Que fais-tu comme études ?

Je me souviens de cette phrase « entrée en matière » qui permettait de se parler entre garçons et filles sans sembler futile, superficielle, cruche ou benêt. En général, la réponse nous intéressait vraiment peu (moi, en tout cas, ça me barbait pour tout dire…), mais permettait au garçon de pérorer d’un air assuré sur ce qu’il étudiait, voulait faire, devenir, et il devenait en tout cas principalement rasoir, car lui non plus n’avait pas de réelle conversation, et à cette époque que mai 68 n’avait fait qu’effleurer dans nos provinces, tout badinage profane était risqué. Sulfureux. Attention à ne pas se faire compromettre, donc éviter les compliments ou les quand tu sors, tu vas où ? Donc le malheureux s’emballait sur ce terrain sans embûches qui le mettait en valeur, démontrait qu’il était un bon garçon bien élevé marchant au pas. La jeune fille était supposée béer d’admiration et tenue de tout mémoriser, car bientôt, maman lui demanderait ce que comptait faire, « dans la vie » ce jeune homme avec qui elle avait dansé au moins deux fois, la maman de la petite machin-chose aussi présente le lui avait dit chez le coiffeur et on le décrivait comme un bon parti.

Il fallait danser et parler avec des valeurs sûres. Quand je dis parler, c’était se taire, écouter, et, quand on nous le demanderait, dire comme si ça ne comptait pas, qu’on faisait Arts Déco par exemple. Ce qui était mon cas. Un passe-temps avant d’avoir attrapé un mari (au lasso, au charme, au chantage… comme il vous plaira). Un diplôme à mettre au tiroir dès le mariage, pas le tiroir des livres de recettes quand même, mais peut-être celui avec le certificat de baptême et de communion. J’ai parfois eu mon interro privée, par un pédant dans les bras duquel je dansais, aaaaaaah que pensez-vous de James Ensoooooor ?

C’était horrible.

À l’alliée blogueuse qui m’a si gentiment offert « La femme gelée » d’Annie Ernaux, je dois d’en être certaine à présent : je n’étais pas la seule jeune fille monstrueuse en circulation, qui trouvait le parcours imposé aussi réjouissant qu’une longue agonie sous le regard satisfait d’une famille agrandie et vigilante.

Je savais que mon « salut » – c à d quitter la case jeune fille oisive et inutile pour me placer sur la case jeune épousée dédiée à la progression spectaculaire de l’époux – ne m’arriverait que par une demande en mariage, et que je ne ferais que changer de case et de cage : j’allais quitter celle régentée par mon clan pour entrer dans celle sur laquelle régnerait un « boutons-lunettes » comme les appelait Lovely Brunette, un jeune homme pâle avec des cheveux plats (et gras, tant qu’on y est…), au visage piqueté d’acné, avec des lunettes à monture Woody Allen. Ou alors le jeune play-boy en vogue, un peu décoiffé (avec art), bronzé à Chamonix ou sur l’île de Ré, le pull en shetland jeté sur les épaules, me regardant avec un abominable « t’en as de la chance, toi, de m’avoir épousé moi, le jeune Trucmuche plein aux as et si beau gosse qui n’avait que l’embarras du choix » déformant le sourire. Je n’avais envie ni de bouton-lunettes ni du jeune Trucmuche, ni de devoir appeler sa mère maman, de faire ses recettes à elle – toujours un peu moins réussies, ça va de soi -, d’avoir une belle-sœur moche ou prétentieuse, voire deux, de recevoir les perles de Mme Trucmuche mère pour mon premier rejeton mâle.

Je n’avais pas envie de parler de mes études, qui n’étaient que mes études, et pas une passion folle. Je n’avais pas de passions folles à cet âge, à part peut-être le tube de l’été et la tarte au sucre. J’avais besoin de m’intéresser à l’esprit d’un garçon, d’en être attirée le cas échéant, de rire éperdument avec lui, de sottises de préférence, et pas de m’ennuyer à l’entendre de me dire sur l’autoroute « et tu te souviens de comment on appelle ce passage ? Non ? Une trouée, je te l’ai déjà dit cent fois, une trouée ! » (dixit le prétendant architecte) ou une clause de droit civil (le comptable).

Oh, pour changer de case, je l’ai fait, j’ai dû faire le tour de l’échiquier et recommencer. Les cages, j’y suis entrée et m’en suis envolée. Ça ne m’a pas amusée, non, mais c’eut été pire de supporter et de laisser ma vie s’évaporer ainsi, me balançant sur un perchoir devant une fenêtre donnant sur un jardin où tous les oiseaux libres m’appelaient, m’expliquant que c’était peut-être plus dur de guetter les lombrics et moucherons au lieu de picorer dans une mangeoire, mais que la tête ne me tournerait plus à force de jouer les demoiselles sur la ba-lan-çoire, ivre d’ennui.

Je n’étais pas contre les hommes, encore moins tout contre (merci Sacha), et l’idée de passer ma vie aux côtés de l’un d’entre eux (qui à l’époque était un tout jeune homme…) ne m’épouvantait pas, si ce l’un d’entre eux m’avait inspirée. Mais c’était le parcours fléché de mon avenir qui ne me plaisait pas. Il fallait rencontrer et intéresser un jeune homme ayant fait les bonnes études et provenant du bon cercle social, et me préparer à franchir toutes les cases dans le bon ordre, sans bien sûr me retrouver en prison, interdite de participer aux trois prochains tours, ou à la case départ. Pour ce faire, que de choses peu attirantes à entreprendre, et les rares visites à des beaux-parents potentiels m’avaient fichu le bourdon. Oui.

Car… et l’amour, où était-il ? Pas dans ces jeunes gens, en tout cas. Où résidait l’amour dans le fait que bien que A m’aurait fait rire plus souvent ce serait peut-être B qui lui, s’intéresserait à moi et me présenterait à sa tribu, et que bien qu’il ne soit pas abominable, le pauvre B, je penserais toujours qu’avec A, ma foi…

Un de perdu, dix de retrouvés, disait-on, et ça semblait être sinistrement vrai. Hommes et femmes étaient interchangeables, tout se valait. Il suffisait d’être un bon parti et une bonne petite bien élevée.

Moi j’en voulais un que personne ne remplacerait. L’unique.

Je ne voulais pas un mari, mais un amour. Qui me ferait rire et m’aimerait comme je l’aimerais. Même s’il n’avait pas fait d’études ! Que c’était donc soporifique, cette conversation qui commençait par et tu fais quoi, comme études ?

 

31 réflexions sur “Que fais-tu comme études ?

  1. Oui, il y eut à l’époque beaucoup de sinistrude. Par chance, mon père aurait aimé que j’entre au couvent voisin sur notre boulevard, où les religieuses semblaient toujours heureuses, et jouait les aveugles au sujet de mes flirts. Le couvent aurait assuré mes parents d’une suite d’existence tranquille. D’autant que je m’étais mise à écrire et à jouer les fortes têtes … Si je me suis mariée jeune, c’était pour quitter le foyer trop clos sur leur amour à eux, pauvres chers parents qui n’avaient rien compris. La suite, bien entendu, je l’ai écrite moi-même, comme vous Edmée.

    • Edmée dit :

      Oh là… heureusement personne ne songeait au couvent pour moi, ma mère étant excommuniée par la Sainte Eglise puisqu’elle avait divorcé (ce qui était le souhait de mon père, elle n’y avait rien à voir, mais était punie quand même, elle n’avait qu’à pas 🙂 )… Mais le mariage ne me semblait pas plus excitant! Et voilà… on n’écrit pas le premier chapitre mais on s’empare des autres!

  2. J’étais l’adolescent boutonneux aux grosses lunettes, je ne plaisais pas aux filles de mon milieu. Ces dernières préféraient le genre « agricole » ou « routier ». C’était assez difficile pour moi, ces années-là. Je lisais comme toi Annie Ernaux, cela n’arrangeait pas mes affaires. Je me sentais comme le vilain petit canard.

    • Edmée dit :

      Oh mon pauvre petit canard boutonneux 🙂 Oui, tu devais faire figure de premier de classe trop sérieux j’imagine. Mais quand on est jeunes, on a souvent des « idéaux » un peu imposés, qui nous induisent en erreur. Pour te dire… le garçon dont je suis tombée amoureuse n’avait pas lunettes, mais des boutons 🙂

  3. Carine-laure Desguin dit :

    Que tout cela me semble compliqué. Je n’ai jamais rien ressenti de tel. Mes parents ne m’ont obligée à rien, sinon me conseiller d’obtenir un diplôme qui me permettrait de travailler et de vivre en pleine liberté financière. Ouf!

    • Edmée dit :

      Tu es plus jeune que moi, et Mai 68 était mieux ancré 🙂 Ca fait une différence, crois-moi. Ma soeur non plus n’a pas eu cette pression atroce, les temps avaient changé, elle a 13 ou 14 ans de moins que moi… ça a suffit!

  4. emma dit :

    tu évoques formidablement cette époque ! comme entrée en matière (on dit aussi « tourner autour du pot ») il y avait aussi, avant 68 « vous habitez chez vos parents » simplifié ensuite en « chez toi, ou chez moi ? » –
    si ces pauvres garçons avaient su ce que pensaient les filles que la société leur poussait dans les bras, ils se seraient enfuis à toutes jambes pour retrouver les copains, ou maman ! eux non plus ne devaient pas être affamés de conjugalité…

    • Edmée dit :

      Tu as tellement raison. J’en ai connus tant, de ces anciens pauvres jeunes gens jetés en pâture aux chasseuses de mari, mariés bien avant d’avoir compris vers quoi ils s’engageaient, se trouvant par la suite « coincés » et traités de maris infidèles parce que, bien des années plus tard, ils découvraient que l’amour allait au-delà de quelques danses serrées avec une fille qui enfonçait les hameçons…

  5. Colo dit :

    Il y a et aura toujours des femmes qui se plaisent dans ce rôle secondaire, classique, une voie toute tracée qu’on ne remet pas en question: c’est plus facile, le livre de Ernaux le montre bien en effet.
    Sortir, comme la protagoniste, des chemins tracés, « inventer » sa vie est plus excitant, chemins semés de tas d’aventures et beaucoup de mésaventures….je le sais bien moi aussi:-)

    Amicalement, bon week-end Edmée, bien que loin de ton amoureux, hélas.

    • Edmée dit :

      Merci chère Colo ❤ Que ceux et celles qui aiment les voies et les cases les adoptent, à condition qu'ils s'y trouvent bien. Par contre, faire de sa vie un long compromis humiliant, ça n'a pas de sens… Je n'aurais pas pu!

      Amicalement 😉

  6. Dédé dit :

    Une tarte au sucre? Donc…. c’est de la pâte étalée avec du sucre dessus? Désolée, je n’ai pas fait d’études culinaires. 🙂 J’adore te lire quand tu nous contes que tu ne peux rentrer dans une case. Ah l’amour pas soporifique. C’est celui qui met des papillons dans le ventre. Bises alpines.

  7. angedra dit :

    En te lisant je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas connaître ce milieu qui cherche à caser ses enfants selon l’état que tu en fais.
    J’éprouve même de la tristesse en te lisant, même si je sais que tu as pu construire ta vie selon tes propres choix par la suite.
    Avec ton texte je me sens encore plus reconnaissante envers mes parents qui contrairement à ton histoire, n’avaient aucune envie de nous voir quitter le nid familial. Le seul critère pour l’époque était « est-tu amoureuse ? », « tu es sûre de vouloir te marier ? » puis ensuite « même sans nécessité, garde ton activité professionnelle. »
    Comme dit Dédé ci-dessus, rien ne remplace ce merveilleux sentiments qui est le seul à nous dire c’est lui (elle), ces doux papillons, mais également ce choc à l’estomac lorsqu’IL arrive vers nous sans savoir pourquoi, c’est ainsi nous savons que c’est bien LUI !!
    Tu as pu t’évader, les restrictions aux libertés sont terminées ? Je te le souhaite.

    • Edmée dit :

      Ma mère pensait bien faire, et mes parents étant divorcés tu vois, elle était seule en charge et si quelque chose avait « mal tourné » on aurait dit qu’elle s’y était mal prise, donc elle suivait les règles à la lettre. Moi je résistais. Hélas j’ai bien dû m’y soumettre en partie, et forcément ça a donné un certain tournant à toute ma vie.
      Mais je n’ai pas été malheureuse, tu sais, juste ballottée, bousculée, car comme je suis sortie des rangs, je me suis dirigée sans boussole 😀
      J’ai pris ma liberté il y a quelques années déjà, en sachant couper les ponts quand on me prenait trop sans donner. Et je donne beaucoup, vraiment jusqu’au moment où j’abats la herse.
      Je viens de retrouver celui qui, sans le sou et sans le bon milieu, d’un autre pays en plus, me faisait savoir que c’était lui, sauf que nous avions 18 ans et que pouvions nous faire alors? Nous avons vécu, et là enfin notre moment est arrivé, nous sommes libres et laissons voler les papillons!
      Merci pour tes souhaits!

  8. celestine dit :

    Parfois, quand je te lis, j’ai l’impression que tu as vécu au temps d’Orgueil et Préjugés…Et je te vois si bien dans le rôle d’Elisabeth Bennet à la recherche d’un beau et ténébreux Darcy… 😉
    Baci bella
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

  9. Visiteuse dit :

    Ne pas être propriétaire de sa vie est très cruel. Hélas à l’époque, les jeunes gens quelques soient leurs naissances n’échappaient pas à l’Ordre Social ; il fallait plier ou devenir un banni. C’était d’autant plus hostile pour la femme.

    A 16 ans, ma mère s’est vu contrainte de se marier (en vrai, il n’y avait pas eu de mariage mais c’était considéré comme tel pour la société de l’époque). Pendant 8 mois, elle se faisait battre, jusqu’à ce qu’une nuit elle arrive à s’enfuir car l’individu allait la noyer.
    Toute petite quand elle gardait les moutons, elle imaginait sa vie d’adulte en ville avec un travail et surtout pas de mari, ni de belle mère.
    A la suite de cet épisode, pour échapper à une vie imposée, elle a pris son destin en main. A 17 ans, avec un balluchon (au sens propre), elle s’est enfuie avec un homme plus âgé de 15 ans mais qui avait une grosse moto.
    En fait, c’est surtout la moto qui l’a séduite. C’était une gamine pleine de rêves qui voulait vivre comme elle l’entendait.
    Elle ne l’avait vu que 2 fois mais il a été son ticket de sortie. Rien d’autre ne comptait, elle ne l’aimait pas, mais il fallait quelle parte.
    Cet homme lui a fait quitter sa famille, son village, son pays, pour se réfugier en France dont évidemment elle ne connaissait pas la langue.
    C’était les années 60 et le démarrage d’une nouvelle vie, difficile, joyeuse et libre…
    Aujourd’hui ma mère a gardé son tempérament d’aventurière dans l’âme et n’a peur de rien, mais vraiment de rien. Pas même de ce truc pandémique qui l’a quand même empoisonnée en la privant de s’éclater sur les pistes de danse…

    • Edmée dit :

      Quelle magnifique histoire de courage « tout simple ». Bizarrement je me suis aussi enfuie d’un mariage où j’étais battue avec un homme de 20 ans de plus que moi, mais sans moto 😉 . C’était mon passeport pour la liberté aussi… Il ne s’est pas agi d’un grand amour – et dans de telles circonstances ça ne pouvait pas « durer » – mais d’une grande découverte, et nous sommes restés en contact de loin en loin jusqu’à sa mort en 2006. Ta mère a bien fait, elle voulait simplement vivre, et c’était son droit. Elle n’en vit plus que de façon multipliée, j’en suis certaine. Heureuse que tu aies une telle mère, et que le sale truc ne lui ait pas coupé la force de vivre à fond! Bravo… (et merci pour ton récit!)

  10. xoulec dit :

    Ben moi, à vingt ans,ou un peu plus tard, je n’avais pas de plan d’épargne, encore moins de plan de carrière, pas de fortune personnel, pas de belle situation, pas un sou, pas de hautes études, pas de belles voitures, pas d’appart à st trop, juste une moto et un vélo. Je n’étais donc pas « un bon parti », je ne pouvais donc pas offrir un certain « standing », je ne pouvais donc pas offrir le statut de « femme de… » Et du coup, la balance pencha de l’autre côté. C’était juste une illusion ♫♫♫

    • Edmée dit :

      Le garçon qui me plaisait ne parlait pas ma langue, n’habitait pas mon pays, n’avait rien étudié, n’avait pas de sous ni de projets. D’ailleurs comme on n’a pas fait de projets on a mis près de 20 ans à se revoir, puis 33 à se retrouver après ça. Il me plaisait encore plus, il n’était toujours pas un bon parti, mais… c’est celui-là et pas un autre 😀

  11. Philisine Cave dit :

    Vous avez écrit un beau texte sincère d’une époque dont quelques relents persistent encore aujourd’hui dans certaines familles. Vous sublimez l’amour.
    La fameuse première question, technique d’approche ou de chasse c’est selon, a été remplacée aujourd’hui par les réseaux sociaux. Quand on ne connait pas une personne, il est bien difficile de ne pas risquer un questionnement aussi creux mais qui valorise le demandeur ou la demandeuse : qui se risquerait à poser une question la ou le mettant en défaut ? Parce que l’intérêt de cette question n’est finalement pas de connaître la réponse mais de créer un premier lien.

    • Edmée dit :

      Merci 🙂 Oui, c’était une entrée en matière très neutre mais qui visait déjà au coeur, même si nous, les jeunes, ne le mesurions pas. Pour ma part en effet ça m’ennuiait assez comme « conversation » mais on n’aurait pas trop imaginé se mettant à nu en parlant cinéma. Je me souviens avoir parlé du livre Psychose, lu après avoir vu le film d’Hitchcock, à un garçon (bien élevé) et ma cousine. J’ai su par la suite que le garçon avait trouvé que je n’avais pas des conversations « de mon âge »… Heureusement ma mère et moi l’avions rangé dans les boutons-lunettes pompeux et bien ri de lui dans le secret de notre maison 😀

  12. ibonoco dit :

    Ce genre de conversation est souvent soporifique. On ne se définit pas s’implique qu’en fonction de ses propres études…
    J’aime beaucoup la fin :  » je ne voulais pas un mari, mais un amour. Qui me ferait rire… »
    Rire est une chose magnifique à deux. Quand on perd un jour cette capacité, la viebdevient bien grise.
    Belle journée Edmée
    John

    • Edmée dit :

      Voilà… rire ensemble, avoir le même humour, n’avoir besoin que d’un coup d’oeil vers l’autre pour savoir ce qui le fait rire… c’est un lien magnifique. J’ai eu des liaisons longues, qui n’ont pu être profondes car le rire manquait, ne restait que le « comme tout le monde », assez ennuyeux. Comme tout le monde 🙂

      Belle journée aussi,John 🙂

      • ibonoco dit :

        Merci Edmée.
        Rire n’est pas toujours chose si facile mais je m’entraîne 😊
        Belle soirée Edmee
        John

  13. Delbecq dit :

    J’ai lu jusqu’au bout et j’ai aimé. Ça résonne comme une chanson qui raconte un passé encore proche de nous. Annie Ernaux, je n’ai lu que la femme gelée. J’ai beaucoup aimé. Elle ne raconte rien mais elle dit tout sur les chemuns des femmes d’un autre âge.

    • Edmée dit :

      Merci 🙂

      Les femmes d’un autre âge vivent encore très bien, j’en suis. Ce n’est pas si loin, et le monde a moins changé qu’il n’y paraît même si on dit que le mariage est démodé : il revient en force pour des motifs peut-être encore plus mesquins que ceux de « mon temps » : il suffit de voir le succès des émissions télévisées sur le mariage, pour avoir une « belle robe de princesse » et éblouir le quartier, s’endetter pour des années. C’est maintenant une question de marketing et de grand show, autrefois le grand show avait quand même plus d’allure et la robe de princesse n’était plus le but numéro un 😀

  14. grandlangue dit :

    Ohlala!

    Heureusement, la vie n’était pas aussi compliquée pour moi, ni pour mes copines et conjointes, il me semble.

    Ma mère, issue d’une famille instruite, bien éduquée et elle-même mariée à un homme autodidacte mais peu instruit ne disait qu’une chose: soyez heureux, avec qui vous voudrez!

    Derrière tout ça il devait y avoir des nuances mais ça n’a jamais paru. Moi je voulais surtout une femme « autonome ». Pas plus compliqué que ça. Ensuite, ben… y’a la beauté, l’humour, les rêves mais le statut social et les connaissances acquises, rien à foutre!

    Pour revenir à la question: Que fais-tu comme études? Ça permet d’ouvrir la discussion, sans plus.

    • Edmée dit :

      Je ne doute pas que, dans le Nouveau Monde, les choses ne devaient pas ressembler aux épisodes du Vieux Continent chenu et maniéré. Quoiqu’en lisant Edith Wharton, on se rend compte que certaines traditions ont eu la vie dure même en traversant l’océan 🙂

      Maintenant… tout ça ne m’a pas empêchée de faire ce que je voulais en fin de compte, avec des résultats pas pires que si j’avais continué à faire plaisir à mon clan, et au moins je peux me vanter d’avoir fait les erreurs que je voulais faire 😀

  15. PHILIPPE D dit :

    On a une passion commune pour la tarte au sucre, je vois…

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