Les petits délits font les grandes rivières de sang

Julie Van Espen aura toujours 23 ans. Sa vie se trouve bloquée à cet âge parce que, partie pour rencontrer des amies à une fête un samedi en fin d’après-midi, elle a pris son vélo et sa bonne humeur, et toute sa jeune beauté, et que tout ça a été une trop belle aubaine pour un violeur récidiviste en liberté.

Les détails sont dans la presse.

Alors qu’on se sent moins concernés  – à tort mais ça rassure de se dire qu’il suffit de ne pas se mettre dans des situations de danger – par quelqu’un qui finit mal en mauvaise compagnie, dans un quartier lugubre à une heure indue, le tout couronné de drogue ou alcool, lorsqu’on peut malgré tout se faire assassiner en plein jour le long d’un canal parce qu’un prédateur s’y promenait aussi… on se sait tous en danger.

Je ne vais pas refaire la loi, ou pointer du doigt incompétence, manque de moyens, d’effectifs, de bon sens. Ça se fera bien sans moi, et j’espère surtout que ce drame qui n’avait aucun des ingrédients initiateurs habituels sera le départ de changements dans la législation ou la procédure.

Car en effet, le viol n’est pas considéré comme une vraie violence, tout comme les violences conjugales.

Oh, mais elle avait quand même couché avec lui avant ça, ce n’est pas vraiment un viol, de quoi se plaint-elle ?

Enfin… vous voyez bien comment elle s’habille, non ?… Elle cherche les ennuis.

Elle l’a aguiché…

Dispute de couple qui a mal tourné, on ne sait pas ce qu’elle lui a dit, ou fait, et ça s’arrange toujours…

On minimise.

Mais qu’un employé se rue sur son patron et lui casse la figure, excédé par une remarque de trop, et là, on va tout de suite lui imposer de gérer sa colère, et le mettre au frais pour commencer. Pareil pour un citoyen furieux qui lance des œufs ou des tartes à la figure d’un élu décevant.

J’ai eu à faire appel à police et gendarmes (quand ces derniers existaient encore) pour me protéger de dangers ou violences réelles. J’ai eu droit à « allez madame, on ne va pas porter plainte ce soir, demain vous serez réconciliée avec votre mari… on a des choses plus importantes que ça à faire ! » (Oui bien sûr, si on favorise l’impunité des « petites violences sans importances » jusqu’à ce que petit cogneur devienne grand tueur, on a en effet du pain sur la planche…). J’ai droit aussi à « Madame, ce sera votre parole contre la sienne, vous feriez mieux de vous arranger entre vous, on a des choses plus importantes à faire ». Ou encore à « Madame, vous voyez bien qu’il ne va pas bien, vous êtes bien sûre de ne pas l’avoir provoqué ?».

Et je dois remercier ma voisine qui refusa de témoigner pour moi car oui, elle entendait des coups mais elle ne savait pas qui battait l’autre ! Et une patronne qui ne voulait pas non plus me venir en aide car elle avait peur qu’il se venge sur elle, elle ne voulait pas d’histoires… Et n’oublions pas ma propriétaire qui, alors que mon mari s’en allait enfin avec les sous en me laissant les hématomes, lui a dit « Vous allez voir vous allez être bien mieux maintenant ! ». Devant moi.

Car on ne peut pas uniquement et toujours s’en prendre à la justice, aux policiers, sans tenir compte de tous ceux qui savent, assistent et tournent la tête, hommes ou femmes. Ne nous en mêlons pas.

Ici, dans le cas de Julie, les parents de l’assassin avaient senti qu’il ferait quelque chose de pire encore que ses méfaits habituels, le vol, les menaces, le viol. Ils l’ont signalé et encore signalé. Mais on a … attendu.

Et les braqueurs de banque, les terroristes, les serial killers et autres monstres du crime ne se sont pas réveillés brusquement à 20, 25 ou 30 ans avec la décision d’aller jusqu’au bout. Ils y sont arrivés pas à pas, ils ont cogné leur mère, leur sœur, les plus petits en classe, ils ont volé les goûters et les baskets, ils ont torturé le chat du voisin et brûlé vif le chien de leur oncle, ils ont menacé leurs instituteurs et leurs petites amies, ont crevé les pneus de qui les avait réprimandés. Et puis plus tard ils ont cassé les dents de leurs fiancées avant de les violer avec leurs copains pour leur apprendre qui était le maître, ils ont kidnappé le petit garçon un peu simple d’esprit du quartier pour acheter une mobilette avec la rançon, ils ont mis la vidéo de leurs ébats avec les filles en ligne. Mais toujours, on avait des choses plus importantes à faire… (et des avocats ont vêtu leur plaidoirie et jeux de manches d’enfance difficile, de famille décomposée, de difficultés d’insertion, quémandant une dangereuse clémence et effaçant d’un coup tous les efforts de ceux qui s’en sont sortis avec le même jeu de cartes en main…)

Est-ce gérer le comportement « humain » … en bon père de famille ?

Ne disait-on pas que qui vole un œuf vole un bœuf ? De nos jours on ne lève le doigt ni pour l’œuf, ni pour la fermière, ni pour le bœuf d’ailleurs, car il n’est qu’un animal. On attend qu’on vole un missile ou la voiture d’un personnage important.

48 réflexions sur “Les petits délits font les grandes rivières de sang

  1. SPL dit :

    C’est vrai que dans nos sociétés très individualistes, l’indifférence prime. On se dit qu’autrefois, les gens se mêlaient trop des affaires des autres, que la dénonciation est une pratique qui rappelle de mauvais souvenirs, que ci, que ça. Il y a toujours une bonne raison pour ne pas agir, un prétexte pour ne pas sortir de sa zone de confort.
    Normalement, nous, êtres civilisés, devrions agir selon notre conscience. Le problème est que celle-ci se fait de moins en moins entendre, noyée par la confusion des informations contradictoires qui nous bombardent. On se sent de moins en moins concernés…

    • Edmée dit :

      Je pense surtout aux plus proches, qui ont une meilleure perspective de ce qui se passe, et qui devraient souvent intervenir. Autrefois, éventuellement, il y avait les fameux « conseils de famille », à huis-clos entre soi, et fonctionnaient souvent. C’était déjà quelque chose.
      Mais la justice familiale est démissionnaire, ainsi que la justice tout court souvent qui minimise trop de choses, sans réaliser que c’est quand c’est encore « petit » qu’il faut agir…

  2. Dédé dit :

    Coucou ma belle Edmée. C’est terrible. Quand je regarde les photos de cette jeune fille, je n’ai qu’un mot qui me vient à la bouche: « pourquoi??? ».
    Et bien parce que… parce que notre société comporte en son sein des malades, des sales types, des hommes qui pensent qu’une femme n’est rien qu’un objet sexuel. Au 21ème siècle, on en est encore là. Quand j’entends des gens dirent autour de moi que les hommes ont des instincts à assouvir et pas les femmes, je crois que je pourrais les frapper très très très fort.
    Notre société a encore tellement à faire pour éduquer, pour expliquer, pour comprendre et pour juger (de manière juste).

    Il y a quelques années, je me rends à la police à 07h00 du matin pour faire un constat. J’avais appelé à 3h00 du matin pour crier au-secours. La police n’est jamais arrivée. L’agent que j’avais devant moi me dit: « ah, c’est vous qui avez appelé cette nuit? » Devant mon étonnement et ma peur encore visible sur mon visage, il répond maladroitement qu’il n’y avait pas assez de patrouilles pour venir chez moi car on était la nuit de samedi à dimanche et qu’il y avait du grabuge ailleurs… J’en ai été marquée à vie, au propre et au figuré.

    Par la suite, mon travail m’a amené à côtoyer ces fous. Il m’a fallu énormément de maîtrise pour tenter de comprendre les mécanismes qui conduisent à de telles violences. Comprendre avec son intelligence est extrêmement difficile. Excuser parce qu’il a eu une enfance difficile. que le contexte ne lui a jamais été favorable, jamais.

    Bises alpines

    • Edmée dit :

      Je suis (façon de parler) « contente » de ton témoignage qui rejoint le mien. On se sent terriblement abandonnées, loin de toute protection, et je dois dire hélas qu’il ne me viendrait plus jamais l’idée d’avoir recours à la police, sachant qu’on m’abandonnera. Et ces atténuantese pitoyables, le « pauvre » avait un père qui le battait, une mère qui buvait, les autres se moquaient de lui à l’école… avec cette litanie de grandes excuses, la terre entière pourrait virer au bouillon d’assassins!
      Jamais, moi non plus!
      Bises liégeoises (et grises…)…

  3. lecanardquifaitcoincoin dit :

    et si on savait tout ce que l’on ne sait pas ! Tout ce qui se passe à un haut niveau sous couvert de la justice et du silence…. on tomberait de sa chaise !

  4. L’homme est un loup pour l’homme, voilà une formule qui n’a pas pris une ride et qui est plus que jamais à l’ordre du jour. Bien entendu on leur trouve toujours des excuses pour amoindrir leur peine : ils ont eu une enfance difficile, ils étaient sous l’emprise de la drogue, ils sont subi des influences, tout est bon pour qu’ils sortent de prison 15 ou 20 ans après et risquent fort de recommencer. Oui, l’homme est un loup pour l’homme.

  5. L’une des raisons principales de cette grande violence au quotidien, c’est le relâchement généralisé du sens moral, notamment , et avant tout, au niveau de la famille.
    Qu’y faire ? Il n’y a malheureusement pas de miracles en la matière : éducation renforcée et obligatoire sur ce point précis, et répression sans faille.

  6. Pourquoi dans une même famille ,à éducation égale , les frères et soeurs ont une perception différente de la violence distribuée ou reçue ? Seule la légitime défense et l’assistance à personne en danger sont légale . C’est la loi (qui est au dessus de l’éducation ) qui vaut pour tous

  7. Angedra dit :

    Nous sommes dans l ère du courage lorsque l on se trouve derrière son écran et anonyme. Mais dans la vraie vie on se cache derrière sa porte pour écouter mais surtout ne pas agir. Laissons chacun se débrouiller seul et tournons la tête.
    Je ne peux excuser complètement la police mais il faut reconnaître qu ils ont souvent eux mêmes tellement de consignes à respecter avec des contraintes administratives.
    Je pense plutôt que ce laxisme envers ces personnes vient beaucoup plus de la justice et de ses représentants qui cherchent toujours à minimiser et trouver des excuses aux prédateurs plutôt qu aux victimes.

    • Edmée dit :

      Comme toi je ne cherche pas à accuser la police en particulier, car comme tu le dis… ils ont des supérieurs! Mais cette nouvelle mode de tout excuser, de s’apitoyer sur les monstres sans protéger leurs victimes, c’est une déviance évidente! Et on voit bien qu’actuellement on est dans la déresponsabilisation, le c’est pas ma faute, c’est moi la victime « si on y pense bien » etc…

  8. La Baladine dit :

    C’est une plaie sociétale qui remonte à l’origine de l’humanité, et qu’on n’est pas à la veille d’éradiquer, à voir l’inertie générale, que tu décris admirablement, implacablement bien.
    En plus d’hommes persuadés que les femmes sont à leur disposition, que leur amoureuse leur appartient, et qui préfèrent les voir mortes plutôt que libres, il faut compter avec toutes les femmes qui, confites dans leur soumission au patriarcat, les soutiennent, les excusent, les absolvent. Je ne sais si c’est par bêtise, paresse ou lâcheté, mais j’avoue que ça fait naître en moi des instincts de guerrière.
    Cette réalité brutale, sanglante et meurtrière, il faut la rappeler, sans cesse, nous insurger, agiter les consciences, marteler aux enfants qu’ils sont égaux en tout bien que différents, et que le respect de l’intégrité et de la liberté d’autrui n’a pas de sexe ni de genre.
    Honte à celles et ceux qui refusent de voir la réalité en face, de se lever pour défendre, d’intervenir pour faire cesser les coups. Je l’ai fait plus d’une fois, je recommencerai chaque fois qu’il me sera donné de poser un tel constat. C’est une question de dignité humaine.
    Merci pour ton témoignage, merci à Dédé, courage à toutes celles qui sont atteintes, ne les laisons pas seules. Et merci aux hommes qui ont l’intelligence de se tenir à nos côtés, d’affirmer notre indépendance et notre droit fondamental au respect. Ce qu’on les aime, ceux-là !
    Bises émues

    • Edmée dit :

      Je suis en rage autant sur les violents (souvent des hommes) et ceux qui les soutiennent, et puis principalement sur les femmes qui sont immondes parfois. Je me souviens de femmes à Aubagne qui riaient à s’en éclater les poumons en évoquant une gamine que son petit ami avait piégée pour la faire violer par toute une bande de gars à Marseille. Jamais encore je n’avais vu une telle jouissance à l’évocation d’une femme qui aurait pu être leur fille ou soeur.

      Oui merci aux hommes qui usent leur force et leur courage pour nous protéger, ou leur bienveillance pour nous entourer…

    • Dédé dit :

      Merci ma belle. Bisous émus aussi.

  9. alainx dit :

    Soulignons que dans un certain nombre de tribunaux et de services de police, la politique « d’accueil » des femmes victimes de violences conjugales ou autres a été largement revue. Respect de la personne, plainte recueillie par une femme policière, envoie chez un médecin pour constatation, etc.
    En outre, dans un certain nombre de cas ( harcèlement notamment) il est préférable de saisir directement le procureur de la république. C’est très simple une lettre ordinaire suffit décrivant la situation et nommant les personnes concernées.

    Si le procureur de la république effectue un classement sans suite (n’engage pas des poursuites) il est possible de se constituer partie civile et dans ce cas les poursuites sont automatiquement engagées. (Rappelons qu’il n’est pas obligatoire de recourir à un avocat)

    Même chose du côté de la police, si le service refuse d’enregistrer la plainte il suffit de leur indiquer aussitôt que l’on va saisir le procureur de la république… et le langage policier sera tout autre…

    • Edmée dit :

      Merci de signaler tous ces recours possibles. Je sais que les choses ont changé mais pas encore partout ni automatiquement. La preuve, l’assassin de la jeune anversoise était condamné, oui, mais ayant fait appel, il était libre « en attendant ». Et en attendant il a de nouveau tenté de violer et a tué sa victime…

      • alainx dit :

        Tu soulèves là une toute autre question qui est celle de l’organisation judiciaire dans un régime démocratique.
        Il est certain que dans un régime dictatorial ou d’extrême droite, les choses se passeraient autrement et seraient bien plus expéditives.
        Malheur à celui qui aurait une contravention pour stationnement interdit ! (comme en Chine, par exemple…) Mais je sais que la mode est aux dictatures et aux régimes autoritaires, et si possible sanglants.
        On change d’avis quand on en est victime et dans ce genre de régime on en est TRÈS vite victime… surtout si on n’a pas fait grand-chose de répréhensible. Comme par exemple simplement de penser autrement que la pensée officielle, et l’écrire sur un blog….
        On voit ça partout de plus en plus dans le monde, et, hélas, de plus en plus en Europe.
        Je préfère vivre dans un régime démocratique avec une organisation judiciaire démocratique, qui offre un procès équitable et des voies de recours légitimes.

  10. Colo dit :

    Moi je suis stupéfaite par le manque de solidarité humaine, ou plutôt d’aide, de soutien, de défense des femmes/filles.
    Pourtant je vois des progrès, tant du côté de l’accueil fait aux plaignantes que dans la rue où, pas plus tard que l’autre semaine, des passants ont immobilisé un homme qui frappait une femme en pleine rue.
    Peu à peu la parole des femmes, avec l’aide de tant et tant d’hommes, porte ses fruits.

    • Edmée dit :

      C’est vrai que ça bouge, parfois et ça dépend où. J’ai été draguée par le policier auprès duquel je portais plainte… Après on m’a dit « ah mais oui, il est connu pour ça ». Bien entendu, j’étais plus jeune et une proie plus attrayante, je sais. Je ne pense pas qu’il se donnerait ce mal à présent. Mais hélas… je ne me suis pas sentie très « écoutée ». Aux USA, là, c’est un de leurs points forts : les policiers sont très bien préparés et apparaissent comme de preux chevaliers…

  11. Adrienne dit :

    chaque fois qu’on se lève pour protester contre les violences faites aux femmes, des tas de gens nous clouent le bec parce que soi-disant on s’en prend aux hommes et que c’est injuste…
    je suis révoltée, une fois de plus, de la banalisation du viol

  12. Visiteuse dit :

    Je veux bien croire en la lâcheté des témoins qui tremblent de peur et détournent le regard, ils ont leur part d’abjection, je veux bien croire au laxisme de parents qui éduquent peu et mal, n’ayant eux-mêmes plus aucun référentiel de valeurs et de codes moraux dans ce modernisme déconstructiviste qui a cour depuis les années 1970, cependant la question à se poser c’est comment et pourquoi on en est arrivé là ?
    C’est quoi cette déliquescence annoncée ?

    Quand au fil des décennies on infantilise les individus au point de leur dire, laissez-nous faire, on est là pour tout, ne pensez plus on s’occupe de tout, payez et vous serez en sûreté dans notre belle démocratie, regardez la télé accréditée et vous mesurerez la chance que vous avez, quoiqu’il vous arrive nous y pourvoirons, mais surtout n’oubliez pas votre devoir : en échange de tout cela votez, il devient alors évident que devant ce collectivisme désincarné, la part de responsabilisation individuelle fond comme le sel dans l’eau.

    Dans notre monde où la violence et la délinquance sont considérée soit comme une variable d’ajustement économique (cf les chiffres de la drogue intégrés dans le PIB), soit comme une statistique qui tente le plus souvent de mesurer non les faits mais le sentiment d’insécurité, il faut bien se rendre à l’évidence, rien ne tourne plus rond aujourd’hui.

    Quel est le tarif d’une vie d’un être vivant pour la Justice
    française ?
    Quel est le tarif quand l’intégrité d’un être vivant a été violentée ?
    Pas grand-chose, en fait.

    4 ans pour Trintignan
    0 pour le mari de J. Sauvage !!!
    1 amende pour le martyr et la mort d’un animal , (la sanction reste très très exceptionnelle).

    La perpétuité n’est qu’une figure de style car la peine n’est jamais à vie.
    Il faut bien s’y habituer car ça ne va pas s’arranger.
    Attendez donc s’il y repense la « refondation pénale » de Jupiter qui selon son programme n’est ni une transformation, ni une réforme.
    C’est du costaud là. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, il a l’intention de faire des journées portes ouvertes.
    En gros, tu ouvres les portes des prisons, tu vires tout le monde et tu refais la peinture des locaux en attendant les nouveaux pensionnaires.

    Evidemment, aucune des grandes questions de société ne sera étudiée comme les meurtres de flics, d’enfants, les doubles-peines, les réclusions très longues, la récidive, la radicalisation, etc.…

    • Edmée dit :

      On ne sait vers où se tourner, ni vraiment que prôner. Trop de clémence et de laxisme et de « justice envers l’humain » déresponsabilise,en effet, cet « humain ». En même temps… il y a aussi les situations « exceptionnelles », qui demanderaient la clémence, laquelle serait accueillie, cette « seconde chance », comme une grâce que l’on remercierait. Et comment, en plus, faire la différence, quand on ment pour avoir le bon éclairage….?

  13. Ton analyse est pertinente, et je suis d’accord avec toi. C’est très triste pour cette jeune fille et suis en pensée avec sa famille… Quelle triste fête des mères pour sa maman…

    • Edmée dit :

      C’est terrible. Et je pense aussi aux parents du pauvre Valentin, et à sa lamentable fin. Comment pardonner à ces monstres encore au début de leur vie?

  14. Pierre dit :

    J’avoue avoir eu du mal à suivre le fil de ce billet, qui commence par le viol et le meurtre d’une jeune fille, se poursuit par les violences envers les femmes, puis aborde le manque de prise en compte ou la minimisation des faits qui peut exister dans la police… et relie finalement l’ensemble à diverses formes de délinquance juvénile qui auraient été mal suivies dès le départ.
    Autant je suis entièrement d’accord avec la première partie (les victimes), autant la suivante (les coupables) me dérange : « personne ne leur a jamais mis de limites… mais on ne va quand même pas prendre en compte ce défaut d’éducation pour amoindrir leur culpabilité ». Je perçois là une contradiction dans le raisonnement, déplorant à la fois une « mauvaise éducation » et une culpabilité inexcusable.

    Je crois surtout que juxtaposer deux grands problèmes de société, à savoir la prise en compte de victimes d’un côté et la responsabilité des auteurs de crimes et délits de l’autre, ne peut qu’obscurcir le discernement. Ce sont deux choses distinctes, à ne pas traiter ensemble. Car on sait bien, ou devrait savoir, que bien souvent le coupable n’a pas « choisi » d’être ce qu’il est mais est la résultante de tout ce qu’il a intégré depuis sa naissance, combiné avec sa personnalité propre. Ce qui fait parfois de lui… une victime (ou une ancienne victime qui n’a pas pu/su se construire d’aplomb).

    Cela dit je comprends bien que la légitime émotion éveille quelque animosité, quitte à opter pour une simplification 🙂

    • Edmée dit :

      OK, mais l’éducation ne vient pas uniquement des parents, il y a la famille, les grands-parents, les oncles etc… Donc tous ces gens devraient pouvoir intervenir, rectifier. Dire que les délinquants n’ont pas choisi, je ne suis pas certaine que ce soit toujours le cas, il y a bien des options, car personnellement je n’ai pas eu une enfance horrible certes, mais ostracisée et j’aurais, je suppose, aussi pu me diriger vers des cliques d’enragés contre le système, en me trouvant « en droit » de ne pas vouloir adhérer au tracé conventionnel. Que je n’ai pas suivi mais sans jamais avoir besoin de violence (ni contre moi ni contre les autres) pour « compenser ».

      Certes, il n’y a pas qu’un seul gabarit humain, et en effet chaque cas est différent, chaque limite d’endurance est personnelle. Je comprends ça. Mais la loi est faite (juste ou injuste) pour permettre à la majorité des citoyens de fonctionner sans heurts (en principe 🙂 ). Aussi je pense que les petits délits (ou soi-disant petits) doivent être pris en considération dès le départt, je ne parle pas d’envoyer aux galères ou casser des pierres pour la voie ferrée, et ce n’est pas à moi d’imaginer les peines.

      Il est possible que mon billet mélange deux problèmes, mais pour moi ils se rejoignent. Car la négligence de certains actes criminels qui semblent trop peu importants conduit à un sens d’impunité et de non-importance du délit. Donc… ce n’est pas bien grave. Donc on ne fait pas d’efforts pour se dominer.

      • Pierre dit :

        L’espace d’un blog n’est pas vraiment adapté à ce genre d’échange, qui nécessite prudence et nuances 🙂

        Je voudrais juste préciser qu’il n’y a pas toujours une famille (même éloignée) en capacité de canaliser des jeunes à la dérive. Par contre, oui, bien sûr, il faudrait que l’institution (éducative, sociale, judiciaire…) soit en capacité de repérer un enfant, un ado ou un adulte en difficulté… et c’est un choix politique (avec un coût et des orientations plus ou moins accompagnantes ou répressives). Entre les partisans de la sanction sans pitié et ceux qui considèrent que la passage à l’acte signe une souffrance, l’éventail des possibilités et large… et sujet à des débats sans fin, sur fond de représentations de ce qu’est la justice (surtout si on prend en considération la douleur des victimes).
        Enfin, je voudrais ajouter que l’enchaînement « petits délits » non sanctionnés = futurs grands délits, ne correspond pas à la réalité. Non seulement la sanction n’évite pas systématiquement la récidive, mais l’absence de sanction n’encourage pas nécessairement à un crescendo dans la gravité des délits.

        Merci pour ta réponse 🙂

      • Edmée dit :

        Bien d’accord sur le fait qu’un débat est tout autre chose si on veut vraiment aller au fond des choses, il y a tant de nuances comme tu dis, et tant de cas qui prouvent le contraire de ce qu’on dit, dans un sens ou l’autre.

        Je ne suis pas à même de sortir de mon chapeau une solution idéale, qui sans doute ne peut exister puisqu’il faudrait que tout le monde soit formatté de la même manière : les bons, les mauvais, les incorrigibles, les convertibles, les fous, les rusés, etc etc etc… Et que les circonstances soient aussi les mêmes, ainsi que les décors. La loi ne peut être réellement juste. Elle n’est que codification d’un « idéal » de comportements.

        Je crois que le blog est là pour donner le ressenti. Qu’il soit « longuement pesé » ou sortant du moment. On change d’avis plusieurs fois sur une vie, au fil des expériences qu’on n’attendait pas. Je ne voudrais pas être législateur, ni juge, sauf si j’avais un excellent dossier peut-être. Et comment le savoir?

        Le fait est que dans le cas cité ici, l’assassin était condamné mais en liberté suite à une non communication entre services au sujet d’affaires précédentes, et que son père avait signalé qu’il était dangereux. Mais on s’est contenté de considérer qu’il n’y avait pqs de risque qu’il s’enfuie, donc on l’a laissé libre. C’est un non-sens. Il a tué. Je ne condamne pas les services en cause, il y a assez de monde pour le faire et ça ne change plus rien à la tragédie. Mais il semble évident quand même que si le gars, dangereux, avait été en prison comme il le devait… la jeune fille serait vivante aujourd’hui, et lui ne serait pas un assassin.

        🙂 Bonne soirée!

  15. emma dit :

    ta constatation « grand tueur a été petit cogneur » rejoint la sagesse populaire : « qui vole un oeuf vole un boeuf ».
    Que dire après ton texte et les coms ? que la psychanalyse ne concerne que la partie émergée de l’iceberg ? que nous avons tous en nous une violence primitive et des pulsions que l’éducation et la raison ne suffisent pas à maitriser ? que si la perversité est équitablement répartie, les hormones masculines sont naturellement plus cogneuses ? que contraindre 2 personnes à vivre en huis clos est déjà une grande violence ?

    • Edmée dit :

      Il est évident que la vie en société est très difficile pour beaucoup d’entre nous. Autrefois (et encore à présent mais dans d’autres lieux) il y avait les « hommes des bois », les vagabonds, les ermites soi-disant illuminés, asociaux et retirés sauf en cas de besoin. Dans nos sociétés plus urbanisées, c’est difficile pour eux de trouver leur espace.

      Mais que faire? Les lois ne sont pas là pour nous plaire mais nous uniformiser au mieux en décidant ce qui est acceptable et ne l’est pas.

  16. Tania dit :

    Emotion et colère largement partagées. En plus des comportements individuels que tu dénonces, je suis choquée par le manque de magistrats, les budgets insuffisants pour un bon fonctionnement de la justice. Le « tout à l’économie » est délétère.
    Cette tragédie réveille, comme à chaque fois, la souffrance de toutes les victimes de violence.

    • Edmée dit :

      C’est vrai aussi que cet aspect est ahurissant : trop de délits qui débordent des dossiers de magistrats surchargés – ou inexistants. Et j’en reviens à ceci : si on traitait le mal dès sa naissance, immédiatement, une partie de ces gros dossiers n’existeraient pas : il y aurait eu rentrée dans les rangs. Pas pour tous, on le sait, mais une partie. Et nous nous sentons trahis quand on nous dit que « notre petit cas misérable est trop anodin pour qu’on prenne le temps de le régler »…

  17. Xoulec dit :

    On ne naît pas voyou, on le devient ! Je n’excuse personne, mais je conçois que l’on puisse se trouver sur le fil du rasoir et d’un seul coup, tout peut basculer…
    J’ai le souvenir d’un jeune apprenti, dans l’entreprise dans laquelle j’officiais. Un gamin, un peu perdu, gentil, pas méchant, mais très influençable. Dans le cadre de l’entreprise, il « tenait la route ». C’est l’après qui était plus difficile, il avait de mauvaises fréquentations, des petits voyous du coin. Il se laissa entrainer, peut-être le goût du risque, de l’interdit…
    Une « soirée » très arrosée dans une maison qui n’était pas la leurs, un signalement à la gendarmerie (qui se sont déplacés), une interpellation, la sienne. Le doigt dans l’engrenage… Je l’ai revu, un jour par hasard, des années après, c’est lui qui m’a reconnu, il est venu me dire bonjour, me serrer la main, bavarder un peu. Il sortait juste de prison. Quel gâchis …!
    Ton billet me fait penser à cette histoire et par extension, à ce livre : « pour une poignée de cerises ».
    Je n’excuse personne, je ne veux en aucun cas minimiser les violences faites aux femmes.
    C’est étonnant, je suis justement en train d’écrire une histoire vraie, qui va rejoindre ton billet… Mais je dois encore le travailler.

    • Edmée dit :

      Je sais que tout peut basculer. Le frère d’une collègue de travail s’est retrouvé en prison pour avoir fait le guet lors d’un braquage. Il était jeune, la soirée allait être une banale virée arrosée, et il n’a pas osé faire faux bond à ses « potes ». Très moche. Mais ceci dit… même là, on peut encore comprendre que de telles amitiés… on est mieux sans. Mais c’est difficile.
      Quoi qu’il en soit… il faut des punitions, il faut aussi la protection des autres et de leurs biens. On vit en groupes, et de tous temps il y a eu des règles à suivre, sinon, c’était l’éviction…
      Je lirai ton billet avec plaisir!!!

  18. Philippe D dit :

    Je te trouve très philippique aujourd’hui, tu nous décris un monde d’horreur, malheureusement, ce monde existe, caché par un autre monde avec des vies sans reliefs particuliers. Je n’entrerai pas dans le débat sur ce cas bien précis, pas sur le tien non plus même si je suis d’accord avec toi, mais je pense que toute la justice est à revoir, comme l’enseignement ou la société en général.
    Dans quel monde avons-nous mis nos enfants sur terre?

    • Edmée dit :

      Oh Philippe, je pense que chaque génération se pose cette question, et pourtant les humains sont encore là. Il n’y a pas que le mal qui évolue, mais il fait plus de bruit, et au lieu de caresser les vies dans le sens du poil comme les choses heureuses, il les malmène avec force quand il passe. Aussi, oui, on se demande « dans quel monde on vit ». Mais c’est le même monde que celui des fleurs, des promenades en forêt ou en montagne, des oiseaux qui traversent les océans, des poètes ou artistes divers, des grands penseurs silencieux…

  19. Adèle Girard dit :

    Des criminels de toutes sortes , il y en a toujours eu et on n’y peut pas grand chose. Mais en ce qui concerne la justice, qui laisse courir ou relâche des assassins,je suis assez remontée. Car ces « circonstances atténuantes » qui sous prétexte de justice oublie les victimes est une injustice qui trouve sa source dans le manque de déontologie des avocats voir des juges . Briller et gagner dans les causes perdues est le rêve de beaucoup trop d’entre eux afin de se faire une réputation et ainsi une belle carrière. D’autres certes sont sincèrement touchés par la misère qui a amener leurs clients au pire, mais ceux là sont coupables de sensiblerie et ne sont plus objectifs.Dans les deux cas, on court tous le risque de se retrouver un jour ou l’autre face à face avec un assassin qui aura été laissé en liberté…

    • Edmée dit :

      Je trouve aussi que trop de clémence après une récidive par exemple, c’est de la sensiblerie sur le compte des citoyens que l’on laisse devenir des proies. On leur demande de bien élever leurs enfants mais la justice chouchoute ses brebis galeuses…

  20. Nadezda dit :

    Trop triste cette jeune vie volée. Les responsables qui ont laissé dans la nature le monstre vont-ils être puni ? Non bien sûr.
    Je ne comprends pas que les femmes qui portent plainte ou
    appellent la police au secours ne sont pas prise au sérieux, c’est inadmissible et il devrait y avoir des sanctions très sévères, c’est quand même non assistance à personne en danger.
    Il y a plusieurs années j’ai été harcelée et menacée par un locataire, malgré les appels et plaintes à la police ,rien. Finalement ce sont les autres locataires qui l’ont expulsé de la maison. Il est revenu armé d’un couteau mais j’ai pu l’esquiver, appel à la police rien. Finalement j’ai mis un marteau dans mon sac. Il est revenu toujours avec son couteau , je lui ai envoyé un coup de sac sur la tête, il est tombé, j’ai appelé l’ambulance, à l’hôpital l’urgentiste m’a envoyé la police. Et là ils sont venus, m’ont emmené au commissariat où j’ai subi un interrogatoire en règle. Heureusement qu’ils ont trouvé son couteau. L’interrogatoire une honte , de victime je devenais coupable. J’étais écœuré, humilié et en colère. Heureusement un ami avocat est rentré dans le bureau m’a vu et il a demandé ce qui se passait, il a été très sévère envers l’inspectrice qui m’interrogeait, elle m’a laissé partir. Ce que tu as vécu est plus grave , tu aurais pu mourir.
    Passe un bon week-end 🙂

    • Edmée dit :

      C’est bien ça, de victime on tourne lentement à couplable : sommes nous bien formelles, n’avons-nous rien fait pour provoquer, nous aurions pu, dû, etc… Je sais que ça arrive encore, même si la formation est sans doute meilleure.
      Un homme avait tenté de pénétrer chez moi par la fenêtre, qui heureusement ne s’ouvrait plus à cause de la peinture. Mais je savais de qui il s’agissait et il avait laissé de superbes empreintes complètes de paumes et doigts. A la police on a refusé de venir relever les empreintes en me disant qu’au bout de trois jours c’était… évaporé et que ça ne servait plus à rien!!!

  21. Visiteuse dit :

    La violence est partout et n’importe qui peut être une victime en puissance.

    Le 21 décembre dernier, vers 3H00 du matin, 3 hommes gantés, cagoulés, armés d’un révolver et d’un couteau de cuisine se sont introduits chez ma mère (74 ans), sont allés dans sa chambre (sa petite chienne devenue sourde avec l’âge, n’avait rien entendu jusqu’à ce qu’ils y soient rentrés), lui ont attaché les mains avec du fil de fer et les pieds avec une ceinture. Ils lui disent : “donne tout ton argent maintenant, sinon on te tue”.

    Elle: “Je n’ai pas d’argent ici, je paie tout en CB”. Ils insistent et elle continue à dire “tuez-moi, mais je n’ai rien”. Et ceci de manière très calme. (En vrai elle avait 800 euros dans le tiroir d’un secrétaire qu’ils n’ont pas trouvés). « Des amateurs » m’a t-elle dit ensuite !
    Ensuite, ils entendent du bruit dans la chambre à côté : c’était une amie qui y dormait mais en voulant téléphoner a fait du bruit.
    Eux: “il y a quelqu’un !”, ils se précipitent pour la neutraliser mais elle commence à hurler, à devenir hystérique. Elle se reçoit un coup de poing dans le ventre. Et le flingue dans la bouche.

    Comme elle était seule à ce moment là, ma mère en profite pour se détacher les pieds (elle avait fait en sorte de les écarter un peu pour que le lien soit lâche), à se mettre debout, à sortir de la chambre, de la maison pour aller jusqu’au portail quand elle entend: “elle s’enfuit !”.

    Un type sort, se précipite et se casse la figure dans la neige verglacée. Il la rattrape furieux et lui dit : “là, je vais te tuer”. Ma mère lui répond : “Tu peux toujours me tuer mais après tu vas où toi ?”
    Dans la maison, la chienne de ma mère qui aboyait comme une folle s’attaque à un 2ème type et le mord. Le type crie et lui a balancé un coup de pied. La pauvre s’est ensuite planquée.

    Ma mère est ramenée dans sa chambre, remise sur le ventre et rattachée solidement. Un type la surveille elle et son amie, pendant que les 2 autres retournent entièrement la maison (étonnamment sans rien casser) puis finissent par partir.

    Après il y a eu la séquence épique pour se détacher, intercepter la patrouille de police qui passait juste au moment où elles sont sorties dans la rue, les dépositions, etc…

    Depuis cette agression, l’amie de ma mère est restée complètement traumatisée.
    Quant à ma mère, et bien aucune séquelle ! Elle m’a dit qu’elle avait vécu cela comme un cauchemar mais qu’elle savait qu’il fallait rester calme, maître de soi. Après elle ne veut pas trembler et finir sa vie dans la peur. Le lendemain soir, elle allait avec ses copines du club de retraités faire la fête et danser.
    Elle voulait quand même s’acheter un taser et adopter un doberman. Là je lui ai dit Niet, ce sera un système de surveillance avec alarme et caméras.

    Bonne nouvelle, la bande a été arrêtée le 25 décembre en voulant braquer une poste.
    La justice a pris le relais… Mais on ne connaît toujours pas le CV de la bande, ni le process complet judiciaire car ma mère est retournée vivre dans son pays d’origine à l’Est qu’elle avait quitté à 18 ans.
    Elle m’a quand même raconté ses 2 convocations chez le juge, C’était trop bizarre et marrant aussi. Pourvu que la justice soit efficace!
    .

    • Edmée dit :

      Quelle épouvantable histoire! Ta mère a été sauvée par son sang froid, que l’on a ou pas, on ne le découvre que « sur le tas ». Mais quels sales types, j’espère bien que la peine sera lourde, et longue, longue…

  22. Philirlande dit :

    chaque fois qu’il se passe quelque chose d’horrible qu’on aurait finalement pu prévoir et par là-même éviter, je reste sans voix…
    en lisant les autres commentaires, je relève à plusieurs reprise le mot « éducation » et c’est là que la bât blesse…on n’enseigne plus le respect de l’autre, des anciens, des plus faibles et on laisse la gangrène s’installer, elle qui ne demande qu’à se multiplier
    « Parler » serait également un bon retour en arrière, car dans notre monde hyper-technologique, on ne communique plus, on n’échange plus des points de vue, on ne les défend plus et on crée des générations de moutons de Panurge…

    • Edmée dit :

      Tu as raison et alors il n’ a plus de mesure adaptée aux codes de la maison, de la famille, du milieu, il y a juste « la norme » abrutissante que répandent les réseaux. On s’indigne en choeur des mêmes choses – auxquelles on n’a même pas pensé! – et on brandit l’étendard avec d’autres parce que tout le monde le fait, et tout le monde s’en fiche, et tout le monde trouve que….

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