Un monde de brutes… vraiment?

On lit ça tout le temps « un peu de douceur dans un monde de brutes »…

C’est tellement négatif de sortir cette vieille rengaine… alors que s’il y a bien des brutes, il y a tous les autres, et qui même souvent sont proches de nous. Les parents, des amis, des professeurs, des épiciers du coin, des madames qui promènent leur petit chien en leur parlant, des dentistes, des amoureux ou conjoints. Ils ne seraient que des brutes ? Pourquoi ne pas leur donner de poids et ternir l’idée de l’humanité par la notions de ces brutes inconnues dont il est difficile de dire s’ils sont des brutes ou des victimes, des gens délibérément ignobles ou qui sont passés au lavage plus blanc que le blanc bonux du cerveau, des gens qui sont du mauvais côté d’un combat (et comment, nous, pouvons-nous savoir s’il y a un bon ou un mauvais côté ? ).

L’humanité regorge de gens merveilleux, de purs, de fournaises pleines d’amour et d’enthousiasme pour l’autre et les autres. Même si peut-être eux aussi se trompent de combat, ils y investissent leur amour et leur foi.

Sans pour autant devenir des brutes, oublions les fanatisés…

Le fouillis du web nous offre de petits films délicieux où des gens sauvent des animaux qui ne leur sont rien, si ce n’est une vie en détresse, et ils le font parfois au péril de leur vie ou en tout cas au risque de se prendre un coup de dent ou de sabot, voire de cornes. Ou de tomber eux-mêmes dans l’eau gelée, le précipice, la gueule du loup. Et puis partout il y a ces défenseurs isolés du plus faible, qui donnent des cours gratuitement à qui rame et n’a pas les moyens de s’offrir un répétiteur ; il y a ces gens qui font le petit extra pour autrui, un voisin dans la solitude morale, un sdf dont le sourire quotidien est devenu part de la journée, une personne âgée perdue dans des paperasseries. Il y a ces kinés, ces aides familiales, ces assistants de vie qui parfois, tout en faisant leur travail, ont le cœur touché, et sentent le désir sincère d’apporter un petit mieux.

Il y a tous ces gens, innombrables, qui font des gestes anodins d’héroïsme non calculé, je pense par exemple souvent à ces gendarmes liégeois qui, pendant la guerre, ont dissimulé mon père derrière leurs vélos et leurs grandes capes parce que le couvre-feu était passé et que la patrouille allemande… patrouillait. Ce n’était rien et pourtant, ils risquaient leur vie. Et ils ont sauvé la sienne car il était estafette pour l’Armée secrète, et bien jeune encore.

Les histoires de ce genre sont celles à partager aussi, au lieu de faire des commentaires banals et répétitifs sur l’humanité qui fait honte, le monde de brutes, les animaux qui sont meilleurs. C’est à croire que les gens qui publient ces perles en se prenant pour de nouveaux Sénèques sinistres ne fréquentent que la lie. Bien triste pour eux, mais s’il est vrai qu’il y a le côté noir de l’humanité, il faut aussi se souvenir que de l’autre côté, il y a la lumière…

Publicités

52 réflexions sur “Un monde de brutes… vraiment?

  1. Philirlande dit :

    chacun croit ou veut croire que certains de ses petits gestes anodins aident l’Humanité… de là à ce qu’ils soient publiés et répétés à outrance, il y a une marge!
    Les plus « beaux » gestes, les plus utiles finalement restent souvent anonymes, mais on a sa conscience pour soi

  2. Dédé dit :

    Coucou. Malheureusement les brutes font souvent la une car les médias ont besoin de vendre avec des trucs à sensation. Mais je suis d’accord avec toi. Au quotidien, je vois des gens qui aident les autres mais ce n’est « que » dans leur travail. Ils sont payés pour cela. Mais qu’importe, ils le font, avec coeur, avec foi, avec empathie. Et puis il y a tous les autres, ceux dont on parle peu. Depuis 25 ans, la télévision suisse romande, dans son émission de « passe-moi les jumelles » fait la part belle à ces âmes généreuses, qui vivent selon leur passion, leurs idéaux. Et qui rendent le monde plus beau. Bises alpines et belle fin de semaine.

    • Edmée dit :

      Même en dehors des gens « dont c’est le métier » (et qui ne sont pas toujours si « gentils que ça 😉  » ) il y a ces petits gestes entre voisins, des choses qui semblent futiles et légères mais changent la journée de qui en profite. Tout le monde n’est pas attiré vers un métier d’altruisme ou de services rendus, moi pour commencer. Ce qui ne veut pas dire que je suis incapable de ces élans…

      Bises liégeoises indécises si vers le ciel bleu ou le ciel gris!

  3. gazou dit :

    Ah oui ! pourquoi ne voir que ceux qui ne pensent qu’à détruire,ou qu’à gagner de l’argent le plus possible s’imaginant que plus ils sont riches et plus ils ont eux-mêmes de la valeur ?
    Il y a tant de gens qui, modestement, trouvent leur bonheur en se sentant reliés aux autres et qui sont d’une générosité merveilleuse…

    • Edmée dit :

      Justement. Je trouve tellement injuste de décrire l’humanité comme sans coeur, faite de brutes, de sanguinaires. Ceux qui disent ça, en plus, se mettent à l’écart. Pas eux, bien entendu, eux ils pointent juste le doigt. Vers l’horreur. Et tout ce qui est beau, alors? Ces humains tendres, généreux, ouverts, imperméables au vrai mal, à la vraie corruption, aux colères entretenues? Ils ne compteraient pas???

  4. Savina dit :

    Exactement. Il y a des étoiles qui brillent dans le noir.

  5. maly.loup dit :

    ô combien je te rejoins, Edmée! ô combien! alors n’hésitons pas à passer pour des bisounours et continuons de faire sortir la lumière de l’ombre 😉

  6. angedra dit :

    Oui tout est au noir actuellement. Ne parler que du négatif pour ne faire que de l’écoute est journalier. Se plaindre et rabâcher à longueur de journée que tout va mal est bien plus facile.
    Ne serait-ce que sourire aux gens est devenue une denrée rare. Offrir son sourire, échanger quelques mots, ce n’est pas ce qui va changer le monde mais changera peut-être pour un instant la grisaille d’une personne.

    • Edmée dit :

      Je pense que ceux qui sourient aux gens ne sont pas plus rares mais c’est à croire que la chaleur humaine « va de soi » et ne mérite même pas d’être soulignée, alors que les nombreux mauvais, ah oui, parlons-en et vautrons-nous dans le plaisir d’être entourés de monstres, c’est si gai d’être négatif et de tout salir…

  7. Adrienne dit :

    tout à fait d’accord!
    je ne fais pas partie des gens qui se plaignent que tout va de mal en pis et je souris à tout le monde 😉

  8. emma dit :

    de tout pour faire un monde, et selon que nous portons nos lunettes roses ou les noires, nous filtrons ce que nous voyons.

    « Nous ne devons pas trop attendre des autres. .. Celui-là sera durement déçu qui s’ouvre et s’offre à tous, et quête de la bienveillance autour de lui. Ne pas trop attendre des autres ; mais n’en pas attendre trop peu. Cet homme capable de voler un morceau de pain, il est capable aussi bien d’offrir son dernier morceau de pain. Les hommes sont ainsi, mêlés de bon et de mauvais. Comme le ciel d’où nous viennent soleils et pluies, sourires et colères. Et au total, il faut quand même croire en l’homme. » G. Hyvernaud

    • Edmée dit :

      J’aime bien cette injonction lucide… vrai que selon les circonstances, l’époque de la vie et son contexte, le comportement peut être bien différent. J’ai été une vraie chipie parfois, alors que j’étais plus jeune. Ou trop méfiante, ou trop moqueuse, ou trop imprudente. J’ai aussi pu ne pas remarquer qui attendait quelque chose de moi. Qui sait…Mais ma nature n’a pas changé…

  9. Adèle Girarard dit :

    la vie est belle si on laisse la joie et la beauté entrer dans nos cœurs.

  10. alainx dit :

    Les médias ne reflètent pas la réalité de l’humanité. Ils en sont simplement le miroir déformant d’une petite partie. C’est bien connu : « les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent pas les journaux ». En revanche ils intéressent au plus haut point ceux qui sont dans le train !
    Les réseaux sociaux ne reflètent pas la réalité de l’humanité. Ils sont des amplificateurs de la bêtise, de l’exagération, du mensonge et du pire de ce que la terre peut produire.
    En rompant avec les réseaux sociaux et en m’éloignant des médias, j’ai le sentiment de faire un acte d’hygiène mentale.
    Et je dois dire que je me sens beaucoup mieux depuis. Plus serein, plus heureux de vivre, et apportant plus de satisfactions autour de moi par ma « positivité ». Par ailleurs, je ne suis ni naïf, ni optimiste, ni défaitiste, je suis plutôt observateur du Réel, qui est au final bien plus intéressant… la vie est difficile par nécessité, mais passionnante par amour…

    Ce n’est pas pour autant que je ne m’intéresse pas à la marche du monde. Mais la marche du monde, ce n’est pas ce que l’on nous montre. La marche du monde on la perçoit à l’intérieur de soi. Parce qu’on est soi-même le monde. On ne rencontre pas le monde dans les discours des « savants qui savent tout sur tout et plus que tout ». Si on les écoute, comme disait Coluche : si cela est vrai, à ta place, j’essayerai le gaz !

    Merci pour ce billet à l’évidente tonicité de la personne équilibrée que tu es.

    • Edmée dit :

      Merci AlainX, et surtout merci pour mettre en évidence cette petite chose si grande : les médias ne reflètent pas la réalité de l’humanité. Et c’est heureux. J’ai aussi la chance que ces mantras ridicules de « l’homme me dégoûte », « un peu de douceur dans ce monde de brutes » et autres originalités ne fassent que m’agacer, car c’est une autre évidence : mais qui réfléchit avant de partager ou d’affirmer, d’une voix de stentor sur les réseaux sociaux, de telles sottises? Je comprendrais encore si ça venait de quelqu’un qui sortait de 15 ans de prison dans une jungle, après avoir eu les membres cassés l’un après l’autre, mais autrement…

      Comme tu dis, le monde, c’est en nous que l’on sent respirer le monde… Merci encore pour ton point de vue que je partage…

  11. Françoise dit :

    Je suis de ton avis, Edmée, il n’y a pas que des brutes. C’est vrai que les gens utilisent cette expression à tout-va, désabusés. Il est vrai que les médias n’incitent pas à l’optimisme. Et pourtant, tout ce que tu cites, existe bel et bien, et c’est cela qu’il faudrait mettre en avant ! Oui ! 🙂

    • Edmée dit :

      Et remarquer la beauté des choses et des gestes rend tellement heureux. On assiste à une petite « saynète » d’humanité toute simple et tout d’un coup on se sent tellement heureuse de faire partie de ce monde. Et ces saynètes sont innombrables. Moi je prends plaisir à les remarquer et les ramène chez moi, joyeuse, comme un bel objet que j’aurais acquis : j’ai vu un vieux monsieur nourrir un chat pelé dans la rue, et lui parler. J’ai vu deux jeunes gens se précipiter pour aider un vieil homme qui venait de tomber. J’ai vu une gamine demander à une dame âgée qui semblait peiner dans l’escalier si elle pouvait la soulager d’un sac… Et ça nous rappelle que non, ce n’est pas un monde de brutes, même si des brutes… il y en a!

  12. Tout à fait d’accord avec ton texte qui rejoint d’ailleurs « Ces gens qui nous font du bien », écrit par notre amie commune Célestine. Les médias et la presse ont leur part de responsabilité : prend un quotidien du groupe « L’Avenir » et compare-le à un quotidien du groupe « Sud Presse » ou à « La Dernière Heure » le même jour. J’apprécie vraiment l’esprit positif du groupe « L’Avenir », tandis que les deux autres vont mettre en avant le sensationnel et les faits divers morbides en couverture et premières pages. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité. Je trouve bien plus de douceur et de bienveillance sur nos blogs. Voyons le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide… Pensons à tous ces bénévoles qui travaillent tout au long de l’année dans des associations. Demandons-nous tout simplement si quelqu’un de notre entourage n’aurait pas envie ou besoin de recevoir notre visite ou notre coup de téléphone. Il y a tant de gens isolés qui ont besoin d’un petit coup de pouce.

    • Edmée dit :

      Voilà… C’est important de ne pas crier avec la meute, surtout quand elle crie des sottises… Utilisons notre propre regard, et évitons d’être d’accord parce que les autres le sont. Tant de douceur dans le monde aussi. Mais la douceur fait moins de bruit que les choses révoltantes, comme tu le soulignes avec le choix des médias, il y a toujours eu des magazines (torchons) pour décrire en salivant des actes horribles…

  13. Écrirature dit :

    « un peu de douceur dans un monde de brutes » En dehors de tout bisounomorphisme exagéré, tu as parfaitement raison de remettre en cause cette expression sentencieuse bien que le monde soit habité par des gens pas toujours merveilleux et parfois plutôt par des crétins congénitaux avariés. Constat qui je sais m’afflige aussitôt d’un ego surdimensionné car me plaçant au dessus de cette horde de macaques gesticulants. Moi-même j’ai utilisé ce postulat ridicule à l’emporte-pièce, j’en conviens. Je cherche la contrepèterie rigolote qui pourrait dévier le sujet mais je ne la trouve point. « Un peu de douleur dans un monde en rut » serait une version imagée qu’il vaut mieux confiner aux clubs sado-masochistes que je ne fréquente pas. Je te conseille une autre expression surannée que l’on peut lire dans de mauvaises colonnes : « si tout les gens étaient comme moi le monde se porterait mieux ! » je pense que ton avis vaudra son paquet de cacahuètes car en général tes opinions sot plutôt salées !

    • Edmée dit :

      😀 Tu as mis le doigt dessus : dépeindre le monde comme une géhenne grouillant de monstres suppose que l’on est au-dessus de tout ça, flottant dans une robe diaphane, les ailes soyeuses illuminant la terre. C’est d’un ridicule. Le monde en rut, oui, une partie semble bien l’être aussi 🙂

      • Écrirature dit :

        On peut imaginer contribuer à la rime, ne pas appuyer sur les plaies, respecter tout un chacun, améliorer ce que l’on peut, apporter un peu de poésie sans pour autant se croire le nombril du monde j’espère !

  14. SPL dit :

    En fait, je crois que nous vibrons plus volontiers à ce qui nous fait peur et perturbe notre ego. C’est pourquoi les « brutes », les « méchants » prennent tant de place dans nos vies. Les gens biens, pourtant si nombreux, ne menacent pas notre survie; on ne s’y attarde donc pas. Depuis les temps préhistoriques, l’humanité, somme toute, a émotionnellement peu évolué… 🙂

    • Edmée dit :

      Tu as certainement raison.C’est peut-être aussi une sorte de signe de ralliement détourné : « êtes-vous comme moi, êtes-vous écoeuré de ce qui se passse »? Car dans ce cas, on se regroupera ensemble si besoin était… Mais alors on se laisse aussi pénétrer par quelque chose de malsain, on est sur une défensive agressive qui pollue tout. Des grigris que l’on agite aux scapulaires que l’on porte avec des colliers de gousses d’ail… on se positionne dans le monde des « bons » et on s’épuise en indignations au lieu de vivre, ce qui prend déjà pas mal d’énergie!

  15. Colo dit :

    Tout à fait d’accord avec toi Edmée, et je pense que la presse est grandement responsable. Prends par exemple le mouvement Me too; suite à des dénonciations (la presse a fait énormément de bruit pour un pourcentage infime de femmes, (qui d’autre part ont raison de protester en général)) certains voudraient mettre toutes les femmes libres dans le camp des accusatrices et victimaires et « castratrices de tous les hommes ».
    Toutes des brutes?¿?¿?¿
    Je suis positive, trouve tant de gentillesse et générosité autour de moi!
    Bon week-end.

    • Edmée dit :

      Nous avons toutes (je pense) eu en face de nous un malotru ou deux. Des avances qu’on aurait préféré ne pas recevoir. Mais nous n’avons pas toutes été victimes, en effet, de violences telles qu’on ne s’en est pas remises et sommes devenues les ennemies de l’homme, « ce prédateur immonde ».

      Comme toi, je connais des hommes « en or », gentils, qui font de leur mieux, et sont un plaisir à connaître. Mais maintenant c’est la grande mode d’être une innocente victime (n’oublions pas que le baiser du prince charmant, ce satyre, est l’équivalent d’un viol puisque Blanche Neige dort…), tout comme le mot « résilience » que l’on brandit pour se vanter d’avoir « survécu » à des petites choses bien banales telles que l’ennui, une vie monotone, un regard appuyé d’un collègue, une tentation par ci-par là, et on se trouve « résiliente » pour ça. De quoi s’aligner sur la vraie résilience de ceux et celles qui ont vu les leurs massacrés ou maltraités, ont tout perdu, errent de par le monde, mutilés du coeur et du corps.

      Moi aussi j’attire la gentillesse, tout comme un sourire en attire un autre.

      Bon week end!

  16. Tania dit :

    Cela fait du bien de le dire et de le lire, merci Edmée & bon week-end !

  17. Heureusement qu’en toute chose l’envers vaut l’endroit. Il y a les brutes et il y a les doux ( à ne pas oublier), le chaud et le froid, le pur et l’impur, le mal et le bien. Et généralement notre monde veut que nous ayons en permanence les deux…. Hélas !

    • Edmée dit :

      C’est bien ça, la légendaire lutte du bien contre le mal, de la lumière et des ténèbres etc… Le monde est fait de contrastes, et tant que l’équilibre existe, nous sommes saufs (j’espère 🙂 )…

  18. Visiteuse dit :

    Non mais qu’est-ce que c’est que ce bins ! ?

    Comment fait-on pour mettre un « peu de douceur dans ce monde de brutes » alors que l’Enfer (majuscule) c’est les autres (minuscule)?
    D’un autre côté comme tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort, je peux toujours essayer de me résilier.

    A part ça, fût un temps où je songeai à BobOorum, cette contrée composée de pleins de petites baronnies bloguesques. Ces villégiatures douces et ouatées me semblaient attractives. Or, j’en ai été bannie !

    Je ne comprends pas. Vraiment ! Moi aussi je voulais être touchée par la grâce, la tolérance et la bonté qui suintaient à travers les lignes incarnant le « vivre ensemble » afin de « Faire Société » pour « faire sens » !
    Mais non ! mon niveau était insuffisant pour manier la novlangue pleine de lieux communs et de clichés. Je m’emmêlais les touches du clavier avec tout ce kitch en kit.
    Anybref, de toute évidence je suis une bonne brute mais pas truand.
    Qu’on se le dise !!!!
    🙂 🙂

    • Edmée dit :

      😀 Mince alors, une réponse en globish, mon blog ne connaît pas de frontières 🙂 … Il nous faudra donc voyager un peu dans l’enfer des autres pour rester fréquentables, avec des vacances chez les Bisounours pour manger de la daddy’s beard bien rose…

  19. Xoulec dit :

    Évidemment, il y a toujours des brutes épaisses pour monopoliser l’attention. Les truands ne sont pas en reste, mais où sont les bons ? Et puis, rajouter un peu de douceur ne peut pas faire de mal. Alors moi, je suis pour. Cette expression me fait immanquablement penser à ça…

    Et à ce célèbre western spaghetti…

    • Edmée dit :

      Aaaaah ce superbe western, et merci pour ce morceau que je ne connaissais pas et donne à mon café le goût de celui des cow-boys dans la mug de fer émaillé…

      Des bons,il y en a, des tout bons et des moyens bons et des bons quand ça les arrange, et des bons qui ne peuvent pas faire autrement, etc etc… La douceur c’est parfait, on ne devrait jamais l’économiser, mais est-ce que le monde est vraiment livré aux brutes? Il y a, quand même, la guerrilla souterraine des bons aussi 😀

  20. Carine-laure Desguin dit :

    On devrait partager ce texte chaque jour, histoire que certains voient plus souvent le verre à moitié plein.

  21. Célestine dit :

    Quel bonheur ce cri d’optimisme…
    Oui, il y a plein de gens qui nous font du bien…et qui sont tout sauf des brutes.
    Mais il y a aussi plein de gens méchants, haineux, ostracistes et sournois…
    Le monde est un melting pot. Et comme pour tout récipient, il y en a qui le voient à moitié plein et d’autres à moitié vide…
    N’être ni cynique ni naïf, pas si facile…
    baci sorella
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    • Edmée dit :

      Je suis parfois déroutée à l’idée que j’ai peut-être envoyé sur les roses quelqu’un qui méritait mon attention, et puis gaspillé ma gentillesse auprès de qui avait besoin de claques. Mais bon… je me fie à mon instinct, et s’il me trompe… j’ai cru bien faire! 🙂

      Baci sorellita

  22. La compassion est assurément, le meilleur moyen de combattre l’égoïsme, le chacun pour soi. A toutes les époques, même les plus sombres, il y a eu quelqu’un qui a pensé aux plus faibles, aux plus démunis, à ceux qui sont seuls.Comme tu le dis si bien, une simple attention, un sourire est déjà un signe positif pour celui ou celle qui se trouve en face de nous.

  23. bizak dit :

    Superbe texte où tu remets les pendules à l’heure ! J’en avais usée de cette expression sans jamais vraiment prêté attention, est-ce peut être par habitude, la doxa, certainement. Oui chère Edmée, tu as grandement raison d’en parler et il est peut être judicieux qu’on remette un peu nos à priori en question, et ne pas prendre à la légère ces phrases farfelues qui, même si elles ne paraissent pas nuisibles, elles font des dégâts à long terme. Un peu comme le chat qui mort à sa queue.
    Belle journée Edmée

    • Edmée dit :

      Je n’ai pas employé celle-ci parce qu’elle m’agaçait mais comme toi j’en ai usé d’autres aussi sottes et déviantes 🙂

      Bonne journée aussi! (Giboulées…)

  24. Nadezda dit :

    Oui il y a des personnes admirables mais parfois dans certaines situations, conditions de vie, on a du mal a les voir .
    Nous sommes aussi victimes des médias c’est pourquoi je n’ai pas de télévision et je ne lis plus certains journaux.

    • Edmée dit :

      Je te comprends. Moi je t’avoue que je suis très peu les nouvelles, et que ce fut ainsi depuis toujours. Et tiens-toi bien : le monde n’y perd rien, et surtout… moi je n’y perds pas mon intégrité. 🙂

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.