Une sous-mission : faire ce qu’on veut, na!

Et si on en parlait, des femmes exemplaires ? Celles qui vivent une vie de sacrifice avec ce sourire tremblotant, le cou rentré et une criante invisibilité. Qui ont un mari qui, elles le laissent deviner sans trop de mots, est aussi lourd à porter qu’une croix en béton armé mais se retranchent dans un « loyal » mais non, c’est pas si terrible tu sais… j’ai l’habitude quand on compatit. Car elles sont … soumises, acceptent la dure et injuste loi de l’homme sous laquelle leur mère, déjà, a courbé l’échine. Ces femmes sans révolte que l’on félicite pour leur courage, leur soumission et discrétion, dont on loue les incontestables talents de maîtresse de maison. Des modèles à mettre en vitrine au magasin de l’épouse parfaite.

Je ne parle pas des malheureuses qui ont épousé un vrai monstre. Qui de toute façon devraient partir, mais les liens psychologiques sont souvent bien noués jusque dans les tissus de la chair. Ou un vrai égoïste, et qui devraient partir aussi.

Non, je parle de ces tièdes et indécises qui se sont mariées parce que la vie est comme le Monopoly :  la case mariage est la case obligée. Et elles adorent faire comme tout le monde. Juste un peu mieux, même. Et soumises, elles ne le sont qu’en apparence. Car ce n’est pas l’homme qu’elles épousent, c’est le mariage. Telles le lierre ou le liseron elles s’enroulent en silence avec cet air humble et inoffensif, et serrent la prise toujours d’avantage. Comme les mantes religieuses elles arrachent la tête du géniteur quand elles ont eu leurs enfants. Les migraines et les dures journées ont raison de la complicité des draps, la tendresse déserte le lit et les belles cérémonies de la chair, et se déplace dans la tarte du dimanche et les plats en sauce, les pilules à prendre que l’on dépose près du verre. Me voici infirmière et cuisinière, je ne sers qu’à ça.

Les petits mots d’amour un peu idiots ne sont plus ressortis que machinalement quand on veut obtenir quelque chose plus vite.

Et le mari, que l’on accuse de plus en plus ouvertement de ne penser qu’à ça comme s’il était un gamin qui veut jouer avec son train électrique au lieu de faire ses devoirs s’efforce de ne plus y penser, se dit avec courage que c’est la vie. Il fuit peu à peu, se saoule de travail – ou se saoule tout court – pour ne pas se demander où ont fini les enthousiasmes d’autrefois, et se voit alors reprocher de ne jamais être là, de ne penser qu’à lui. D’année en année c’est consentant qu’il endosse l’habit du mauvais, de l’éternel absent, du rustre égoïste. Et qu’il a honte d’être un aussi piètre père et mari. Lui qui a une femme exemplaire qui en plus … ne va pas même voir ailleurs. Il ignore qu’ailleurs signifie pour elle aussi dans d’autres draps et qu’elle a eu assez de mal à se libérer de ceux-ci pour vouloir tout recommencer.

Tout le monde le lui dit… il ne sait pas la chance qu’il a de manger à la table d’un roi tous les jours dans une maison dont la poussière ne connaît pas le chemin. Oh qu’il se sent mesquin de cet étrange vide dans son coeur qui a durci sa voix et son regard…

Elle a pris les commandes en douceur, nantie d’un instinct infaillible. Il y a toujours le prétexte de la famille qu’il ne faut pas décevoir, de sa santé qui n’est pas brillante pour l’instant, de ce petit plaisir qu’on peut bien lui faire pour une fois. Jusqu’au jour où il n’y a plus rien à céder parce que la femme soumise a tout en main sans que l’époux, cet ingrat dont on la plaint, ait rien vu venir.  On invite les amis qu’elle veut quand elle veut, on fait les vacances qu’elle veut, et le carrousel de ses routines à elle emporte le manège. Les oui chéri ont cédé la place à comme tu voudras, remplacés peu à peu par d’adroits on doit toujours faire comme tu veux et pour une fois, pourrais-tu me faire plaisir ?

Et comme amour et loyauté, elle lègue de lui à ses enfants l’image d’un égoïste, d’un emmerdeur, d’un dominateur, d’un jamais-content-jamais-là qui la laisse seule avec les enfants. On chuchote quand il arrive, on glousse. On le craint et ne le respecte pas.

En silence, elle a tué le bonheur dans leur mariage. Et gardé le mariage.

Ne le disait-on pas assez…: méfiez-vous des eaux dormantes!

Bien entendu, on me dira que maintenant ce n’est plus comme ça, puisqu’on est bien plus libres de se marier ou pas, et que l’autonomie de la femme l’a libérée du « devoir rester ». C’est sans compter sur la nature humaine qui veut que les parasites cherchent des organismes nourriciers, que les créatures peu sociables se servent des capacités charismatiques de qui pourra leur apporter le « cercle d’amis » des gens comme tout le monde. C’est oublier que le piège à la grossesse-surprise est toujours à la mode, et c’est surtout oublier qu’à deux salaires et un loyer on vit mieux qu’à un.

 

 

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41 réflexions sur “Une sous-mission : faire ce qu’on veut, na!

  1. Dédé dit :

    Une analyse implacable. Et pourtant, oui, j’ai quand même envie de dire qu’il y a des évolutions dans notre société, même si elles sont parfois minimes. Moi, j’y crois. 😉 Non? Bises alpines.

    • Edmée dit :

      Les évolutions, oui, bien entendu. Mais ce sont les instincts humains qui trainent en chemin. Les tyrans ont besoin de victimes, les parasites d’humus, les ternes et mous de partenaires visibles… Ca, ça ne change pas, ni leurs ruses 🙂 Bises liégeoises frisquettes

  2. ibonoco dit :

    Oui et ta conclusion sur la vie à deux par rapport aux salaires peut renvoyer au sujet de la solitude, de la misère familiale dans le sens de désert familial. Ici,, on est proche de l’affectio societatis. Et pourquoi pas ? Ce n’est plus vraiment une question d’homme ou de femme mais plutôt d’intérêts à partager pour ne plus être seul, pour vivre matériellement un peu mieux.
    Merci Edmée de ton texte qui ouvre à la réflexion… Et de bon matin 😊

    • Edmée dit :

      Je n’ai rien contre, un tas de gens se marient pour des raisons très éloignées de l’amour-fou, Le mariage en lui-même n’est rien d’autre qu’un contrat, et je respecte ça. Mais à mon sens, le respect est la denrée indispensable, qui est une forme d’amour si on veut. Vivre et laisser vivre (dans les limites qu’on a décidées…).

      C’est insupportable de voir ces légendaires « femmes soumises » qui bouffent leur mari tout cru avec un choeur de pleureuses vantant leur héroïsme, et tout aussi insupportable de voir des dominations secrètes masculines détruire une épouse que le choeur de pleureuses proclame bénie entre toutes car il est si gentil lors des visites 🙂

  3. SPL dit :

    On se demande quel bilan elles tirent à la fin de leur vie. Probablement, la satisfaction artificielle d’avoir fait leur devoir de « femmes », « épouses », « mères » selon les critères confortables d’une route toute tracée. Ont-elles parfois un sentiment de non-accomplissement? Ou l’étouffent-elles avec des arguments qui les dédouanent, du genre « ce n’est pas si grave car je suis dans la norme » ou « la sincérité des héroïnes romantiques, c’est juste bon pour les romans ».
    L’instinct féminin de sécurité, de « nidification » (quoi qu’il en coûte) emporte tout et il est parfois difficile de lutter contre. C’est vrai qu’aujourd’hui, l’individualisme demande de « se réaliser », et pour les femmes, finalement, c’est assez nouveau. Certaines femmes sont terrifiées à l’idée de prendre leur vie en main et de s’engager en dehors du modèle ancestral. J’en connais beaucoup, même des très jeunes. Elles considèrent prendre leur vie en main en se casant et en dirigeant leur monde domestique, au prix souvent d’une insatisfaction globale. C’est leur pouvoir, leur réalisation personnelle. Je suis sûre qu’il arrive un moment où un doute profond ébranle l’édifice, mais jamais jusqu’à le lézarder.

    • Edmée dit :

      Voilà, j’en connais aussi de très jeunes qui ont recours aux ruses anciennes pour éviter de prendre leur vie en main, et s’ancrer à la vie d’un compagnon qui devra en être responsable. Les temps ont changé mais pas les gens.
      Comme tu dis, ce choix est la voie directe vers l’insatisfaction la seule « consolation » étant d’en connaître d’autres ayant pris la même voie, ou de se dire qu’on ne sait pas ce qui se passe vraiment dans la vie des gens qui se disent contents… J’ai entendu ça bien souvent, le soupçon de fraude qui console de son propre manque de courage…
      Mais quelle tristesse de vivre toute une vie grise…

  4. bizak dit :

    Oui c’est un sujet qui ouvre à la réflexion, comme le dit Ibonoco.
    C’est depuis que le monde est monde, que les relations homme/femme de cette nature existent, on ne peut le reprocher à l’un comme à l’autre d’être dans le sillage de sauveur de « mariage réussi ». L’apparence prime sur le fond, et tant pis pour la forme, tant que personne ne se plaint. L’art consommé de ces « femmes fatales » leur a donné parfois un « Nom de Grande Dame » dans l’histoire. Ne dit-on pas ? Derrière chaque homme puissant se cache une femme.
    Belle journée à toi Edmée
    Bises

    • Edmée dit :

      J’ai eu un oncle qui a adoré avoir une femme de tête, et qui portait le pantalon, car lui n’en avait pas envie. Mais elle l’aimait, l’a toujours aimé, et si on riait un peu d’eux sous cape, leur mariage a réellement été heureux car… elle ne l’exploitait pas, ne le ridiculisait pas, et lui ne se plaignait pas : chacun était ravi. Donc… pourquoi pas? Mais quand l’un est le succube de l’autre, non… c’est monstrueux et étend ses dégâts aux enfants!

  5. Griseldis dit :

    Ça m’a fait penser à mon père qui, quand il parlait d’une épouse bâtie sur ce modèle terminait généralement par la même conclusion : « mais il fait propre chez elle » que j’avais transformé en « elle est prop’ sur elle » tant ça me faisait bondir. Et je bondis toujours aussi haut lorsque j’en rencontre, des « prop’ ».

    • Edmée dit :

      Ah que je te comprends, ainsi que ton père! C’est en général par le fait qu’il fait prop’ et qu’elles cuisinent bien qu’elles sentent leur auréole tournoyer en lançant des éclairs de gloire… Honte aux prop’ 😀

  6. charef dit :

    Un sujet pertinent qui colle avec toutes les sociétés. Un archétype de la femme véhiculé par les religions monothéiste qui enferme l’Homme dans ses peurs. On devrait ouvrir des groupes de réflexion sur ce thème.
    Bonne journée Edmée.

  7. Angedra dit :

    Tu as raison les temps changent mais certains instincts restent les mêmes pour certains. Même chez des jeunes, se mettre en couple n a pas l amour comme principal critère mais plutôt ne pas être seul et recommencer le même schéma que tu décris si bien.

  8. Écrirature dit :

    Faire comme tout le monde : haute douleur morale, il est si bon de ne pas faire partie du troupeau !

    • Edmée dit :

      En effet, c’est horrible! Je ne dis pas que j’y ai échappé, mais en effet chaque fois que j’ai cédé pour m’aligner sur la « coutume locale » 🙂 … ça a été le passeport pour des souffrances vraiment pas nécessaires.

  9. Armelle Barguillet Hauteloire Oui, bien des mariages ont ce côté tristement caricatural. Mais j’en ai connu où l’amour restait au chaud la vie entière. C’était le cas de mes parents et de quelques autres ménages de mon entourage. Toute vie est difficile à gérer, celle des célibataires n’est pas forcément plus heureuse. Bien des veufs et veuves me disent combien la solitude leur coûte. Alors ? Rien n’est simple, la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

    • Edmée dit :

      Rien n’est simple en effet. Et qui peut se targuer d’avoir la recette pour le mariage parfait? Mais le fait est que l’union dont on se sert sans respect pour avoir un faire-valoir, un souffre-douleur, un domestique, un géniteur à décapiter… c’est monstrueux. Il faut au moins le respect et une certaine amitié, le plaisir dans ce que le mariage apporte de bon mais aussi celui de ne pas bloquer le plaisir de l’autre à vivre…

  10. Xoulec dit :

    Elle est terrible, cette vie-là… Je n’ai jamais pu concevoir ce « se caser » ? Qui me semble plus répandu chez les filles, mais peut-être, me trompe-je ? À 20 ans, mes copains d’alors, étaient quasiment tous en couple (casés). Moi, loin s’en fallait.
    J’ai l’exemple de mes nièces (et elles sont nombreuses.) ; sur six « casées » dés la fin de leurs études, avec cette idée de maîtresse de maison, femme exemplaire, je suis la femme de… Cinq en sont revenues, la sixième est en sursis et ne le sait pas encore. Celles avec qui j’ai le plus de plaisir à discuter, sont les « autres », les plus ouvertes,les plus indépendantes, les plus matures, les plus, les plus, les plus… Celles qui n’ont pas « épousé » une situation… Les plus intelligentes, en définitive.

    • Edmée dit :

      Curieusement quant à moi je me suis mariée « pour faire plaisir ». Je n’en avais pas envie, depuis mes 13 ans je disais ne pas vouloir me marier. Mais c’était le chemin « honorable » pour quitter la maison, à cette époque. J’ai quitté mes mariages aussi, et si je comprends qu’ils puisse être heureux et solide, je sais que je n’étais pas faite du bois dont on fait les maîtresses de maison 🙂

      Bravo à tes nièces, oui!

      • Xoulec dit :

        J’ai oublié de dire que les mœurs ont évolué. J’ai assisté à pas mal de mariage, que je ne trouvais pas heureux , qui m’aurait presque fait préférer un enterrement…et je n’ai pas gravé deux noms au bas d’un parchemin ; en tout cas officiellement…
        Enfant, ces termes de « chef de famille », « maîtresse de maison », me faisaient « peur », je n’aimais déjà pas cette façon de distribuer les rôles … et je n’ai guère changé.

      • Edmée dit :

        En effet ça me tenait un peu à l’écart moi aussi, je n’avais envie d’être chef de rien ou personne, juste de moi peut-être. Mais on comprend un peu parce qu’il n’y a pas si longtemps encore que l’esprit « de famille » était surtout l’esprit de clan. On avait des patriarches chefs de telle branche de la famille, et leurs épouses (qui parfois étaient le patriarche en jupon 🙂 )… Moi un jour, je venais de divorcer et ça avait été très très pénible, j’étais chez des gens qui ont parlé d’une fille qui allait se marier, et j’ai dit d’un air désolé « oh, la pauvre! » 😀 Pas du tout intentionnellement, c’était vraiment le cri du coeur 😀

  11. Philirlande dit :

    ce n’est certainement pas moi qui va te contredire, moi qui espère avoir fait le bon choix à la 3e tentative, sans me dire quelque part que le « destin » y a quand même été de son coup de pouce pour beaucoup…
    c’est vrai que notre époque est plus libre, et pourtant j’entends encore souvent chez les jeunes l’engouement de faire « un grand mariage », finalement pas pour eux mais pour les autres, pour que les autres s’en souviennent… un peu pour faire comme tout le monde comme on a un chien, des enfants ou sa maison…

    • Edmée dit :

      Tu me rejoins dans la constatation que les temps ont changé dans ce qui’ils proclament mais moins en ce qu’ils font. Le mariage reste un but, et en effet on en arrive aux mariages à l’américaine avec robes « virginales » décolletées jusqu’au nombril, show ridicule, bref une dépense absurde pour être souverains de pacotille d’un jour. Car l’amour dans tout ça… on l’a un peu laissé au vestaire en travaillant les détails 😀

  12. Tania dit :

    Vivre une indépendance totale dans le mariage, ça me paraît difficile. On ne vit pas à deux comme si on vivait seule. Ce qui est important, c’est que chacun des deux puisse faire ce qui lui importe, rester fidèle à soi-même, et que l’autre le respecte.
    On se demande parfois pourquoi certains couples si mal assortis voire conflictuels préfèrent tout de même continuer la route ensemble. Pour ma part, j’ai l’impression que le modèle de « l’épouse parfaite » est complètement dépassé pour les jeunes femmes occidentales.

    • Edmée dit :

      Bien sûr qu’on ne peut pas vivre à deux comme on vit seul, en en avant les fameuses « concessions », bien normales! Et l’épouse parfaite, tu as raison, on en repousse même l’idée mais ce genre de femme-crampon que je décris, et qui existe encore, va quand même se mettre en valeur par quelque chose pour démontrer que son époux a « bien de la chance ». C’est souvent une propreté excessive, ou une cuisine soignée, ce dont le mari ne se plaindra pas en général 🙂

  13. La Baladine dit :

    Eh bien, vu qu’on est deux à se marier… Il voulait une « maîtresse de maison », il l’a eue! 😀

    • Edmée dit :

      🙂 On est deux à se marier, pas toujours deux à l’avoir voulu… Bien entendu, s’il voulait vraiment ça, il faut bien qu’il s’en contente, mais je parle plutôt ici de ceux qui se sont faits avoir, parce que ce qu’on voulait, c’était le mariage et pas ce mari-là. Un mari, peu importe lequel 😀

      • La Baladine dit :

        Tu veux dire qu’il se serait marié « à la pointe du fusil »? Franchement, le type qui, même très amoureux, s’imagine que sa propre personne va être le seul et unique idéal, la seule et unique ambition d’une femme toute sa vie, bref qu’il sera son dieu… est juste resté fixé au stade infantile.

      • Edmée dit :

        Ici c’est le modèle que j’ai choisi, la femme qui est arrivée à ses fins pour « se faire épouser » (par le charme, la ruse, un jeu de rôle, peu importe) et qui ensuite, pas contente évidemment (qui est content de vivre avec quelqu’un qu’on ne respecte pas ?) se plaint, mais reste et manipule.

        Il y a d’autres modèles, j’ai pris celui-ci. J’ai connu, et connais encore, de ces femmes. Même des jeunes, qui ont joué l’atout du bébé surprise, parce que tout le monde ne sait pas assumer une indépendance, que la femme soit « libérée » ou pas. Alors on se trouve devant ce type de mariage.

        Il y en a d’autres, heureusement!

  14. Savina dit :

    Coucou Edmee 😊, Tu n’y vas pas de main morte dis – donc ! J’ai lu attentivement ton billet… Il est bientôt rédige, comme tu sais si bien les présenter, Et son penchant à la position ferme, voire provoquante, me donne envie de te repondre 🙂
    Je souscris à ton analyse bien sûr mais ce que je souhaiterais rajouter à la réflexion c’est la complexité de la nature humaine. Là où l’on pourrait percevoir fourberie n’est peut-être que fragilité, ce qui semblerait se présenter comme faiblesse ne serait peut-être que espoir … Le mariage est une aventure tellement parsemée de montagnes russes que seule une remise en question de chacun, en temps voulu, est envisageable pour continuer à marcher une fois arrivé en haut de la montagne. L’avantage des heurts et des roues mal huilées, n’est il pas que l’effet miroir s’estompe pour permettre de laisser surgir deux individualités qui, enfin devront être pour continuer leur route ? 🙂

    • Edmée dit :

      C’est tout à fait vrai, ces femmes (puisqu’ici j’ai choisi de mettre les « femmes exemplaires » en avant 🙂 ) sont faibles, cherchent à éviter les conflits directs, et donc développent le don de contourner, miner, saper « mine de rien ». Elles ne sont pas forcément mauvaises au départ, mais le deviennent, de plus en plus convaincues que sans ces ruses, ces manques de respect, ces accusations… elles ne s’en sortiraient pas. Ce sont des couples sans dialogue en effet, et plus les années passent et plus il est pratiquement impossible de sortir de ces jeux de rôles.

      Mais… le résultat est désastreux. Je préfère tellement les couples qui s’affrontent, qui font chacun leur place dans le mariage, ont des hauts et des bas mais qui, à chaque étape plus ou moins résolue, font face sans comptabiliser ce qu’ils ont fait et que l’autre n’a pas fait. Je connais des hommes pas pire que d’autres qui sont convaincus d’être des tyrans abominables tant on le leur dit. C’est très dommage…

      Mais parmi les nouvelles que j’ai écrites, il y a « le pendant », le mari faux martyr qui fait payer et payer et payer encore…

  15. celestine dit :

    Le mariage…il ne cessera jamais de faire couler de l’encre.
    On se marie trop tôt, voilà mon avis.
    Et on vit trop vieux désormais, pour imaginer passer toute sa vie avec la même personne…
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    • Edmée dit :

      C’est vrai… Ou alors il faut faire les fameuses concessions, certains y arrivent, le tout étant de ne pas s’y immoler. A chacun de trouver son kit de survie, individuel ou du couple, mais en tout cas ne jamais endurer la surveillance, le contrôle, l’empoisonnement discret tout au long d’une vie!

  16. gazou dit :

    J’avais mis un commentaire..mais nulle trace…
    Les apparences sont souvent trompeuses et celui ou celle qui domine n’est pas toujours qui l’on croit et cess hypocrisies plus ou moins conscientes sont profondément irritantes

    • Edmée dit :

      Tu as si bien résumé : celui qui domine n’est pas toujours celui qu’on croit… et quelle horreur que ces domination sournoises déguisées en souffre-douleur!

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