Sur mon tremplin, moi… je m’balance

Mon éditeur – Chloé des lys – est un « petit éditeur » belge. Qui, tel un frêle roseau discret, a résisté à bien des tempêtes, a creusé le sol de racines qui ont du mordant, et a vingt ans, oui, vingt ans. Petit éditeur ne veut pas dire petits auteurs, petits bouquins moches, petit boulot, petit tout… ni petite Belgique.

Il y a des reproches à faire et on les fait. Certains sont justifiés. Comme ils le seraient ailleurs. Je suis avec cette maison depuis 2008, année de publication de mon petit premier.

Le plongeur d’Idel Ianchelevici, 1939

Les choses prennent leur temps, oui. Une équipe de bénévoles qui ne vous coûte pas un sou et se dévoue pour l’amour du livre et l’attachement au maître de maison, c’est quand même bon signe et mérite… du temps. Le temps qu’il faut. Le comité de lecture a une lourde tâche, et lit soigneusement ligne après ligne, signale les fautes, les incohérences. Ne se contente pas de parcourir d’un œil mi-clos et soupçonneux les quatre premières et dernières pages pour répondre d’un ton blasé que ça ne correspond pas à l’esprit de la maison. Dans laquelle vous trouvez pourtant souvent de tout, même des esprits frappeurs ! Une graphiste compose les couvertures pour ceux qui ne savent pas s’en charger. Un blog diffuse nos nouvelles dans le  merveilleux monde web du livre… Les mails sont traités toute la journée. Oui, il y a des auteurs qui se révèlent « pas extraordinaires » (restons charitables), je bute sur quelques-uns moi aussi. Mais on les retrouverait ailleurs, en self-édition, ou chez un éditeur éphémère ou spécialisé dans le non-extraordinaire à tout prix. Ils sont là et veulent en être. Il suffit de ne pas persévérer dans l’erreur de les lire et les relire (oh que je suis méchannnnnte…). Et puis soyons objectifs : eux trouvent les autres très mauvais. Moi par exemple. Bon… ça gêne qui, finalement ? Succès ne veut pas dire talent et talent ne veut pas dire succès. Sans quoi Barbara Cartland aurait été une pauvresse, et il n’y a pas qu’elle…

Moi ce que j’ai aimé chez Chloé des lys, quand je les ai « trouvés sur le net », attirée à la fois par le nom aux accents romantiques et le fait que c’était « du belge », c’était cette petite phrase qui brillait comme un rai de soleil sur l’eau vive : notre ligne éditoriale est de ne pas avoir de ligne éditoriale. La maison se disait aussi vouloir être un tremplin pour de nouveaux auteurs qui ensuite seraient forts de ce premier ouvrage publié, leur carte de visite pour les cieux littéraires qu’ils espéraient toucher du doigt.

Et je ne dis pas que ça soit la seule bonne formule, la seule envolée ou plongeon possible. Ça m’est vraiment égal qu’on le pense ou non.

Par contre ce qui ne m’est pas égal, c’est la guéguerre sournoise menée entre éditeurs – les émergeants, ceux qui coulent, ceux qui font des ronds de jambe et flagornent comme des courtisans pour obtenir aides et crédits qui ne leur reviennent pas, ceux qui se prennent pour l’élite de l’édition et sont entre nous mon cher, ceux qui se disent à frais d’éditeur et ne le sont pas, ceux qui font des crocs-en-jambe aux autres. Ne parlons pas des groupes poétiques ou littéraires qui tentent de faire la loi à la manière mafieuse, de lever ou baisser le pouce comme des Nérons des lettres, la lèvre molle et méprisante prononçant un « pouh ! » muet pour disqualifier qui leur fait de l’ombre afin de pistonner le meilleur frotteur de manches du moment, ou le mieux introduit « politiquement parlant ». Financement oblige, pas vrai ?

Les auteurs ne sont pas, d’ailleurs, blancs comme neige non plus, en tout cas certains. Comme écrit dans un mail à quelqu’un, c’est parfois pathétique de voir à quelles bassesses on est prêt pour écraser, pousser, médire afin de se faufiler et faire son trou comme un ver dans le bois.

La jungle est féroce. Les salons bidons, les « concours » payants dont l’heureux gagnant est déjà élu et son prix payé par les gogos concurrents, les fausses « amitiés » pour s’emparer des adresses du fan-club d’un autre auteur et s’y introduire avec un joyeux Hello, je suis ami de et je vous ai remarqué tout de suite, votre supériorité est aveuglante et j’en suis encore sur le derrière… c’est varié et jamais monotone !  L’ennemi a mille visages et est embusqué dans toutes les ouvertures. J’ai le bonheur d’avoir toujours eu un tempérament anti-clique et d’avoir bonne mémoire : qui m’a fait un mauvais coup un jour paiera la note un autre jour, et en attendant… bonne route.

Et surtout, l’avantage de tout ça, c’est que les vrais liens que l’on forme sont comme une belle résille d’or. Tout y est propre et honnête. Et on peut soupirer d’aise et se dire qu’on a une bien belle famille, chez mon petit éditeur ! Et puis, les années passent et je reste sur mon tremplin, non que j’aie peur de sauter, mais j’adore ma piscine champêtre bordée de lys…

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49 réflexions sur “Sur mon tremplin, moi… je m’balance

  1. Dédé dit :

    Le monde littéraire est un monde de requins…. heureusement qu’il existe encore de petits éditeurs qui publient des livres qu’on ne verrait jamais ailleurs. Cela crée encore de la diversité dans un monde qui tend de plus en plus à s’uniformiser. Tu le dis, tout n’est pas tout rose mais les lys sont quand même bien beaux et bien tenaces. Bises alpines et belle continuation dans « ta piscine champêtre bordée de lys ». 😉

    • Edmée dit :

      Pour moi c’est un plaisir et un privilège, mais surtout parce que ce que j’aime, c’est écrire, et qu’être publiée est un bonus. Mais heureusement, je n’ambitionne pas une place à mon nom avec un joli buste 🙂

  2. ibonoco dit :

    Bonjour Edmée,
    Je te remercie. Tu me fais découvrir un monde que je ne connaissais pas mais dont je ne m’étonne pas non plus. Et tu mets très bien en avant ce que tu attends de ton éditeur.
    Tout cela est très instructif .
    Bonne journée Edmée

    • Edmée dit :

      C’est finalement la même jungle qu’ailleurs. Une fois tombée l’illusion que les artistes, entre eux, sont une belle et riante communauté, on survit très bien 😀

  3. SPL dit :

    La grande famille des éditeurs! J’ai cru comprendre que c’était un monde peu reluisant dans lequel la vigilance était de mise. Tu as trouvé le tien, plus discret et local que les grandes maisons qui fanfaronnent, et vous semblez vous être jurés fidélité depuis dix ans, ce qui est un record, non?

    • Edmée dit :

      Je ne suis pas la seule. J’aime bien la maison, j’aime bien les gens qui en sont la base, et au fil du temps je rencontre des gens bien. Les autres, ma foi… ils sont partout dans le monde. Mais je pense en effet que la fidélité envers une maison d »édition, c’est bon signe. Car je ne suis pas la seule!

  4. Oui, la jungle littéraire fait beaucoup de victimes et nombre de gogos n’y survivent pas. Le mieux, tracer sa route seul, ce qui fut mon cas ou avoir la chance de tomber sur un petit éditeur honnête et laborieux qui fait son travail avec enthousiasme et simplicité. Très rare en France hélas !

    • Edmée dit :

      En Belgique aussi. Si nous avons la chance de croiser le chemin d’un éditeur qui a l’amour du livre, de l’art et du beau, c’est un privilège. Un bonheur.

  5. Merci Edmée, pour cet article très éclairant sur le monde littéraire ! 🙂

    • Edmée dit :

      Oh Rémy, il y a le genitl monde et l’horrible. Je suis dans le gentil. Et je t’assure que le bonheur d’écrire, d’être édité et d’être lu est une récompense bien plus honorifique que l’argent volé à la candeur d’un public qui ne sait pas… 🙂

  6. Trois ans déjà que je suis dans la famille Chloé des Lys.
    Dans cette cour des “petits”, j’ai trouvé la liberté de me chercher en tant qu’auteur, de m’essayer à différents genres sans pression de délai, de résultat, de chiffres ou de contraintes éditoriales. Je savoure aussi la chance d’avoir trouvé un éditeur honnête qui me verse mes droits d’auteur et avec qui je communique facilement, ce qui n’est pas une généralité, loin s’en faut.
    Et si, quelquefois, je me désespère d’être presque invisible en librairie, plutôt que de maudire les portes fermées, je me ressaisis, et me réjouis de celles ouvertes. Je crois que la persévérance et la gratitude sont des ailes précieuses, quelle que soit la hauteur de vol…

    Bises, Edmée ! Et douce journée !!!

    • Edmée dit :

      Voilà (sorry pour le retard mais ton mail s’était égaré dans les indésirables 🙂 ). Nous voyons le bon côté, remédions si possible à ce qui est moins bon, ou alors au lieu de geindre nous changeons de crémerie. On est libres. On n’attend pas tous la même chose. Et ce qui me convient ne fait pas le bonheur de tous et toutes. Mais moi… je suis très bien, et tu as raison, la persévérance et la gratitude nous soutiennent mieux que les colères de divas dédaigneuses…

  7. On ne sait pas tout. Je comprends bien le bonheur d’écrire ! 🙂

  8. severinebaaziz dit :

    Trois ans déjà que je suis dans la famille Chloé des Lys.

    Dans cette cour des “petits”, j’ai trouvé la liberté de me chercher en tant qu’auteur, de m’essayer à différents genres sans pression de délai, de résultat, de chiffres ou de contraintes éditoriales. Je savoure aussi la chance d’avoir trouvé un éditeur honnête qui me verse mes droits d’auteur et avec qui je communique facilement, ce qui n’est pas une généralité, loin s’en faut.

    Et si, quelquefois, je me désespère d’être presque invisible en librairie, plutôt que de maudire les portes fermées, je me ressaisis, et me réjouis de celles ouvertes. Je crois que la persévérance et la gratitude sont des ailes précieuses, quelle que soit la hauteur de vol…

    Bises, Edmée !

    • Edmée dit :

      Bises Séverine. Si ça peut te rassurer, être très visibles en librairie ne changerait pas grand chose car nous ne sommes pas des têtes d’affiches. Nous avons un excellent système de vente en ligne et des accords avec des libraires de confiance. Pour le reste… tu sais bien qu’on ne vivra jamais de notre plume, sauf intérieurement 😀

  9. alainx dit :

    Dès que l’on se situe dans un milieu où chacun recherche une notoriété, une « aura », un succès, une reconnaissance d’un public, etc. aussitôt, et automatiquement, s’installe un pourrissement relationnel, car les égos surdimensionnés sont de puissantes machines de destruction d’autrui, capables du pire, et même du pire. C’est valable dans l’édition, le cinéma, la mode, les arts en général, la chansonnette en particulier, les solistes d’orchestre, les chefs d’orchestre, et on pourrait allonger la liste à l’infini…

    Tout le monde s’adore en public. Tout le monde se déteste en privé.

    individuellement, chaque illustre prétend qu’il est au-dessus de tout cela ! Et que lui, bien évidemment, ne recherche aucun succès… on se demande même si son désir fondamental n’est pas d’être le plus inconnu des ratés les plus prestigieux.

    Pour terminer par une note personnelle : en ce qui me concerne j’ai toujours eu recours à l’auto édition. Ce qui me laisse entièrement libre. Pas de contrat, pas de délai d’attente, liberté totale de publication, de titre, d’illustration, de mise en page et de contenu. Il est vrai que je manie plutôt bien les outils d’édition. Quant à la supervision de mes textes… j’ai quelques compétences dans mon entourage qui m’ont bien aidé… et pour ce qui est de la diffusion, j’ai quand même vendu plusieurs centaines d’exemplaires de mon premier ouvrage… je trouve que c’est pas si mal pour l’écrivaillon que je suis… et je continue à diffuser çà et là au gré des rencontres, et sur l’Internet.
    Il est vrai que je ne suis ni auteur ni écrivain. Et que je suis content de ne pas être obligé de fréquenter ce milieu.

    Cela dit, ce que je connais de toi par divers canaux, me fait dire que tu es une « marginale », au bon sens du mot… en quelque sorte, comme on dirait dans Star Wars : tu es du bon côté de la force !
    Et tu es surtout une personne qui aime les autres…

    • Edmée dit :

      L’auto édition est un excellent moyen quand il est en de bonnes mains. Je connais de très bons auteurs qui l’ont fait, le font encore, ou alternent. Et je parie que la notoriété se fait comme pour moi, petit éditeur et petit auteur, mais si ça plaît ça finit par se savoir par ceux qui n’ont pas envie de lire le dernier best seller comme tout le monde.
      Merci 🙂 J’aime bien en effet quand je pense que ça vaut la peine. Autrement, j’ignore et évite.
      Que la force soit avec nous!

  10. Adrienne dit :

    voilà un monde qui ne m’attire pas du tout! je me contenterai de mes petits billets de blog et de mes cahiers dans mes tiroirs 😉

  11. anne7500 dit :

    Bon anniversaire et longue vie aux éditions Chloé des lys !

    • Edmée dit :

      Merci… J’ai participé au « repas d’anniversaire » à Tournai 🙂 Je trouve qu’il est bon de mettre en évidence l’honnêteté et le dévouement de ma maiso d’édition, car c’est loin d’être le cas partout!

  12. lecanardquifaitcoincoin dit :

    Bravo à eux, c’est comme les petits libraires, il faut protéger cette espèce en voie de disparition !

    • Pascale Gillet-b dit :

      J’aime aussi mon « petit » éditeur….. sans angoisse ni jugement…. « Chloé » ,est-ce un signe, est le prénom de ma dernière petite fille à naître fin juillet 🙂 et le lys est une de mes fleurs préférées….

    • Edmée dit :

      Tu as raison! Mon libraire est d’un dynamisme incroyable, je fus la première personne à avoir une séance de signature pour lui, ça a toujours très bien marché…

  13. Ce que tu écris, je l’ai déjà lu ou entendu dans d’autres maisons d’édition. Oui, le monde littéraire n’est pas toujours joli à voir (on pourrait aussi parler des prix littéraires….). Mais l’essentiel n’est pas là : tu écris très bien, et tes textes méritent d’être lus tant sur ce blog que via tes livres. Moi qui te « suis » depuis onze ans, quand tu étais au New Jersey avant la sortie de ton premier livre, je peux dire que tu peux être fière de ton parcours littéraire.

    • Edmée dit :

      Oh les prix littéraires, là aussi c’est une honte! Et une fois « dans le circuit ». on entend tant de choses qu’on ne se présente même pas!
      Merci pour ton appréciation Petit Belge. Et après les USA, nous avons même eu le plaisir de nous rencontrer pour la Foire du livre!

  14. Bon résumé, Edmée. Et il faut insister sur le fait que chez Chloé des Lys on ne demande pas de rendement ni de profit, ce qui est plus qu’appréciable. Parfois, c’est vrai, on voudrait voir ses livres dans la vitrine d’une librairie, pour être lu davantage, mais bon.. Même si on était chez Gallimard, on n’en vendrait pas forcément plus. 🙂

    • Edmée dit :

      Il y a toujours des choses qui « pourraient être mieux », mais comme tu dis, rien ne garantit qu’on nous achèterait d’avantage si nous étions « en vitrine » (heuuuuu 😉 ). Le fait est qu’il faudrait alors que ça soit accompagné d’une campagne de marketing, car autrement, qui va acheter ton livre ou le mien s’il est à côté d’une grosse pointure (pas toujours bonne mais dont « tout le monde parle »). Et une fois happés par le marketing, reste le « devoir produire », devoir suivre, devoir ne pas disparaître, devoir ne pas décevoir, devoir toujours faire « mieux »… J’apprécie le fait d’écrire quand je veux et ce que je veux… 🙂

  15. Tu es libre d’écrire et tu es publiée et tu es lue, c’est le principal ! 🙂

  16. Tania dit :

    Comme le splendide plongeur sur son arc, tu sembles te sentir bien dans cette maison d’édition, tant mieux. Bonne continuation !

  17. gazou dit :

    Merci de nous parler de ce monde de l’édition que je ne connais pas du tout…
    Bonne journée Edmée !

  18. Florence dit :

    Je ne suis pas bien en ce moment chère Edmée et je fais une pause blog ! Pardon de t’abandonner !
    Bises et Kenavo !

    • Edmée dit :

      Mais ma chère Florence, tu n’as pas à t’excuser et bien au contraire soigne toi, repose-toi et ne pense pas à moi ni aux blogsç Je t’embrasse bien fort!

  19. emma dit :

    c’est super que tu aies trouvé la maison qui te convient – un monde qui peut être terrifiant https://www.youtube.com/watch?v=SASfCclpPvE

  20. Françoise dit :

    En te lisant, je comprends parfaitement ton attachement à Chloé des lys, Edmée. Il ne doit sûrement pas y avoir toute cette hypocrisie que l’on retrouve chez… et puis chez … 😉
    Belle fin de journée, bises.

    • Edmée dit :

      Je ne te dirai pas que nous sommes une belle et grande famille, car tous les auteurs ne sont pas taillés dans le même tissu. Mais la maison d’édition étant extrêmement correcte et attentive, c’est une merveilleuse base…

  21. Célestine dit :

    Un petit éditeur, c’est comme une petite épicerie champêtre, pleine de bons produits originaux, délicieux, préparés artisanalement, avec un accueil humain, comparée à une grande surface déshumanisée, froide et éclairée au néon du profit et de la mal-bouffe…
    Et toi, tu es la petite boîte de caviar sur l’étagère en chêne. 😉
    Baci sorella
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    • Edmée dit :

      Oh tu es trop gentille, je pense juste être un bon pâté (très bon, allez… 🙂 ). En tout cas les étagères des petits éditeurs recèlent des noms à découvrir pour le plaisir, mais finalement… c’est un peu comme les lieux touristiques qui le deviennent tant qu’ils finissent banalisés : gardons-les, s’ils le veulent, dans la discrétion de leur étagère où ceux qui aiment trouver des coins secrets qu’on ne partage qu’avec prudence 🙂

  22. Sophie dit :

    Edmée, merci pour cet article qui résume ma pensée au sujet de Chloé des Lys. Notre maison d’édition (imparfaite, soit, mais pleine de belles qualités) m’a donné une chance et je m’en réjouis. Que seraient devenus mes petits mots sans eux ? Il me semble qu’il leur faut bien du courage et de la persévérance dans ce circuit de l’édition. Longue vie à Chloé des Lys !!

  23. Philirlande dit :

    De tout temps, depuis que je suis en âge de comprendre, personne ne m’a jamais décrit le monde de l’édition avec gentillesse ..
    Monde de requins, machine à fric, tout est bon pour vendre…
    Dans Lys, je reconnais un autre visage, merle d’un est parfois colérique ou contrarié, mais à dimension humaine où tout écrit n’est pas d’office mauvais, à jeter…
    Évidemment, je n’ai pas ton « talent » Edmée car je ne suis, je n’ai jamais été un littéraire mais bien un matheux ville on disait quand on était jeune, loin, très loin dans le temps…
    Mais j’aime les écrits, même s’ils ne plaisent qu’à moi et/ou d’un style que je suis je seul à décrypter, donc la porte est ouverte

    • Edmée dit :

      Il y a toujours, heureusement, des « purs », des qui agissent pour le plaisir et le respect de ce qu’ils promeuvent. Fric ou pas fric. C’est comme pour les « aides charitables » qui souvent sont charitables pour leurs dirigeants et pas pour qui elles « aident ». Mais je connais bien des petites associations de bénévoles qui aident vraiment, pour l’honneur de l’aide…
      Merci pour tes visites et commentaires toujours si pertinents et mesurés…

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