Les hommes et les femmes sont cousus de fil blanc

ScarlettLes femmes sont jalouses, coquettes, toujours en retard, émotives, bonnes cuisinières, roublardes, capricieuses, aiment les cadeaux (les diamants, paraît-il, et les fleurs).

Les hommes veulent le beurre et l’argent du beurre, détestent prendre des décisions, sont menteurs, bricoleurs, transforment tout  logis en dépotoir, sont infidèles par nature, oublient tous les anniversaires.

Ce serait simple, au fond, si c’était ainsi.

Pourtant nous connaissons tous et toutes les innombrables « exceptions » à ce portrait dogmatique. Et malgré ça, la tentation de croire qu’on vit dans une statistique nous empêche parfois de tout simplement aller de l’avant avec notre propre histoire.

TarzanEt si les statistiques étaient en fin de compte…  rassurantes quand les choses tournent « mal » ? La femme qui se découvre trompée ne fait qu’entrer dans le club de celles dont le démon de midi a frappé à la porte conjugale, ou est la victime de l’habituelle vamp prédatrice qui rafle les innocents maris des autres parce qu’aucun célibataire sensé n’en a voulu.  Ce n’est donc, en aucune sorte, la conséquence de ce qui fut fait, mal fait, pas fait entre elle et son mari, c’est la logique des statistiques.  L’homme un peu âgé qui voit sa jeune femme roucouler devant un autre plus frais qui exhibe une denture au complet avec la plus grande impudeur ne doit pas cette défaite à sa jalousie maladive, ou sa radinerie manipulatrice, mais aux statistiques qui expliquent que, ma foi, ce n’est que normal.

La malédiction des statistiques, c’est bien la malédiction d’une distribution de jeux de rôles. Celui qui, jaloux à en perdre toute dignité, surveille sa femme et veut même en disséquer les pensées la place dans le rôle de celle qui le trompera à peine aura-t-il une seconde d’inattention. Et il est plus que probable que ça finira en effet par arriver, si la liberté est à ce prix. A force de voir sa femme en infidèle, elle a appris ses répliques. Ou celle qui, forte de l’expérience des abandonnées en plein rêve d’amour, fait endosser à son compagnon l’habit du vil égoïste qui la quittera selon les traditionnelles mœurs masculines : tous inconstants et peu fiables. L’habit, parfois, finit par faire le moine…

Je suggère le recensement de tous ceux et celles qui n’ont pas suivi les statistiques.

Mazette, dira-t-on, mais il y en a autant que les autres !

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