Une année toute neuve

Le long du lac réduitSoyons heureux, quels que soient nos soucis. Recensons paisiblement les raisons que nous avons de l’être au lieu de nous perdre dans le boulier compteur de ce qui ne va pas. Toute l’année, il y a ce qui ne va pas. Et certaines sont plus douloureuses que d’autres. Mais la vie reste un capital que rien n’égale, car vie veut dire amour, soirs et matins, goûts dans la bouche, odeurs et arômes dans l’air, mélodies, souvenirs, souffrances et résurrections, surprises, rires, petites et grandes attentes.

Le son d’une voix aimée qui nous entre dans la chair et l’incendie, la vie pulsant dans une paume qui frôle une peau cent fois frôlée et dont le pouvoir ne s’use pas. La beauté lue dans un regard aimant.

A tous et toutes je souhaite la chaleur de l’amour, le réconfort d’une main ou de lèvres, d’une paire d’yeux amoureux. Le bonheur de bientôt voir, derrière une vitre embuée, renaître la nature et jaillir sans bruit de la neige en bourgeons, pousses et dévalement d’eaux joyeuses.

A tous et toutes je rappelle de ne pas ouvrir la porte à l’indifférence  à soi-même : c’est l’abandon. Se faire plaisir sans honte, sans le qualifier d’égoïsme et en profiter. Nous avons le devoir de trouver grâce et beauté là où nous le pouvons, de nous en emplir les sens. De ne pas oublier comment allonger les doigts vers une fleur, la lumière mobile d’une bougie, la joue arrondie d’un sourire sur le visage d’une jeune fille. Toucher le ciel du doigt.

Bonne année…

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