cheminée de sa chambre.

Elle a aimé cette demeure paisible qu’elle appelait soit la maison de mes beaux parents, soit ma maison, car oui, si la maison appartenait à mon père, c’est bien ma mère qu’elle aimait de tous ses murs, ainsi que le jardin. Et la belle-mère bienveillante a plus d’une fois posé sa main sur le front de cette belle-fille en pleurs ou en chagrin. Ou a souri par-dessus son épaule quand elle faisait sa confiture de cerises.

Une jolie belle-mère encore jeune fille avec son chat "Mouton" - 1918

Une jolie belle-mère encore jeune fille avec son chat « Mouton » – 1918

À quelqu’un qui critiquait, disant moi j’aurais fait installer ceci, je n’aurais pas mis le salon ici, j’aurais …elle répondit sèchement c’est ma maison et mes beaux-parents l’aimaient ainsi, et moi aussi. La maison vieillissait … ce n’était pas une raison pour ne plus l’aimer. Mon grand-père y avait fait faire des aménagements, un grand garage pour deux voitures, une annexe avec vestiaire et cabinet de toilette et sur le toit de laquelle on prenait le thé « dehors » car on y avait accès par l’escalier intérieur. Le grand piano demi-queue de sa femme a toujours pris toute la place du « grand salon », comme attendant qu’elle y fasse encore glisser les doigts. Ma mère n’a jamais su jouer mais le grand objet noir avait procuré trop de bonheur à sa belle-mère bien aimée pour qu’elle demande à en être débarrassée.

Elle ne changea jamais rien à la cuisine, sauf une pose de linoléum gris lorsque le carrelage rouge et blanc a joué les filles de l’air. Une cuisine avec des meubles qui allaient du sol au plafond, peints en gris clair, et un évier de porcelaine flanqué d’une pompe. On avait quand même ajouté des robinets dépareillés, un pour l’eau froide et un pour l’eau chaude, mais pendant des années, on continua de pomper l’eau pour le grand plaisir d’entendre enfin l’eau qui arrivait du puits en soupirant alors que les muscles commençaient à lâcher. La cuisinière à charbon, dont on faisait reluire la surface avec du Zébracier tous les soirs, est restée avec nous jusqu’à mon adolescence, tout comme le frigo, qui a dû résister 30 ans avant de refuser de donner sa fraîcheur. La cuisine, c’était le temple de cette femme dont elle envia à jamais la beauté, l’amour des chats, le chant joyeux fusant des lèvres, l’élan romantique qu’elle inspirait à son mari. Ma mère se mit à faire ses recettes de cuisine, ses plats favoris, ses économies. Ma belle-mère l’a toujours fait, donnait-elle en explication.

Dans un des tiroirs du meuble de la cuisine, elle a pieusement gardé – et utilisé – deux livres de cuisine : Les économies de Popote et Les secrets de Popote, annotés par ma grand-mère, et je les ai repris. Simplement parce que ces objets sans aucune valeur ont fait le bonheur de deux cuisinières qui ne se sont jamais rencontrées mais se sont aimées dans un lieu de lumière. L’amour.

Voici l’introduction de l’un d’eux, aussi savoureuse que les recettes qui suivent :

« Pour les maîtresses de maison qui, s’occupant elles-mêmes de la cuisine (je parle ici des bourgeoises d’après-guerre qui, en général, n’ont plus de servante, ou bien une servante pleine de bon vouloir, mais pas toujours un très grand cordon bleu) c’est une jouissance de remporter de petits succès culinaires, et une satisfaction d’amour-propre de retourner à la cuisine les plats vides bien ratissés… et de voir autour de la table les hôtes souriants et satisfaits. Et la servante qui aura aidé à ce succès pourra, elle aussi, se montrer fière, n’est-il pas vrai ? »

Ces livres étaient publiés par Liebig, et donc il y a du Liebig ou du Liebox partout. Et de petits conseils : Si les choux-fleurs ne sont pas très blancs lorsque vous les achetez ou coupez au jardin, lavez-les, puis mettez à bouillir avec un demi-citron. Si vous avez des noix de l’année précédente, mettez-les pendant trois ou quatre jours dans un récipient plein d’eau, les noix gonfleront doucement et seront aussi bonnes que des fraîches.

 Et puis cette recette que j’ai essayée l’autre jour :

Potage flamand :

Faites cuire à l’eau salée des croûtes de pain, sèches (j’ai utilisé … de la chapelure, pardon Popote !), ainsi que des navets, des pommes de terre coupées en morceaux et par égale quantité.

Quand le tout est tendre, écrasez et passez à la passoire fine. Remettez sur le feu, et laissez bouillir dix minutes sur feu vif. Hachez finement une poignée de cerfeuil (pardon encore Popote, on ne vendait pas de cerfeuil aux USA et j’ai mis du persil…), mélangez le avec un petit morceau de beurre et un peu de Libox dans la soupière. Ajoutez-y, en remuant, le potage bouillant et salez selon le goût.

Je continue de faire beaucoup des plats favoris de ma grand-mère et dont la tradition m’a été passée par ma mère, la belle-fille respectueuse. Les épinards avec un œuf sur le plat et un croûton planté verticalement, ou les chicons au gratin.

Trois générations de femmes autour de ces petits livres et de leurs secrets. Je ressemble à deux d’entre elles. Je chante comme la première, et ris comme la seconde. Nous mangeons les mêmes choses, et les aimons, d’une vie à l’autre.

J’ai rendu son éclat à la maison, sur plusieurs générations, dans mon livre Silencieux Tumultes (dont les personnages sont imaginaires…)

 

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44 réflexions sur “Une gentille belle-mère pour une douce belle-fille

  1. Dédé dit :

    Coucou ma chère. J’aime te lire. Parce que dans tes lignes, on sent si bien les choses. D’abord, tu décris ta maman avec beaucoup de tendresse, Elle qui a tant aimé cette maison et qui a voulu qu’elle reste comme elle avait toujours été. Ensuite, cette belle-mère, toujours présente malgré l’absence. Incroyable que ta Maman ait eu autant d’admiration pour une femme qu’elle n’avait pas connue. Et puis ces livres de cuisine, qui traversent le temps mais qui savent réjouir l’estomac des convives. Je sens le fumet de la dernière recette jusqu’ici. (même si j’ai le rhume… ).

    Mais quand même, casser une lavabo pour se regarder dans le miroir… :-)) (tu me fais rire)

    Il y a des maisons qui sentent bon les souvenirs, qui traversent le temps, qui parlent même au plus profond du silence et qui continuent inlassablement à nous raconter de belles histoires, celles du temps passé qui nous a façonnés tels que nous sommes aujourd’hui. Bises alpines froides mais ensoleillées.

    • Edmée dit :

      C’était un superbe lavabo avec une large tablette. Je me hissais dessus pour arriver à hauteur du miroir, et bien entendu ma mère m’annonçait régulièrement que ça allait casser. Et elle était visionnaire 🙂 …J’ai encore les Secrets de Popotte…

      Bises frisquettes aussi mais sincères!

  2. bizak dit :

    Toujours d’aussi beaux récits si bien écrits comme une épopée sertie de légende, dont tu raffoles assurément, et tout cela est émouvant et gracieux.
    Merci Edmée

  3. Armelle B. dit :

    J’aime beaucoup ces récits de famille si plein de charme et de poésie et ces femmes si belles que j’ai appris à connaître un peu grâce à vos romans et aux photos que vous publiez souvent sur Facebook. Elles me deviennent familières et vous les décrivez de façon si délicieuse. Un enchantement.

    • Edmée dit :

      Merci Armelle… c’est très gentil. Ecrire se repose souvent sur de vraies personnes, alors voici une petite partie de mes modèles… (les bons!) 🙂

  4. celestine dit :

    Merveilleux …une relation belle-mère / belle-fille comme je les aime : qui sort des sentiers battus de cette espèce de fatalité de la belle-mère acariâtre et ennemie de « celle qui lui a pris son fils »
    J’aime mes belles-filles et la relation que j’ai avec elles ressemble à ce que tu décris. Un mélange d’admiration et de tendresse.
    Parce que l’amour fait tache d’huile partout où il passe. Quand il est vrai et dénué d’affectation ou de calcul.
    Baci sorella
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

  5. angedra dit :

    Très bel amour de ce fils qui a tant aimé et admiré sa mère qu’il lui a donné une seconde vie en la projetant dans le coeur de ta maman.
    Cette belle mère a pu survivre grâce à son fils qui a joué le passeur d’amour, passeur de vie…
    Beaucoup de ce besoin d’amour que ta maman avait en elle a ainsi pu trouver à se réaliser dans cette projection qu’elle faisait sur sa belle-mère idéale.
    Certains parlent souvent de cette animosité de belle-maman à l’encontre de leur belle-fille jamais assez bien pour leur fils (!!!), mais j’ai pu également que l’inverse se passe… la belle-fille jalouse de l’amour porté par leur mari à cette femme indécrottable qu’est leur maman. Certaines vont pousser jusqu’à couper les relations avec cette maman devenue « belle maman » pour elles et toujours unique aux yeux de leur mari…
    Souvent les belles-filles qui ont d’aimantes relations avec leur mère n’éprouvent pas le besoin d’une seconde mère.
    A chacune de trouver sa place et là ta maman avait trouvé ce qu’elle recherchait. Comme toujours, beau, et doux texte qui nous fait ressentir un souffle de tendresse qui t’unit encore à ces deux femmes… et qui continue au travers de ces recettes que tu perpétue.

    • Edmée dit :

      Je suis restée en contact très aimant avec ma première belle-mère, que j’aimais beaucoup… Il n’y avait pas de rivalité entre nous.

      Ma mère avait une belle-mère « idéalisée » par la mort, par le souvenir de mon père et nul ne sait ce que ça aurait été dans la réalité. Mais à cause de leurs deux personnalités… je crois que ça aurait bien fonctionné!

  6. Griseldis dit :

    Voilà qui me touche car en déco, sur le frigo, depuis de nombreuses années, il y a « les économies de Popote », récupéré au décès de ma propre belle-mère. J’ai testé la fameuse soupe avec des pommes de terre plutôt que du pain mais elle ne m’a pas fait aimer davantage les navets… clin d’œil, chère Edmée.

    • Edmée dit :

      Ah oui.. ces secrets de Popotte existent encore ici et là… les recettes… bon, on a beaucoup changé de goût mais j’aime pdt, navets, et cerfeuil alors pour moi, … vive Popotte 😀

  7. colo dit :

    Que j’ai aimé lire la description de la cuisine, son peu de changements aussi. La pompe à eau qui grince un peu, je l’ai entendue.
    Bien s’entendre avec sa belle-mère est un signe d’intelligence de part et d’autre, magnifique.
    Je suis ravie de faire la connaissance de…Popote!

    • Edmée dit :

      Ben là… elles n’auraient pas su se disputer puisque la belle-mère était morte. Mais elle était très douce et gentille et aurait certainement été une grande aide pour ma mère..

      • colo dit :

        Oh là, là, oui, je me suis carrément gourée;-))
        Perdón.

      • Edmée dit :

        Oh mais ne t’en fais pas! Tu as zappé car finalement cette bele-mère était tellement présente, au point que quand je faisais des trouvailles au grenier je disais à ma mère « regarde ce que ma grand-mère m’a donné » 😀 Bises!

  8. Philirlande dit :

    Ce qui a surtout attisé les souvenirs, c’est je fait de garder les livres de recettes de nos aïeux
    Je n’ai malheureusement jamais connu mes grands-mères, mais mon épouse a eu la chance de vivre aux contact de son arrière-grand-mettre dont elle a « hérité » de ses recettes de cuisine, revues et corrigées avec l’expérience du passé

    • Edmée dit :

      Voilà, et on se transmet les recettes préférées.. Chez nous on avait l’habitude de préciser que c’était une « recette du côté Houben », ou « du côté Laoureux » etc… 🙂

  9. SPL dit :

    Ton texte me parle beaucoup et j’y retrouve les sentiments et les sensations de ta mère. Les miens y ressemblent beaucoup avec ma propre belle-mère, Hedwige, que je n’ai hélas pas connue car décédée trop tôt. (Elle est tout de même venue me voir en rêve et m’a raconté tout un tas de choses, en tête à tête, dans une grande pièce blanche. Je me suis promis, alors que je l’écoutais, de bien retenir tout ce qu’elle me disait… mais au réveil, aucun souvenir de la conversation, sinon cette rencontre lumineuse!). Quelques meubles et objets qui lui appartenaient m’entourent aujourd’hui. Et beaucoup de « signes » et de clins d’oeil de sa part… Quant aux recettes de Popotte, j’ai aussi hérité de deux bibles de Ginette Mathiot, la fée des fourneaux des années 50. Beurre, crème, vin, force gibiers et gratins, 3 plats de résistance dans un même repas et des potages, des tartes, des tourtes, des liqueurs… Le lire est déjà une indigestion! 🙂

    • Edmée dit :

      Je crois sans peine aux messages d’Hedwige car j’ai eu moi-même deux messages très prècis d’une dame décédée dont j’aime le fils, je dois dire qu’il a été « scié » quand je lui ai dit ce qu’elle m’avait révélé… et qui était vrai!

      Et vivent les vieilles recettes!

  10. Adrienne dit :

    c’est bien joli tous ça, surtout ces liens si solides alors qu’on ne s’est pas connus ‘en vrai’ 🙂

  11. Deux semaines avant ma naissance, mon arrière-grand-mère décédait. Sa maison fut héritée par mon grand-père maternel qui la mit en location pendant trente ans. Au terme de ces 30 ans, c’est moi qui l’ait reprise et restauré (mais j’ai gardé toutes les pièces au même endroit). Donc, ton article me parle, moi qui habite dans la maison d’arrières-grands-parents que je n’ai pas connus. Bon week-end Edmée.

  12. La Baladine dit :

    Les lieux sentent qu’on les aime et n’enlaidissent jamais, ils évoluent en douceur et en beauté… C’est très beau, cette transmission de femme à femme, et cette maison aimée d’amour.

    • Edmée dit :

      Oui. Curieusement on a vendu la maison au décès de ma mère et je ne la regrette pas, c’est comme si sa mission avec nous était accomplie. Les nouveaux occupants m’ont laissé voir ce qu’ils en ont fait, un jeune couple dont l’épouse est architecte d’intérieur, et la maison a gardé ses charmes (moulures, parquets, hautes pièces…) et gagné des couleurs. Elle prend soin d’une autre famille maintenant. Moi, la « mienne »… c’était la vieille pleine de bruits et de souris dans les murs 😀

  13. emma dit :

    ah les beaux souvenirs, tu en as pour plusieurs vies, et si bien racontés et un grand amour pour ta famille extraordinaire

    • Edmée dit :

      Oh ciel oui j’en ai pour plusieurs vies… Les miens et ceux de mon père qui a laissé des fardes et des fardes de notes, papiers, vieux testaments, avis de décès de la famille… Je trie, scanne, copie, range… Je sais enfin ce que c’est que d’être chargé de mission 🙂

  14. Den dit :

    Les lieux et les êtres extra-ordinaires vivent encor’ plus parce que nous les aimons d’amour !
    merci Edmée pour cette épopée parvenue jusqu’à nous en partage.
    Doux dimanche.

  15. Nadezda dit :

    Tu as le don de captiver tes lecteurs, j’aime te lire quand tu parles de ta famille. C’est amusant quand tu décris la cuisine et la salle de bain, j’ai l’impression de voir celles de Tante Maud, tante côté Boris. Ta maman était une femme extraordinaire.
    Bonne semaine 🙂

    • Edmée dit :

      Merci Nadezda, elle sourirait un peu surprise mais contente, je la connais. Elle a vécu toute sa vie d’adulte dans cette maison, dont elle aimait tout. Et je t’assure que la maison l’aimait.
      Bonne semaine (fait déjà frisquet sur nos coteaux liégeois…)

  16. Tania dit :

    Quel billet exquis, Edmée ! Des liens du coeur à l’esprit des lieux, il nous émeut tant qu’on aimerait les avoir connues, ces merveilleuses. Quelle belle photo avec le chat ! Tu es une magicienne pour nous emmener ainsi dans ces souvenirs de famille.

  17. gazou dit :

    Oui, on peut aimer une personne que l’on n’a jamais rencontrée mais dont on nous a beaucoup parlé…
    et merci pour la recette

  18. Binh An dit :

    Comme c’est doux ce que tu racontes. C’est admirable cette entente entre les générations chez toi. Tu écris si merveilleusement que quand je te lis j’ai un peu l’impression de faire partie de ta famille. Pourtant nous ne nous connaissons pas.

  19. Savina dit :

    Merci Edmée pour ce beau texte… il m’a fort touchée …

  20. malyloup dit :

    après avoir lu le commentaire que tu as laissé dans ‘bonheur du jour’, j’ai eu envie de me balader ici et wahhhh! bien m’en a pris! quel texte magnifique pour exprimer de si chaleureux souvenirs!
    de plus je vais faire tremper les noix de l’an dernier que nous peinons à ouvrir! merci pour ce précieux conseil et le joli moment que je viens de passer 🙂

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